27.02.2012
UNE VISION D'ENSEMBLE LUMINEUSE POUR LE MONDE.
LA TROISIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE DE JEREMY RIFKIN.
Jeremy Rifkin est maître de conférences au programme de formation des dirigeants d’entreprise de la Wharton school (université de Pennsylvanie) et président de la fondation sur les tendances économiques de Washington.
Il conseille l’Union européenne et les chefs d’Etat du monde entier.

« La Nouvelle Révolution Industrielle (NRI) n’est pas une utopie qui nous conduira à la terre promise mais un plan économique pragmatique, sans fioritures, pour tenter la traversée jusqu’à une ère post-carbone durable.
La NRI est le début d’une ère nouvelle caractérisée par le comportement coopératif, les réseaux sociaux et les petites unités de main- d’œuvre technique et spécialisée. Dans le demi-siècle qui vient, les activités centralisées traditionnelles des première et seconde révolutions industrielles seront progressivement absorbées par les activités distribuées de la troisième ; et l’organisation hiérarchique traditionnelle du pouvoir politique et économique cédera la place au pouvoir latéral, qui étendra sa structure nodale à travers toute la société. La NRI rend obsolètes les clivages politiques gauche-droite, nécessite une refonte de l’école publique, sur la coopération, et un
engagement de tous pour créer un monde transparent, démocratique, durable et juste. Le fil conducteur de la NRI repose sur une observation : les grandes transformations économiques de l’Histoire se produisent quand une nouvelle technologie des communications (exemple : internet) converge avec un nouveau système énergétique (exemple: « l’internet » intelligent des énergies durables) ».
La NRI applique la stratégie « 20-20-20 en 2020 » : réduire de 20% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, accroître de 20% les économies d’énergie et élargir de 20% le déploiement des énergies renouvelables.

« La NRI, met fin à l’âge du carbone fondé sur l’usage des énergies fossiles. La facture de l’énergie dépensée, des première et seconde révolutions industrielles arrive à échéance. Les deux cents années où l’on a brûlé du charbon, du pétrole et du gaz naturel pour propulser un mode de vie industriel ont envoyé quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour l’avenir de la vie.
Cinq piliers constituent l’infrastructure d’un nouveau système économique global, qui peut nous faire entrer dans un avenir vert. La mise en place de ces cinq piliers doit se faire en même temps, chacun ne pouvant fonctionner sans l’autre.
La NRI passe d’un régime fossile à un système d’énergie renouvelable (énergie solaire, éoliennes, hydroélectricité, géothermie, biomasse). 2. Elle reconfigure le parc immobilier mondial en transformant chaque logement en mini-centrale électrique capable de collecter sur site des énergies renouvelables. 3. Elle installe dans chaque bâtiment et dans toute l’infrastructure de la société, des technologies de l’hydrogène et d’autres moyens de stockage pour conserver l’énergie renouvelable intermittente et garantir la satisfaction de la demande par une offre fiable et continue d’électricité verte. 4. Elle utilise la technologie de communication de l’internet pour convertir le réseau électrique en réseau intelligent, auquel des millions de personnes pourront renvoyer de l’énergie verte produite sur leur maison ou à proximité afin de la partager avec d’autres dans des communaux en source ouverte, un peu comme on produit et partage l’information sur internet.
[Vidéo sur une maison à énergie positive:
www.paysdesolonnes85.com/article-25049185.html]
5. Elle rééquipe la flotte mondiale des moyens de transport- voitures, autobus, camions, trains- avec des véhicules à pile à combustible et des véhicules électriques branchables, alimentés par les énergies renouvelables produites sur des millions de sites bâtis, et crée des stations de charge dans tous les pays et continents où chacun peut acheter et vendre de l’électricité sur le réseau électrique distribué.

L’Union européenne s’est engagée à tirer des énergies vertes un tiers de son électricité en 2020. Il est impératif de numériser le réseau électrique et de le rendre intelligent, pour qu’il puisse gérer les énergies renouvelables intermittentes que des dizaines de milliers de producteurs locaux vont lui envoyer. En même temps, les technologies de l’hydrogène (flexibles) et les techniques de stockage (pour ne pas couler le projet!) dans l’ensemble des infrastructures de l’Union doivent se développer. En 2007, José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, a annoncé un partenariat public-privé de 7.4 milliards d’euros pour déployer une économie de l’hydrogène sur le continent (mais l’Europe manque d’argent!).
