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02/03/2011

UNE LAIQUE IGNORANCE.

Comme en 1900, la laïcité française est à une croisée des chemins. Des manifestations et révolutions d’actualité interpellent légitimement l’avenir.
La nouvelle menace serait la norme salafiste publique, vision étroite et rigoriste de l’Islam, religion hégémonique de l’identité arabe. Des collectifs français prétendent défendre la laïcité mais occultent un siècle d’évolutions souples, pluralistes, pour la cohésion sociale et proposent un modèle laïque rétrograde, figé et répressif. Leur démarche, conflictuelle, est une agitation médiatique, dangereusement provocatrice.
Or, il faut progresser, avec sang-froid, et puiser dans une tradition arabe et musulmane qui, pendant des siècles, a multiplié les espaces d’autonomie culturelle.

UNE LAIQUE IGNORANCE.

laicite plantu.jpgL’Education Nationale n’a pas développé dans ses programmes scolaires la notion politique, essentielle, des «LAICITES » : l’ignorance assez répandue de l’histoire, de la géographie, de la sociologie, du droit, constructeurs de cette notion fine, complexe et évolutive, dessert la paix sociale.

Jean Baubérot, universitaire, professeur émérite de la chaire histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et Micheline Milot, universitaire du Québec, dans « LAICITES SANS FRONTIERES » aux éditions du Seuil, nous invitent à revenir aux fondamentaux.
http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com
La LAICITE ne se limite pas au cas français et se distingue de la sécularisation et du sécularisme. La laïcisation anglaise a commencé dans le domaine juridique en 1215, 1679, 1689… La loi française de séparation des églises et de l’Etat en 1905, s’est inspirée de l’Ecosse et de plusieurs états américains, réalisant un équilibre de frustration, elle avait de quoi déplaire à tout le monde. Si le contexte idéologique de la séparation a été conflictuel, les lois de 1905 à 1908 ont su prendre, avec sang-froid, une distance structurelle avec ce contexte.
Depuis le 17ème siècle, l’idée laïque a pris corps progressivement dans le principe de tolérance à l’égard des cultes, dans le déliement de l’appartenance citoyenne et de l’appartenance religieuse et dans le déplacement de la légitimité de l’Etat, des religions dominantes à la souveraineté du peuple.

Les finalités de la laïcité.
Les finalités visées par la laïcité sont la liberté de conscience et l’égalité des citoyens .Il s’agissait d’identifier la cause principale des persécutions et des affrontements sociaux continus où les religions étaient impliquées et d’imaginer une solution pour mettre fin aux effets délétères sur le vivre-ensemble que ces tourments occasionnent, qui vont de l’assimilation à l’élimination de ceux qui ne croient pas comme l’impose la religion dominante .John Locke (Anglais né en 1632) souhaite retirer à l’Etat tout pouvoir coercitif sur les convictions : « En servant dieu chacun à leur manière, les citoyens ne nuisent en rien aux intérêts temporels de leur voisins ».Pour Locke et Thomas Jefferson, il s’agit du fondement même de la tolérance. Afin que tous puissent jouir sans discrimination de la liberté de conscience, le pouvoir politique ne doit plus imposer une conception totalisante de la vérité ni favoriser certains individus optant pour certaines convictions plutôt que d’autres. Le principe d’égalité a constitué le socle le plus déterminant dans la recherche d’un mode d’organisation politique qui puisse favoriser la tolérance entre les différents groupes sociaux et entre l’Etat et chacun d’eux.

Les moyens de la laïcité.
Au fil des siècles, la séparation du politique et du religieux et la neutralité de l’Etat c’est-à-dire l’impartialité de la gouvernance à l’égard des groupes aux convictions diverses de la société civile, ont graduellement été conçues comme les moyens nécessaires à l’établissement du régime de liberté.

Une définition.
La laïcité est un aménagement du politique où la liberté de conscience se trouve, conformément à une volonté d’égale justice pour tous, garantie par un état neutre à l’égard des différentes conceptions de la vie bonne qui coexistent dans la société. Elle concerne donc l’aménagement politique, puis la traduction juridique, de la place de la religion dans la société civile et dans les institutions publiques.

