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03/12/2011

UNE LITANIE VICTIMAIRE

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Un Conseiller municipal d’opposition du MoDem, primo-candidat perdant aux élections municipales de 2008, toujours aux prises avec l’ennemi, témoigne, par une complainte réitérée et médiatisée, de sa dernière « auto-victimisation » (de façon plus nuancée, de son auto-victimation). Sa diabolisation du Maire UMP, pour en induire le rejet, afin de prendre sa place, reste en toile de fond. Le témoignage, pleurnicheur et orchestré, habituel, déforme sans doute la réalité puisqu’il est unilatéral.

Je suis agressé en visitant un immeuble appartenant à la ville de…Enfin, je précise que lors de notre visite de la résidence…ma collègue élue et moi-même avons fait l’objet de menaces verbales et physiques du mari de Mme X…Sans aucune raison, celui-ci nous a violemment ordonné de quitter l’immeuble. Il m’a bousculé…

Sans aucune raison? Ces deux visiteurs-compères n’étaient-ils pas plutôt en situation irresponsable de violation de domiciles privés ? Le mari de Mme X reste présumé innocent.

 

Le sociologue Guillaume Erner dénonce, dans « La société des victimes », un nouvel ordre moral qui s’instaure et confère à la victime un statut sacré, puisqu’elle serait une version laïcisée des martyrs et des saints. La victime en prenant la parole publiquement pour dire sa souffrance, susciterait la compassion d’autrui, focaliserait les sympathies, ce qui lui permettrait d’être reconnue, voire même d’obtenir des droits à réparation... Les politiques joueraient eux aussi sur la fibre victimaire.

L’accusation du procédé « victimisation » ne peut naître que de l’analyse rigoureuse de chaque situation afin de séparer les revendications légitimes  des jeux tactiques répréhensibles ou maladifs. Les femmes battues et les homosexuels conspués furent longtemps des victimes réelles de violences et de discriminations, occultées. Leurs luttes justes pour identifier les causes de leurs préjudices et leurs revendications ne sont socialement et politiquement légitimées que depuis trop peu de temps.

La victimisation est un mot piège, emprunté aux Etats-Unis, à décrypter avec précaution.Son usage, d’abord en droit et en psychiatrie se propagea aux sciences sociales.

En psychiatrie, les nombreuses théories divergent. Le professeur Bukowski, du Québec, rappelle que les enfants victimes, pour leur part, sont perçus comme des enfants qui se font taper dessus ou bousculer par les autres, qui se font tabasser, sont ignorés et sur lesquels les autres enfants disent beaucoup de mal à leur insu.

Thierry Gallois, psychothérapeute, écrit que petit à petit on perçoit le monde environnant avec un miroir déformant, au travers de verres gris foncé, où les autres et les situations vont contribuer à votre mal-être…La sensation de subir une vie domine, entraîne toute une série de frustrations…Derrière le statut de victime se profile un manque d’assertivité, d’affirmation de soi, relié la plupart du temps à un problème d’estime de soi... Les victimes se sont construites sur une faille : il leur faut d’abord sortir de ce fatalisme…Ils ressentent un sentiment de frustration quand ils n’arrivent pas à manipuler leur proie.

 

« Victimisation »  qualifie aussi, maintenant et à partir du témoignage cité, l’utilisation stratégique et manipulatrice du statut de victime- ce statut étant alors indûment revendiqué, pour exister ou pour transformer un sort précis personnel ou collectif. C’est une instrumentalisation politique  fondée sur l’exploitation de l’émotivité des masses (le risque est d’instaurer ainsi des dictatures).

 

La culture de la plainte ne permet ni à la société, ni à la victime de se construire, malgré le fort désir de dénoncer des abus révoltants, des manipulations ou de solliciter l’amour par pitié. Utilisée à l’excès elle risque le rejet du témoignage victimaire pour contresens et encombrement.

Cependant, la Contre-Démocratie, explorée par Pierre Rosanvallon (Edition du Seuil en 2006), est indispensable parce que la Démocratie reste une promesse et un problème. L’organisation de la défiance compense l’érosion de la confiance, en politique. Un contrôle citoyen permanent s’ajoute au lien électoral insuffisant pour obliger les représentants à tenir leurs engagements et l’opposition maintient, en le redressant, le pouvoir qu’elle combat.

Pour Christophe Gaudier, surveiller, dénoncer, noter sont des attributs essentiels de la démocratie. Le rebelle, le résistant et le dissident sont les trois figures militantes historiques, actrices de l’évolution de la Démocratie. Un râleur impénitent, par contre, ne peut rêver de réussite politique d’autant qu’il estime plus rentable de démolir le concurrent que de faire valoir sa propre réussite.

