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15/05/2010

CITE DE LA REUSSITE

MAI 2010.

POLITIQUE ET INSTRUCTION.

LIBERTE ET RESPONSABILITE DES DECISIONS.

 

            La « Cité de la Réussite » est un forum annuel de débats culturels, économiques, scientifiques et politiques. Le thème choisi cette année était : tout réinventer.

           

            L’atelier « L’école 2.0 : comment apprendre et enseigner à l’ère numérique ? » avait pour intervenants : Ferran Ferrer, universitaire et chercheur espagnol, Jean-Michel Fourgous, député UMP, maire d’Elancourt et Roland Genet, proviseur d’un lycée public numérique.

            Jean-Michel Fourgous a remis au Ministre de l’Education Nationale un rapport  d’équipements, de formations et de méthodes pour introduire et développer les nouvelles technologies d’information et de communication (TIC) dans les écoles élémentaires, en particulier. Quelques pistes de ce rapport sont accessibles sur le site : www.jmfourgous.com

            Les auditeurs semblaient convaincus de cette impérative modernisation mais leurs demandes, faites dans leurs écoles, rencontraient l’obstacle du manque d’argent…

            Jean-Michel Fourgous, interrogé sur l’atypie que représentait une ville des Hauts- de- Seine, riche de placements et solde de trésorerie de 178 millions d’euros fin 2009, avec  une parcimonie et un retard surprenants quant aux équipements en TIC des écoles, s’est montré légèrement perplexe. Il a rappelé que les décideurs, sans « culture numérique » résistaient davantage aux évidences, mais que la pression croissante des usagers accélérait peu à  peu la nécessaire adaptation de l’école. Et puis, un Maire est libre de sa gestion, a-t-il conclu.

            Pas exactement : un Maire est libre d’une gestion responsable. (     L’universitaire espagnol insiste bien, dans ses expériences, sur la responsabilité).

            La France et l’Europe n’éviteront le déclin que si leur projet collectif porte sur la Connaissance, le Savoir, la Recherche. L’école ne peut donc rester immobile, avec des pratiques dépassées.

            Prioritairement, chaque élève doit posséder son ordinateur personnel à l’école.

            Il s’agit d’un usage régulier de ce nouveau « cahier- crayon », non réservé au seul cours d’informatique.

            (Dans cette période de chômage aggravé, les emplois encore disponibles requièrent des compétences en informatique).

           

            Le proviseur du lycée reprit le thème de la liberté pédagogique, celle des professeurs, pour justifier l’absence d’utilisation des TIC pendant les cours de Français.

            Or, tous les professeurs, comme les maires, sont responsables du futur de leurs élèves. Ils ont l’obligation de se former en permanence pour ne pas dispenser un enseignement anachronique. L’ordinateur n’est qu’un outil,  qui change la relation, mais enrichit encore le rôle du professeur : il n’est plus temps d’avoir peur.

            La majorité des enseignants, motivée, souhaite un plus grand engagement de la hiérarchie de l’ Education Nationale et des Collectivités territoriales.

            L’ordinateur scolaire individuel dépasse son usage : il symbolise le droit des élèves à une formation adaptée au 21ème siècle, face aux seules libertés, discutables, de certains adultes auxquels ils sont confiés.

Annie Keszey.

www.atelier-idees.org

 

01/05/2010

LES JEUX DANGEREUX DES COURS DE RECREATION

 colombe.jpg

Des jeux violents menacent la sécurité des élèves dans les cours de récréation.

Inacceptable ! L’Ecole est protectrice.

Il faudrait davantage de moyens pour surveiller, dit-on ! Peut-être.

A la condition première que l’imagination responsable ait, d’abord, rentabilisé les moyens existants. Par exemple :

-Le décalage horaire des déjeuners des personnels de direction.