Le réseau intelligent entraînera la création de milliers d’emplois dans les domaines de l’énergie, du bâtiment, du stockage par l’hydrogène et dans les transports. (En Allemagne en 2007, moins de 10% de l’énergie totale produite par des sources renouvelables a créé presque autant d’emplois- 249 300- que les 90% des énergies traditionnelles, charbon, pétrole, gaz et uranium : 260 000 emplois). La fabrication de véhicules électriques branchables et à pile à combustible, en cours, induira plus d’un million d’emplois dans le monde en 2020 …Daimler, associé à sept partenaires prépare l’introduction massive des véhicules à hydrogène en 2015.
La NRI est en marche dans l’Union européenne, à Huesca en Espagne, à Rome, à Utrecht particulièrement, à Monaco (le Prince étant un écologiste scientifique) à San Antonio aux Etats-Unis, ville expérimentale »…
Les conséquences de la NRI sont, en effet, « révolutionnaires ». L’énergie centralisée, avec ses entreprises géantes telles EDF ou Areva, rencontre la concurrence avec « l’internet de l’énergie durable » aux relations obligatoirement latéralisées qui réduisent les hiérarchies traditionnelles. La continentalisation remplace progressivement la mondialisation, par la création de vastes réseaux intelligents distribués de circulation des énergies. L’évidence est que ces transformations sont fortement conflictuelles entre intérêts divergents : Desertec, l’initiative industrielle dans le Sahara en est un exemple. www.desertec.org
La salle de classe change de visage : les élèves ne sont plus punis s’ils copient sur leur voisin puisque la coopération et la solidarité sont la base du nouveau capitalisme « distribué », de l’entreprenariat social, des entreprises coopératives… Les programmes et les méthodes ne peuvent être celles d’aujourd’hui.
En économie, Adam Smith est « mis à la retraite ».
« La troisième révolution industrielle est, indissociablement la dernière phase de la grande saga industrielle et la première de l’ère coopérative émergente. C’est un interrègne entre deux périodes de l’Histoire économique, la première caractérisée par le comportement industrieux et la seconde par le comportement coopératif ».
Extraits de : La troisième révolution industrielle de Jeremy RIFKIN aux Editions « Les liens qui libèrent », février 2012, 414 pages, 24 € TTC.
Images: France. Inter et www.agencebretagnepress.com
COMMENTAIRE : La proposition de réseau énergétique indépendant, latéralisé, rencontrera en France les partisans de l’énergie centralisée, hiérarchisée, dont l’énergie nucléaire. Les coûts comparés des deux choix contraires ne sont pas évalués et ce manque d’informations essentielles ne permet pas actuellement de choisir. Les travaux requis par la révolution de Jeremy Rifkin sont complexes et ne pourront exister avant des décennies ! Les réseaux démultipliés restent difficiles à coordonner et semblent plutôt adaptés aux zones isolées. Le projet du super-réseau électrique européen reliant les parcs éoliens en Ecosse et les fermes solaires en Espagne et en Afrique, dont le coût dépasserait les 100 milliards d’euros, rencontre pour l’instant de nombreux obstacles : réglementaires, idéologiques, politiques, financiers. Microsoft Research fait des serveurs informatiques une nouvelle source d’énergie et deux sociétés californiennes développent une autre technologie pour stocker la chaleur du soleil : le solaire thermique qui produit de l’électricité en utilisant les rayons du soleil pour faire bouillir de l’eau. Cette eau peut servir à chauffer du sel qui emmagasine l’énergie pour un usage extérieur…
Annie Keszey.
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20.02.2012
Une ville où personne n'est laissé de côté.

LE RIDICULE TUE.
Une page à demi-illisible.
C’est une numérisation de la page 78 « Tribunes » du journal sur papier « Puteaux Infos » de Février 2012. La majorité municipale UMP informe les citoyens par un journal dispendieux et populiste ( enfin, un peu populaire parfois) de 85 pages, dont une demi-page est octroyée aux 4 tendances de l’opposition : Le PS, Alternance, une Conseillère indépendante et Puteaux pour tous.
Le groupe de la majorité, sur la demi-page supérieure, développe son ancrage dans une politique sociale forte… Personne n’est laissé de côté.
Or, dans la demi-page en- dessous, la moitié des électeurs de Puteaux est « laissée de côté » privée de la lecture des tribunes illisibles de l’opposition à partir de la taille minuscule, stupide, des caractères. (Au second tour des élections municipales de 2008, le Maire a été élu avec 52.98% des voix des 18 293 suffrages exprimés sur 27 799 inscrits).
