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09/01/2016

La première page de "Charlie Hebdo".

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Donc, l’auteur « balboa 78,  peut-être », est heurté, blessé, par la première page de Charlie Hebdo. Le Huffington Post fait aussi état de protestations...

Ces «  geignards », en pleine santé, sont infiniment moins « blessés » que les morts, les blessés concrets, les survivants démolis de l’équipe de ce journal et des autres victimes du terrorisme. « Balboa 78 » c’est le texte d’un croyant catholique : il a le droit de s’exprimer. Il ne va pas convaincre les athées, par exemple, dont je suis. Ce croyant catholique a reconnu l’image de son Dieu, mis en examen et ce n’est pas la première fois. Si cette image est en effet plutôt celle du Dieu des catholiques avec sa longue barbe, ses sandales de moines, son triangle marqué d’un œil de la trinité ou de la franc-maçonnerie, c’est un dieu assassin puisqu’il porte la kalachnikov et que des traces de sang maculent sa robe blanche. Pour une athée, de culture française toutefois et consciente du terrorisme, c’est la représentation imaginaire du dieu unique, universel, concentrant toutes les religions et donc aussi et surtout, aujourd’hui, l’islam. L’inquisition, la Saint Barthélemy, le chevalier de la Barre : c’était hier.

Les conflits religieux concernant toutes les religions, les compétitions économiques et l’amour de la guerre expliquent la quasi-totalité des guerres de l’Histoire. Tout puissant paraît-il, Dieu laisse assassiner depuis des siècles des civils innocents et mourir des enfants. « Dieu » n’existe que dans les têtes des croyants : il n’a en réalité ni corps, ni âme, ni âge...il n’est ni objet, ni sujet, de plus sans lieu de vie repérable dans l’infini du cosmos. Les croyants qui regardent en l’air pour prier ne le voient jamais. Dieu n’existe donc qu’en tant que «total des pensées spirituelles individuelles », échappant toutefois à la concrétisation mathématique. Comme l’homme, un dieu est bon ou méchant selon le psychisme qu’il habite. Il est cruel et tueur, pourtant « grand », dans la tête d’un djihadiste.

Mettre Dieu, une perfection décrétée, au-dessus de la mêlée est la fiction confortable des croyants.

L’auteur balboa 78 en est resté à la condamnation de ce qu’il estime être un blasphème : il est en retard et surtout n’a qu’un attachement très limité à la liberté d’expression. Ce n’est pas le cas des citoyens militants : dessinateurs, humoristes, philosophes... très courageux qui s’exposent pour nous.

Le sacré religieux n’est pas intouchable puisqu’il est imparfait et donc perfectible.

La triste conclusion, en effet, est que les assassins courent toujours.

Annie Keszey.

16:23 Publié dans France, UN MONDE MEILLEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charlie hebdo, dieu, les assassins courent toujours | | |  Facebook

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