13.10.2011
UNE ANALYSE PERSUASIVE DE L'ACTUALITE POLITIQUE
Entre les deux tours des Primaires de la gauche.
Philippe Bilger est avocat général à la cour d’appel de Paris. Sur son blog « Justice au singulier », il commente, en général, pour ses lecteurs, des affaires judiciaires.
Actuellement cependant, entre les deux tours des Primaires de la gauche, nouvelle pratique démocratique, il publie une analyse politique « Charles de Gaulle à toutes les sauces », dont un extrait suit.
« Charles de Gaulle, mythifié sans mesure, ne saurait cependant constituer un argument décisif pour toutes les causes. Il est incongru, presque choquant, de le voir mis en avant dans le cadre d'une polémique conjoncturelle, alors que pour l'essentiel, notamment la pratique de l'Etat, l'éthique personnelle et la morale publique, le comportement privé et l'attitude présidentielle, ces quatre dernières années ont été sans doute les plus éloignées qui soient du gaullisme dans ce qu'il avait de respectable pour tous. Il est trop facile de faire surgir le Général à mauvais escient pour oublier sa mémoire quand tant d'épisodes, d'épreuves et de scandales auraient justifié qu'on y songeât à bon escient ! »
Philippe Bilger articule les paroles et les actes des principaux acteurs politiques du moment : Nicolas Sarkozy, François Fillon, de droite, Arnaud Montebourg, François Hollande, Martine Aubry, Eva Joly, de gauche, Hervé Morin et Rama Yade, des centres. Le site www.philippebilgert.com publie ce texte raisonnable et convaincant terminé par… « la droite est gauche » !
Annie Keszey.
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09.10.2011
JEAN-MICHEL BAYLET.
Le sénateur du Tarn-et-Garonne Jean-Michel BAYLET, Président Directeur général du groupe La Dépêche, représente le Parti Radical, à la primaire citoyenne de la gauche du 9/10/2011.
L’atelier des idées, à partir de plusieurs sources, doute de l’attachement aux valeurs républicaines de ce candidat et ne présente donc pas son programme.
Affaires et condamnations judiciaires[modifier]
- Le 13 mars 2003, Jean-Michel Baylet est condamné par la Cour d'appel de Toulouse à six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende pour abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux, ainsi que faux et usage de faux. La cour lui reproche d'avoir effectué des dépenses privées aux frais de la société de nettoyage GSF, et d'avoir, entre 1993 et 1995, entrepris des voyages à caractère privé aux frais de la Dépêche du Midi, dont il est le directeur. Il a en revanche été relaxé des autres chefs pour lesquels il était poursuivi4.
- En 2003, Dominique Baudis, injustement mis en cause dans l'affaire Alègre, lui reproche d'avoir pris parti, avec son journal, dans cette affaire.
- Il est mis en cause dans un dossier, ouvert en 2007, de frais de réception au conseil général de Tarn-et-Garonne5.
- Le 14 mars 2007, il est condamné pour abus de bien sociaux par le tribunal correctionnel de Toulouse dans une affaire d'emploi fictif au sein de la société Occitane de Presse.
- Il a été mis en examen, en 2009, pour « infraction au code des marchés publics » dans une affaire concernant les conditions de mise en concurrence du bulletin trimestriel du conseil général de Tarn-et-Garonne5,6,7.
Sur www.20minutes.fr
· Dans le chapitre des affaires, il a été condamné en mars 2003 à six mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende pour abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux, ainsi que faux et usage de faux. En mars 2007, il est nouveau condamné pour abus de biens sociaux.
Un éditorial de la radio Europe 1 du dimanche matin 9/10/2011, a repris ces informations.
Annie Keszey.
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06.10.2011
SEGOLENE ROYAL.
LETTRE A TOUS LES RESIGNES ET LES INDIGNES QUI VEULENT DES SOLUTIONS. SEGOLENE ROYAL. PLON. 9 €.

En 2007, Ségolène Royal est arrivée au second tour de l’élection présidentielle avec 17 millions d’électeurs derrière elle. Plusieurs fois ministre, elle est Présidente du Conseil Régional du Poitou-Charentes, qui est son laboratoire de solutions. Elle vient d’y créer une banque publique d’investissement pour les Petites et Moyennes Entreprises : 33 millions d’euros de crédits régionaux seront mis à disposition en 2 ans, davantage ensuite à partir d’apports de la caisse des dépôts ou d’investisseurs privés. Elle souhaite un « Small business Act » (www.ec.europa.eu) aux niveaux national et européen. Une société d’économie mixte produira de l’électricité solaire. Elle continue d’appliquer localement des propositions fortes de son programme pour la primaire de la gauche. C’est l’honnêteté de la politique par la preuve. Quelle plus belle preuve que de pouvoir rendre des comptes sur la façon dont on a exercé ses responsabilités politiques, que d’en faire le bilan et la démonstration de l’efficacité, de la volonté de s’engager sur un nouveau modèle de croissance économique, écologique et sociale.
