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14/11/2016

Cumuler individuellement les votes aux deux primaires.

Une nouvelle nécessité démocratique.

Deux primaires avant l’élection présidentielle de mai 2017 sont  prévues, chacune à deux tours : celle de la droite et du centre, éclatés, celle de la gauche éclatée.

Ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis, comme en France, c’est que l’aléa, l’imprévu, renverse la table autour de laquelle les élites banquetaient.  Désormais tout est devenu possible (Joseph Macé-Scaron). Donc, tout futur électeur appartenant, en particulier, aux 70 % des Français qui refuseraient les trois candidats Nicolas Sarkozy,  François Hollande et Marine Le Pen, doit  accroître son poids individuel démocratique en participant aux deux primaires et à leurs deux tours probables. Si d’autres primaires s’ajoutaient ultérieurement il faudrait également y participer.

Caroline Fourest, éditorialiste, fait un reproche essentiel d’actualité à saint Sarkozy de Latran qui loin de méditer sur ses fautes, prétend en 2016 défendre le modèle laïque français. Lorsqu’il était président, il n’a cessé d’appeler de ses vœux une laïcité positive, ouverte, c’est-à-dire accommodante et a souhaité abattre l’article 2 de la loi de 1905, âme de la loi...Le bilan médiocre de son mandat est évalué.

Thomas Piketty, économiste, craint que François Hollande ne soit qu’un social cafouilleur à répétition dans un socialisme de l’usine à gaz...Le bilan interpellant de son mandat est en cours d’évaluation.

Olivier Pastré, économiste, démontre que le programme schizophrène de Marine Le Pen nuira d’abord, rapidement, prioritairement et paradoxalement, aux intérêts de ses électeurs. Un programme cynique pour masochistes.

Pour Mathieu Goar, journaliste, Nicolas Sarkozy et François Hollande soldent leur passé en s’offrant une nouvelle image. 

A chaque primaire, l’électeur  dispose de deux possibilités : voter pour le candidat de son choix, c’est  une action démocratique habituelle pour promouvoir, ou voter contre le candidat auquel il s’oppose,  afin de tenter son exclusion préalable de l’élection présidentielle, en reportant son choix sur un des autres candidats participants : action démocratique inhabituelle, réfléchie, d’affaiblissement. A ce niveau, l’abstention, le vote blanc ou le vote nul restent peu pertinents.

L’exercice fondamental du droit de vote suppose une connaissance sérieuse des bilans des candidats répétitifs et des programmes des nouveaux prétendants au rôle suprême. Les choix d’électeurs fanatiques, idéologues ou ignorants, ont souvent induit, dans l’Histoire, des drames collectifs. Un autre savoir est indispensable : celui du théâtre politique de « faussaires » aux déclamations irréelles que refusent désormais les électeurs, éclairés. Ces électeurs, par exemple, ne croient plus aux promesses grandioses des candidats, trahies depuis des décennies : « Changer la vie-Le droit à la beauté » de François Mitterrand, « En finir avec la fracture sociale » de Jacques Chirac, « Je veux une République exemplaire » de Nicolas Sarkozy, « Le changement, c’est maintenant-Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance », de François Hollande... D’autre part, la lucidité citoyenne appelle au rejet de la croisade « antisystème » des candidats du système, nombreux,  qui recherchent, en dupant, une arme de mobilisation massive. 

Il n’y a plus de fossé entre le socialisme et le libéralisme : le libéralisme est devenu social-démocrate et le socialisme libéral-productiviste. Manuel Valls et Henri Guaino représentent, autant l’un que l’autre, le socialisme réconcilié avec le libéralisme.

L’avenir de la France ne peut être ni socialiste, ni capitaliste tant ces deux voies  échouent.

Il s’agit de faire de la politique pour un projet qui fasse sens commun : une régénérescence pour quitter l’insécurité culturelle (Laurent Bouvet).

L’économie vire réellement à la folie. Le capitalisme actionnarial, c’est-à-dire le primat de la rentabilité financière, n’est pas seulement injuste et inefficace, il engendre la souffrance au travail, il tue les gens et détruit notre écosystème...La transition démocratique de mai 2017 doit avancer vers un autre système économique et politique (Jacques Généreux).

L’économiste socialiste Bernard Maris, assassiné avec les journalistes de Charlie Hebdo, dans « Plaidoyer (impossible) pour les socialistes » synthétise les échecs des deux voies politiques traditionnelles.

