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15/08/2010

BRITISH PETROLEUM- LES MULTINATIONALES

 

 B P.   

         L’explosion de la plate- forme Deepwater- Horizon, au large des côtes de la Louisiane est à l’origine d’un désastre écologique et économique sans précédent. Elle met aussi en évidence les carences politiques de la gouvernance des très grandes entreprises comme B P.

            L’histoire de B P se confond avec celle de la montée en puissance du pétrole comme source d’énergie vitale pour nos économies. En 2007, son chiffre d’affaires était de 220 milliards d’euros, soit l’équivalent du Produit Intérieur Brut (P I B) de la Pologne, 24ème puissance mondiale. Le quart du budget de la Louisiane est dû aux subventions de B P.

B P exploite 7 % du pétrole mondial et 40 % des réserves américaines dans le golfe mexicain et en Alaska. Le travail de ses 80 000 salariés a produit un bénéfice de 16 milliards d’euros en 2007.

            B P est une société anglaise et américaine, cotée à Londres, britannique à 41% et américaine à  36 %. Son capital est dilué dans le public et réparti entre plus d’un million d’actionnaires, dont 21 % sont des petits porteurs et 79 % des fonds de pension ou d’investissement…

            Effet collatéral important : l’évolution de son titre et de ses bénéfices affecte donc les placements de milliers de ménages et les retraites…

            Comment ce géant est- il gouverné ? Ni les salariés, ni les retraités, ni les clients ne sont représentés à son conseil d’administration. On n’y trouve aucun spécialiste de l’environnement.

            B P est une entreprise gouvernée par une poignée de spécialistes du management

            Les millions de Barils de pétrole qui se déversent sur les côtes américaines et les milliards d’euros qui sont dépensés pour réparer les dégâts montrent l’inadaptation de la gouvernance aux intérêts politiques de ses nombreuses parties prenantes.

            [D’après Pierre- Yves GOMEZ, professeur à l’E M- Lyon et directeur de l’Institut français du gouvernement des entreprises. Expertise du journal « le Monde » du 22/06/2010].

 

            B P, depuis le début de la catastrophe, a dépensé 2.50 milliards d’euros et le coût total n’est pas prévisible. 750 kilomètres de côtes de 5 états riverains du Mexique étaient pollués à la date du 7/07. 30 000 plaintes contre B P avaient été déposées en mai, elles étaient  près de 150 000 début juillet. La demande moyenne des indemnisations est de 3500 dollars. 1000 experts en sinistres ont dû être engagés par B P et les fonds prévus de 20 milliards de dollars ne seront sans doute pas suffisants. Pour alimenter ces fonds, B P vient de céder 10 milliards de dollars d’actifs.

            B P est actionnaire à 65% de la plate-forme, les 5 autres entreprises actionnaires, dont 4 américaines, sont protégées par l’administration « Obama » qui concentre ses attaques uniquement contre B P.

            [D’après Marc Roche du journal « le Monde » du 6/07/2010 et www.rfi.fr]

 

            Une PME de Paimpol, en Bretagne, vient de vendre 7 bateaux dépollueurs qui peuvent récupérer 10 fois plus d’hydrocarbures à l’heure que les moyens traditionnels. Cette société vient de louer son grand prototype encore plus performant. Cette flotte est arrivée sur place.

           

            B P est en danger d’une Offre Publique d’Achat hostile ou d’un dépeçage, sa valeur ayant été divisée par 2 depuis le début de la marée noire dans le golfe du Mexique. Le premier ministre britannique, David Cameron, étudie des solutions pour voler au secours de cette entreprise et de ses employés. Le Koweit, Singapour, l’Azerbaïdjan, la Libye, ExxonMobil, Royal Dutch Shell et PetroChina suivent avec intérêt la baisse progressive de cette action et restent prêts à augmenter leur participation ou à devenir de nouveaux actionnaires pour BP.

            [D’après Jean- Michel Bezat du journal « le Monde » du 8/O7/2010.]

 

LES MULTINATIONALES.

