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04/06/2010

REUSSIR L'ECOLE NUMERIQUE

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            « Réussir l’école numérique » est un rapport de 317 pages, résultat d’une mission parlementaire réalisée,  en équipe, par le député UMP  de la 11ème circonscription des Yvelines, Maire d’Elancourt, Monsieur Jean- Michel Fourgous.

            C’est une synthèse, établie à partir de nombreuses contributions recueillies pendant six mois, en particulier, sur le site www.missionfourgous-tice.fr et qui traite des usages, en milieu éducatif, du tableau numérique interactif, de l’ordinateur, de la visioconférence, de la baladodiffusion, de la classe nomade et de l’espace numérique de travail. L’usage des Technologies d’Information et de Communication en Education (Tice)  motive les élèves, transforme le professeur en médiateur du savoir plutôt qu’en transmetteur. La pédagogie devient individualisée, interactive et collaborative. Cette nouvelle école numérique est urgente à instaurer partout afin d’égaliser les chances et de mieux adapter les élèves à une société numérique en mouvement rapide. 

 

            Diverses bonnes pratiques (ordinateurs individuels des Landes, écoles élémentaires d’Elancourt, Lycée de Rambouillet …expériences étrangères) aboutissent, pour les pilotes et l’équipe de cette mission, a 12 propositions et 70 mesures pour réinventer l’Education Nationale, la rendre plus juste, plus efficiente, plus adaptatrice.

Un résumé du rapport, de 16 pages,  accessible sur le site www.reussirlecolenumerique.fr, énumère, en particulier, les 12 propositions.

Le rapport complet, très dense, qui présente les 70 mesures, y est également publié.

 

Les 12 propositions de la mission de Jean- Michel Fourgous.

1. Connecter et équiper les écoles en numérique.

Notamment :

4 connecter en haut débit 100% des établissements scolaires (mesure n° 1) et les équiper de tableaux numériques interactifs (mesure n° 2)

2. Former les enseignants et les cadres pour transformer les pratiques.

Notamment :

4 introduire une épreuve mesurant les connaissances et les savoir-faire des candidats, dans le domaine des Tice, à chaque concours de recrutement des personnels (mesure n° 4)

4 affecter 20 % des crédits formation de l’Éducation nationale pour former à l’utilisation des outils du numérique, avec une priorité sur les nouveaux enseignants et les cadres (mesure n° 6)

4 former, avant fin 2010, 6 000 « ambassadeurs du numérique » dotés d’un ordinateur professionnel équipé (mesure n° 7)

4 créer un site d’aide en ligne national « Aidotice » pour tous les enseignants, animé par un réseau professionnel (mesure n° 11)

3. Faciliter l’utilisation des ressources numériques. Créer de nouveaux supports interactifs et des manuels numériques innovants.

Notamment :

4 créer dans le système juridique du droit d’auteur, une exception pédagogique facilitatrice et durable (mesure n° 14)

4 abaisser la TVA à 5,5% pour le numérique pédagogique (mesure n° 15)

4 mettre en place un « chéquier ressources numériques » pour les établissements scolaires (mesure n° 16)

4 rendre obligatoire, pour 2011, la publication bimédia de chaque ouvrage pédagogique et éducatif (mesure n° 19)

4 mettre en place un fonds de développement et investir massivement dans la production de nouvelles ressources (éditeurs privés, CNED, réseau Scérén,...) (mesure n° 22)

4. Développer les espaces numériques de travail.

Notamment :

4 développer un ENT spécifique pour le premier degré aux fonctionnalités adaptées, en particulier cahier de textes, et de liaison, pour la relation école- familles (mesure n° 27)

5. Généraliser les équipements pour l’apprentissage des langues et des sciences expérimentales.

Notamment :

4 généraliser la baladodiffusion et la visioconférence pour favoriser la pratique orale des langues (mesure n° 28)