«Le capitalisme mène une guerre permanente à la société en modifiant les structures, les besoins, les marchés, les comportements ; il en institue la pression et le mouvement brownien permanents qui empêchent les hommes de s’arrêter, de penser et de vivre... Le capitalisme d’aujourd’hui est morbide et suicidaire : il sait qu’il tue l’humanité et il le fait...Tout ce qui existe a vocation à passer par l’eau de vaisselle du libéralisme, à être nettoyé dans l’évier graisseux de l’offre et de la demande. Ce monde totalitaire du calcul, de l’évaluation et de la computation peut bien être peint en vert, avec le logo Monsanto écrit en vert, il reste le monde du calcul et de l’horreur économique...Le capitalisme va détruire en deux siècles le pétrole que la terre a mis vingt millions d’années à fabriquer...

Le socialisme moderne est technocratique, statistique, étatique et non démocratique, globaliste, mondialiste, libre-échangiste, oubliant la morale au nom de l’efficacité et de la gestion, refusant le passé au nom du progrès et de la modernité, oubliant l’hymne à la beauté de celui qui voulait, je cite, Marcher et chanter, et délirer même sous les cieux, respirer les larges souffles et cueillir les fleurs du hasard . Les fleurs du hasard ! Y a-t-il métaphore plus anti technocratique?

Ils ont tué Jaurès !...Le socialisme, à son tour, mène la guerre civile perpétuelle pour le compte du capitalisme. Il est devenu le condottiere du capital... 

Alors, adieu. Adieu. Laissons les socialistes gérer la guerre aux vivants avec les libéraux. La vie est ailleurs. » 

Très chers amis électeurs de la présidentielle de 2017, malgré le pessimisme de Jean-François Kahn (Réflexion sur mon échec/ L’Aube) qui estime avoir perdu la quête de sa vie d’un dépassement de la bipolarité débilitante, il n’est pas impossible de trouver, non pas un entre-deux, mais une alternative à la débâcle d’aujourd’hui, la réinvention d’un devenir...

Il faut refuser d’envisager un choix nul, qui induirait, pour chacun, un vote nul : aucune autre issue que de relever la tête !

Nos futurs représentants ne seront plus des désireux de places confortables et bien rémunérées mais des engagés compétents dans la quête du bien commun : presque une révolution !

Il nous faut trouver, en six mois, un candidat (homme ou femme) pragmatique mais visionnaire, talentueux, unificateur, intègre et profondément démocrate. Un candidat que l’on souhaite admirer, soutenir et respecter. Ses engagements définis avec expertise par Thomas Piketty, devront impérativement inclure la réorientation de la mondialisation en luttant contre les inégalités scolaires, sociales, économiques et territoriales pour réconcilier la France d’en haut et celle d’en bas, en servant la protection de la terre au-delà des accords sans contraintes, pour un modèle de développement équitable et durable, en créant une puissance publique européenne forte, juste et fraternelle...Il ne sera plus possible de négocier des traités de libre-échange, en échange de rien...

Un rêve...français.

Annie Keszey.

 

21/10/2016

Une évaluation d'un président de la République française : Nicolas Sarkozy.

Sources : Henri Guaino, « En finir avec l’économie du sacrifice».-  François Lenglet, « Tant pis ! Nos enfants paieront ». Thomas Piketty*, « Aux urnes citoyens ! ».- Le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (Liepp) de Sciences-Po- Le CNRS** - Biskeo -  Yves Surel, Jacques Maillard, « Les politiques publiques sous Sarkozy », presse de Sciences-Po. - www.perdre-la-raison.com** – Carole Barjon, « Mais qui sont les assassins de l’Ecole ? ».-  Terra Nova et Donald Hébert dans le Nouvel Observateur.- Dominique Paillé sur le site d’Atlantico. L’INSEE. Challenges avec Stéphane Carcillo et Yann Algan de Sciences Po, André Zylbergerg du CNRS et Pierre Cahuc de polytechnique**. Transparence internationale France***.

Aucun auteur n’a de responsabilité dans l’évaluation suivante, mais ils sont tous remerciés. Un organisme expert et indépendant devrait systématiquement informer le peuple des bilans présidentiels et des projets : la raison critique de l’électeur dialoguerait avec son idéologie.

Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy, fils d’un immigré hongrois, avocat, est élu président de la République, face à Ségolène Royal, le 6 mai 2007 avec 53,6 % des suffrages. Il exerce son mandat du 16 mai 2007 au 15 mai 2012. Il a appartenu aux mouvement et partis successifs suivants : UJP-UDR-RPR-UMP et LR. En 2007 a lieu la crise des subprimes aux Etats-Unis et, en 2008, la faillite de la banque Lehman Brothers. Cette crise majeure atteint et frappe l’Europe qui entre en récession aiguë. Le bilan de certains mandats précédents, de plus, est lourd.

Mais pour gouverner, il faut aussi savoir prévoir.

L’évaluation suivante est celle des principaux résultats, sans recenser toutes les transformations du mandat. A partir de sources différentes, pourtant sérieuses, il est parfois difficile de trouver la vérité. Les mesures jugées positives par une majorité d’analystes sont inscrites en rouge foncé.