 

         La multinationale est organisée pour faire « ce qu’elle veut où elle veut », comme le disait le patron d’ABB (leader mondial dans les technologies de l’énergie et de l’automation), Percy Barnevic, en profitant au maximum des législations, subventions et facilités nationales. Ce qui revient à aller là où les législations sociales sont faibles, à installer les centres et rapatrier les profits là où les législations fiscales sont favorables. Les multinationales sont européennes et américaines. Sur les cent premières en termes de capitalisation 54 sont américaines, 27 européennes, 5 japonaises et 5 suisses.

            Les 8 plus importantes sont américaines : General Electric, Microsoft, Exxon, Wall Mart, Citygroup, Pfizer, Intel, Jonhson and Jonhson, suivies par Shell et B P, européennes…

            Les multinationales sont des entités autonomes, des féodalités aux marches de l’autorité des états. Aux « marches », le mot sonne juste ! Les marchés sont ce  que les états laissent en dehors de leur autorité, sous la loi des contrats privés : or, contrats privés sont eux-mêmes théoriquement soumis à la loi publique. Autrefois les marchés se réunissaient hors des remparts. Hermès, dieu des marchés, était aussi le dieu des portes de la ville…La création de marchés naquit de contradictions permanentes entre l’Etat représentant de la collectivité et de l’intérêt collectif, et les multinationales et les lobbies, représentant des intérêts particuliers.

 

            Extrait de « l’Antimanuel d’économie : 1. les fourmis » de Bernard Maris.

 

Annie Keszey.

www.atelier-idees.org

           

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02/08/2010

LIBERTE EGALITE FRATERNITE

Les comptes 2009 des communes de France.

         Les nombreuses comparaisons possibles entre les comptes des communes de France incitent à formuler quatre souhaits :

            - les rapports de la Cour des Comptes, par des prescriptions impératives au lieu de simples conseils, devraient encadrer la liberté des maires,

            - des transferts  plus équitables de solidarité entre communes rectifieraient l’importante inégalité territoriale des ressources financières.

         - une « commission de sages », indépendante des conseils municipaux,  validerait les investissements supérieurs à 1 million d’euros, par exemple, afin de lutter contre certaines folies des grandeurs, répandues, d’élus locaux.

            - tous les élus auraient l’obligation de suivre une formation permanente de lutte contre les gaspillages.

             Le site www.colloc.bercy.gouv.fr publie les comptes détaillés des 36 681 communes de France, regroupées en 31 groupes de références, à fiscalité propre (4 taxes et taxe professionnelle seule) ou sans fiscalité propre. 

            La direction générale des finances publiques a établi ces fiches à partir des budgets exécutés des communes.

            Ainsi est-il possible de consulter, par exemple, les comptes de la ville de Puteaux de 2000 à 2009. Toutes les données sont comparables, pour chaque rubrique, à la moyenne des résultats obtenus par les communes de taille et de structure fiscale identiques.

            Les comparaisons entre les années restent compliquées à partir de l’introduction de diverses réformes depuis 2000, en particulier la M14, le 1/01/ 2006.

            Puteaux, ville de 43 277 habitants au 1/01/2009, appartient à la strate des communes de 20 000 à 50 000 habitants.

            D’autres comparaisons sont parfois possibles avec les communes des strates différentes.

            A partir de ces données nationales, n’importe quel citoyen peut accéder à des informations fiables, plus objectives et plus complètes que celles dispensées par les responsables politiques communaux impliqués dans la gestion. 

            Quelques comparaisons. 

            1. Les produits de fonctionnement (PF) de Puteaux, en 2009, étaient de 163 560 €, soit 3379 € par habitant (/hab), plus du double de la moyenne de la strate  (1669 €/hab). Le même rapport concernait les charges de fonctionnement. Les ressources d’investissement de 56 310 € correspondaient à des ressources par habitant de 1301 €, plus du double aussi de la moyenne de la strate (622 €)

            Autres exemples de PF.

