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01/01/2011

LA DECLARATION IMPLICITE DE CANDIDATURE DE CHRISTOPHE GREBERT AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE PUTEAUX, EN 2014.

1/01/2011.

Christophe Grébert adule son reflet chimérique.

Pour assouvir sa quête de pouvoir il lui faudrait accéder à la sincérité, à la sociabilité et au réalisme.

Par un message de fin décembre 2010, Christophe Grébert entre, semble-t-il, en campagne électorale pour les élections municipales de 2014, à Puteaux.

Il  estime une alternance possible. Certes, mais l’alternance n’est rien sans une Alternative  programmée.

Lorsqu’il écrit « charte éthique », ses anciens colistiers, « mémoire » de son imposture, restent atterrés une seconde, malgré le temps écoulé, par la ruse naïve du discours, puis sourient tant il est devenu « transparent », malgré  lui.

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Et par quel dolorisme citoyen faudrait-il remplacer un Maire actuel qui, selon lui, abuserait du « je », par un autre Maire qui abuse du « je » ? Dans sa publication d' une seule page, Christophe Grébert utilise 13 fois encore ce pronom personnel, auquel il ajoute 11 fois l’usage de moi, ma, mon, mes…Mal chronique.

Les théoriciens de l’art du discours politique dénoncent unanimement cet usage déraisonnable d’un « ego » surdimensionné qui coupe le  «candidat » de ses électeurs potentiels. "Je" est un mur politique.

 Christophe Grébert se souvient, après 2 ans d’amnésie, de sa liste, sans étiquette, « Puteaux Ensemble » aux élections locales de 2008, mais oublie sa stupidité: dès son échec aux fonctions de Maire, il a jeté aux oubliettes, avec immoralité, les artisans de son élection au Conseil Municipal.

Le mensonge, selon les très rares colistiers restés proches de lui, serait une pratique indispensable aux carrières politiques : Christophe Grébert brille et pêche par excès : l’inclusion continue de mensonges dans 4 paragraphes contraint ses lecteurs à la surconsommation de verbiage.

Sa stratégie d’opposition au Maire (son ennemi), contrairement aux stratégies des autres conseillers de l’opposition (ses amis ennemis), s’avère, selon lui, positive et efficace.

L’évaluation scientifique lui échappe.

Un brin de raison l’engagerait à confronter aux faits son adoration de lui-même : il n’intéresse pas le Conseil Municipal. Ses propos rigides et répétitifs, ses « bruits » de potache s’évaporent désormais dans l’indifférence d’un public qu’il ennuie. Il n’est pas suivi.

Et les engagements virtuels héroïques, sur son blog, se diluent dans une réalité fugitive.

 

Le 2d tour d’une élection municipale exige souvent des alliances pour gagner : son enfermement dans sa cellule locale haineuse, avec 2 acolytes, peu assidus, au sein d’un petit Parti national, ne semble pas un choix pertinent, à partir du souvenir d’un échec récent. En effet, lors des élections municipales de 2008, il n'a pu réaliser aucun accord d'opposition pour le 2d tour, tant ses relations étaient inadaptées.

En 2007, Christophe Grébert fut un précurseur apparemment original et courageux. Pour vaincre Le Maire en place, Madame Ceccaldi-Raynaud, aux élections municipales de 2008, il s’adressa à la « démocratie d’en-bas » (de l’indien Amartya Sen ou d’Alain Fontaine). Sans Parti (du moins, le croyait-on), sans soutien, sans cercle large d’amis, avec peu d’argent, il put constituer une liste d’opposition avec des citoyens ordinaires très divers. La campagne, utopique, puisqu’il s’agissait de détrôner une monarchie élective, inscrite dans le puissant réseau des Hauts- de- Seine, impliquée dans des pratiques électorales anciennes, revendiquées, « payantes », telle que le clientélisme, fut passionnante et très sérieuse. Dès les résultats du premier tour, honorables, l’aventure devint forfaiture. Christophe Grébert et sa seconde, Sylvie Cancelloni, du Modem, piétinèrent leur charte éthique de manières diverses et variées (Sylvie Cancelloni commença en falsifiant les résultats sur son blog, pour avantager le MoDem…) L’initiative de «démocratie d’en-bas » fut un échec parce qu’elle manqua d’une condition essentielle : celle d’avoir des responsables exemplaires, respectueux d’autrui et engagés au service de tous. Deux mois après les élections, les trois quarts des colistiers avaient quitté Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni, ces deux égocentriques obtus et froids en politique. 