Les Directeurs d’Ecole (déchargés de classe),  les Principaux de Collège, responsables de la sécurité interne des établissements partent-ils déjeuner après l’interclasse de midi, moment où tous les élèves demi-pensionnaires sont présents dans les lieux, c’est-à-dire vers 13H30, afin qu’ils puissent « faire des rondes de sécurité » dans l’établissement , aux bons moments ? En général, le calme parfait régnant entre 13H30 et 14H30, tous les cours ayant repris, ils peuvent alors s’absenter. Ce décalage concerne aussi les Principaux Adjoints, les Gestionnaires, les Documentalistes, certains membres du Personnel de service (volontaires pour des tâches éducatives à l’intérieur de leurs horaires de travail).

-Un slogan simple, partagé.

Y a-t-il eu, lors des réunions de prérentrée, rassemblant tous les acteurs de la communauté éducative, une discussion collective sur l’instauration de règles comportementales communes ? Un slogan simple, partagé, par exemple, « On ne se bat pas à l’école, même pour jouer », remplacera efficacement toutes les théories discutables : « Les batailles entre garçons sont normales », «  Untel t’a battu, mais c’est vilain de rapporter »…

- Une zone précise de surveillance pour chaque acteur.

Les surveillants, en collège par exemple, savent-ils, à chaque moment de la journée, de quelle zone précise ils sont responsables ? Ce qui suppose un partage en zones du plan de la surface à surveiller. Ils sont, en effet, plusieurs à chaque moment et cela évite qu’ils ne se retrouvent tous groupés .La surveillance des WC fera l’objet d’une vigilance particulière.

-Des prêts de jeux.

Les élèves peuvent-ils emprunter des jeux pendant les interclasses ? En hiver surtout, ces jeux sont convoités : jeux de cartes, de dames, scrabble, autres jeux de société,  puzzles, livres, jeux électroniques sur les ordinateurs du CDI ou de la bibliothèque …Ce qui suppose que les lieux d’accueil soient adaptés, ce n’est pas encore le cas partout.

Une liste des jeux au sol, possibles et sûrs, est-elle affichée dans l’espace collectif, enrichie par les propositions, contrôlées,  des élèves ? De  grands élèves de 3ème acceptent toujours de former et d’informer les plus jeunes. Cette liste des emprunts possibles précède la liste des jeux interdits, dangereux.

-Un référent, situé, pour gérer les conflits.

Quand ils sont en difficulté, lors des récréations, les élèves s’adressent aux surveillants, il doit être toujours possible de les orienter vers un petit groupe de permanents à la composition variable (délégués des élèves, grands élèves, personnels ATOS, professeur volontaire), afin que l’apaisement naisse de la discussion.

Est-ce tout ? Non.

Il faut prévenir et parfois sanctionner, sans exclure cependant de la scolarité obligatoire.

Le Ministère relève par enquête informatique les actes de violence internes aux établissements scolaires, sans doute pourrait-il aussi « faire remonter » puis « redescendre » les mesures adoptées par ces mêmes établissements, pour y remédier et les diffuser ensuite largement afin que l’imagination efficace des uns soit partagée par tous.

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11:29 Publié dans EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jeux dangereux, école protectrice, paix, cour de récréation | | |  Facebook

01/04/2010

REMPLACER LE BREVET DES COLLEGES.

1/04/2010. 

             Ce texte a déjà été publié, en janvier 2010, sur le site www.atelier-idees.org, mais il est devenu d'actualité, un rapport de députés demandant la suppression du brevet des collèges.

             C'est une proposition de bon sens, qui demandera un certain temps de pédagogie et du courage politique, avant d'être effective.

      iceberg.jpg     

            Dans Puteaux- Infos de Janvier 2010, en page 59, dans la tribune de la majorité municipale, Monsieur Vincent Franchi, Adjoint au Maire, chargé, en particulier, des affaires scolaires, écrivait :

            … « Par ailleurs, si les collèges de Puteaux obtiennent de bons résultats au brevet, pourquoi n’aurions-nous pas le droit de féliciter les établissements et les collégiens de notre ville ? »...

