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30/01/2012

UNE NOUVELLE PEDAGOGIE SCIENTIFIQUE.

 

PROGRAMMES PRESIDENTIELS : SOUHAITS.

 

ENGAGEMENT PRIORITAIRE DE L’ETAT POUR RECONSTRUIRE L’EDUCATION NATIONALE : FORMER LES PROFESSEURS ET LES FORMATEURS A UNE NOUVELLE PEDAGOGIE SCIENTIFIQUE.

 

La priorité de l’Education Nationale est moins quantitative que qualitative. De nombreuses expertises ont montré que la baisse des effectifs des classes n’avait que peu d’incidences sur les résultats scolaires, même si un équilibre nécessaire au « bien  vivre ensemble » est évidemment exigible. Les classes à orientation précoce du passé, à effectifs réduits, CPPN, CPA, 4èmes et 3èmes technologiques et les SEGPA d’aujourd’hui n’ont produit ni ne produisent l’égalité des chances. Les élèves des groupes restreints de secondes langues en 4ème et 3ème  des collèges (russe, allemand…) ne sont pas mieux notés que les élèves de LV2 anglais dont les effectifs par groupes sont plus nombreux.

 

La première obligation est de former les professeurs et les formateurs à une nouvelle pédagogie scientifique.

Le mot « pédagogie » fut honni par les ministres successifs et ses  défenseurs critiqués, dont Philippe Meirieu. Accrochés à l’école traditionnelle « fondatrice », niant la complexité du métier de professeur et les changements personnels, familiaux et sociaux des élèves, ces ministres ont tous annoncés des réformes, progressistes parfois dans les mots, conservatrices dans les faits, peu appliquées et sans progrès constatés ces dix dernières années.

Le métier de professeur se limitait, pour eux, à l’exigence de diplômes universitaires disciplinaires, les masters aujourd’hui et à une liberté pédagogique individuelle…

Sujet tabou, les professeurs n’ont jamais été impliqués directement  dans l’insuffisante efficacité de l’école publique : seuls les déficits de  «  mérite » des élèves et des familles ou l’insuffisance des moyens expliquaient majoritairement la dérive institutionnelle.  

 

Or, le métier de professeur est un point de rencontre obligé entre plusieurs disciplines qui ne correspondent pas aux découpages universitaires. Ce métier n’est pas encore décrypté mais des initiatives et surtout des recherches rassurent pour un avenir proche.

Sébastien Clerc, professeur de français et d’histoire dans un lycée professionnel de la Seine-Saint-Denis, en 2009, a proposé des solutions concrètes pour assurer de bonnes conditions de travail dans des classes difficiles, dans « Au secours ! Sauvons notre école » aux éditions Oh !

Ses propositions se fondent sur une profonde réflexion de ses pratiques et de ses impasses mais discutable, marquée par l’impuissance institutionnelle du présent : il souhaiterait, par exemple, plus d’exclusions d’élèves perturbateurs…Sa crainte réelle qui justifie son témoignage est que de nombreux  jeunes professeurs ne soient envoyés « au casse-pipe ».  

Il attend une véritable science, en particulier de la tenue des classes, dont les spécialistes feraient part de leurs connaissances aux professeurs débutants.

L’avenir de ce métier est en effet celui d’une nouvelle pédagogie scientifique que le prochain ministre de l’Education Nationale devrait connaître et diffuser.           

 

Un exemple majeur de pédagogie scientifique actuelle.

Savoir parfaitement lire avant de quitter l’école élémentaire est la condition de réussite des études ultérieures. L’objectif n’est pas atteint pour tous les élèves et ce grave échec est pourtant toléré.

La science de la lecture, c’est-à-dire les connaissances scientifiques sur les neurosciences cognitives de la lecture doivent être diffusées en urgence auprès des professeurs et des formateurs afin d’être mises en pratique dans les classes. La liberté pédagogique se fondera sur des principes d’apprentissages rigoureux et non plus seulement sur des essais et erreurs ou même sur la seule expérience et les résultats des élèves mesureront aussi la pertinence de cette traditionnelle liberté.

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Stanislas Dehaene, dans « Apprendre à lire. Des sciences cognitives à la salle de classe », aux éditions Odile Jacob synthétise, avec son équipe du CNRS, 20 ans de recherches sur le cerveau et la lecture. Il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Psychologie expérimentale et membre de l’Académie des sciences.

Son livre est structuré en chapitres :

-          Comment notre cerveau apprend-il à lire ? Apprendre à lire,

-          Les grands principes de l’enseignement de la lecture, la dyslexie,

-          L’éducation fondée sur la preuve,

-          Une proposition de progression pédagogique à travers les difficultés de lecture du français.