            Brest : 148 316 hab- 109 751 €- 740 €/hab (moyenne de la strate- (M Str) :

1295 €/hab)

            Lille: 232 432 hab- 306 103 €- 1317 €/hab (M Str : 1295 €/hab)

            Marseille: 847 084 hab- 989 622 €- 1168 €/hab (M Str : 1295 €/hab)

           2. Les charges de personnel de Puteaux, de 60 806 € soit 1405 €/hab, dépassaient de 70% la moyenne des dépenses en personnel de la strate : 805 €/hab.

            Autres exemples de charges de personnel.

            Issy- Les- Moulineaux : 62 175 hab- 643 €/hab- (M Str : 705 €/hab)

            Paris : 2 203 817 hab- 804 €/hab- (M Str : 804 €/hab) 

            3. Les taux votés des impôts, à Puteaux, étaient de :

            Taxe d’habitation (TH): 6.91% (M Str : 14.93%)

            Foncier bâti (FB)           : 8.93%    (M Str : 16.97%)

            Foncier non bâti (FNB) :11.51%    (M Str : 48.22%)

            Taxe professionnelle (TP) : 9.71%   (M Str: 15.97%)

            Autres exemples de taux votés.

         Neuilly.       TH : 5.65%

                           FB : 2.75%

                           FNB : 3.72%

                           TP : 6.03%

            Tous les taux de Neuilly sont inférieurs à ceux de Puteaux alors que le PF/ hab est de 1477 € et celui de la strate, 1921 €/hab.

            Courbevoie .   TH : 6.46%

                                  FB : 4.62%

                                  FNB : 8.15%

                                  TP : 8.43%                   

            Tous les taux de Courbevoie, ville de 85 158 hab, sont aussi inférieurs à ceux de Puteaux. Le PF/hab est de 1691 € et celui de la strate, 1921€/hab… 

            La consultation, fort longue, de l’ensemble des fiches, ne conduit pas  toujours à l’optimisme.

            Certaines réalités, extraites de sources complémentaires (dont « Capital ») restent « révoltantes », de plus, en période de crise. 

    déni.jpg       

           Les frais de réception de Strasbourg se sont élevés à 1.4 million d’euros.

            Grenoble a dépensé 5.27 millions d’euros en frais de communication.

            La nouvelle maison de l’emploi ( !) de Saint- Etienne va coûter 13

            millions   d’euros.

            Lille et Asnières croulent sous les dettes toxiques.

            Le champagne Laurent Perrier, choisi à cause de ses initiales, coule à flot à Levallois Perret.

            Le centre culturel 104 à Paris, l’aéroport de Saint Brieuc, sont vides.

            Le nouveau stade de Lyon coûtera 150 millions d’euros, la mairie de Montpellier 130 millions d’euros et la nouvelle salle high-tech du conseil municipal de Marseille sert 12 jours par an.

            L’association des maires de France a décerné une « marianne d’or » à Michel Foussier (UMP), pour sa fosse de plongées « bling bling » à 18 millions d’euros.

            Puteaux prend des décisions excessives : la piscine de l’île, la Médiathèque et le cinéma, le futur conservatoire ont des coûts d’investissement  et de fonctionnement trop élevés par rapport aux nombres d’utilisateurs. 

Les comptes de Puteaux suivants sont extraits de www.colloc.bercy.gouv

 

PUTEAUX - HAUTS-DE-SEINE

Population légale en vigueur au 1er janvier de l'exercice : 43 277 Habitants - Budget principal seul

Strate : communes de 20 000 à 50 000 hab n'appartenant à aucun groupement fiscalisé

 

 

 

2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chiffres clés

En milliers d'Euros

En euros par habitant

Moyenne de la strate

TOTAL DES PRODUITS DE FONCTIONNEMENT = A

163 560 

3 779 

1 669 

TOTAL DES CHARGES DE FONCTIONNEMENT = B

144 340 

3 335 

1 525 

RESULTAT COMPTABLE = A - B = R

19 220 

444 

144 

TOTAL DES RESSOURCES D'INVESTISSEMENT = C

56 310 

1 301 

622 

TOTAL DES EMPLOIS D'INVESTISSEMENT = D

52 884 

1 222 

621 

Besoin ou capacité de financement de la section d'investissement = E

-3 425 

-79 

-1 

Capacité d'autofinancement = CAF

26 619 

615 

192 

FONDS DE ROULEMENT

28 214 

652 

130 

 