Ségolène Royal est une candidate très déterminée, libre dans ses relations avec le PS, qu’elle surplombe. Son programme, entre la défense ferme des valeurs traditionnelles et la conscience pertinente du futur, appelle un large rassemblement allant des altermondialistes, à la gauche de la gauche jusqu’aux Centristes humanistes et aux Gaullistes républicains. Elle emprunte d’ailleurs au Général de Gaulle l’ambition de « Viser haut et se tenir droit ». Depuis 4 ans, elle a acquis, par ses déplacements, une connaissance concrète du monde avec laquelle aucun autre candidat ne peut rivaliser. Elle a mené aussi de nombreux dialogues avec des chefs d’Etat très divers, hommes et femmes, pour en appliquer des leçons (Lula da Silva, Manmohan Singh, Tarja Halonen, Dilma Roussef, Michelle Bachelet, Christina Kirchner)…
Le programme collectif de la gauche reprend plusieurs de ses propositions.
La plus grande injustice, pour elle se situe entre ceux qui subissent leur vie et ceux qui ont les moyens de leur liberté. Il faut arrimer solidement l’une à l’autre la responsabilité individuelle et la solidarité équitable qui sont aujourd’hui très affaiblies, voire détruites.
Je veux, écrit-elle, une France qui protège et qui avance. Je propose aux Français de construire un ordre social juste, appuyé sur la force citoyenne de chacun d’entre vous, de chacun d’entre nous.
Ségolène Royal adhère, contrairement à ses concurrents, à la Démocratie participative. Dans son livre de 156 pages, elle s’adresse directement aux forces citoyennes et propose aux Indignés et Résignés de se mettre en mouvement pour les rejoindre. Attachée à l’Europe, elle veut construire, marche après marche, les Etats-Unis d’Europe et propose des règles pour moraliser le système financier dont la création d’une agence publique de notation et l’interdiction, pour les banques, de spéculer sur la dette des états.
Si la priorité de François Hollande est la jeunesse, celle de Martine Aubry, l’emploi, Ségolène Royal veut faire de la France un pays d’entrepreneurs, la première puissance écologique d’Europe.
L’éducation (formation des enseignants, internats et classes relais, rapprochement entre les Universités et les Grandes Ecoles, droit égal au savoir et à l’Art), la sécurité (l’encadrement éducatif militaire, la fin de la politique du chiffre), la réforme bancaire, la politique européenne, ramènent au programme collectif, avec davantage de courage cependant, dans l’expression. Sa politique pour les banlieues se démarque, parce qu’elle les connaît bien et ses mesures pour les minorités invisibles (femmes seules, travailleurs âgés) lui sont personnelles. L’égalité homme-femme passe par l’éradication des violences faites aux femmes et par le combat contre le sous-emploi des femmes. Elle définit aussi des mesures spécifiques pour les outre-mers.
Les entreprises du CAC 40 seront davantage imposées à partir d’une réforme juste du système fiscal. Les comptes excédentaires en début de mois seront rémunérés, puisqu’ils sont pénalisés en cas de découverts, la distinction sera faite entre les activités spéculatives et les activités d’investissement, les bonus individuels seront prohibés et les paradis fiscaux interdits,
L’ordre social juste c’est un équilibre entre les droits et les devoirs. C’est un contrat donnant-donnant, sans tricheurs ni prédateurs. Il s’agit de construire des compromis dynamiques afin de dépasser les oppositions dans l’intérêt bien compris de chacun .C’est ce que j’appelle des « cercles vertueux ».
Ségolène Royal rejoint les chefs de gouvernements du monde et les ONG qui disent l’urgence d’un modèle alternatif de développement qui assure la prééminence de l’intérêt général sur les intérêts particuliers et sur la loi du plus fort. Un nouveau modèle dont le critère ne soit plus la boulimie financière de quelques-uns, mais le développement humain et la vie digne à laquelle chacun a droit. Les pays malmenés par la crise ont besoin d’un état anticipateur, porteur d’une vision à long terme de l’intérêt général.
Morale et croissance, justice et performance économique, voilà ce qu’il faut conjuguer et mesurer à l’aide d’indicateurs de développement humain plus représentatifs que l’archaïque PIB.
Les cinq candidats socialistes à la primaire de la gauche.
Manuel Valls, nouvelle génération, insiste sur la rigueur budgétaire et la sécurité.
Arnaud Montebourg, comme Manuel Valls, s’oppose au projet de « régulation » du PS, qu’il estime dépassé, il refuse le libre-échange et défend une démondialisation verte.
Martine Aubry et François Hollande restent proches, mais Martine Aubry incarne un socialisme central sérieux et ambitieux tandis que la prudence marque les interventions de François Hollande.
Ségolène Royal constate que ses idées novatrices de 2007 ont été finalement intégrées au projet du PS.