Christophe Grébert soutiendrait judicieusement son ambition s’il dirigeait enfin son regard vers autrui, par exemple, et d’abord, pour « piquer » quelques conseils : la veste forestière Arnys, symbolique, de François Fillon* (!) ou les « Converse » de Daniel Cohn-Bendit*, la dialectique (celle d’Hegel) souvent implacable, mais souriante, de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’intelligence experte de Jean-Pierre Jouyet, honnête homme, grand serviteur de l’Etat, capable de transcender les frontières partisanes, l’érudition sur l’Europe de Jean-Claude Juncker, l’éthique de Robert Badinter, le pragmatisme et le charisme du métallo Luiz Inacio Lula da Silva …

 

Monsieur Grébert, pour aborder l’excellence, dévalez de votre cime désertée et entrez en loyauté. Leurrer les électeurs serait votre impasse !

 

Un renouvellement d'élus du 92 est nécessaire à la condition de promouvoir une "élite républicaine" exemplaire, transformatrice et capable d'anticipation. 

Annie Keszey

 www.rupture-et-metamorphose.org

*Nouvel Observateur:Politique attitude. 

 

14/12/2010

BRICE HORTEFEUX, MINISTRE DE L'INTERIEUR, IGNORE LE DROIT.

12/12/2010.

Le tribunal correctionnel de Bobigny, le 10/12/2010, a condamné sept policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour « dénonciations calomnieuses » et « faux en écritures publiques. »

Brice Hortefeux a estimé, publiquement que « ce jugement peut légitimement apparaître comme disproportionné. »

Article 434-25 du Code pénal : Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende.

Maître Eolas (nom d’emprunt), expert en droit, avec sa rigueur habituelle (et son humour), expose la situation :..« Dans cette affaire, des policiers ont, au cours d’une poursuite en voiture, renversé un collègue. D’un commun accord, ils ont décidé de tous déclarer à l’unisson que le conducteur du véhicule en fuite avait volontairement renversé ce policier, l’accusant donc d’homicide volontaire aggravé puni de la réclusion criminelle à perpétuité. Le conducteur en question a de plus été roué de coup au sol par trois des policiers lors de son arrestation. À l’audience, le parquet avait requis de 3 à 6 mois de prison avec sursis. Le tribunal est allé au-delà, prononçant de 6 mois à un an ferme, et refusant la non inscription au casier judiciaire de cette condamnation pour cinq d’entre eux, qui seront donc très probablement révoqués de la police… Les policiers et le parquet ont fait appel de ces condamnations jugées trop sévères.»

Le site: www.maitre-eolas.fr présente une analyse détaillée.

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Image:maitre eolas

www.atelier-idees.org Annie Keszey

 

09/12/2010

EGALITE REELLE. DOMINIQUE STRAUSS-KAHN.

Les Notes de la Fondation Jean-Jaurès. N°41 -juillet 2004.

 

Pour l’égalité réelle. Éléments pour un réformisme radical.

 

Dominique Strauss-Kahn.

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« L’égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait et il reste encore à la réaliser.  

Pour garantir une société juste,  nous devons compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins. » Socialisme de la redistribution, socialisme de la production et socialisme de l’émancipation, c’est cette triple voie que je propose pour que la lutte contre  les inégalités devienne une doctrine concrète : le réformisme radical. »

 

La situation de la France décrite il y a 6 ans, avec une rare expertise, par Dominique Strauss-Kahn, reste d’actualité. La crise financière, économique et sociale, sévère et durable, n’avait pas eu lieu mais son mécanisme, exposé par anticipation, en page 27, est exact. Pour rétablir la croissance et l’égalité, l’homme politique, devenu depuis Directeur du Fonds Monétaire International, définit un projet de société global, français et européen, humaniste et saisissant de démocratie sociale.

 

Extraits.

 

La situation.

 

« Je veux une société juste.