Six idéaltypes de laïcité.
Les quatre principes fondamentaux de la laïcité (liberté, égalité, séparation et neutralité) s’articulent différemment dans le temps, selon les pays et les enjeux sociaux .Il n’existe pas de réalité absolue ni essentialiste de la laïcité, ses combinatoires sont multiples.
La laïcité séparatiste fait de la séparation une norme surdéterminante qui limite la liberté de conscience, l’égalité et la neutralité.
La laïcité autoritaire, celle de la France de Napoléon, de la Turquie d’Atatürk, de la Tunisie d’hier, correspond toujours à une demande de limitation de la liberté d’expression, au nom du conformisme et de l’homogénéité. Là réside le germe de l’autoritarisme.
La laïcité anticléricale, celle de la France au moment de l’Affaire Dreyfus qui devient antireligieuse. Emile Combes Président du conseil de 19O2 à 1905, évitera soigneusement que l’Etat soit subverti par l’aile antireligieuse de la libre-pensée.
La laïcité de foi civique inhibe la liberté d’expression, appelle une logique d’allégeance et repose sur une conception faible de la neutralité. Elle exige l’effacement du religieux « autre » devant une norme majoritaire, tout particulièrement quand elle se fait visible et reste soupçonnée d’affaiblir l’adhésion à la société politique.
La laïcité de reconnaissance privilégie l’autonomie morale de la personne, sa liberté de conscience : elle est ainsi suspectée de favoriser le communautarisme puisqu’on craint que la loyauté première de l’individu soit celle qui l’attache à une communauté de croyants. Cette laïcité est propice à faire surgir des conflits de valeurs et même des conflits de droit (entre la liberté de religion et l’égalité des sexes par exemple), elle accentue la valeur du pluralisme.
La laïcité de collaboration se fonde sur la liberté religieuse des groupes et leur expression dans la sphère publique : Nicolas Sarkozy et le pape Benoit XVI l’appellent laïcité positive. La neutralité est mise à mal car elle doit s’exercer dans un équilibre délicat entre des forces sociales dont le poids peut s’avérer très inégal (l’ancienneté, par exemple).
Ces laïcités sont IMPARFAITES. La laïcité doit rassembler tous ces éléments, en équilibre.
L’enjeu social de la laïcité.
Dans la défense de la laïcité, les acteurs défendent leurs intérêts et souvent deux groupes se sont affrontés et s’affrontent toujours :
- Ceux qui tentent de réduire la laïcité à la seule finalité de la liberté de conscience et qui minorent les moyens qui permettent d’assurer cette liberté pour tous
- Ceux qui hypertrophient les moyens, la séparation et la neutralité, au risque de transformer subrepticement la finalité de la liberté de conscience pour tous en une émancipation à l’égard de la religion, confondant ainsi laïcité et sécularisation.
Aucun de ces groupes ne respecte les principes d’égalité et de non- discrimination.

Les accommodements raisonnables
Les lois et décrets appuyant l’évolution d’une laïcité équilibrée, le plus souvent sous la pression des groupes minoritaires, ont inclus des accommodements nombreux, compatibles avec le modèle français, afin de maintenir la cohésion sociale.
L’Etat entretient des édifices cultuels et les met gratuitement à la disposition de religieux, il verse un salaire aux dirigeants de cultes (en Alsace- Moselle), le calendrier civil est calqué sur la division temporelle des fêtes de la religion majoritaire, des écoles privées sont subventionnées. La télévision diffuse des messes et les femmes ne peuvent être prêtres dans la religion majoritaire. Les catholiques influencent fortement encore l’établissement de la loi : IVG, euthanasie…Il existe un syndicat chrétien des employés du commerce… Le Président de la République française est Chanoine d’honneur de la Basilique Saint Jean de Latran !...Les débats sur la burqa rappellent les débats de 1905 sur la proposition, non retenue, d’interdire les soutanes dans les lieux publics pour LIBERER les prêtres. L’abbé Pierre était appelé « abbé » et portait « l’habit » à l’Assemblée Nationale …

Certains mouvements et associations français d’aujourd’hui, défenseurs « bruyants » de la LAICITE, faute d’avoir travaillé leur sujet, se trompent d’époque et de notion et renouvellent, dans une totale confusion doctrinaire, des prophéties à haut risque d’autoréalisation. Leurs discours rigides et leurs comportements intolérants contre un Islam fantasmé pourraient produire ce dont ils veulent se prémunir, au moins en partie, par leurs actions plus idéologiques que stratégiquement efficaces.

Un nécessaire accès à la pensée complexe.
Musulmans dans l’espace public-Catholiques dans l’espace public, à Fatima-Cathédrale catholique, avec clocher, en Algérie!