Une solide réputation peut, seule, organiser la confiance.

L’auto-victimisation du Conseiller municipal d’opposition, sa judiciarisation du politique par l’attente de procès, ses tentatives de pression par des révélations majoritairement bancales, ses provocations superflues n’enclenchent, objectivement, aucune réactivité d’action concrète du Pouvoir en place, sur l’Essentiel : l’équité, la fraternité, le « vivre ensemble » durable, la transparence de la gestion, la rationalité, la modernité des décisions, la morale…  

La victimisation, depuis trois ans, crée des charivaris jouissifs, pour certains, mais n’a eu aucun pouvoir correcteur.

Ce conseiller, à partir d’une éthique de responsabilité* gagnerait à se décentrer de sa seule stratégie conflictuelle de contre- pouvoir, pour vouloir des progrès incontestables : quitter sa démocratie du rejet, paralysante et engager la démocratie du projet.

Le conflit et le consensus doivent être également reconnus, en démocratie…Cela implique que progressent, en même temps, la qualité de la régulation démocratique et l’attention à la construction démocratique**.

Pour cet « ego » figé,  la marche vers  une citoyenneté partagée sera longue, d’autant plus longue que cette évolution concerne aussi la majorité UMP d’un Conseil municipal sectaire.

 

Autres sources : *Le savant et le politique de Max Weber- **La légitimité démocratique de Pierre Rosanvallon. Le titre est emprunté à Guillaume Erner. Image : www.stress-counselling.co.uk

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.

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31/07/2011

PUTEAUX EN PLAGE 2011.

Ce jour-là, 5/07/2011, sous un beau ciel, lisse et lumineux, sur l’île, la fine pointe d’une tour de la Défense rappelle la ville.

Attirés par la chaleur de l’air et de l’eau d’un été enfin là, de très nombreux « vacanciers » se dorent, entre les bains, sur les longs sièges, confortables, tous occupés dès 12H30, du vaste espace autour des piscines extérieures. Un personnel jeune surveille le site et les enfants, en particulier, avec une grande vigilance.

Les organisateurs ont travaillé quelques « détails » depuis l’an passé pour améliorer l’accueil devenu plus rationnel, assez rapide malgré l’affluence et attentif.

Le sable importé a disparu, sans regrets. Sur la pelouse aménagée, c’est une partie de campagne, familiale, souriante et détendue.

Un bar- restaurant joint les deux aires. Des mets chauds et froids sont servis en continu et les repas  pris en terrasse ou sur l’herbe.

Le coût de l’entrée, très bas, symbolique, met ce « bord de mer douce » à la portée de tous les résidents (et le « poids financier » de cette initiative est renvoyé, certes à partir d’un civisme allégé, vers le conseil municipal de l’hiver chargé d’approuver un budget responsable pour la ville.)

Le « petit train » parcourt le haut et le bas de la ville, jusqu’à la plage.

Puteaux-Plage, est un luxe partagé pour une évasion collective : une chance si l’on pense aux soubresauts  du Monde.

La plage reste ouverte jusqu'au 15/08/2011. 

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.

 

 

 

10:02 Publié dans POLITIQUE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plage, évasion collective, vacanciers. | | |  Facebook

01/01/2011

LA DECLARATION IMPLICITE DE CANDIDATURE DE CHRISTOPHE GREBERT AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE PUTEAUX, EN 2014.

1/01/2011.

Christophe Grébert adule son reflet chimérique.

Pour assouvir sa quête de pouvoir il lui faudrait accéder à la sincérité, à la sociabilité et au réalisme.

Par un message de fin décembre 2010, Christophe Grébert entre, semble-t-il, en campagne électorale pour les élections municipales de 2014, à Puteaux.

Il  estime une alternance possible. Certes, mais l’alternance n’est rien sans une Alternative  programmée.

Lorsqu’il écrit « charte éthique », ses anciens colistiers, « mémoire » de son imposture, restent atterrés une seconde, malgré le temps écoulé, par la ruse naïve du discours, puis sourient tant il est devenu « transparent », malgré  lui.

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Et par quel dolorisme citoyen faudrait-il remplacer un Maire actuel qui, selon lui, abuserait du « je », par un autre Maire qui abuse du « je » ? Dans sa publication d' une seule page, Christophe Grébert utilise 13 fois encore ce pronom personnel, auquel il ajoute 11 fois l’usage de moi, ma, mon, mes…Mal chronique.