Or la France s’engage sur une pente inégalitaire, dangereuse pour son avenir, et, plus largement, de celui de l’Europe. L’égalité, la justice sociale, sont en effet au coeur du modèle de société français et européen : il présente un équilibre particulier entre liberté et cohésion sociale, entre croissance et redistribution, entre marché et Etat-providence. Dès lors, un creusement massif des inégalités marquerait la mort de notre modèle : l’alignement sur le modèle néolibéral américain, porté par la mondialisation.

Le lien si souvent affirmé entre socialisme, justice sociale et égalité, Léon Blum le résumait ainsi au lendemain de la Libération : « Maintenir et développer les droits de la personne humaine, au sein d’une société toute entière conçue et organisée pour le bien collectif, c’est la formule même du socialisme. C’est ce qui est contenu dans ces deux mots de social-démocratie qui n’ont pas été rapprochés par hasard. C’est la synthèse que Jaurès, durant toute sa vie, a essayé de réaliser entre les notions fondamentales du marxisme et les vieux principes de la révolution de 1789. Cette synthèse, il la fondait sur la justice sociale, « l’élimination progressive des privilèges héréditaires créés par le capitalisme » et « l’instauration d’une société où les inégalités naturelles ne seraient surchargées d’aucune inégalité supplémentaire ».

Ainsi, derrière cette notion de justice sociale, les socialistes ont toujours voulu lutter contre deux mécanismes différents qui se cumulent : la reproduction sociale des privilèges d’une part, qui crée des inégalités de chances et l’exploitation économique d’autre part, qui entraîne des inégalités de conditions L’égalité des citoyens devant la loi, l’égalité des droits politiques, sont un héritage de la Révolution française et de la gauche républicaine du XIXème siècle. Mais le sens historique du socialisme a toujours été d’aller au-delà de cette première égalité, parce qu’elle suppose, à tort, que les individus sont égaux et, qu’en offrant à tous les mêmes droits, tout sera résolu. Cette égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait, et il reste encore, à la réaliser.

Derrière la stabilité des statistiques, les signes se multiplient qui tous indiquent que les causes à l’origine du creusement des inégalités en Europe sont également à l’oeuvre, de manière souterraine, en France où les mutations du capitalisme entraînent un accroissement des inégalités des revenus avant impôt. L’Etat-providence a, jusqu’en 2004, contenu ces inégalités, mais sa capacité redistributive faiblit dangereusement, prise sous le feu croisé des attaques idéologiques du libéralisme, du vieillissement démographique et d’un déficit de croissance persistant de notre économie. Le risque est réel d’un emballement brutal des inégalités de revenus.

Il y a une profonde inégalité des chances dans la société française, une inégalité des chances qui se répartit selon des clivages territoriaux. Selon qu’il naît à Neuilly, Montrouge ou Vaulx-en-Velin, un enfant bénéficiera ou non d’un entourage socio-familial porteur, d’un environnement urbain favorable, de moyens culturels épanouissants. Et ces inégalités de départ ne sont pas corrigées par l’Etat-providence. Celui-ci repose sur une logique de la réparation, de la correction des inégalités a posteriori : il prend mal en compte les inégalités de départ et tend même parfois à les légitimer, voire à les aggraver. Dès lors, les inégalités de départ se commuent en inégalités de destin. La société française se fragmente en territoires clos, aux destins divergents : l’exclusion et la précarité pour les habitants des banlieues défavorisées ; la « smicardisation » pour les classes populaires des territoires péri-urbains ; la réussite personnelle pour les cadres et les ingénieurs des territoires « gentrifiés ». Les nouvelles inégalités ne sont donc plus seulement « quantitatives », comme les inégalités de revenus ; elles marquent un changement de nature : elles s’attaquent au lien social, à ce qui « fait société ».

Le « vivre ensemble » se désagrège.

Répondre au défi inégalitaire est une nécessité pour la gauche, porteuse de ce combat pour la justice sociale. C’est à cette ambition que je veux m’atteler.»

 

Le projet.