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29/09/2016

L'endémie de Paris-Habitat-OPH.

26/09/2016. Paris-Habitat-OPH est le premier propriétaire de logements sociaux avec 120 000 logements en 2014 et le premier bailleur social public de France. La mairie de Paris détient 100 % du capital.

Le système de corruption historique qui le concerne est incompatible avec la compréhension  citoyenne. Georges Pérol, directeur général de cet OPAC qui ne s’appelait pas encore Paris-Habitat, un Corrézien ami de  Jacques Chirac, fut condamné à 2 ans de prison avec sursis et  20 000 € d’amende pour trafic d’influence. Une vingtaine d’entreprises du BTP avaient versé plusieurs millions de francs au financier occulte du RPR, Jean-Claude Méry, en échange d’informations sur les marchés publics de l’Office de HLM. Jacques Chirac fut protégé par son immunité présidentielle. Jean Tiberi, mis en examen en tant qu’ancien dirigeant de l’OPAC, a bénéficié d’un non- lieu. Le juge Halphen, qui enquêtait sur ce dossier fut dessaisi. Bertrand Delanoë, premier maire socialiste de la ville avait promis l’exemplarité. En fin de sa mandature Médiapart avait révélé que quatre de ses adjoints étaient logés en HLM à un tarif préférentiel...

La Cour des comptes a publié un rapport sur cet OPH en 2011. Puis la Miilos, organisme étatique de contrôle, a analysé le fonctionnement de l’OPH  dans son rapport de 2011-151, rendu public en 2013.

Les principales recommandations ont été les suivantes :

Limiter la progression des charges de personnel dans un contexte budgétaire contraint. Contenir l’évolution du poste déplacements/missions/réceptions et réexaminer en particulier les charges de réception. Clarifier les dépenses liées au poste publicité/publications/relations publiques. Etablir dans les meilleurs délais un bilan financier définitif de l’opération de transfert du siège social. Rendre publique l’évaluation des actions conduites dans le cadre de la charte de développement durable et actualiser le plan d’action pour les années à venir.

L’Office a publié un rapport en 2014. L’ANCOLS, organisme public de contrôle de la gestion des Offices de logements sociaux depuis 2015, n’a pas publié, sur son site, de rapport sur Paris-Habitat. Mais, en janvier 2016, Le Parisien, puis en Juin  2016, Marianne, ont effectué des recherches, en interne, sur les dérives nombreuses et graves de l’Office dont des fausses factures et des passe-droits.  Anne Hidalgo s’en serait émue et aurait prévu l’éventualité de changer de directeur général : Stéphane  Dambrine. Le président de l’Office, Roger Madec sénateur PS de Paris, a rédigé un démenti (partiel) aux accusations de Marianne dont il a demandé la publication. Selon le site www.batiweb.com, il aurait cependant accepté l’idée de changer le directeur de l’OPH « qui n’est, en aucun cas, soupçonné de malversations ». Stéphane Dambrine, au salaire de 14 000 €/mois, avec voiture de fonction et chauffeur ainsi qu’un parachute doré prévu de 500 000 € vient, en effet, de quitter ses fonctions de directeur général de Paris- Habitat. Une sanction méritée ? Mais non ! Il n’a pas été « limogé », il aurait « bénéficié » d’une rupture conventionnelle de contrat, parce que son départ était, paraît-il, volontaire ! Il aurait bien sûr reçu une indemnité de 300 000 € pour fin de contrat.

Dans le hall du siège de Paris-Habitat, rue Claude Bernard, Marianne a compté 7 chauffeuses LC3 Le Corbusier en acier chromé et cuir Poltrona bleu nuit, à 3586 € HT, l’unité ! Quel prix ! De plus la facture, publiée par Atlantico, comportait 8 fauteuils : où est le huitième ? Ce n’est là qu’un minuscule détail parmi les énormes critiques contre l’Office. Stéphane Dambrine savait-il, qu’en mai 2016, 450 309 demandeurs attendaient un logement social en Île- de- France (compte non tenu des 183 930 demandes de mutation de locataires HLM) ?

Madame Anne Hidalgo, imposez dans les faits votre désir de sobriété gestionnaire et d’exemplarité. Demandez à la Justice de sanctionner les égarés de l’éthique. Droite et gauche : même combat.

L’ANCOLS, joint par courrier il y a quinze jours, afin de savoir si cet organisme avait contrôlé Paris-Habitat, n’a pas encore répondu, mais cela ne saurait tarder : transparence démocratique oblige

17:19 Publié dans LOGEMENT, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris-habitat-oph, miilos, ancols, anne hidalgo, endémie, annie keszey | | |  Facebook