Les théoriciens de l’art du discours politique dénoncent unanimement cet usage déraisonnable d’un « ego » surdimensionné qui coupe le  «candidat » de ses électeurs potentiels. "Je" est un mur politique.

 Christophe Grébert se souvient, après 2 ans d’amnésie, de sa liste, sans étiquette, « Puteaux Ensemble » aux élections locales de 2008, mais oublie sa stupidité: dès son échec aux fonctions de Maire, il a jeté aux oubliettes, avec immoralité, les artisans de son élection au Conseil Municipal.

Le mensonge, selon les très rares colistiers restés proches de lui, serait une pratique indispensable aux carrières politiques : Christophe Grébert brille et pêche par excès : l’inclusion continue de mensonges dans 4 paragraphes contraint ses lecteurs à la surconsommation de verbiage.

Sa stratégie d’opposition au Maire (son ennemi), contrairement aux stratégies des autres conseillers de l’opposition (ses amis ennemis), s’avère, selon lui, positive et efficace.

L’évaluation scientifique lui échappe.

Un brin de raison l’engagerait à confronter aux faits son adoration de lui-même : il n’intéresse pas le Conseil Municipal. Ses propos rigides et répétitifs, ses « bruits » de potache s’évaporent désormais dans l’indifférence d’un public qu’il ennuie. Il n’est pas suivi.

Et les engagements virtuels héroïques, sur son blog, se diluent dans une réalité fugitive.

 

Le 2d tour d’une élection municipale exige souvent des alliances pour gagner : son enfermement dans sa cellule locale haineuse, avec 2 acolytes, peu assidus, au sein d’un petit Parti national, ne semble pas un choix pertinent, à partir du souvenir d’un échec récent. En effet, lors des élections municipales de 2008, il n'a pu réaliser aucun accord d'opposition pour le 2d tour, tant ses relations étaient inadaptées.

En 2007, Christophe Grébert fut un précurseur apparemment original et courageux. Pour vaincre Le Maire en place, Madame Ceccaldi-Raynaud, aux élections municipales de 2008, il s’adressa à la « démocratie d’en-bas » (de l’indien Amartya Sen ou d’Alain Fontaine). Sans Parti (du moins, le croyait-on), sans soutien, sans cercle large d’amis, avec peu d’argent, il put constituer une liste d’opposition avec des citoyens ordinaires très divers. La campagne, utopique, puisqu’il s’agissait de détrôner une monarchie élective, inscrite dans le puissant réseau des Hauts- de- Seine, impliquée dans des pratiques électorales anciennes, revendiquées, « payantes », telle que le clientélisme, fut passionnante et très sérieuse. Dès les résultats du premier tour, honorables, l’aventure devint forfaiture. Christophe Grébert et sa seconde, Sylvie Cancelloni, du Modem, piétinèrent leur charte éthique de manières diverses et variées (Sylvie Cancelloni commença en falsifiant les résultats sur son blog, pour avantager le MoDem…) L’initiative de «démocratie d’en-bas » fut un échec parce qu’elle manqua d’une condition essentielle : celle d’avoir des responsables exemplaires, respectueux d’autrui et engagés au service de tous. Deux mois après les élections, les trois quarts des colistiers avaient quitté Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni, ces deux égocentriques obtus et froids en politique. 

Christophe Grébert soutiendrait judicieusement son ambition s’il dirigeait enfin son regard vers autrui, par exemple, et d’abord, pour « piquer » quelques conseils : la veste forestière Arnys, symbolique, de François Fillon* (!) ou les « Converse » de Daniel Cohn-Bendit*, la dialectique (celle d’Hegel) souvent implacable, mais souriante, de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’intelligence experte de Jean-Pierre Jouyet, honnête homme, grand serviteur de l’Etat, capable de transcender les frontières partisanes, l’érudition sur l’Europe de Jean-Claude Juncker, l’éthique de Robert Badinter, le pragmatisme et le charisme du métallo Luiz Inacio Lula da Silva …

 

Monsieur Grébert, pour aborder l’excellence, dévalez de votre cime désertée et entrez en loyauté. Leurrer les électeurs serait votre impasse !

 

Un renouvellement d'élus du 92 est nécessaire à la condition de promouvoir une "élite républicaine" exemplaire, transformatrice et capable d'anticipation. 

Annie Keszey

 www.rupture-et-metamorphose.org

*Nouvel Observateur:Politique attitude.