Des résumés clairs et brefs, sous le titre « A retenir » définissent les étapes d’une pédagogie scientifique de l’apprentissage de la lecture.

En conclusion, l’auteur affirme la solidité de ces connaissances, souhaite que des professeurs formés  adoptent ce système pédagogique développé très positivement en Grande-Bretagne et en Finlande. Il faut bien sûr adapter les manuels pour focaliser l’attention sur le décodage et la compréhension des mots. Des outils restent à créer : cartons à découper, lettres magnétiques, jeux de mots, logiciels…

La grande section de maternelle doit insister sur l’acquisition du vocabulaire, multiplier les comptines, les histoires orales, les petites pièces de théâtre… Chaque classe de l’école élémentaire comprendra une bibliothèque afin que chaque élève puisse lire un livre par semaine.

 

Les ouvrages de pédagogie scientifique attendent d’être regroupés et utilisés.

[Stanislas Dehaene est aussi l’auteur de « La bosse des maths ».]

 

Luc Chatel, actuel ministre de l’Education Nationale a souhaité introduire la morale à l’école et dépister les prédispositions à la délinquance des enfants des écoles maternelles!

Impuissance.

Jacques Pain, Maître de conférences à l’Université de Nanterre, en 1992, a choisi la voie de la pédagogie contre la violence. Alain Bentolila, linguiste, professeur à l’Université Paris V, en 2007, a défendu « Le verbe contre la barbarie.»

Apprendre à lire scientifiquement donc « mais à des personnes toutes différentes qui débordent de vie, d’initiatives et de créativité, mais aussi à des êtres vulnérables qui révèlent leurs détresses, leurs souffrances et leur insécurité affective. Les mimiques, postures, gestes et vocalisations du jeune enfant s’enchaînent pour devenir des messages qu’il faut comprendre sinon s’instaurera avec l’enfant un dialogue de sourds qui conduira à l’agression, à la crainte, à l’isolement… » C’est Hubert Montagner, docteur ès-sciences, ancien directeur de recherche à l’INSERM  qui met en garde contre le danger de théories scientifiques trop rigides, dans «  L’enfant et la communication » aux éditions Essais-Documents Stock, de 1984.

 

Nouvelle pédagogie scientifique, nouvelles contradictions entre sciences, nouvelle complexité.

 

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.

 

20/09/2011

NON-ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER.

LE POIDS DES CARTABLES.

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Chaque rentrée scolaire, depuis des décennies, la presse a commenté, en vain, le poids excessif des cartables des collégiens. Les Ministres successifs de L’Education Nationale publient, depuis 50 ans, des directives volatiles, par exemple en 1995 sur la santé scolaire… en 2008…

Tous les collégiens, particulièrement en 6ème et 5ème   , restent exposés à la fatigue, aux scolioses et autres maux, à partir de la durée excessive de la position assise et du port de  cartables aux poids déraisonnables.

Le Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos, fortement sollicité par la FCPE, fédération de parents d’élèves, avait publié, dans le bulletin officiel (BO) de l’Education Nationale, numéro 3, du 17/01/2008, une circulaire, particulièrement détaillée, sur le poids des cartables, reproduite partiellement ci-dessous. Cette circulaire s’appuyait sur les recommandations du Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté dont certaines sont à faible coût.

A partir du constat d’un poids moyen de cartable de 8.50 kilogrammes, en 6ème, correspondant anormalement à 20% du poids du corps, le Ministre fixait un objectif précis, à court terme : diviser par deux le poids du cartable.

Le poids du cartable devenait enfin une question officielle de « santé publique ».

Les Conseils d’ Administration des collèges devaient inscrire ce point à leur ordre du jour, afin d’agir efficacement pour la rentrée scolaire 2009.

Un concours national était lancé, avec un cahier des charges précis, pour réaliser un cartable  adapté à l’âge, à la morphologie des élèves et solide, manipulable, écologique, à la mode… de moins de 1 kilogramme.

Xavier Darcos introduisait aussi, par sa circulaire, l’étude des diverses « postures », à l’école.

 

La FCPE, en particulier, avait publié sur son site une analyse expérimentée de la circulaire :

 www.fcpe.asso.fr/index.php/nos-campagnes/le-poids-du-cartable

La Fédération de parents d’élèves regrettait que les personnels de santé des établissements scolaires, infirmières et médecins, ne soient pas impliqués par le Ministère, dans la réalisation de l’objectif et qu’aucun contrôle local de l’application des directives ne soit prévu. La Fédération avait raison.

