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06/09/2013

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR VINCENT PEILLON.

6/09/2013.
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ EDUCATION NATIONALE, MONSIEUR VINCENT PEILLON.

Monsieur Le Ministre,

Vous avez mis fin au débat de plusieurs décennies sur les rythmes scolaires et engagé une réforme. C’est bien. Les résultats de ces modifications horaires, connus sans doute dans plusieurs années, jugeront de la pertinence de votre décision. Les partenaires divers, Education Nationale et responsables locaux, devraient définir des objectifs communs. Par exemple, savoir lire en fin de cours préparatoire devrait précéder, sans exclure, savoir jouer au football, par exemple !
Vous n’avez pas encore limité les pertes horaires d’enseignement la semaine de la rentrée scolaire, dans les collèges publics. Ces pertes sont lourdes même si elles ne sont pas publiées. Aucune raison organisationnelle ne justifie le décalage trop important des entrées des divers niveaux. Les responsables d’établissements veillent à leur confort et à celui de leurs enseignants, pourtant reposés, espérons- le,  après deux mois de vacances.
Vous n’avez pas encore limité les pertes horaires des collèges, en juin, lorsque les épreuves du brevet, en 3ème, avancent de deux semaines, la sortie scolaire des autres niveaux. Or, le Haut Conseil du Ministère de l’Education Nationale a jugé inutile et coûteux, depuis plusieurs années, cet examen du brevet, examen ne tenant aucun compte des évaluations scientifiques portant sur le niveau des épreuves et des résultats. Agrégé de l’Université, vous le savez.
L’un de vos prédécesseurs, Xavier Darcos, avait publié des instructions afin de maîtriser le poids des cartables des élèves. La responsabilité des maux de dos et des scolioses vous incombe. Les enseignants  négligent aussi ce problème de santé publique. Lucie, en 6ème, portait un cartable de 11 kilogrammes et Justine, en 4ème, portait, certains jours, 14 kilogrammes, en 2012 ! Vous êtes, objectivement, coupable de non-assistance à élèves en danger. Qu’avez-vous fait, que ferez-vous ? La généralisation de l’usage scolaire de l’Ipad  est-elle, enfin, envisagée ?
Le système éducatif doit assurer « l’égalité des chances », depuis près d’un demi-siècle. Il échoue, sans réaction à la hauteur de l’objectif. Vous reprenez la formation interrompue des enseignants. C’est une bonne nouvelle. Diminuez, en classe, le temps des cours magistraux parce qu’ils n’ont pas l’efficacité de transmission nécessaire et augmentez celui de l’accès au savoir, en autonomie, ce qui demande paradoxalement aux professeurs des temps de préparation beaucoup plus longs. Instaurez le travail en équipe des professeurs, à moyens constants. Attaquez, avec souplesse, le corporatisme enseignant devenu anachronique et appuyez-vous sur les professeurs talentueux. La liberté pédagogique traditionnelle des professeurs ne peut rester indépendante de leurs résultats.
Chargez les Principaux de Collèges, ce qui est parfaitement possible sans les épuiser, de ne perdre aucun élève en cours de scolarité, afin de lutter contre les sorties massives du système éducatif de jeunes sans diplôme.
L’école est obligatoire. Les exclusions d’élèves par les chefs d’établissements ou les conseils de disciplines sont négatives. Incluez, toujours davantage, les élèves « déviants », pour les instruire toujours plus : un pari. Les possibilités sont nombreuses : autres classes, CDI, services municipaux, autres collèges par convention, séances de travail très studieuses et efficaces, le mercredi après-midi, en présence du chef d’établissement, ce qui suppose aussi de faire évoluer la direction des établissements scolaires en impliquant des personnels plus engagés, moins bureaucrates, spécialistes des apprentissages!
Ce n’est pas tout. La suite viendra..
Monsieur Le Ministre, améliorez la système éducatif plus que n’ont su le faire vos prédécesseurs !
Très respectueusement.
Annie Keszey.
www.notreputeaux.com
www.atelier-idees.org

02/04/2013

L'ECHEC DU LYCEE AGORA DE PUTEAUX.