 

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Egorgement d’un mouton- gavage des oies- torture ludique d'un taureau…

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La bibliothèque ancienne et nouvelle d’Alexandrie
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Une erreur de méthode pour défendre la République.
Un collectif particulier prétend défendre, souvent dans une fureur médiatique, la laïcité républicaine. Le mouvement de l’Histoire de la laïcité, virages effectués sur une route de montagne, intégrant progressivement le pluralisme et les apports culturels de la mondialisation est ignoré pour un retour nostalgique à la posture du XIXème siècle d’une laïcité autoritaire et de foi civique, inapte à prendre en compte les exigences qui découlent de la diversité profonde des sociétés actuelles.
La République est en danger et la laïcité serait menacée : cela fait des décennies que dure ce discours parce que l’on se dispense du « savoir » en matière de laïcité. Il y a 150 ans, les catholiques mexicains pensaient être engloutis par les protestants…Pour ce collectif militant, l’Etat ne doit plus être NEUTRE mais VIGILE face à l’ISLAM lourdement confondu avec l’ISLAMISME RADICAL. La liberté de conscience, la tolérance et l’égalité, conquêtes ardues, sont balayées par la « frousse tricolore » d’une inquiétante déstabilisation par la charia. La quête revendiquée de valeurs universelles bute sur le désir d’exclusion du village -terre de plus d’un milliard d’êtres humains. Est-ce raisonnable?
Aucune recherche sérieuse ne permet de valider que l’expansionnisme inévitable des normes des religions minoritaires modifie les valeurs majoritaires de la société.
Ce caractère patrimonial de la laïcité, sans visée accommodante, devient répressif. Ce qui choque ou dérange doit retourner à l’invisibilité sociale .La méthode de combat DISCRIMINE et DIVISE.

Une autre méthode de défense, ouverte et exigeante.
Une politique protectrice de la laïcité républicaine favoriserait la suppression des ghettos d’immigrés, la lutte contre le chômage des jeunes et contre la pauvreté, le soutien d’une école publique « chaleureusement neutre », le renforcement de la Justice et des structures de santé, la réprobation des dictatures, le soutien aux nouvelles démocraties et l’exemplarité des élites.
www.atelier-idees.org Annie Keszey.

01/01/2011

LA DECLARATION IMPLICITE DE CANDIDATURE DE CHRISTOPHE GREBERT AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE PUTEAUX, EN 2014.

1/01/2011.

Christophe Grébert adule son reflet chimérique.

Pour assouvir sa quête de pouvoir il lui faudrait accéder à la sincérité, à la sociabilité et au réalisme.

Par un message de fin décembre 2010, Christophe Grébert entre, semble-t-il, en campagne électorale pour les élections municipales de 2014, à Puteaux.

Il  estime une alternance possible. Certes, mais l’alternance n’est rien sans une Alternative  programmée.

Lorsqu’il écrit « charte éthique », ses anciens colistiers, « mémoire » de son imposture, restent atterrés une seconde, malgré le temps écoulé, par la ruse naïve du discours, puis sourient tant il est devenu « transparent », malgré  lui.

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Et par quel dolorisme citoyen faudrait-il remplacer un Maire actuel qui, selon lui, abuserait du « je », par un autre Maire qui abuse du « je » ? Dans sa publication d' une seule page, Christophe Grébert utilise 13 fois encore ce pronom personnel, auquel il ajoute 11 fois l’usage de moi, ma, mon, mes…Mal chronique.

Les théoriciens de l’art du discours politique dénoncent unanimement cet usage déraisonnable d’un « ego » surdimensionné qui coupe le  «candidat » de ses électeurs potentiels. "Je" est un mur politique.

 Christophe Grébert se souvient, après 2 ans d’amnésie, de sa liste, sans étiquette, « Puteaux Ensemble » aux élections locales de 2008, mais oublie sa stupidité: dès son échec aux fonctions de Maire, il a jeté aux oubliettes, avec immoralité, les artisans de son élection au Conseil Municipal.

Le mensonge, selon les très rares colistiers restés proches de lui, serait une pratique indispensable aux carrières politiques : Christophe Grébert brille et pêche par excès : l’inclusion continue de mensonges dans 4 paragraphes contraint ses lecteurs à la surconsommation de verbiage.

Sa stratégie d’opposition au Maire (son ennemi), contrairement aux stratégies des autres conseillers de l’opposition (ses amis ennemis), s’avère, selon lui, positive et efficace.

L’évaluation scientifique lui échappe.

Un brin de raison l’engagerait à confronter aux faits son adoration de lui-même : il n’intéresse pas le Conseil Municipal. Ses propos rigides et répétitifs, ses « bruits » de potache s’évaporent désormais dans l’indifférence d’un public qu’il ennuie. Il n’est pas suivi.

Et les engagements virtuels héroïques, sur son blog, se diluent dans une réalité fugitive.