LA PRIMAIRE CITOYENNE DE LA GAUCHE A LIEU LE DIMANCHE 9/10/2011.
Annie Keszey.
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LE Rêve français. François HOLLANDE.
Le Rêve français. François HOLLANDE.
Discours et entretien (2009-2011). Editions Privat. 9.80 €.
Après avoir si souvent porté la parole collective, j’ai voulu faire entendre une parole singulière. J’ai travaillé, rencontré, écouté. De ces échanges, j’ai tiré l’énergie d’une candidature et l’intuition des priorités à mettre en œuvre.
Le programme de François Hollande couvre 286 pages d’entretien avec quatre journalistes puis de discours prononcés dans diverses villes de France de juin 2009 à juillet 2011. François Hollande est député et Président du Conseil Général de Corrèze. Il fut Premier Secrétaire du Parti Socialiste, avant Martine Aubry.
La France n’avance que si elle est portée par une grande ambition. Je propose de reprendre ce rêve français, ébauché par l’esprit des Lumières, dessiné par les révolutionnaires en 1789, affirmé dans la fondation de la République, renouvelé avec la Résistance…Ce rêve de progrès, d’égalité, de justice, de partage, de force collective et de destins individuels qui s’unissent pour faire la France.
La social-démocratie doit redéfinir son modèle. L’avenir du Parti Socialiste (PS) dépend de notre capacité collective à réduire deux tensions : unité/diversité et pouvoir/protestation.
Le PS reconnaît l’économie de marché, mais est un antilibéralisme économique, puisqu’il fait prévaloir les valeurs de solidarité, d’égalité, de réciprocité sur les critères de rentabilité, d’immédiateté ou de rareté.
Arnaud (Montebourg) a fait de la démondialisation son axe de campagne, mais la France ne peut pas prendre le risque de se replier. Quant à Manuel (Valls), il traduit à juste raison le besoin de renouvellement. Les socialistes ne dirigeront pas seuls le pays : je propose aux écologistes la même diminution du nucléaire civil que l’Allemagne : 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité en 2025.
Le prochain président devra combattre le fatalisme économique, la rancœur sociale et le scepticisme politique. Mais je ne veux pas d’un « omniprésident ». La concentration du pouvoir a conduit paradoxalement à son impuissance. Etre un président « normal », c’est être un président républicain garant des principes fondamentaux. Le chef de l’Etat incarne à la fois une espérance d’action et une référence de stabilité.
L’Union Européenne pourrait au moins se mettre d’accord pour s’en prendre aux paradis fiscaux, aux agences de notation, aux bonus bancaires, aux profits dérivés. La France limitera les écarts de rémunération et envisagera la suppression des stocks options. L’Europe a besoin de traités d’harmonisation fiscale, sociale, budgétaire, économique, voire énergétique. Elle a besoin d’un nouvel élan mené par le couple franco-allemand. Il faut que l’Europe emprunte à la place de la Grèce et que l’Europe puisse régulièrement emprunter.
J’entends défendre une France ouverte et européenne, qui envisage de vraies relations d’égalité pour le développement des pays les moins avancés.
Les jeunes sont aujourd’hui sacrifiés. Ils sont d’abord frappés par les difficultés du système éducatif, producteur d’inégalités et par l’inadaptation des formations. Nous sommes au 24ème rang sur les 27 pays de l’Union Européenne en matière d’emplois des jeunes. L’idée de « contrat de génération » procède d’une volonté de solidarité intergénérationnelle : il incitera les entreprises à embaucher des jeunes et à les faire former par des seniors. L’employeur sera exonéré de cotisations sociales sur les deux emplois. (Martine Aubry ne partage pas cette proposition). La redistribution consistera en particulier à s’occuper des pauvres, des enfants pauvres qui sont 2.7 millions, en France, à vivre sous le seuil de pauvreté et le plus souvent dans des familles monoparentales.
La dette est mon ennemie et je la combattrai car je suis conscient des dangers et des menaces qu’elle fait peser sur la France et sur l’Europe, avec une spéculation qui ne ralentira pas si l’Europe n’est pas capable de fédérer les énergies et d’apporter une réponse politique rapide.
Une loi de programmation pour l’école prendra pour premier acte la fin de la suppression des postes dans l’Education Nationale : les moyens seront sanctuarisés. Le second acte est la reprise de la formation des enseignants. Le troisième acte est l’augmentation des jours d’école.
Le candidat Sarkozy s’est laissé aller à des formules dangereuses : la « racaille » devait être éradiquée à coup de « Karcher »comme si la sécurité pouvait être assurée à coups de menton comme hier à coups de bâton. La lutte contre la violence se gagne quand tous les leviers sont actionnés en même temps : l’éducation par la famille, l’apprentissage des règles dans l’école, la prévention par des associations, la présence des forces de sécurité, la répression quand elle est nécessaire, la sanction, les établissements pour mineurs délinquants, la réparation pour les victimes…
Garantir l’exécution des décisions de justice est une garantie contre les récidives, à condition de faire de la prison un lieu de réinsertion et pas seulement le lieu de la punition. Conciliation et médiation doivent être encouragées pour désencombrer les tribunaux. Le coût d’accès à la justice doit baisser sérieusement.
