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18/03/2010

PREMIER TOUR DES ELECTIONS REGIONALES 2010: L' ABSTENTION.

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Parler de l’abstention, ce n’est qu’émettre des hypothèses. Les enquêtes sur les motivations des abstentionnistes, groupe instable, sont rares.

 

L’abstention est une possibilité d’expression démocratique donnée aux citoyens français, contrairement à certains citoyens de pays  étrangers concernés par l’obligation de voter.

 

L’analyse de l’abstention ne peut se détacher du type d’élection. Les élections régionales, historiquement récentes, ne sont pas celles qui captent les masses, pour des raisons légitimes :

-          Les élus régionaux ne sont pas tous connus,

-          Les actions régionales sont rarement médiatiques,

-          Les bilans sont difficilement accessibles et quand ils sont évoqués dans les medias, ils ne sont pas exacts : ainsi disait-on que les bilans des équipes sortantes étaient, en général, satisfaisants, alors que tous les conseils généraux ont augmenté régulièrement les dépenses de fonctionnement, ce qui nuit à l’avenir.

-          Les programmes et leurs nuances n’ont pas été présentés dans les medias.

-          Les enjeux sont restés flous et il n’y a pas eu de controverses utiles.

 

Dans cette situation de carence de l’information politique, seuls les citoyens attachés à un Parti et désireux de le soutenir inconditionnellement, pouvaient voter, comme d’habitude, sans, pour autant, avoir « travaillé » les personnalités ou les propositions.

 

Plus de la moitié de la France est étrangère aux Partis, tels qu’ils sont : c’est une fracture de la démocratie qui n’est pas indifférence mais réflexion. C’est une « dépolitisation positive » : une abstention- sanction.

Il y a une rupture historique avec la bipolarisation, usée par sa tradition de combats de coqs, à efficacité réduite, de plus, par temps de crise. La fin des Partis, aux leaders excessivement narcissiques, pour des structures transversales de démocrates inventifs, compétents et efficaces est en gestation.

L’abstention est ambivalente, mais elle signifie de toute façon, majoritairement, que le pouvoir désiré n’est pas le pouvoir proposé. Laurent Joffrin, dans Libération, rappelle une formule protestataire du philosophe Michel Foucault, à la fin des années 70 : « Comment ne pas être gouvernés comme cela, par cela, au nom de ces principes-ci, en vue de tels objectifs et par les moyens de tels procédés, pas comme ça, pas pour ça, pas par eux. »

 

L’UMP a sans doute suscité des abstentions dans son camp en fédérant tous les courants dans les listes uniques du premier tour, privant les petites formations (le Nouveau Centre, les Chasseurs, les villiéristes…) de leur souhait de voter, au premier tour, au plus près de leur choix, selon leurs sensibilités et de ne voter « utile » qu’au 2d tour.

Eric Besson a privé l’UMP, des voix « extrêmes », par son débat, non pas inutile, mais très mal conduit, sur l’identité nationale et a « réveillé » le Front National. La composante « sécuritaire », capturée lors de l’élection présidentielle, a échappé cette fois-ci à l’UMP: des votants traditionnels se sont donc abstenus.

 

Le PS sort premier, pour des élections de second rang. C'est une victoire. Il devra faire ses preuves, ultérieurement, aidé par des alliances possibles, avec Europe- Ecologie, par exemple.. Un pouvoir central de droite, avec des pouvoirs régionaux de gauche, ou inversement, est une situation qui pourrait être acceptable, à la condition que les erreurs des uns et des autres ne soient pas les mêmes. Il s’agirait de rééquilibrer, en permanence, les plateaux de la balance gestionnaire, par exemple. Malheureusement, les deux camps partagent l’art de l’endettement irresponsable.

 

Pour avoir fait un séjour d’un an au MoDem, la débâcle de ce parti rend particulièrement optimiste quant à la maturité des électeurs. Ce parti n’est pas démocratique : il est donc rejeté. C’est une justice éclairée du peuple. Les nombreux démissionnaires et désabusés ont pu se réfugier dans l’abstention, mais provisoirement. 

Se déclarer vainqueur, quand on a perdu (l'UMP ou le MoDem), accroît la distance entre les Partis et les électeurs et donc...l' abstention!

Dans un quartier des Mureaux, l'abstention fut de 88.2%, dans un quartier de Montfermeil de 87%: autre question fondamentale.

De plus, quel est le nombre des non- inscrits sur les listes électorales?   

Image : www.paperblog.fr

 Annie Keszey.

Commentaires

Alalala Facebook qui n'y est pas maintenant ? Je me suis inscris sur Facebook il y a 2 ans pour faire plaisir à un ami, je commence tout doucement à y succomber tant bien que mal. J'ai tout de même était très réticent. Avec un oeil réaliste je dois admettre que c'est un des meilleurs moyens pour rester en contact avec ses amis ou rencontre que l'on a faite dans le passé, voir même de retrouver certain de ses anciens camarades de classe. C'est surtout ce dernier point qui m'a fait flancher.

Écrit par : Giochi di auto | 19/07/2010

Franchement, c etait bien drole !

Écrit par : sejour thalasso | 10/06/2011

Les commentaires sont fermés.