 

Le 2d tour d’une élection municipale exige souvent des alliances pour gagner : son enfermement dans sa cellule locale haineuse, avec 2 acolytes, peu assidus, au sein d’un petit Parti national, ne semble pas un choix pertinent, à partir du souvenir d’un échec récent. En effet, lors des élections municipales de 2008, il n'a pu réaliser aucun accord d'opposition pour le 2d tour, tant ses relations étaient inadaptées.

En 2007, Christophe Grébert fut un précurseur apparemment original et courageux. Pour vaincre Le Maire en place, Madame Ceccaldi-Raynaud, aux élections municipales de 2008, il s’adressa à la « démocratie d’en-bas » (de l’indien Amartya Sen ou d’Alain Fontaine). Sans Parti (du moins, le croyait-on), sans soutien, sans cercle large d’amis, avec peu d’argent, il put constituer une liste d’opposition avec des citoyens ordinaires très divers. La campagne, utopique, puisqu’il s’agissait de détrôner une monarchie élective, inscrite dans le puissant réseau des Hauts- de- Seine, impliquée dans des pratiques électorales anciennes, revendiquées, « payantes », telle que le clientélisme, fut passionnante et très sérieuse. Dès les résultats du premier tour, honorables, l’aventure devint forfaiture. Christophe Grébert et sa seconde, Sylvie Cancelloni, du Modem, piétinèrent leur charte éthique de manières diverses et variées (Sylvie Cancelloni commença en falsifiant les résultats sur son blog, pour avantager le MoDem…) L’initiative de «démocratie d’en-bas » fut un échec parce qu’elle manqua d’une condition essentielle : celle d’avoir des responsables exemplaires, respectueux d’autrui et engagés au service de tous. Deux mois après les élections, les trois quarts des colistiers avaient quitté Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni, ces deux égocentriques obtus et froids en politique. 

Christophe Grébert soutiendrait judicieusement son ambition s’il dirigeait enfin son regard vers autrui, par exemple, et d’abord, pour « piquer » quelques conseils : la veste forestière Arnys, symbolique, de François Fillon* (!) ou les « Converse » de Daniel Cohn-Bendit*, la dialectique (celle d’Hegel) souvent implacable, mais souriante, de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’intelligence experte de Jean-Pierre Jouyet, honnête homme, grand serviteur de l’Etat, capable de transcender les frontières partisanes, l’érudition sur l’Europe de Jean-Claude Juncker, l’éthique de Robert Badinter, le pragmatisme et le charisme du métallo Luiz Inacio Lula da Silva …

 

Monsieur Grébert, pour aborder l’excellence, dévalez de votre cime désertée et entrez en loyauté. Leurrer les électeurs serait votre impasse !

 

Un renouvellement d'élus du 92 est nécessaire à la condition de promouvoir une "élite républicaine" exemplaire, transformatrice et capable d'anticipation. 

Annie Keszey

 www.rupture-et-metamorphose.org

*Nouvel Observateur:Politique attitude. 

 

14/12/2010

BRICE HORTEFEUX, MINISTRE DE L'INTERIEUR, IGNORE LE DROIT.

12/12/2010.

Le tribunal correctionnel de Bobigny, le 10/12/2010, a condamné sept policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour « dénonciations calomnieuses » et « faux en écritures publiques. »

Brice Hortefeux a estimé, publiquement que « ce jugement peut légitimement apparaître comme disproportionné. »

Article 434-25 du Code pénal : Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende.

Maître Eolas (nom d’emprunt), expert en droit, avec sa rigueur habituelle (et son humour), expose la situation :..« Dans cette affaire, des policiers ont, au cours d’une poursuite en voiture, renversé un collègue. D’un commun accord, ils ont décidé de tous déclarer à l’unisson que le conducteur du véhicule en fuite avait volontairement renversé ce policier, l’accusant donc d’homicide volontaire aggravé puni de la réclusion criminelle à perpétuité. Le conducteur en question a de plus été roué de coup au sol par trois des policiers lors de son arrestation. À l’audience, le parquet avait requis de 3 à 6 mois de prison avec sursis. Le tribunal est allé au-delà, prononçant de 6 mois à un an ferme, et refusant la non inscription au casier judiciaire de cette condamnation pour cinq d’entre eux, qui seront donc très probablement révoqués de la police… Les policiers et le parquet ont fait appel de ces condamnations jugées trop sévères.»

Le site: www.maitre-eolas.fr présente une analyse détaillée.

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Image:maitre eolas

www.atelier-idees.org Annie Keszey