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01/04/2010

REMPLACER LE BREVET DES COLLEGES.

1/04/2010. 

             Ce texte a déjà été publié, en janvier 2010, sur le site www.atelier-idees.org, mais il est devenu d'actualité, un rapport de députés demandant la suppression du brevet des collèges.

             C'est une proposition de bon sens, qui demandera un certain temps de pédagogie et du courage politique, avant d'être effective.

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            Dans Puteaux- Infos de Janvier 2010, en page 59, dans la tribune de la majorité municipale, Monsieur Vincent Franchi, Adjoint au Maire, chargé, en particulier, des affaires scolaires, écrivait :

            … « Par ailleurs, si les collèges de Puteaux obtiennent de bons résultats au brevet, pourquoi n’aurions-nous pas le droit de féliciter les établissements et les collégiens de notre ville ? »...

          Monsieur Franchi peut, en effet, féliciter individuellement des collégiens, surtout si cette marque de considération les motive et remercier les enseignants pour leur engagement.

            Mais, en aucun cas, il ne peut féliciter les collèges pour leurs bons résultats au brevet. Les résultats collectifs au brevet, exprimés en pourcentages, n’évaluent pas un établissement.

            Un Maire, un Adjoint au Maire ne sauraient perpétuer des « idées reçues » en ignorant les faits. 

            

            Quelques autres idées reçues et leurs contraires.

            Le brevet met les élèves, pour la première fois, dans des conditions d'examen.

            Une évaluation sérieuse, fiable, valable pour orienter le ferait encore mieux.

           Des jeunes qui n'auraient aucun autre diplôme pourraient en informer les employeurs lors d'une recherche d'emploi.

            Les jeunes exclus du système scolaire n'ont pas le brevet. Avec le brevet, les élèves, en général, continuent leurs études.

            Les employeurs n'accordent aucun crédit au brevet.

            Le brevet maintient les élèves de 3ème, au travail, jusqu'à la fin de l'année: c'est un obstacle à l'indiscipline.

            La nouvelle évaluation aurait, au moins, la même efficacité... 

 

            L’EDUCATION NATIONALE A POUR OBLIGATION DE CONSTRUIRE UNE CERTIFICATION TERMINALE EFFICACE, VALABLE, DU COLLEGE, DANS SA GLOBALITE.

           

            « …Le brevet n’est plus un diplôme national et a perdu de son sens.  Cette formule, brutale, résume le sentiment du HAUT CONSEIL DE L’ EVALUATION A L’ECOLE.

            [Ce Haut Conseil est un organisme officiel créé en 2000.Il a eu pour mission, non pas d’évaluer l’école, mais de faire état de l’évaluation de celle- ci. Il s’est s’intéressé à tous les niveaux du système éducatif. Il comprenait 35 membres représentant l’ensemble des usagers et partenaires de l’Education Nationale .Il a été remplacé en 2005 par le Haut Conseil de l’éducation aux fonctions encore plus larges].

             Les conditions actuelles d’organisation et surtout de pilotage de cet examen ne lui permettent pas de remplir ses fonctions.

            Vu la forme des épreuves actuelles, les modalités d’élaboration des sujets, les très fortes disparités des appréciations des élèves entre établissements et entre enseignants (disparités qui ne concernent pas le seul contrôle continu), l’absence à peu près générale d’harmonisation de la notation (y compris souvent au plan de chaque département), sans parler de l’hétérogénéité des séries, le brevet peut difficilement apprécier de façon fiable et cohérente les acquis des élèves en fin de troisième et encore moins donner des indications utiles à son orientation.

            L’absence d’un pilotage national de l’examen est manifeste : il ne fait pas l’objet d’un véritable suivi au niveau national et l’administration centrale ne dispose pas d’un fichier des résultats qui lui permettrait de réaliser des études de nature à alimenter le pilotage du système éducatif, comme elle peut le faire pour le baccalauréat…

            Cependant, sur le terrain, le brevet ... conserve une valeur symbolique forte, notamment aux yeux des familles populaires et modestes, ceci bien qu’il ne bénéficie plus d’une reconnaissance de la part des employeurs »…

 

            Christian Forestier, Claude Thélot, Jean- Claude Emin, dans « Que  vaut l’enseignement en France ? » Editeur Stock, permettent d’acquérir une connaissance approfondie du système éducatif. Cette source d’information très expérimentée et fiable est indispensable à tous les responsables en instruction.

             Le rapport de Jean Etienne et de Roger- François Gauthier sur l’évaluation des collèges et des lycées en France, présenté au Ministre de l’Education Nationale en 2004, reste un document complet sur ce sujet . Il est accessible sur le site :

ftp://trf.education.gouv.fr

 

Images : pagesperso-orange.fr et rouen-snes.fr

Annie Keszey

 

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