L’absence de loupe ou de microscope contraint à consulter la version électronique de la (pleine) page 78 sur le site :
http://www.mairie-puteaux.fr/fileadmin/decouvrir/puteaux_...
La loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité codifiée à l’article L. 2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales prévoit que les communes de 3500 habitants et plus, qui publient sous quelque forme que ce soit un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace doit être consacré à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale afin que la liberté d’expression, liberté fondamentale, soit respectée. Est en effet en jeu l'exercice de la libre expression des élus minoritaires qui est un aspect essentiel de la démocrate de proximité. Cette liberté se rattache directement à « I' exigence de pluralisme » des courants d’idées qui constitue, selon le Conseil Constitutionnel, le fondement de la démocratie.
Les modalités d’application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur selon l’article L.2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. L’espace accordé à l’expression de l’opposition, le nombre et la taille des caractères relèvent donc de la responsabilité du maire et du conseil municipal.
Il faut DEMOCRATISER le règlement intérieur de la municipalité de Puteaux, quant à la FORME de la liberté d’expression de l’opposition.
Il est facile de trouver «mieux », en consultant les publications municipales sur internet. Bruno Joncour, maire MoDem de Saint Brieuc, publie des tribunes sur 2 pages. Laurent Cathala, maire PS de Créteil, publie des tribunes sur 4 pages dont 1 pour le PS et 1 pour l’UMP…Même François Copé, très UMP, maire de Meaux, ne se risque pas à autant d’ostracisme…
Une fois l’obstacle de l’illisibilité franchi, le FOND de certaines tribunes de l’opposition consterne. Le conseiller, d’Europe Ecologie Les Verts, lié à Alternance, voudrait une place pour l’opposition dans la commission d’attribution des HLM. C’est une excellente idée sauf qu’il est le moins bien placé pour faire cette demande: il n’assiste pas aux conseils municipaux et ne vient pas aux réunions de la commission d’étude des marchés publics dont il fait partie. Eva Joly, l’incorruptible, n’aimerait pas cette duperie. Si l’UMP, spécialisé en publicité, se félicite de son bilan, le MoDem, qui « tire » sur la droite et la gauche loue, avec ses thèmes récurrents … sa propre absence de projet.
La conseillère indépendante rappelle la morale ordinaire à de trop nombreux élus fragiles ou assujettis. Le PS attend le soleil du printemps. Deux espoirs.
Les clivages politiques, « consentements meurtriers » symboliques, perdurent dans la cité, alors que l’avenir proche les condamne. La troisième révolution industrielle qui s’annonce sera obligatoirement COOPERATIVE.
Madame Le Maire, organisez, pour le conseil municipal, une vidéo-conférence de Jérémy Rifkin. Merci !
www.atelier-idees.org Annie Keszey
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| Tags : puteaux, conseil municipal, liberté d'expression des élus de l'opposition |
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10.02.2012
UNE PENSEE BARBARE DU MINISTRE DE L'INTERIEUR.

Pour Montaigne, « appeler barbares les peuples d’autres civilisations » c’est la barbarie d’une pensée.
Claude Guéant, particulièrement inspiré, estime que « toutes les civilisations, toutes les pratiques, toutes les cultures, au regard de nos principes républicains, ne se valent pas ».
Serge Letchimy, ému, député de la Martinique (colonisée et frappée par l’esclavage pendant plusieurs siècles) a affirmé que les propos du ministre étaient « une injure faite à l’homme…Aucun peuple n’a le monopole du progrès, de la science, de l’intelligence…Le régime nazi, était-ce une civilisation ? » Puis il a lancé à Claude Guéant : « Vous privilégiez l’ombre. Vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration ».
Le gouvernement a quitté l’hémicycle en signe de protestation, contre Serge Letchimy.
Aucune analyse historique équilibrée de ces propos, ne proviendra de l’UMP.
Edgar Morin, directeur de recherche émérite au CNRS, reprend ce débat, au-dessus de l’arène et de l’immédiateté.