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Le lycée public, général et technologique, 120 rue de Verdun à Puteaux, est le moins efficace des lycées du département des Hauts-de-Seine, d’après la dernière évaluation du Ministère de l’Education nationale et les interprétations raisonnées de la presse. Cette grave situation requiert une  séance de travail, pour établir un plan urgent et exigeant de rétablissement du lycée, entre tous les responsables impliqués : Recteur, Proviseur, représentants des professeurs, des parents et des élèves, représentants de la région, du département et Maire de Puteaux. Les niveaux d’enseignement, avant le lycée, écoles maternelles, écoles élémentaires, collèges ne sont peut-être pas eux-mêmes performants.
Les participants pourraient être porteurs des dernières connaissances sur les réformes à entreprendre diffusées par des spécialistes : Claude Thélot, Marcel Gauchet, Philippe Meirieu, Richard Descoings…Ce dernier, le 2 juin 2009, après avoir parcouru la France et réalisé un grand nombre d’entretiens a remis ses préconisations au Président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un rapport précieux.
Les résultats de l’évaluation des lycées proviennent du Ministère de l’Education nationale. Les classements divers entre établissements sont des déductions qui proviennent d’autres sources.
Le lycée Agora est classé dernier du département des Hauts-de-Seine, d’après le journal « Le Parisien »: 51ème sur 51! Le lycée public, Frédéric et Irène et Joliot- Curie de Nanterre, occupe la 50ème place. Le lycée privé sous contrat, Madeleine Daniélou, de Rueil-Malmaison, est premier. Le journal appuie ce classement sur les données ministérielles.
Au classement régional, le lycée Agora est 446ème sur 463 et au classement national 2270ème sur 2297.

Les indicateurs de valeur ajoutée des lycées évaluent non seulement la réussite des élèves de terminale d'un établissement au baccalauréat, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves de seconde jusqu'à l'obtention de ce diplôme, en prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques et scolaires des élèves. Ils offrent en cela une analyse plus fine que le taux de réussite au baccalauréat qui ne permet pas d’apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements et le parcours scolaire des élèves depuis leur entrée au lycée jusqu’au baccalauréat.
Trois indicateurs sont utilisés pour mesurer la "valeur ajoutée", valeur précieuse, d'un établissement.
Le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la proportion de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat : le taux global de réussite au baccalauréat 2011- 2012, 63%, du lycée Agora, est très inférieur au taux moyen attendu calculé par le ministère pour des élèves d'âge, d'origine sociale, de sexe et de niveau scolaire comparables et scolarisés dans des lycées comparables en termes d'âge, d'origine sociale et de sexe de l'ensemble de l'académie de Versailles, 77% . La valeur ajoutée attendue n’est pas atteinte, moins 14% ! Le taux de réussite au baccalauréat du lycée public Louis Pasteur de Neuilly, 13ème sur 51, par exemple, est de 98%. La valeur ajoutée attendue est exactement atteinte.

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Le lycée privé breton Diwan de Carhaix-Plouguer, lycée bilingue, est remarquable d’efficacité, malgré ses classes surchargées. La valeur ajoutée attendue est dépassée! Le Figaro du 28 mars 2013 le classe 1er des lycées d’enseignement général de France. Les enseignements se font en breton par une pédagogie d’immersion. 
Le taux d’accès au baccalauréat, qui est la proportion d’élèves de seconde ou de première qui obtiennent le baccalauréat en restant dans l’établissement : cette proportion pour le lycée Agora est de 39%. Pour le lycée Louis Pasteur, par exemple, elle est de 87%.
3. La proportion de bacheliers parmi les élèves qui quittent l'établissement.
72% des élèves de terminale quittent le lycée Agora avec leur BAC en poche, en prenant en compte les redoublements. Au lycée Louis Pasteur, la proportion de bacheliers qui quittent l’établissement est de 98 %, redoublements également pris en compte.

Le ministère de l’Education nationale ne souhaite pas réaliser un classement des lycées mais  proposer, à travers cette notion de « valeur ajoutée », une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d'un établissement. La presse et les usagers traduisent les résultats en classements, parfois durs mais toujours positifs s’ils induisent les nécessaires modifications des projets d’établissement.
D’autres données, non encore exploitées publiquement par le ministère, interpellent. Au lycée Agora, sur 36 élèves reçus au baccalauréat général, 2 ont eu la mention «Très bien » et 7 la mention «  Assez bien ». Au lycée Pasteur, sur 86 élèves reçus au Baccalauréat général, 50 ont eu la mention « Très bien », plus de 50% donc, et 10 la mention « Assez bien ». Titulaires d’un baccalauréat national, les élèves du lycée Agora, sans mention, rencontrent une autre inégalité quant à l’accès aux Grandes écoles ou aux inscriptions en classe préparatoire. Ils ne sont pas préparés à cette autre compétition.


