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10/03/2020

LETTRE AU MINISTRE DU LOGEMENT, AU PREFET DE PARIS ET AU PREFET DU 92.

Annie Keszey, 44 ans d’Education nationale,..........................., 92800, Puteaux, à Monsieur le Ministre du Logement, Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine, Monsieur le Préfet de Paris (pour le seul quatrième cas).
Copie à Madame la Présidente de l’OPH de Puteaux.

Objet : L’Etat hors- la- loi.

Monsieur le Ministre du Logement, Messieurs les Préfets.

Certes, vous avez hérité de la loi DALO, inapplicable en Île- de- France, mais vous êtes coresponsables des violences illégitimes, durables et destructrices, imposées aux prioritaires DALO, oubliés, malmenés, dupés.
En avril 2020, à Puteaux, une commission d’attribution de logements sociaux doit se réunir, alors puis-je vous rappeler, une nouvelle fois, avec leur accord, la situation tragique de Putéoliens " PRIORITAIRES DALO», inscrits aussi à l’OPH, qui auraient dû être logés dans 6 mois maximum, EN URGENCE !

Premier cas. Une famille constituée du père, de la mère et de trois enfants mineurs. Ils sont prioritaires DALO depuis le 5/11/2014. Ils attendent depuis 5 ans et 4 mois et n’ont reçu aucune proposition de relogement social. Je vous ai adressé le dossier récapitulatif de 62 pages de leur épreuve ainsi que plusieurs courriers de rappel en LRAR. Qui opère une sélection entre les prioritaires et selon quels critères ? Document 1 joint. Ne les oubliez plus!

Second cas. Une mère seule, handicapée, souffrante, avec sa fille, mineure de 11 ans. Elles sont reconnues prioritaires DALO depuis le 12/06/2015. Elles auraient reçu deux propositions de logement social, mais n’ont l’avis que pour un seul : aucun des deux logements ne leur a été attribué, elles n’ont pas été informées des adresses et n’en ont visité aucun. Elles sont en attente. Leur logement privé actuel est particulièrement exigu. Je vous ai adressé le dossier récapitulatif de 55 pages de leur épreuve ainsi que deux LRAR de rappel. Document 2 joint. Ne les oubliez plus!

Troisième cas. Un retraité de 81 ans, SDF, exclu de l’immeuble du 17 rue Collin, à Puteaux, déclaré en insalubrité irrémédiable en 2018. De nombreux autres résidents, dans cette même situation, sont relogés en HLM, mais, étrangement, il n’est pas concerné. Il renouvelle sa demande de logement social chaque année à l’OPH de Puteaux. Une première demande de priorité DALO lui a été refusée, mais à partir d’erreurs lourdes de la Préfecture. J’ai adressé, à sa demande, un recours contentieux au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 20/03/2019, il y a un an donc, sans réponse à ce jour. Document 3 joint. Rendez- lui justice !

Quatrième cas. Situation administrative d’une complexité « folle ». Le relogement social de cette famille ne peut venir que d’un accord entre vous, Monsieur le Préfet de Paris et vous, Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine. Le père, la mère et trois jeunes enfants mineurs vivent dans une location privée de 15, 60 m2, loi Carrez, au 8ème étage sans ascenseur, avec WC extérieurs. Ils sont prioritaires DALO depuis le 6/09/2013 : depuis 6 ans et 5 mois, au lieu de 6 mois ! Je vous ai adressé le dossier récapitulatif de 80 pages de leur épreuve et plusieurs LRAR. Ils ont reçu une proposition de logement social à Houilles mais n’ont pu l’accepter : ils ont été rayés de la priorité DALO par vous, Monsieur le Préfet de Paris, et seraient en procès dont ils attendraient l’issue. Document 4 joint. Visitez leur appartement, vous serez atterrés!
Puissent-ils, tous, « être aimés » administrativement et non plus « abimés »* ! MERCI POUR EUX !

Annie Keszey.

 

*(Titre  d'une image sur les violences illégitimes de l'Etat sur Internet)

 

 

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