« La France doit être considérée dans son histoire non seulement selon les idéaux de liberté-égalité-fraternité promulgués par sa révolution , mais aussi selon le comportement d’une puissance, qui, comme ses voisins européens, a pratiqué pendant des siècles, l’esclavage de masse, a dans sa colonisation opprimé des peuples et dénié leurs aspirations à l’émancipation. Il y a une barbarie européenne dont la culture a produit le colonialisme et les totalitarismes fascistes, nazis, communistes. On doit considérer une culture non seulement selon ses nobles idéaux, mais aussi selon sa façon de camoufler sa barbarie sous ses idéaux…De même, le christianisme ne peut être considéré seulement selon les préceptes d’amour évangélique mais aussi selon une intolérance historique envers les autres religions, son millénaire d’antijudaïsme, son éradication des musulmans des territoires chrétiens… La civilisation moderne née de l’occident européen a répandu sur le monde d’innombrables progrès matériels mais d’innombrables carences morales à commencer par l’arrogance et le complexe de supériorité…
Il s’agit de dépasser un occidentalocentrisme et de reconnaître la richesse de la variété des cultures humaines…Nous devons reconnaître les vices autoritaires des cultures traditionnelles, mais aussi l’existence de solidarités que notre modernité a fait disparaître, une relation meilleure à la nature et, dans les petites cultures indigènes des sagesses et des arts de vivre…
Le faux universalisme consiste à nous croire propriétaires de l’universel- ce qui a permis de camoufler notre absence de respect des humains d’autres cultures et les vices de notre domination.
Le vrai universalisme essaie de nous situer en un méta-point de vue humain qui nous englobe et nous dépasse, pour qui le trésor de l’unité humaine est dans la diversité des cultures. Et le trésor de la diversité culturelle dans l’unité humaine.
Extraits de « Débats- Le Monde du 8/02/2012. Image: nightwish57.skyrock.com
Annie Keszey.
15:34 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.02.2012
LES DIFFICULTES AGGRAVEES DU 19 RUE COLLIN, A PUTEAUX.
LES DIFFICULTES AGGRAVEES DU 19 RUE COLLIN, A PUTEAUX.
Façade sous les coups des camions de livraison des commerces : aucun constat pour les assureurs.
Qualité spécifique de l’isolation thermique.
Le site www.atelier-idees.org avait publié un rapport de synthèse de 15 années de gestion du 19 Rue Collin, « taudis » au cœur de Puteaux, le 1er juillet 2009. La situation précaire de cette copropriété s’est encore considérablement dégradée. C’est l’ensemble de la copropriété des 111, 113,115 Rue Jean-Jaurès et 17, 19 Rue Collin qui est en « difficulté » au sens de la loi, du fait des impayés de charges.
A.Les 4 urgences.
Abaisser les charges de copropriété, très au-dessus des coûts moyens pour des prestations déficientes. (Les contrats SICLI, APPRO-SERVICES, ISS … sont à renégocier).
Traiter les lourds impayés de charges, souvent anciens, avec une aide juridique et judiciaire. Le nouveau syndic ne peut disposer seul du temps nécessaire à l’ampleur de la tâche.
Réaliser les travaux d’urgence en informant sur les aides financières possibles. La pose prévue d’une barrière automatique à l’entrée de la copropriété est une initiative sans doute à tenter, avec un risque d’échec, sauf qu’un seul devis sera soumis à l’assemblée générale d’un montant de 5649 € TTC. Cette somme nécessite la présentation de plusieurs devis concurrentiels afin d’éviter l’annulation de l’Assemblée Générale. La concurrence est obligatoire à partir de 1500 €, selon le vote de la précédente assemblée.
Engager la présidente du Conseil Syndical à agir avec compétence et motivation dans le respect des intérêts d’autrui. Le site www.unarc-asso.fr, en particulier, propose des formations.
B. Les responsables impunis d’une faillite éventuelle.
- Trois syndics sans conscience professionnelle.
Trois syndics successifs sont les responsables majeurs de la lente marche vers la ruine du 19 Rue Collin. Ils restent « impunis», pour l’instant. M Poupon, syndic pendant de très nombreuses années, insouciant avec les lois, confiait, par exemple, à un nouveau locataire, la clé d’une chambre libre appartenant à un propriétaire injoignable. Il affirmait au locataire qu’en payant l’arriéré de charges, proche d’un prix d’achat, du précédent locataire, il devenait propriétaire de la chambre. Le nouveau locataire payait ensuite, pendant des années, les charges du copropriétaire et l’arriéré, mais avec un généreux crédit du syndic à 0% ! Les syndics suivants n’ont jamais rectifié ces situations indignes. Une avocate de la Maison du Droit à Puteaux, en 2010, a informé ces locataires de leur situation qui n’est toujours pas réglée au niveau de la copropriété.