4 encourager le développement des outils et supports numériques dans les sciences expérimentales pour l’orientation vers les métiers scientifiques et techniques et préparer aux métiers du futur (mesure n° 29)

6. Préparer aux métiers de demain en développant la culture de l’informatique et des outils numériques.66

Notamment :

4 développer l’apprentissage du clavier en primaire (mesure n° 31)

4 créer des modules facultatifs et progressifs « informatique et société du numérique » pour le collège et le lycée (mesure n° 32)

7. Développer la créativité, l’autonomie et la confiance en soi par les outils numériques pour mieux réussir l’école.

Notamment :

4 réaliser, dans les écoles, des espaces de création graphique et audio-visuelle par le numérique (Créatice) avec un équipement adapté (ordinateurs, logiciels, appareils photo numériques et caméscopes) (mesure n° 37)

8. Eduquer au numérique pour responsabiliser les élèves et les adultes face aux enjeux de la société numérique.

Notamment :

4 créer pour chaque élève un « Parcours de Culture de l’Information et de

Formation à l’Information » (PaCIFI) pour favoriser son entrée vers le supérieur (mesure n° 42)

4 créer dans chaque lycée un espace numérique de communication, réseau social de co-éducation et d’aide pour les lycéens (mesure n° 43)

9. Prolonger le temps de l’école par le numérique et favoriser l’égalité des chances et la réussite scolaire.

Notamment :

4 faciliter au domicile l’accès aux services en ligne de soutien et d’accompagnement scolaire (privé et public) par une exonération fiscale (mesure n° 49)

4 mettre en place un plan « ordinateur personnel » pour les lycéens, avec des prêts à taux zéro et une aide particulière aux élèves boursiers (mesure n° 51)

10. Renforcer l’autonomie des établissements scolaires pour développer les services numériques et l’éco- citoyenneté.

Notamment :

4 intensifier la formation des chefs d’établissement au management et à la conduite du changement, au pilotage du projet numérique et au leadership pédagogique (mesure n° 53)

4 créer un label « éducation numérique » pour les établissements scolaires (circonscriptions, collèges, lycées) témoignant de leur niveau d’implication (mesure n° 55)

11. Mieux piloter le numérique à l’école.

Notamment :

4 créer une structure nationale mixte collectivités, État, partenaires publics et privés (mesure n° 57) pour impulser, développer et mettre en oeuvre le numérique pédagogique, aider les collectivités locales et accompagner la recherche-développement (mesure n° 59)

4 créer un centre de recherche en ingénierie pédagogique (en lien avec une pépinière d’entreprises et de laboratoires de recherche) (mesure n° 63)

4 faire bénéficier d’un crédit impôt recherche dans le secteur innovant aux entreprises de services Tice (mesure n° 64)

12. Médiatiser les enjeux du numérique en valorisant le travail des enseignants.

Notamment :

4démontrer l’apport des outils numériques dans le traitement de l’égalité des chances en créant un « train de l’école numérique » (mesure n° 68)

           

            Ce rapport, officiel, a été remis au Ministre de l’Education Nationale.

            Les mesures sont concrètes, majoritairement très sérieuses et relèvent autant des bonnes pratiques que du bon sens en éducation. Elles rectifient (en théorie pour l’instant) les graves dysfonctionnements du système tels que l’absence de pilotage, le retrait des chefs d’établissement quant à la pédagogie, le volontariat sur lequel repose la nécessaire formation continue des personnels, l’ennui scolaire …

            Cette proposition de métamorphose numérique globale de l’Education Nationale (matériels, coûts, formations, contenus, pilotages, évolution, évaluations) prendra beaucoup de temps pour transformer en profondeur les pratiques professionnelles dominantes.