          Monsieur Franchi peut, en effet, féliciter individuellement des collégiens, surtout si cette marque de considération les motive et remercier les enseignants pour leur engagement.

            Mais, en aucun cas, il ne peut féliciter les collèges pour leurs bons résultats au brevet. Les résultats collectifs au brevet, exprimés en pourcentages, n’évaluent pas un établissement.

            Un Maire, un Adjoint au Maire ne sauraient perpétuer des « idées reçues » en ignorant les faits. 

            

            Quelques autres idées reçues et leurs contraires.

            Le brevet met les élèves, pour la première fois, dans des conditions d'examen.

            Une évaluation sérieuse, fiable, valable pour orienter le ferait encore mieux.

           Des jeunes qui n'auraient aucun autre diplôme pourraient en informer les employeurs lors d'une recherche d'emploi.

            Les jeunes exclus du système scolaire n'ont pas le brevet. Avec le brevet, les élèves, en général, continuent leurs études.

            Les employeurs n'accordent aucun crédit au brevet.

            Le brevet maintient les élèves de 3ème, au travail, jusqu'à la fin de l'année: c'est un obstacle à l'indiscipline.

            La nouvelle évaluation aurait, au moins, la même efficacité... 

 

            L’EDUCATION NATIONALE A POUR OBLIGATION DE CONSTRUIRE UNE CERTIFICATION TERMINALE EFFICACE, VALABLE, DU COLLEGE, DANS SA GLOBALITE.

           

            « …Le brevet n’est plus un diplôme national et a perdu de son sens.  Cette formule, brutale, résume le sentiment du HAUT CONSEIL DE L’ EVALUATION A L’ECOLE.

            [Ce Haut Conseil est un organisme officiel créé en 2000.Il a eu pour mission, non pas d’évaluer l’école, mais de faire état de l’évaluation de celle- ci. Il s’est s’intéressé à tous les niveaux du système éducatif. Il comprenait 35 membres représentant l’ensemble des usagers et partenaires de l’Education Nationale .Il a été remplacé en 2005 par le Haut Conseil de l’éducation aux fonctions encore plus larges].

             Les conditions actuelles d’organisation et surtout de pilotage de cet examen ne lui permettent pas de remplir ses fonctions.

            Vu la forme des épreuves actuelles, les modalités d’élaboration des sujets, les très fortes disparités des appréciations des élèves entre établissements et entre enseignants (disparités qui ne concernent pas le seul contrôle continu), l’absence à peu près générale d’harmonisation de la notation (y compris souvent au plan de chaque département), sans parler de l’hétérogénéité des séries, le brevet peut difficilement apprécier de façon fiable et cohérente les acquis des élèves en fin de troisième et encore moins donner des indications utiles à son orientation.

            L’absence d’un pilotage national de l’examen est manifeste : il ne fait pas l’objet d’un véritable suivi au niveau national et l’administration centrale ne dispose pas d’un fichier des résultats qui lui permettrait de réaliser des études de nature à alimenter le pilotage du système éducatif, comme elle peut le faire pour le baccalauréat…

            Cependant, sur le terrain, le brevet ... conserve une valeur symbolique forte, notamment aux yeux des familles populaires et modestes, ceci bien qu’il ne bénéficie plus d’une reconnaissance de la part des employeurs »…

 

            Christian Forestier, Claude Thélot, Jean- Claude Emin, dans « Que  vaut l’enseignement en France ? » Editeur Stock, permettent d’acquérir une connaissance approfondie du système éducatif. Cette source d’information très expérimentée et fiable est indispensable à tous les responsables en instruction.

             Le rapport de Jean Etienne et de Roger- François Gauthier sur l’évaluation des collèges et des lycées en France, présenté au Ministre de l’Education Nationale en 2004, reste un document complet sur ce sujet . Il est accessible sur le site :

ftp://trf.education.gouv.fr

 

Images : pagesperso-orange.fr et rouen-snes.fr

Annie Keszey