L’esprit d’entreprise est le contraire de l’esprit de rente. Nous avons besoin de davantage de PME et surtout de les faire grandir. De même l’artisanat reste un formidable potentiel à condition de lui éviter des concurrences déloyales (comme l’auto-entreprise).
Un commissariat général au Plan concevra une stratégie de ré-industrialisation sur dix ans. Une meilleure affectation de l’épargne vers un livret « industrie », à l’image du livret A, financera les entreprises innovantes.
En politique étrangère deux priorités s’imposent : les efforts constants pour aboutir à une paix durable et à une sécurité permanente entre Israéliens et Palestiniens ; le soutien aux révolutions arabes.
Les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Europe doivent être menées à leur terme et loyalement. J’y ajouterai, pour ma part, la reconnaissance du génocide arménien.
A ces extraits discontinus, incomplets, il convient d’ajouter l’essentiel des propositions de Martine Aubry exposées dans sa lettre aux Français : base commune aux candidats socialistes.
Martine Aubry, François Hollande.
Ces deux candidats socialistes sont idéologiquement, politiquement et professionnellement très proches, peu différentiables dans leur projet. François Hollande, par son livre, nous permet d’accéder à des propositions concrètes plus nombreuses mais tous deux produisent un travail d’analyse méticuleux, réaliste, de la situation et ne dérogent pas aux valeurs théoriques socialistes.
Le vainqueur de la primaire socialiste aura besoin ensuite de tous les talents pour concrétiser, chiffrer, approfondir les nécessités absolues : croissances-décroissances-stabilisations*, éducation, justice sociale, industrialisation verte, primauté de l’économie réelle, amélioration des relations
« Travaillons à diagnostiquer, à transformer. Travaillons à relier, toujours relier.
Répétons-le : les réformes sont solidaires. Elles ne sont pas seulement institutionnelles, économiques, sociales, elles sont aussi mentales, et nécessitent une aptitude à concevoir les problèmes globaux et fondamentaux, aptitude qui requière une réforme de l’esprit…L’espérance n’est qu’illusion si elle ignore que tout ce qui ne se régénère pas dégénère.
La question vitale du XXIème siècle est celle de la Voie nouvelle et de la métamorphose. » Edgar Morin*.
Annie Keszey.
Programme suivant: Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions. Ségolène Royal.
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JE VEUX VOUS PARLER DE LA FRANCE.MARTINE AUBRY.

Martine AUBRY, Première Secrétaire du Parti Socialiste, Maire de Lille, n’a pas publié de livre pour présenter son programme pour l’élection présidentielle de 2012, mais diffusé aux Français une lettre de 7 pages.
Dans cette lettre, concise, on trouve les propositions communes aux 5 candidats socialistes à la primaire de la gauche et les choix personnels de Martine Aubry. Le texte est accessible sur le site www.martineaubry.fr
Extraits discontinus.
Martine Aubry n’accepte pas de voir décliner la France et veut redonner à chacun le goût de l’avenir et le choix d’un destin commun, retrouver le progrès en s’appuyant sur une gauche ambitieuse et sérieuse. Les socialistes seront les architectes d’un nouveau modèle de développement économique, social et durable. Elle souhaite une société du respect où la société respecte chacun, ou chacun respecte les autres et où, ensemble, nous respectons l’avenir. Cela passe par une révolution des services publics et un combat sans merci contre toutes les discriminations. Une véritable démocratie sociale et citoyenne constituera un des piliers de sa présidence. C’est de la fraternité, du local au global que viendront les réponses. Martine Aubry veut une République exemplaire: République laïque aussi qui tolère les croyances religieuses ou philosophiques, dès lors qu’elles respectent nos valeurs.
Le cumul des mandats sera supprimé et il sera mis fin aux conflits d’intérêts. Elle refuse la société du mépris qui relègue les plus pauvres hors de la cité, celle qui oublie les plus âgés, celle qui humilie les plus faibles.
Ma France, écrit-elle, c’est celle qui n’a pas peur de s’ouvrir au monde. C’est le sens de mon engagement européen. C’est la profondeur des liens d’amitié avec l’Afrique, le Maghreb, l’Asie.
L’urgence commande que la Banque Centrale Européenne intervienne massivement et que les moyens du Fonds européen soient doublés. Je proposerai à nos partenaires de prendre des mesures pour une croissance durable et riche en emplois : une taxe sur les transactions financières et des emprunts européens -eurobonds- contre les spéculateurs, mais aussi, pour financer des projets d’avenir : un gouvernement économique, une communauté européenne des énergies, une harmonisation fiscale et sociale, la réciprocité commerciale. Pour atteindre ces objectifs, il faudra une avant-garde : les six pays fondateurs, suivis des états de la zone euro sont les mieux placés pour en faire partie. Cette refondation est le devoir partagé de la France et de l’Allemagne.