La situation de ce lycée Agora est contraire aux objectifs fondamentaux de l’égalité des chances et de la réussite scolaire. L’objectif de promotion de la jeunesse n’est pas atteint. Le déterminisme social ne semble pas dépassé. L’évolution des résultats depuis 2008 interpelle.


Des grilles nombreuses d’analyse des établissements scolaires, depuis des décennies, ont été construites par des experts. Ont-elles été utilisées depuis 2008, au lycée Agora ? Quelques critères:
-    Les exclusions d’élèves par le proviseur ou le conseil de discipline sont supprimées. Les élèves perturbateurs sont inclus, en heures supplémentaires, au CDI, dans une autre classe, dans un atelier… pour y travailler.
-    Les jours ou heures d’absence, sauf dans les cas justifiés, sont récupérés. Les devoirs sont obligatoirement faits et les leçons sues. Un groupe d’adultes spécialement constitué interdit l’absentéisme et les pertes d’élèves en cours de scolarité.
-    L’emploi du temps prévoit le travail, en équipes disciplinaires, des professeurs, une heure par semaine .L’alignement d’une heure au moins de chaque discipline dans l’emploi du temps de plusieurs classes, d’un même niveau, permet d’ouvrir la classe pour l’organiser en groupes de besoins. La liberté pédagogique du professeur ne peut être revendiquée en situation d’échec. La cohésion, l’entraide, l’échange de documents de cours entre enseignants doivent prévaloir.
-    Chaque élève, en début d’année, pense et rédige son projet scolaire annuel et son désir d’orientation. Les parents sont impliqués.
-     Le proviseur, travailleur, présent, accessible, sévère, exigeant, très juste est formé à la pédagogie et aux évaluations scientifiques. Souple quant aux statuts rigides dépassés, il soutient les professeurs en difficultés par des aides concrètes et s’engage dans les initiatives les plus complexes pour les élèves en difficultés. Avec les équipes, il instaure, implacablement, un climat collectif studieux de respect mutuel. Il écoute et donne confiance.
-    Des formations collectives, régulières, sur place, apportent des réponses scientifiques, modernes aux vieilles questions et inventent une pédagogie « vraiment éclairée »…
Le site www.lycee-agora.fr ne publie aucun résultat, ce 1er avril 2013.  

Images : puteaux.fr et Ouest-France. Annie Keszey. www.notreputeaux.com

07/07/2012

LA SECURITE DANS LES COURS DE RECREATION.

cour de récréation.jpg


Kylian, élève de 13 ans d’un collège de Rennes, a été tué, par un autre élève de 16 ans, le vendredi 22 juin 2012, à la récréation de 10 H. Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale s’est rendu sur place pour exprimer la profonde tristesse de la Nation et préciser les mesures prises d’accompagnement et de soutien dont l’intervention de psychologues…Eric Debarbieux , universitaire, spécialiste de l’étude des violences à l’école, a rappelé que les collèges et les écoles avaient une responsabilité particulière pour lutter contre les violences et leur banalisation .. Un fait aussi dramatique qu’un meurtre, fortement médiatisé, n’est pas fréquent en milieu scolaire, mais les ministres successifs confrontés à de tels drames n’ont jamais construit une politique suivie et efficace pour protéger les élèves. Ils semblent considérer que ce travail de précaution, prioritaire, est une tâche mineure incluse dans le domaine qu’ils réfutent de « la pédagogie ». L’actuel ministre, parce qu’il est agrégé de l’Université, pourrait ne pas être plus volontariste que ses prédécesseurs : sauf que le changement…
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Le Ministère relève, chaque année, par enquête informatique, les actes de violence internes aux établissements scolaires, sans doute devrait-il aussi « faire remonter » les mesures adoptées par ces mêmes établissements pour y remédier et  diffuser ensuite une synthèse de mesures applicables par tous.

La priorité, pour le chef d’établissement d’un collège ou le directeur d’école est d’instaurer un climat éducatif harmonieux et d’une grande cohérence entre tous les adultes partenaires y compris les parents d’élèves, avec une Autorité centrale nettement située. Ceci suppose l’aptitude à des échanges fréquents et donc au travail en équipe régulier, formalisé, aidé, des professeurs et de tous les personnels. Ce travail, à moyens constants, peut-être d’1 H par semaine pour les professeurs (3 fois sur 4 par discipline- 1 fois sur 4 en interdisciplinarité) et d’1 H, par demi-trimestre, pour une réunion générale. 

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