 

En septembre 2011, de très nombreux collèges ont encore ignoré cet impératif de santé publique. Le 10/09/2011, dans un collège public du 3ème arrondissement de Paris, Caroline, élève de 5ème, portait, plus exactement ne pouvait pas porter, son cartable de 10 kilogrammes. Les déséquilibres de l’emploi du temps avec deux journées de 7 heures de cours provoquant la « nécessité », pour l’élève, de 7 livres et de 9 cahiers grand format,  au moins, non conformes à la circulaire, expliquent cette grave anomalie. Par contre, le poids de chaque nouveau livre était bien inscrit sur la couverture et le cartable pesait moins de 1 kilogramme : les éditeurs et des parents suivent l’initiative ministérielle. Les manuels scolaires doivent encore être scindés en fascicules ou remplacés par des « e-books ». Le conservatisme d’organisation et l’individualisme de professeurs, l’indifférence de Principaux et d’Adjoints, la retenue de certains parents d’élèves, en dehors des associations, partagent la responsabilité de cette absurdité. Caroline, en ce début d’année scolaire, fait son aller et retour en transportant 652 pages vides des cahiers !

Les adultes concernés, supérieurs hiérarchiques, principaux, professeurs, parents, personnel d’éducation, par leur abstention volontaire d’appliquer la circulaire, restent coupables de NON- ASSISTANCE A COLLEGIENS EN DANGER.

www.atelier-idees.org

Annie Keszey

Poids des cartables
C. n° 2008-002 du 11-1-2008
NOR : MENE0701925C
RLR : 505-7
DGESCO B3-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux chefs d’établissement


Le poids du cartable est une question de santé publique pour nos enfants : je souhaite que les établissements scolaires s’emparent de cette question, dès à présent, dans le cadre de la prévention du mal de dos en milieu scolaire.
Au vu des pesées réalisées en ce début d’année scolaire, le poids moyen d’un cartable est encore de 8,5 kilos, ce qui correspond à environ 20 % du poids de l’enfant.
Le problème, du port de charge excessif, touche en priorité les jeunes collégiens des classes de 6ème et 5ème qui ont davantage de matière s enseignées que les élèves de l’école primaire et qui, en plus du transport scolaire, doivent se déplacer de salle en salle entre deux cours.
C’est pourquoi je vous demande d’agir de façon pragmatique et de trouver sans délai des solutions concrètes afin de diviser, sous brève échéance, le poids du cartable par deux. Elles concernent l’organisation des établissements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves.
Par ailleurs, d’autres dispositions seront prises pour la rentrée 2008, en concertation avec les partenaires de l’éducation nationale que sont les éditeurs scolaires, les entreprises de la grande distribution et celles qui travaillent sur les nouvelles technologies.

1 - Une réflexion immédiate dans les établissements

Chaque établissement doit se mobiliser pour trouver les solutions les mieux adaptées à son environnement. Le conseil d’administration doit, d’ici la fin du 1er trimestre 2008, aborder la question du poids du cartable et des fournitures scolaires en prenant appui sur les propositions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).
Cette réflexion doit permettre :
• d’agir sur l’organisation de la journée de l’élève par :
- la désignation, dans la mesure du possible, d’une salle de référence pour que les élèves de collèges limitent leurs déplacements au sein de l’établissement ;
- l’équilibrage des emplois du temps, en priorité pour les classes de 6ème et de 5ème ;
- la mise en place de casiers fermés, lorsque c’est réalisable, en lien avec les collectivités locales.
• d’impliquer les enseignants en leur demandant :
- de limiter le nombre de fournitures pour chaque cours. À cette fin, une liste commune à l’ensemble des enseignements pourra être élaborée et diffusée ;
- de supprimer le recours aux classeurs rigides qui seront conservés à la maison et remplacés en classe par une chemise ou un classeur souple. De la même manière, les enseignants favori seront l’utilisation des cahiers de 96 pages au lieu des cahiers de 192 pages, ainsi que les petits formats au “24x32” ;
- de préciser, pour chaque cours, le matériel qu’il convient d’apporter en donnant aux élèves, particulièrement aux classes de 6ème et 5ème, des conseils sur l’organisation des contenus de leurs cartables en indiquant par exemple le matériel à apporter pour le cours suivant, au moment de la distribution des devoirs. Le professeur principal, en début d’année de 6ème, devra consacrer, dans le cadre de l’apprentissage des méthodes de travail, un temps dédié à l’organisation du contenu du cartable.
À l’avenir, l’acquisition de ces méthodes et organisation de travail de l’élève sera envisagée dès l’école élémentaire.
• d’informer les parents sur les nouvelles mesures mises en place. Il convient de les alerter sur leur rôle essentiel dans la préparation du cartable de leur enfant, par l’intermédiaire du carnet de correspondance et en s’appuyant sur les délégués de parents.
Cette réflexion permettra de prendre les premières mesures dès cette année et garantira la mise en place de l’ensemble du dispositif à la rentrée 2008.