M Forabosco d’ABS Suresnes (représentant de Christelle Chanson) a été laxiste, selon son autocritique, quant à de nombreux faits . Il a payé un employé d’immeuble, sans contrat ni définition des tâches, pendant plusieurs années, qui ne venait pas travailler : ce que le syndic savait mais niait par des arguments peu convaincants (l’employé était malade le jour du constat de l’absence, ou était à la Sécurité sociale…). La preuve de cette imposture fut tragique : l’employé est mort dans un étrange accident de voiture…au Maroc, où il vivait ! Un sans-papier le remplaçait en échange d’un lit dans divers lieux. Il n’y a jamais eu de nettoyage sérieux des parties communes avec WC collectifs de la copropriété.
Aujourd’hui, les copropriétaires sont enfin appelés à approuver les comptes de deux exercices qui comportent les salaires et charges de cet employé inexistant (25 000 €) et, de plus, à constater les dettes de charges impayées par cet ex-employé (5108.25€), également propriétaire d’appartements du 19. Ne pouvait-on relier ces deux situations contraires?
L’esclave sans papier de cet employé est devenu, après régularisation, employé à son tour, sans contrat ni définition des tâches : il ne peut occuper la loge coupée en deux et louée au noir par l’ex-employé. Les syndics et les conseils syndicaux le savaient, sans intervenir. Les comptes soumis à une prochaine approbation font payer aux copropriétaires les frais d’électricité de ces deux parties de loge, avec l’accord des membres du conseil syndical qui ont contrôlé les comptes (il est vrai que ces membres ne seront pas appelés à participer à ces frais de 1806.86 €). Les parties communes de l’immeuble sont exceptionnellement sales. Le poste des charges « produits d’entretien » est d’ailleurs à 0 €! Il faut solliciter l’aide de l’actuel employé, ami des squatters identifiables, pour les inviter à payer leurs charges ! La loi précise les modalités d’expulsion-relogement de ces squatters Ce syndic, M Forabosco, a transmis son affaire « ABS Suresnes » en location- vente à ABS- FONCIA Marceau de Courbevoie dont le Président est M Bénazet, sans aucune autorisation des copropriétaires. Cette transaction du 1/11/2010 a pillé les fonds de la copropriété parce que ces deux « commerçants irresponsables » ont laissé passer la date de fin du contrat de syndic. La copropriété s’est trouvée sans syndic puisqu’il n’y a pas de substitution légale entre syndics. Messieurs Forabosco et Bénazet n’ont pas oublié de s’octroyer leurs honoraires, (26 660 €) illégalement pour le second si la justice ne reconnait pas les syndics de fait. Puis, M Bénazet a initié une ordonnance sur requête auprès du Président du Tribunal de Grande Instance de Nanterre afin d’obtenir la nomination d’un administrateur judiciaire, syndic provisoire. L’avocat de FONCIA, du cabinet Elbaz, rédacteur de la requête, a été payé par la copropriété 1794 €, plus d’un SMIC, pour une petite page, avec un gros mensonge pour « blanchir » FONCIA. Maître Elbaz a écrit : des travaux avaient été votés lors de l’assemblée générale de la copropriété qui n’avaient pas pu être réalisés en l’absence de fonds disponibles. C’est faux. Des travaux concrets n’ont pas été votés et il n’y a pas eu d’appels de fonds : le procès-verbal de l’assemblée générale l’atteste. La copropriété va aussi payer les honoraires du syndic judiciaire provisoire, anormalement élevés. C’est un déni de justice : cette procédure redoutable prive la victime (le syndicat des copropriétaires), du droit à être défendue et la paupérise mais libère le fautif (le syndic) de tout dédommagement. La prochaine assemblée générale, dans son ordre du jour, ne soumet au vote aucune sorte de poursuite d’ABS- FONCIA -Marceau.
- Les conseils syndicaux entre 2006 et 2010.
Le 19 Rue Collin n’avait qu’un représentant, trop effacé, au conseil syndical. Les autres membres appartenaient au petit groupe des copropriétaires, gros porteurs de tantièmes, logeant dans les bâtiments entretenus de la copropriété. Ils ont toléré l’intolérable de la part des syndics. De plus, ils ont servi leurs intérêts dans le sens inverse des intérêts collectifs en soumettant au vote, en assemblée générale, leurs acquisitions de combles à des prix très bas.