Nous, socialistes, annulerons 50 milliards de niches fiscales, inefficaces et injustes pour réduire la dette. Je procéderai à une ample réforme fiscale, avec une fiscalité verte. Les revenus du capital seront taxés comme les revenus du travail ; les grandes entreprises comme les PME ; et l’impôt sur le revenu et la CSG seront rapprochés et prélevés à la source. Les ressources provenant des différentes politiques seront réparties : 50% pour le désendettement, 50% pour financer les priorités.
Je veux insister sur mes quatre priorités : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation et la sécurité.
L’accès à l’éducation commence par un service public de la petite enfance incluant un accueil en crèche et la scolarisation possible dès l’âge de 2 ans. Dès 2012, une loi-cadre définira les orientations fixées à notre école et je mettrai fin aux suppressions massives de postes. J’accorderai une priorité à l’école primaire. La lutte contre l’échec scolaire mobilisera aussi le gouvernement. Je donnerai au lycée l’objectif de 100% des lycéens sortant du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle. La culture c’est celle qui doit transmettre ce goût de l’art et de la pratique artistique à chaque enfant.
Parvenir à ces résultats supposera de créer une véritable formation pratique initiale et continue des enseignants, de repenser les rythmes scolaires. Je rétablirai la sécurité dans les établissements scolaires et proposerai aux étudiants un parcours d’autonomie.
Donner la priorité à l’emploi, c’est mobiliser toutes les énergies pour produire « durable », en France et en Europe, protéger les salariés, permettre à chaque jeune d’accéder rapidement à une première expérience professionnelle : 300 000 emplois seront créés, dont 100 000 dans les six premiers mois du quinquennat (secteurs de l’environnement, du service à la personne, de la sécurité et de l’éducation).
Cela passe par le choix de compétitivité-qualité : c’est privilégier la production plutôt que la finance
en réduisant, (par exemple), le taux de l’impôt sur les sociétés et les entreprises qui réinvestissent leurs profits dans l’économie réelle. Une banque publique d’investissement sera créée sous forme de fonds régionaux.
Une conférence salariale annuelle réunira l’Etat, le patronat et les syndicats afin de rétablir l’esprit du dialogue social et de la négociation collective. Des mesures vigoureuses feront de l’égalité salariale femmes-hommes enfin une réalité. Une sécurité sociale professionnelle avec un compte temps-formation permettra à chacun de reprendre ses études, de rebondir après un licenciement, de progresser professionnellement. Les travailleurs aux métiers pénibles ou aux longues carrières pourront prendre leur retraite à 60 ans.
Un rayon de prix-citoyens sera instauré dans les grandes surfaces et les loyers seront encadrés dans les zones de spéculation.
Pour la sécurité, il faudra tout reprendre à zéro et ouvrir toutes les voies de solutions. Tout acte d’incivilité ou de délinquance doit entraîner une sanction rapide proportionnée et juste. Les sanctions
seront progressives: travaux d’intérêt général, centres de placements immédiats, centre de discipline et de réinsertion.
Pour cela, il faut d’abord des effectifs pour la police et la justice.
Les soldats français reviendront d’Afghanistan.
Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Martine Aubry.
Le programme de Martine Aubry se situe à la gauche socialiste de Manuel Valls et à la droite socialiste d’Arnaud de Montebourg. C’est un programme « encastré » dans les valeurs républicaines historiques, très sérieux, travaillé, expérimenté et sincère : plusieurs fois ministre, Martine Aubry a prouvé son « humanité » juste (la couverture maladie universelle, par exemple). L’ensemble des mesures vise à corriger les erreurs, les reculs, les excès, les déséquilibres, les échecs, les dangers politiques et économiques actuels, parfaitement analysés. Le programme manque encore d’une vision plus profonde, radicale, du nouveau modèle sociétal attendu, et fortement novatrice, adaptée à l’ampleur du redressement économique et moral urgent. Le candidat élu (ou la candidate) à la primaire de gauche, devra développer, lors de la vraie campagne électorale 2012, les nouvelles pratiques socialistes volontaristes pour produire de la croissance, pour transformer l’éducation, pour défendre l’euro, pour industrialiser « vert », pour contrer l’économie virtuelle et réduire les inégalités. Pour évaluer l’action, l’accroissement des objectifs évaluables s’impose.
Annie Keszey. Programmes suivants : François Hollande et Ségolène Royal.
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VOTEZ POUR LA DEMONDIALISATION. ARNAUD MONTEBOURG.
La République plus forte que la mondialisation. 2 €.