 

2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Opérations de Fonctionnement

En milliers d'Euros

Euros par habitant

Moyenne de la strate

TOTAL DES PRODUITS DE FONCTIONNEMENT = A

163 560 

3 779 

1 669 

dont : Impôts Locaux

81 626 

1 886 

789 

Autres impôts et taxes

10 110 

234 

164 

Dotation globale de fonctionnement

43 178 

998 

390 

TOTAL DES CHARGES DE FONCTIONNEMENT = B

144 340 

3 335 

1 525 

dont : Charges de personnel

60 806 

1 405 

805 

Achats et charges externes

45 205 

1 045 

400 

Charges financières

39 

Contingents

708 

16 

41 

Subventions versées

6 944 

160 

103 

RESULTAT COMPTABLE = A - B = R

19 220 

444 

144 

 

 

 

2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Opérations d'investissement

En milliers d'Euros

Euros par habitant

Moyenne de la strate

TOTAL DES RESSOURCES D'INVESTISSEMENT = C

56 310 

1 301 

622 

dont : Emprunts bancaires et dettes assimilées

119 

Subventions reçues

1 973 

46 

67 

FCTVA

6 232 

144 

83 

Retour de biens affectés, concédés, ...

TOTAL DES EMPLOIS D'INVESTISSEMENT = D

52 884 

1 222 

621 

dont : Dépenses d'équipement

51 409 

1 188 

401 

Remboursement d'emprunts et dettes assimilées

89 

Charges à répartir

Immobilisations affectées, concédées, ...

Besoin ou capacité de financement de la section d'investissement = E

-3 425 

-79 

-1 

 

 

 

 

 

 

 

 

2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

 

Elements de Fiscalité

En milliers d'Euros

Euros par habitant

Moyenne de la strate

Potentiel fiscal (population = 43951 habitants)

179 470 

4 083 

956 

Bases nettes imposées au profit de la commune

 

 

 

Taxe d'habitation (y compris THLV)

93 232 

2 154 

1 348 

Foncier bâti

286 624 

6 623 

1 522 

Foncier non bâti

134 

Taxe professionnelle

492 248 

11 374 

2 012 

Réductions de bases accordées sur délibérations

 

Taxe d'habitation (y compris THLV)

21 410 

495 

264 

Foncier bâti

Foncier non bâti

Taxe professionnelle

Taux

Taux voté

Taux moyen de la strate

Taxe d'habitation (y compris THLV)

6,91 

14,93 

Foncier bâti

8,93 

16,96 

Foncier non bâti

11,51 

48,22 

Taxe professionnelle

9,71 

15,87 

Produits des impôts locaux

 

 

 

Taxe d'habitation (y compris THLV)

6 443 

149 

201 

Foncier bâti

25 595 

591 

258 

Foncier non bâti

15 

Taxe professionnelle

47 798 

1 104 

319 



2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autofinancement

En milliers d'Euros

Euros par habitant

Moyenne de la strate

Excédent brut de fonctionnement

19 467 

450 

224 

Capacité d'autofinancement = CAF

26 619 

615 

192 

CAF nette du remboursement en capital des emprunts

26 619 

615 

103 

 

2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autofinancement

En milliers d'Euros

Euros par habitant

Moyenne de la strate

Excédent brut de fonctionnement

19 467 

450 

224 

Capacité d'autofinancement = CAF

26 619 

615 

192 

CAF nette du remboursement en capital des emprunts

26 619 

615 

103 

 

2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Endettement

En milliers d'Euros

Euros par habitant

Moyenne de la strate

Encours de la dette au 31/12/N

680 

16 

1 068 

Annuité de la dette

127 

Avance du Trésor au 31/12/N



Annie Keszey.

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