La suite est accessible sur le site : www.education.gouv.fr

 

04/06/2010

REUSSIR L'ECOLE NUMERIQUE

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            « Réussir l’école numérique » est un rapport de 317 pages, résultat d’une mission parlementaire réalisée,  en équipe, par le député UMP  de la 11ème circonscription des Yvelines, Maire d’Elancourt, Monsieur Jean- Michel Fourgous.

            C’est une synthèse, établie à partir de nombreuses contributions recueillies pendant six mois, en particulier, sur le site www.missionfourgous-tice.fr et qui traite des usages, en milieu éducatif, du tableau numérique interactif, de l’ordinateur, de la visioconférence, de la baladodiffusion, de la classe nomade et de l’espace numérique de travail. L’usage des Technologies d’Information et de Communication en Education (Tice)  motive les élèves, transforme le professeur en médiateur du savoir plutôt qu’en transmetteur. La pédagogie devient individualisée, interactive et collaborative. Cette nouvelle école numérique est urgente à instaurer partout afin d’égaliser les chances et de mieux adapter les élèves à une société numérique en mouvement rapide. 

 

            Diverses bonnes pratiques (ordinateurs individuels des Landes, écoles élémentaires d’Elancourt, Lycée de Rambouillet …expériences étrangères) aboutissent, pour les pilotes et l’équipe de cette mission, a 12 propositions et 70 mesures pour réinventer l’Education Nationale, la rendre plus juste, plus efficiente, plus adaptatrice.

Un résumé du rapport, de 16 pages,  accessible sur le site www.reussirlecolenumerique.fr, énumère, en particulier, les 12 propositions.

Le rapport complet, très dense, qui présente les 70 mesures, y est également publié.

 

Les 12 propositions de la mission de Jean- Michel Fourgous.

1. Connecter et équiper les écoles en numérique.

Notamment :

4 connecter en haut débit 100% des établissements scolaires (mesure n° 1) et les équiper de tableaux numériques interactifs (mesure n° 2)

2. Former les enseignants et les cadres pour transformer les pratiques.

Notamment :

4 introduire une épreuve mesurant les connaissances et les savoir-faire des candidats, dans le domaine des Tice, à chaque concours de recrutement des personnels (mesure n° 4)

4 affecter 20 % des crédits formation de l’Éducation nationale pour former à l’utilisation des outils du numérique, avec une priorité sur les nouveaux enseignants et les cadres (mesure n° 6)

4 former, avant fin 2010, 6 000 « ambassadeurs du numérique » dotés d’un ordinateur professionnel équipé (mesure n° 7)

4 créer un site d’aide en ligne national « Aidotice » pour tous les enseignants, animé par un réseau professionnel (mesure n° 11)

3. Faciliter l’utilisation des ressources numériques. Créer de nouveaux supports interactifs et des manuels numériques innovants.

Notamment :

4 créer dans le système juridique du droit d’auteur, une exception pédagogique facilitatrice et durable (mesure n° 14)

4 abaisser la TVA à 5,5% pour le numérique pédagogique (mesure n° 15)

4 mettre en place un « chéquier ressources numériques » pour les établissements scolaires (mesure n° 16)

4 rendre obligatoire, pour 2011, la publication bimédia de chaque ouvrage pédagogique et éducatif (mesure n° 19)

4 mettre en place un fonds de développement et investir massivement dans la production de nouvelles ressources (éditeurs privés, CNED, réseau Scérén,...) (mesure n° 22)

4. Développer les espaces numériques de travail.

Notamment :

4 développer un ENT spécifique pour le premier degré aux fonctionnalités adaptées, en particulier cahier de textes, et de liaison, pour la relation école- familles (mesure n° 27)

5. Généraliser les équipements pour l’apprentissage des langues et des sciences expérimentales.

Notamment :

4 généraliser la baladodiffusion et la visioconférence pour favoriser la pratique orale des langues (mesure n° 28)