            Toutes ces mesures ne pourront être mises en place : plusieurs sont utopiques, d’autres  s’opposent aux mentalités traditionnelles, ancrées, des fonctionnaires de l’Education ou à l’idéologie majoritaire d’un milieu méfiant quant aux évolutions de l’école « publique ». En politique, l’appartenance de l’auteur du rapport à la droite politique génèrera des critiques sensées et d’autres convenues, par habitude …

            Pourtant, la transformation de l’école est urgente et impérative.

            Le Recteur de l’Académie de Versailles, le Directeur et le Directeur- Adjoint du Centre Régional de Documentation Pédagogique, deux Maires- Adjoints et deux Directeurs de Services de la Mairie d’ Elancourt, un professeur agrégé de Sciences et Vie de la Terre ont collaboré étroitement à cet important travail.

 

            Image : www.cms.ac-martinique.fr

            Annie Keszey

            www.atelier-idees.org

 

 

 

 

 

15/05/2010

CITE DE LA REUSSITE

MAI 2010.

POLITIQUE ET INSTRUCTION.

LIBERTE ET RESPONSABILITE DES DECISIONS.

 

            La « Cité de la Réussite » est un forum annuel de débats culturels, économiques, scientifiques et politiques. Le thème choisi cette année était : tout réinventer.

           

            L’atelier « L’école 2.0 : comment apprendre et enseigner à l’ère numérique ? » avait pour intervenants : Ferran Ferrer, universitaire et chercheur espagnol, Jean-Michel Fourgous, député UMP, maire d’Elancourt et Roland Genet, proviseur d’un lycée public numérique.

            Jean-Michel Fourgous a remis au Ministre de l’Education Nationale un rapport  d’équipements, de formations et de méthodes pour introduire et développer les nouvelles technologies d’information et de communication (TIC) dans les écoles élémentaires, en particulier. Quelques pistes de ce rapport sont accessibles sur le site : www.jmfourgous.com

            Les auditeurs semblaient convaincus de cette impérative modernisation mais leurs demandes, faites dans leurs écoles, rencontraient l’obstacle du manque d’argent…

            Jean-Michel Fourgous, interrogé sur l’atypie que représentait une ville des Hauts- de- Seine, riche de placements et solde de trésorerie de 178 millions d’euros fin 2009, avec  une parcimonie et un retard surprenants quant aux équipements en TIC des écoles, s’est montré légèrement perplexe. Il a rappelé que les décideurs, sans « culture numérique » résistaient davantage aux évidences, mais que la pression croissante des usagers accélérait peu à  peu la nécessaire adaptation de l’école. Et puis, un Maire est libre de sa gestion, a-t-il conclu.

            Pas exactement : un Maire est libre d’une gestion responsable. (     L’universitaire espagnol insiste bien, dans ses expériences, sur la responsabilité).

            La France et l’Europe n’éviteront le déclin que si leur projet collectif porte sur la Connaissance, le Savoir, la Recherche. L’école ne peut donc rester immobile, avec des pratiques dépassées.

            Prioritairement, chaque élève doit posséder son ordinateur personnel à l’école.

            Il s’agit d’un usage régulier de ce nouveau « cahier- crayon », non réservé au seul cours d’informatique.

            (Dans cette période de chômage aggravé, les emplois encore disponibles requièrent des compétences en informatique).

           

            Le proviseur du lycée reprit le thème de la liberté pédagogique, celle des professeurs, pour justifier l’absence d’utilisation des TIC pendant les cours de Français.

            Or, tous les professeurs, comme les maires, sont responsables du futur de leurs élèves. Ils ont l’obligation de se former en permanence pour ne pas dispenser un enseignement anachronique. L’ordinateur n’est qu’un outil,  qui change la relation, mais enrichit encore le rôle du professeur : il n’est plus temps d’avoir peur.

            La majorité des enseignants, motivée, souhaite un plus grand engagement de la hiérarchie de l’ Education Nationale et des Collectivités territoriales.