Site: www.demondialisation.eu

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, Président du conseil général de Saône- et- Loire et député, centre son programme sur la démondialisation verte, entre le socialisme de l’impasse, socialisme redistributif condamné et le socialisme de la dérive, socialisme de l’ajustement qui veut nous adapter à la mondialisation.
La mondialisation libérale est un système qui a méthodiquement organisé la mise en concurrence mondiale, sans limite, sans scrupule, sans filet, sans foi ni aucune loi, des salariés, des entrepreneurs, des agriculteurs et de tous ceux qui ont été placés en concurrence directe avec des travailleurs chinois, des ingénieurs indiens et des paysans argentins, ceux-là même qui n’ont d’autres choix que d’accepter des rémunérations de misère pour vivre ou survivre. Le bilan de la dernière décennie est un désastre pour ceux qui n’ont d’autres ressources que leur travail : délocalisations en série, destructions d’emplois et d’outils de travail, diminution des salaires et revenus du travail par la pression à la baisse.
Finalement, ouvriers, cadres, syndicalistes, même directeurs d’usine, élus locaux, parlementaires, peu importe, nous sommes devenus les otages enchaînés d’un système qui n’a plus le sens de l’être humain, de la modération et de l’équilibre. Un système extrémiste et inhumain auquel il faut mettre fin.
Fin de partie pour ce monde du libre-échange sans frein, tellement déséquilibré qu’il n’est plus utile à personne. Le libre-échange c’est la guerre de tous contre tous.
La grande modernité de la démondialisation c’est qu’elle agit comme un instrument de changement du monde. Protectionnisme vert et ouverture : ces deux principes sont conciliables.
Le protectionnisme européen, à la fois vert et social, c’est le keynésianisme du XXIème siècle. Une volonté politique d’organiser de façon réaliste, juste et efficace, l’économie de marché mondiale.
Les principales propositions d’Arnaud Montebourg.
- Intégrer, dans les traités de libre-échange de l’Organisation Mondiale du Commerce, de nouvelles conditions non-marchandes, afin de garantir que la compétition ne se fasse pas au détriment du travail et de l’environnement. Imposer des taxes douanières sur les produits en provenance de pays violant les obligations du protocole de Kyoto luttant contre le réchauffement climatique.
- Instaurer une taxe carbone extérieure aux frontières de l’UE et une autre intérieure aux frontières.
- Instaurer une taxe sur le transport maritime. (Quel est le sens de consommer des crevettes pêchées au Sénégal, épluchées en Hollande et consommées dans le monde entier ? Toujours moins de coûts, toujours plus de volume, 550 millions de tonnes transportées en 1955, 8 milliards en 2008.)
- Créer une agence sanitaire, sociale et environnementale chargée de calculer le coût écologique et social des produits étrangers afin de proposer à l’UE des mesures anti-dumping.
- Pratiquer la préférence commerciale régulée avec les pays s’adaptant aux normes sociales et écologiques internationales.
- Encadrer par une loi française, puis européenne, les filiales hors Europe, des entreprises transnationales afin qu’elles respectent les standards internationaux de production, des conditions de travail et de respect de l’environnement.
- Contraindre les entreprises à la transparence des comptes, à la publication de registres de leurs actionnaires et de rapports annuels sur l’impact social et environnemental de leurs activités.
- Institutionnaliser les labels avec certifications sociales et environnementales pour informer le consommateur
- Doter l’UE d’un instrument de surveillance de certains investissements sensibles, engager la convergence fiscale et sociale, avec un salaire minimum état par état, abonder un budget communautaire par un impôt sur les bénéfices et les transactions.
- Interdire, en France, la commercialisation de certains produits, hors UE, aux prix déloyalement bas.
- Faire un accord stratégique industriel, avec l’Allemagne, en définissant 20 secteurs dans lesquels les intérêts sont communs. Passer un nouveau marché avec l’Allemagne : discipline budgétaire en Europe contre la hausse des salaires en Allemagne et en France ; maintien de l’euro sous gouvernance de la Banque Centrale européenne contre protectionnisme vert. Depuis la fin des années 1990 et les réformes Schröder, le « faux modèle allemand » s’est bâti sur une flexibilisation brutale du marché de l’emploi et sur la modération salariale. De 1998 à 2010, le pouvoir d’achat de chaque salarié allemand a baissé de 1% tandis qu’il augmentait de 18% en France. L’Allemagne est devenue «la Chine de l’Europe », celle qui exporte à tout prix, tire les salaires vers le bas et vit des déficits des autres. Le modèle allemand c’est un gagnant et vingt-six perdants. Il ne s’agit pas de dresser un portrait apocalyptique de l’Allemagne dont la force des PME est à envier et à imiter, comme la puissance de sa recherche développement qui conduit à 3 fois plus de brevets par habitant qu’en France.
Manuel Valls et Arnaud Montebourg.
