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31/03/2012

COMMENTAIRE: DALLAS 9-2- HEBDOMADAIRE "LE POINT".

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Extrait de l'hebdomadaire Le Point- n° 2063- ZAK.

Commentaire adressé à Monsieur Franz-Olivier Giesbert, Directeur de la publication de l’hebdomadaire «Le Point ». 
Objet: l’article « Dallas » dans le 9-2, pages 70, 71 et 72 du numéro 2063 de l’hebdomadaire   «Le  Point », du 29/03/2012.

        Monsieur Giesbert,

Le vrai Puteaux est un peu différent de votre Dallas, semble-t-il.
Le premier problème politique de Puteaux est français: c’est la dépendance de la Justice, sa politisation, par rapport au pouvoir présidentiel. L’avocat général Philippe Bilger, dans « Le bal des complaisants », en définit le mécanisme, les acteurs complices et les résistants certes en difficulté. La mise en examen de M  Ceccaldi-Raynaud, ancien maire, dans une affaire de marché public, en 2007, n’a toujours pas abouti 5 ans plus tard et l’Institution judiciaire reste discrète après l’annonce du  « Canard Enchaîné » révélant qu’une somme de 4 millions d’euros provenant d’un héritage familial aurait été placée en Suisse, par Madame Ceccaldi-Raynaud, maire actuel et fille du précédent. Maître Drai, son avocat, a précisé que ces fonds se trouvaient, légalement, en France. Les jugements populaires locaux, subjectifs, répétitifs, par méconnaissance des faits et du droit, occupent donc  l’espace-temps et les citoyens vivent dans une brume inutile d’opinions indécises ou erronées, en attendant les décisions de Justice. Pour Christophe Grébert, un des opposants au maire, une décision de justice d’actualité le concernant, pour l’instant, est claire: il vient d’être condamné pour faits de diffamation au préjudice de l’Association Musicarte et de sa présidente Youra Nymoff- Simonetti.
Le second problème politique local est aussi général, c’est celui du  népotisme, ennemi des démocraties, combattu épisodiquement, mais qui perdure depuis des siècles. Des électeurs, complices, à Puteaux, pour des raisons personnelles, ont  installé la même famille au pouvoir depuis près d’un demi-siècle. Christophe Grébert, conseiller municipal d’opposition du MoDem et blogueur avait acquis  une certaine notoriété  virtuelle en s’opposant à la nomination prévue de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD. Pourtant, Christophe Grébert, avant le second tour des élections municipales de 2008, a tenté une alliance avec M Ceccaldi-Raynaud qui avait présenté, en effet, une liste contre celle de sa fille. Christophe Grébert combat le népotisme mais s’y associe pour servir ses intérêts politiques: son ambiguïté renforce la brume ambiante.
Le troisième problème est la personnalité des trois acteurs, dressés deux contre « une », qui rejoignent nombre d’élus sans éthique prévisible. Monsieur Ceccaldi-Raynaud  et Christophe Grébert ont un désir obsessionnel de pouvoir personnel: pouvoir narcissique qui amenuise l’amour d’autrui, la défense des valeurs fondamentales (justice, vérité, respect mutuel, fraternité…). Ils veulent l’un et l’autre le même pouvoir communal, contre celle qui le détient et leur résiste, en un triple jeu  de harceleurs-harcelés et inversement ! De même que Christophe Grébert combat le népotisme tout en l’acceptant, il attaque le favoritisme de la démocratie locale mais le pratique déjà. Lors des élections internes à la section locale du MoDem, pour éliminer la majorité qui lui était peu attachée, il construisit une liste concurrente avec pour tête de liste un de ses amis de Nanterre (ce qui est interdit) auquel il fournit une fausse adresse à Puteaux.
Votre article, à partir d’une légèreté de style, semble prendre parti pour M Ceccaldi-Raynaud et Christophe Grébert contre Madame Ceccaldi-Raynaud: ce n’est pas juste. M Ceccaldi- Raynaud, avocat, a le bac, niveau d’instruction qui ne lui permet pas d’accéder à la dignité  ni à l’amour paternels. Ses propos contre sa fille sont grossiers, affligeants, dénaturés et vous ne les tempérez pas. Madame Ceccaldi-Raynaud, à ma connaissance, n’a jamais attaqué publiquement son père et c’est sans doute la raison de son refus de recevoir votre journaliste. Mais, dans votre texte, elle  n’a pas d’avocat à décharge! 
Vous reproduisez un jugement de Christophe Grébert , condamnation jouissive de Madame Ceccaldi-Raynaud : « Pour le pouvoir, elle a choisi de trahir son père ». Pour le pouvoir, Christophe Grébert a trahi  ses colistiers, dont les ¾  l’ont quitté,  à peine un mois après les élections de 2008.
Cette situation appartient au bilan d’une République exemplaire.
Bon courage Monsieur Giesbert.
www.atelier-idees.org    Annie Keszey.

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