4 encourager le développement des outils et supports numériques dans les sciences expérimentales pour l’orientation vers les métiers scientifiques et techniques et préparer aux métiers du futur (mesure n° 29)

6. Préparer aux métiers de demain en développant la culture de l’informatique et des outils numériques.66

Notamment :

4 développer l’apprentissage du clavier en primaire (mesure n° 31)

4 créer des modules facultatifs et progressifs « informatique et société du numérique » pour le collège et le lycée (mesure n° 32)

7. Développer la créativité, l’autonomie et la confiance en soi par les outils numériques pour mieux réussir l’école.

Notamment :

4 réaliser, dans les écoles, des espaces de création graphique et audio-visuelle par le numérique (Créatice) avec un équipement adapté (ordinateurs, logiciels, appareils photo numériques et caméscopes) (mesure n° 37)

8. Eduquer au numérique pour responsabiliser les élèves et les adultes face aux enjeux de la société numérique.

Notamment :

4 créer pour chaque élève un « Parcours de Culture de l’Information et de

Formation à l’Information » (PaCIFI) pour favoriser son entrée vers le supérieur (mesure n° 42)

4 créer dans chaque lycée un espace numérique de communication, réseau social de co-éducation et d’aide pour les lycéens (mesure n° 43)

9. Prolonger le temps de l’école par le numérique et favoriser l’égalité des chances et la réussite scolaire.

Notamment :

4 faciliter au domicile l’accès aux services en ligne de soutien et d’accompagnement scolaire (privé et public) par une exonération fiscale (mesure n° 49)

4 mettre en place un plan « ordinateur personnel » pour les lycéens, avec des prêts à taux zéro et une aide particulière aux élèves boursiers (mesure n° 51)

10. Renforcer l’autonomie des établissements scolaires pour développer les services numériques et l’éco- citoyenneté.

Notamment :

4 intensifier la formation des chefs d’établissement au management et à la conduite du changement, au pilotage du projet numérique et au leadership pédagogique (mesure n° 53)

4 créer un label « éducation numérique » pour les établissements scolaires (circonscriptions, collèges, lycées) témoignant de leur niveau d’implication (mesure n° 55)

11. Mieux piloter le numérique à l’école.

Notamment :

4 créer une structure nationale mixte collectivités, État, partenaires publics et privés (mesure n° 57) pour impulser, développer et mettre en oeuvre le numérique pédagogique, aider les collectivités locales et accompagner la recherche-développement (mesure n° 59)

4 créer un centre de recherche en ingénierie pédagogique (en lien avec une pépinière d’entreprises et de laboratoires de recherche) (mesure n° 63)

4 faire bénéficier d’un crédit impôt recherche dans le secteur innovant aux entreprises de services Tice (mesure n° 64)

12. Médiatiser les enjeux du numérique en valorisant le travail des enseignants.

Notamment :

4démontrer l’apport des outils numériques dans le traitement de l’égalité des chances en créant un « train de l’école numérique » (mesure n° 68)

           

            Ce rapport, officiel, a été remis au Ministre de l’Education Nationale.

            Les mesures sont concrètes, majoritairement très sérieuses et relèvent autant des bonnes pratiques que du bon sens en éducation. Elles rectifient (en théorie pour l’instant) les graves dysfonctionnements du système tels que l’absence de pilotage, le retrait des chefs d’établissement quant à la pédagogie, le volontariat sur lequel repose la nécessaire formation continue des personnels, l’ennui scolaire …

            Cette proposition de métamorphose numérique globale de l’Education Nationale (matériels, coûts, formations, contenus, pilotages, évolution, évaluations) prendra beaucoup de temps pour transformer en profondeur les pratiques professionnelles dominantes.

            Toutes ces mesures ne pourront être mises en place : plusieurs sont utopiques, d’autres  s’opposent aux mentalités traditionnelles, ancrées, des fonctionnaires de l’Education ou à l’idéologie majoritaire d’un milieu méfiant quant aux évolutions de l’école « publique ». En politique, l’appartenance de l’auteur du rapport à la droite politique génèrera des critiques sensées et d’autres convenues, par habitude …

            Pourtant, la transformation de l’école est urgente et impérative.

            Le Recteur de l’Académie de Versailles, le Directeur et le Directeur- Adjoint du Centre Régional de Documentation Pédagogique, deux Maires- Adjoints et deux Directeurs de Services de la Mairie d’ Elancourt, un professeur agrégé de Sciences et Vie de la Terre ont collaboré étroitement à cet important travail.

 

            Image : www.cms.ac-martinique.fr

            Annie Keszey

            www.atelier-idees.org