 

« Pour garantir une société juste, nous devons compléter la logique de la réparation, propre à la social-démocratie traditionnelle, par une logique de prévention des inégalités sociales, à même de garantir une égalité de destins.  Comme la capacité distributive de l’Etat-providence atteint ses limites, la priorité est de penser une réforme globale du système fiscal et social, pour le rendre plus redistributif et plus efficace. Il nous faut désormais retourner vers le monde de la production et attaquer les inégalités là où elles se créent, c’est-à-dire au sein même du système productif : c’est le « socialisme de la production », pour lequel je milite depuis quelques temps déjà. Plusieurs pistes en découlent : la démocratie sociale, la régulation des licenciements économiques, la sécurisation des parcours professionnels, la législation sur les accidents du travail.

La production doit se concentrer sur les secteurs innovants et les hautes technologies. Il s’agit donc, pour relancer l’économie, d’améliorer les capacités cognitives, le parcours scolaire et la formation universitaire.

Pour renouer avec une égalité réelle des chances, je propose de construire un nouveau socialisme, le « socialisme de l’émancipation ». Il aura pour objectif à la fois d’intégrer les exclus dans la communauté nationale et d’assurer la promotion sociale des classes populaires. Il suppose une évolution sensible de la pensée socialiste : passer de la compensation en aval des inégalités – la logique de l’Etat-providence – à une logique de correction en amont; promouvoir une égalité réelle en renonçant à l’égalitarisme formel, pour concentrer les moyens publics sur ceux qui en ont le plus besoin, donner plus de capital public à ceux qui ont moins de capital social. C’est un grand retour aux services publics que je propose : le socialisme de l’émancipation passe par des réformes novatrices en matière d’éducation, de logement, d’urbanisme, de santé.

Mais ces trois socialismes ont un coût : pour les financer, nous avons besoin du moteur de la croissance économique. Ils ont également besoin d’un levier : face à l’affaiblissement du levier étatique dans le contexte de la mondialisation, il nous faut

construire l’Europe politique. Socialisme de la redistribution, socialisme de la production, socialisme de l’émancipation : ce sont les trois piliers de la social-démocratie moderne telle que je l’envisage.

Cette adaptation constante aux mutations du monde, notre histoire politique prouve que nous en étions capables. Le faire, c’est rester fidèle à notre tradition. Pierre Mendès-France, comme d’autres, insistait souvent sur cette idée d’adaptation de nos instruments d’action pour atteindre nos objectifs intemporels de justice sociale et d’égalité. De nouvelles formes d’exploitation apparaissent qu’il faut combattre. D’autres Bastille s’ ’érigent qui doivent ouvrir leurs portes.

« Ne pas comprendre cela, écrivait-il en 1968, c’est enfermer les hommes d’aujourd’hui dans la société du silence et de l’exploitation, une société sans horizon, une société sans espoir.»

Ces trois socialismes montrent que le réformisme de gauche n’est pas condamné à l’accompagnement social du libéralisme, qu’il peut être un « réformisme radical ». Oui, la politique a encore du sens. Oui, un autre monde est possible : il ne passe pas par les vaines espérances d’un mythique « grand soir », il ne se dissout pas dans le nihilisme de la contestation systématique. Oui, nous pouvons encore changer la vie. Telle est ma conviction, ma volonté, mon ambition. »

 

Dominique Strauss-Kahn rappelle les conquêtes pour l’égalité réelle pendant les « 30 Glorieuses » dont la fiscalité redistributive et la sécurité sociale. Il définit les raisons du retour de la machine inégalitaire, particulièrement sous le gouvernement « Raffarin », avec l’abandon de la priorité à l’emploi et l’absence de régulation des hauts salaires. Le capitalisme industriel devient financier et le transfert du risque financier va de l’actionnaire vers le salarié. La diminution de la population, l’augmentation de l’espérance de vie et la croissance insuffisante interrogent l’Etat-providence… L’imagerie collective a créé de terribles frustrations en laissant croire faussement que les responsabilités sont personnelles. L’école a failli…

Le texte complet de 103 pages expose la situation de la société française et les mesures concrètes pour réhabiliter « la dignité de l’homme » dans un ETAT JUSTE ET EQUILIBRE, PARTENAIRE ACTIF D’UNE EUROPE COHERENTE ET SOLIDAIRE.

Ce projet politique d’avenir, oeuvre rare, d’un socialiste très compétent, est accessible, en particulier, sur le site : www.jean-jaures.org

Image :www.ps45.fr

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.