Lors de l’assemblée du 21/02/2012, un quatrième copropriétaire, nouvellement arrivé, souhaite acquérir 56 m2 de combles soit 17.20 m2, loi Carrez avant travaux, pour 10 000 € : 581 € le m2, en plein cœur de Puteaux. Le prix est encore plus bas que les précédents mais assuré d’une approbation majoritaire. Ce futur acquéreur justifie ce prix par trois arguments: il ne pourrait payer plus cher, les combles, selon la loi, ne peuvent être acquis que par le copropriétaire exactement en-dessous, cet achat apporte de l’argent à la copropriété. Ces arguments valent pour ce copropriétaire individuel mais occultent la spoliation financière de la collectivité puisque le bénéfice induit par cet agrandissement de l’appartement ne sera pas redistribué, sauf engagement de redistribution de cette plus-value joint à l’achat de combles.
Pour les copropriétaires, vendre les combles à bas prix reste un appauvrissement.
A cette même assemblée, les nombreux « petits porteurs de tantièmes » des 19 et 17 n’auront pas à voter des travaux d’urgence, de première nécessité, pour leur bâtiment, une fois de plus, aucun devis pour l’intérieur n’étant proposé. Ils seront appelés paradoxalement à approuver les charmants projets d’aménagement des combles, liés aux plus grands appartements, dans le bâtiment le mieux entretenu de la copropriété. Cette fracture sociale de proximité, sans fraternité, est difficile à vivre. Monoprix « grandirait » en ne votant pas ce nouvel achat de combles à bas prix, puisque son pouvoir est presque absolu, par respect pour les intérêts de tous et pourrait proposer une solution d’achat acceptable.
[La convocation à l’assemblée générale comprend 75 photocopies, dont 30 concernent des intérêts privés de 2 copropriétaires. Elle est diffusée à 117 exemplaires ce qui génère 3510 photocopies portant sur les combles. Qui va payer ?]
3.Les copropriétaires endettés.
Des sommes très importantes ont été avancées par les copropriétaires au cours des 5 dernières années pour poursuivre les débiteurs. Ils n’ont jamais été remboursés et seules les poursuites rudimentaires ont été effectuées. Le plus gros débiteur qui doit aujourd’hui 43 387.72 € a ou aurait 104 ans. Il ne paie rien depuis des années mais reçoit toujours des convocations en RAR pour les assemblées générales. Son appartement n’est pas hypothéqué ! D’autres cas mettent en péril la copropriété.
C. Les comptes
Le nouveau syndic de la copropriété est le syndic OLT G I, 154 Rue Jean Jaurès à Puteaux, élu lors de l’assemblée générale sous la responsabilité de l’Administrateur judiciaire. Son grand mérite est d’avoir accepté de gérer cette copropriété. Il a reçu l’exceptionnel soutien de Monoprix. Il présente les comptes de deux exercices lors de la prochaine AG. Ce seul travail représente un temps « fou » tant les comptes de ses prédécesseurs peuvent être confus, non experts, avec des libellés vagues et des sommes globales. Il a été récompensé par Madame Le Maire de Puteaux lors d’un repas public rassemblant les personnes engagées dans la gestion des copropriétés à titres divers : c’est un soutien juste. Madame Le Maire a d’ailleurs été particulièrement attentive aux problèmes complexes de cette copropriété privée.
Outre les observations comptables faites précédemment, on rappellera que le gaz relève de consommations individuelles privées (compteurs à relever), que le compte d’attente 47 de l’annexe 1 de chaque exercice doit être clos et que les comptes 102 et 40 doivent être détaillés. Il importe de vérifier s’il n’existe pas des sommes dormantes devant être remboursées !!!
Le résultat comptable, sur papier, correspond-il au solde bancaire du 31/03/2011?
L’information sur la situation immobilière de Planet-Sushi est attendue en AG.
L’achat par la Mairie des appartements du 19 mis en vente, le fait de murer les appartements acquis et l’annonce, par le syndic, de la visite du mardi 8/02/2012 dans chaque appartement, avec présence obligatoire, pour « expertise de référé éventuel » (termes hermétiques) génèrent une grande inquiétude. Les deux nouveaux membres, lucides, du Conseil Syndical des 17 et 19 Rue Collin, sauront informer: leurs coordonnées vont être diffusées, afin qu’ils ne soient plus exclus des réunions qui les concernent, en droit.
Annie Keszey www.atelier-idees.org
11:38 Publié dans LOGEMENT, PUTEAUX | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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