            L’ordinateur scolaire individuel dépasse son usage : il symbolise le droit des élèves à une formation adaptée au 21ème siècle, face aux seules libertés, discutables, de certains adultes auxquels ils sont confiés.

Annie Keszey.

www.atelier-idees.org

 

01/05/2010

LES JEUX DANGEREUX DES COURS DE RECREATION

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Des jeux violents menacent la sécurité des élèves dans les cours de récréation.

Inacceptable ! L’Ecole est protectrice.

Il faudrait davantage de moyens pour surveiller, dit-on ! Peut-être.

A la condition première que l’imagination responsable ait, d’abord, rentabilisé les moyens existants. Par exemple :

-Le décalage horaire des déjeuners des personnels de direction.

Les Directeurs d’Ecole (déchargés de classe),  les Principaux de Collège, responsables de la sécurité interne des établissements partent-ils déjeuner après l’interclasse de midi, moment où tous les élèves demi-pensionnaires sont présents dans les lieux, c’est-à-dire vers 13H30, afin qu’ils puissent « faire des rondes de sécurité » dans l’établissement , aux bons moments ? En général, le calme parfait régnant entre 13H30 et 14H30, tous les cours ayant repris, ils peuvent alors s’absenter. Ce décalage concerne aussi les Principaux Adjoints, les Gestionnaires, les Documentalistes, certains membres du Personnel de service (volontaires pour des tâches éducatives à l’intérieur de leurs horaires de travail).

-Un slogan simple, partagé.

Y a-t-il eu, lors des réunions de prérentrée, rassemblant tous les acteurs de la communauté éducative, une discussion collective sur l’instauration de règles comportementales communes ? Un slogan simple, partagé, par exemple, « On ne se bat pas à l’école, même pour jouer », remplacera efficacement toutes les théories discutables : « Les batailles entre garçons sont normales », «  Untel t’a battu, mais c’est vilain de rapporter »…

- Une zone précise de surveillance pour chaque acteur.

Les surveillants, en collège par exemple, savent-ils, à chaque moment de la journée, de quelle zone précise ils sont responsables ? Ce qui suppose un partage en zones du plan de la surface à surveiller. Ils sont, en effet, plusieurs à chaque moment et cela évite qu’ils ne se retrouvent tous groupés .La surveillance des WC fera l’objet d’une vigilance particulière.

-Des prêts de jeux.

Les élèves peuvent-ils emprunter des jeux pendant les interclasses ? En hiver surtout, ces jeux sont convoités : jeux de cartes, de dames, scrabble, autres jeux de société,  puzzles, livres, jeux électroniques sur les ordinateurs du CDI ou de la bibliothèque …Ce qui suppose que les lieux d’accueil soient adaptés, ce n’est pas encore le cas partout.

Une liste des jeux au sol, possibles et sûrs, est-elle affichée dans l’espace collectif, enrichie par les propositions, contrôlées,  des élèves ? De  grands élèves de 3ème acceptent toujours de former et d’informer les plus jeunes. Cette liste des emprunts possibles précède la liste des jeux interdits, dangereux.

-Un référent, situé, pour gérer les conflits.

Quand ils sont en difficulté, lors des récréations, les élèves s’adressent aux surveillants, il doit être toujours possible de les orienter vers un petit groupe de permanents à la composition variable (délégués des élèves, grands élèves, personnels ATOS, professeur volontaire), afin que l’apaisement naisse de la discussion.

Est-ce tout ? Non.

Il faut prévenir et parfois sanctionner, sans exclure cependant de la scolarité obligatoire.

Le Ministère relève par enquête informatique les actes de violence internes aux établissements scolaires, sans doute pourrait-il aussi « faire remonter » puis « redescendre » les mesures adoptées par ces mêmes établissements, pour y remédier et les diffuser ensuite largement afin que l’imagination efficace des uns soit partagée par tous.

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11:29 Publié dans EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jeux dangereux, école protectrice, paix, cour de récréation | | |  Facebook