Deux socialistes aux projets divergents. Manuel Valls, à la droite de la Gauche, sans être au Centre, propose une Réforme, pragmatique, possible à court terme, tempérée, de la mondialisation et de l’économie virtuelle.
Arnaud Montebourg, à la gauche de la Gauche, avec refus des extrêmes, définit une politique de rupture complexe avec le néo-capitalisme débridé, marquée par sa formation d’avocat : les lois, règles, contraintes et contrôles nombreux exigeraient une concertation permanente et de haute technicité entre tous les états européens puis avec tous les états du monde. Arnaud Montebourg n’explore pas, dans ce livre, les contre- attaques des forces du marché et les contournements de son programme qu’il lui faudrait affronter. .
Annie Keszey. Programme suivant: Martine Aubry.
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02.10.2011
L'ENERGIE DU CHANGEMENT. MANUEL VALLS.
ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2012.
Prochainement, des citoyens français volontaires qui adhèrent aux valeurs de la gauche, valeurs républicaines, voteront à la primaire de la gauche pour élire leur candidat (e) à l’élection présidentielle de 2012. Tous les électeurs français voteront ensuite pour la meilleure personnalité apparente, ce qui est simple et le meilleur programme, ce qui nécessite des informations sérieuses et du temps. L’atelier des idées propose une grille de lecture unique de ces nombreux programmes aux électeurs libres de tout enfermement idéologique (enfermement qui les inciterait à voter droite ou gauche, par habitude).
Les programmes des candidats, faits d’extraits discontinus, suivront, si possible, le même plan.
Pour ou contre :
la mondialisation, le néolibéralisme, la suprématie de l’économie virtuelle, une taxation des spéculations, la nationalisation des banques, un gouvernement fédéral européen et des eurobonds, le passage des entreprises actionnariales aux entreprises partenariales, le développement durable, l’ouverture des frontières, le désendettement, la refonte du système fiscal, la création d’un nouveau système d’éducation et de formation, la ré-industrialisation, l’énergie nucléaire, le rétablissement de la morale en politique, la sécurité du plein emploi, l’accroissement des inégalités de toutes natures, la démocratie sanitaire, la sauvegarde des services publics, les valeurs de la République, la création d’un état palestinien, le droit d’ingérence militaire…
L’ENERGIE DU CHANGEMENT.
L’ABECEDAIRE OPTIMISTE. MANUEL VALLS. Edition du Cherche Midi. 4.90 €
Site : www.valls2012.org

Pierre Tambourin, biologiste, directeur général de Génopole à Evry et conseiller municipal, préside le comité de soutien de Manuel Valls. Il reconnaît à Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne les trois qualités essentielles pour exercer les plus hautes responsabilités politiques : l’honnêteté, la volonté et le professionnalisme.
Manuel Valls, actuellement, parle VRAI. Son programme de 200 pages est une ode militante aux combats optimistes.
Il revendique le vote obligatoire, à partir de 16ans.
Socialiste, il critique le passé et le présent de son Parti qui ne parvient pas, entre l’idéal et le réel, à tracer un chemin crédible pour le futur. Le projet collectif récent pour 2012 doit être abandonné et sérieusement transformé puisqu’il était fondé sur une croissance annuelle de 2.50%, inaccessible ! Il propose à la gauche qu’elle place désormais, à la pointe de son but, l’utopie concrète de l’autoréalisation individuelle. L’objectif est d’ouvrir à l’individu les portes de lui-même en créant, à chaque âge de la vie, les occasions propices à tous les essais. Le nouveau socialisme permettra à chacun de devenir ce qu’il est…Ce qui ne s’oppose pas aux solidarités collectives. La gauche doit réhabiliter « le temps long » et s’opposer à la xénophobie.
Le clivage gauche-droite reste pertinent dans ce qu’il a de plus essentiel : la différence d’appréciation sur l’origine des inégalités entre les hommes. La droite prétend naturaliser les rapports entre les individus tandis que la gauche tend à les socialiser.
Pour lui, la proposition de dé-mondialisation est réactionnaire, dépassée et dangereuse. Le socialisme est intimement lié à l’internationalisation des échanges, des gens et des idées. Le libre-échange a ses vertus et ses limites, qu’il nous faut connaître, anticiper et réguler. Pour les secteurs bancaires et pétroliers, en particulier, il s’agira d’imposer davantage de transparence avec la mise en œuvre d’un « reporting » comptable pays par pays, avec des sanctions prévues dont le retrait de la cote sur les marchés financiers.
Les réunions G13, G14, G20 doivent cesser de faire le tour du monde offrant l’occasion à chaque chef d’Etat de surenchérir dans le faste et le bling-bling: il faut institutionnaliser le G 20, pour des conférences de travail sérieuses, discrètes et longues et reprendre le projet lancé par Kofi Annan en 2005. Doter le monde d’un outil de gouvernance mondial pesant 90% du PIB mondial et 70% de la population de la planète est désormais un enjeu essentiel. Réformer les organisations internationales (OMC, FMI), leur permettra de jouer un rôle de garde-fou dans la régulation. Une nouvelle agence de notation, publique et interétatique ne pourra pas être suspectée de conflits d’intérêts.
