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19/09/2013

LES TURBULENCES DE LA DEMOCRATIE.

Un nombre important d’électeurs, en 2013, partage les mêmes jugements sur la Démocratie française, imparfaite.
Les  représentants élus ne représentent pas tous les Français. Le gouvernement, à partir des déclarations de biens des ministres, est « censitaire ». Trop de politiques sont corrompus, inscrits dans « la délinquance des riches », d’autres sont incompétents. « Les promesses électorales ne sont pas tenues, dans le mensonge et l’impunité ». Les réalisations des mandats ne sont pas évaluées. Les partis de droite, du centre et de gauche conduisent la France médiocrement, sans différences notables. L’économie plombe le social, « social plombé par le sociétal », l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît, les responsables politiques, auteurs de gaspillages insensés de fonds publics, creusent la dette et pèsent sur les impôts. Les gouvernements n’ont pas de visions à long terme. Un seul type de société est reconnu, le néolibéralisme,  mais avec deux faces : celle de l’économie virtuelle dominante au service des riches et celle de l’économie réelle dont le déclin, voulu, est responsable d’une immense « casse sociale ». Bien sûr, une partie de l’électorat reste complice du pire et ne se rallie pas à l’urgente critique du « bourgeoisisme ».Ces constats induisent cependant des réactions de citoyens lucides, nombreux, mais avec difficulté : par exemple, l’augmentation de l’abstention aux élections qui ne saurait s’expliquer par de l’indifférence.
   
Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, spécialiste de la légitimité démocratique, éclaire les fondements de certains de ces jugements et les situe dans leur complexité historique et sociologique. Il analyse les raisons des transformations de la démocratie et prévoit l’avenir. Deux publications aident à penser : La Contre-démocratie (Seuil 2006) et La légitimité démocratique. Impartialité, réflexivité, proximité. (Seuil 2008). Cette seconde publication de 361 pages, si elle était résumée, perdrait de sa rigueur et de sa précision. La présentation choisie est celle d’une succession continue de courts extraits, discontinus dans le livre. Lire Pierre Rosanvallon demande du temps, mais le concentré qui  suivra, en quatre pages, ne prétend pas restituer le parfait éclairage de la complexité et de l’évolution de la démocratie.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, dans leur dernier livre « La violence des riches. Chronique d’une immense casse sociale », (Zones, 2013), justifient aussi les jugements citoyens négatifs et inquiets sur la démocratie : ils les affinent et les approfondissent. La présentation de leur ouvrage suivra celle de la publication de Pierre Rosanvallon sur
www.atelier-idees.org            www.notreputeaux.com

Images: soyons-lucides.fr et libération.fr

Annie Keszey

 

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