L’euro, monnaie partagée, implique une gouvernance économique et politique. Il faut permettre à la BCE, pour contrer les attaques spéculatives, d’acheter de la dette italienne et espagnole sur le marché, puis les dirigeants européens doivent se mettre d’accord pour augmenter les moyens du fonds européen de stabilité financière et du mécanisme européen de stabilité. Un gouvernement économique et monétaire de l’Europe devra promouvoir des projets communs en matière industrielle, de transport et de recherche que l’émission d’eurobonds (www.institutmontaigne.org) pourra faciliter. La nomination d’un ministre de l’économie de la zone euro semble nécessaire et la réaffirmation du couple franco-allemand.
Nommer les discriminations (même à partir de statistiques sur le ressenti d’appartenance sur une base auto-déclarative, facultative et sans constitution de fichiers) est indispensable pour les combattre. Enfin, il ne faut pas craindre d’aborder la problématique des quotas même si cela nécessite une révision de notre constitution. La politique devra prendre en compte, à la fois, les droits des migrants et les capacités d’accueil de notre pays.
Le désendettement est prioritaire. Les impôts ne pourront pas baisser. Tous les nombreux dispositifs d’exonérations seront revus. Notre système fiscal est devenu un dédale illisible, injuste car peu progressif et coûteux. Pour rendre l’impôt sur le revenu plus efficace et la CGS plus progressive, il faut les fusionner. Le bouclier fiscal et l’ISF, sources d’injustice seront supprimés et l’instauration d’une tranche d’impôt supplémentaire, prélevée à la source, dont le pourcentage reste à fixer, sera étudiée.
L’Education nationale n’a pas réalisé l’égalité des chances. Une revalorisation du salaire des enseignants s’impose en compensation de l’obligation de suivre une formation continue et d’une présence accrue en dehors des heures de cours. Les établissements en difficulté se verront affecter les professeurs les plus expérimentés, et des moyens supplémentaires. Le temps scolaire des écoliers s’étalera sur cent quatre-vingt-huit jours. La formation concernera les jeunes qui en ont besoin :ce n’est pas le cas. Chaque enfant du primaire pratiquera une activité artistique et fréquentera les œuvres qui s’y rattachent.
Protéger nos emplois et notre compétitivité ne suffit pas : il nous faut protéger notre environnement et favoriser le développement durable : cela passe par un signal prix fort sur les produits polluants, à partir d’une TVA modulable.
75% de notre énergie est nucléaire. Un objectif ambitieux et réaliste sera de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2022. Le prix de l’énergie augmentera.
La vraie sécurité suppose de relativiser la culture du chiffre, de ne pas falsifier les statistiques et de réhabiliter le volet préventif. L’instauration d’une police républicaine des quartiers serait constituée par les policiers les plus aguerris, incités financièrement à prendre en charge les zones les plus difficiles. Extirper le jeune de son environnement cassera la routine délinquante. Dernier recours avant la prison, les centres éducatifs fermés seront développés. Le recours au secteur privé ne peut être évacué faute de marges budgétaires suffisantes. Un nouveau service accompli par tous les citoyens et citoyennes, au service de l’intérêt général, serait un véritable levier pour le vivre- ensemble et le brassage social. La délinquance de l’Etat appelle des sanctions fortes* (*Entretien du 25/09, avec J P Elkabbach sur Europe 1)
La séparation des Eglises et de l’Etat n’a jamais signifié l’absence de dialogue et d’écoute. L’Etat français doit aider les musulmans à sortir des caves indignes dans lesquelles ils ont été réduits à prier.
Au champ des protections aujourd’hui évidentes, la protection sociale, de la vieillesse, de la santé et de l’emploi il faudra ajouter la protection des consommateurs par la mise en place d’actions de groupe, en particulier.
Les socialistes ne reviendront pas à la retraite à 60 ans pour tous, l’augmentation du nombre d’annuités est incontournable. Ils devront déployer des efforts considérables en faveur de l’emploi des seniors.
La réglementation du travail tient au fait qu’elle défend plus les postes que les personnes. Le chômeur danois bénéficie d’un revenu de remplacement élevé et d’un accompagnement approfondi. En contrepartie, il est incité à accepter l’emploi correspondant à son profil pour ne pas s’enliser dans le chômage.La politique étrangère n’est pas exposée dans ce livre mais *Manuel Valls appelle à la reprise urgente des négociations entre Israël et La Palestine.
Annie Keszey. Programme suivant : Votez pour la démondialisation! Arnaud Montebourg.
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| Tags : manuel valls, primaire de la gauche, socialisme, élection présidentielle, 2012, énergie du changement, abécedaire optimiste |
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