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02/05/2012

REPONSE D'EMILIE TREVERT AU COMMENTAIRE DALLAS 9-2

Madame Emilie Trevert, auteur de « Dallas dans le 9-2 », dans l’hebdomadaire « Le Point ».

            Madame,

    Recevez nos remerciements pour la réponse faite à la lettre que l’atelier des idées avait adressée à votre hebdomadaire le 31/03/2012. 
Nous notons que vous aviez tenté de joindre Maître Drai, avocat de Madame Ceccaldi-Raynaud, pour un entretien qu’il a refusé. L’absence de cette information dans l’article induisait l’hypothèse que Madame Ceccaldi-Raynaud avait eu, certes, un avocat, mais seulement à charge: son père. Cette hypothèse est donc invalidée.
    Vous n’avez pas jugé les propos tenus par Monsieur Ceccaldi-Raynaud, contre sa fille, parce que vous souhaitez laisser chaque lecteur se faire sa propre idée. Votre choix, respectable, reste difficile à partager: une journaliste peut interpréter des faits, séparément de leur exposé. Les tentatives violentes verbales répétées de Monsieur Ceccaldi-Raynaud pour déshonorer sa propre fille ne semblent pas correspondre à une morale familiale républicaine, partagée. Mais sans doute avez-vous raison, la majorité des pères et mères aura su juger l’ignominie de tels propos paternels publics.
    Bon courage, transmettez nos remerciements aussi à M Giesbert qui a pris la peine de vous remettre notre correspondance.
    Annie Keszey.


22:25 Publié dans POLITIQUE LOCALE, PUTEAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

31/03/2012

COMMENTAIRE: DALLAS 9-2- HEBDOMADAIRE "LE POINT".

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Extrait de l'hebdomadaire Le Point- n° 2063- ZAK.

Commentaire adressé à Monsieur Franz-Olivier Giesbert, Directeur de la publication de l’hebdomadaire «Le Point ». 
Objet: l’article « Dallas » dans le 9-2, pages 70, 71 et 72 du numéro 2063 de l’hebdomadaire   «Le  Point », du 29/03/2012.

        Monsieur Giesbert,

Le vrai Puteaux est un peu différent de votre Dallas, semble-t-il.
Le premier problème politique de Puteaux est français: c’est la dépendance de la Justice, sa politisation, par rapport au pouvoir présidentiel. L’avocat général Philippe Bilger, dans « Le bal des complaisants », en définit le mécanisme, les acteurs complices et les résistants certes en difficulté. La mise en examen de M  Ceccaldi-Raynaud, ancien maire, dans une affaire de marché public, en 2007, n’a toujours pas abouti 5 ans plus tard et l’Institution judiciaire reste discrète après l’annonce du  « Canard Enchaîné » révélant qu’une somme de 4 millions d’euros provenant d’un héritage familial aurait été placée en Suisse, par Madame Ceccaldi-Raynaud, maire actuel et fille du précédent. Maître Drai, son avocat, a précisé que ces fonds se trouvaient, légalement, en France. Les jugements populaires locaux, subjectifs, répétitifs, par méconnaissance des faits et du droit, occupent donc  l’espace-temps et les citoyens vivent dans une brume inutile d’opinions indécises ou erronées, en attendant les décisions de Justice. Pour Christophe Grébert, un des opposants au maire, une décision de justice d’actualité le concernant, pour l’instant, est claire: il vient d’être condamné pour faits de diffamation au préjudice de l’Association Musicarte et de sa présidente Youra Nymoff- Simonetti.
Le second problème politique local est aussi général, c’est celui du  népotisme, ennemi des démocraties, combattu épisodiquement, mais qui perdure depuis des siècles. Des électeurs, complices, à Puteaux, pour des raisons personnelles, ont  installé la même famille au pouvoir depuis près d’un demi-siècle. Christophe Grébert, conseiller municipal d’opposition du MoDem et blogueur avait acquis  une certaine notoriété  virtuelle en s’opposant à la nomination prévue de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD. Pourtant, Christophe Grébert, avant le second tour des élections municipales de 2008, a tenté une alliance avec M Ceccaldi-Raynaud qui avait présenté, en effet, une liste contre celle de sa fille. Christophe Grébert combat le népotisme mais s’y associe pour servir ses intérêts politiques: son ambiguïté renforce la brume ambiante.
Le troisième problème est la personnalité des trois acteurs, dressés deux contre « une », qui rejoignent nombre d’élus sans éthique prévisible. Monsieur Ceccaldi-Raynaud  et Christophe Grébert ont un désir obsessionnel de pouvoir personnel: pouvoir narcissique qui amenuise l’amour d’autrui, la défense des valeurs fondamentales (justice, vérité, respect mutuel, fraternité…). Ils veulent l’un et l’autre le même pouvoir communal, contre celle qui le détient et leur résiste, en un triple jeu  de harceleurs-harcelés et inversement ! De même que Christophe Grébert combat le népotisme tout en l’acceptant, il attaque le favoritisme de la démocratie locale mais le pratique déjà. Lors des élections internes à la section locale du MoDem, pour éliminer la majorité qui lui était peu attachée, il construisit une liste concurrente avec pour tête de liste un de ses amis de Nanterre (ce qui est interdit) auquel il fournit une fausse adresse à Puteaux.
Votre article, à partir d’une légèreté de style, semble prendre parti pour M Ceccaldi-Raynaud et Christophe Grébert contre Madame Ceccaldi-Raynaud: ce n’est pas juste. M Ceccaldi- Raynaud, avocat, a le bac, niveau d’instruction qui ne lui permet pas d’accéder à la dignité  ni à l’amour paternels. Ses propos contre sa fille sont grossiers, affligeants, dénaturés et vous ne les tempérez pas. Madame Ceccaldi-Raynaud, à ma connaissance, n’a jamais attaqué publiquement son père et c’est sans doute la raison de son refus de recevoir votre journaliste. Mais, dans votre texte, elle  n’a pas d’avocat à décharge! 
Vous reproduisez un jugement de Christophe Grébert , condamnation jouissive de Madame Ceccaldi-Raynaud : « Pour le pouvoir, elle a choisi de trahir son père ». Pour le pouvoir, Christophe Grébert a trahi  ses colistiers, dont les ¾  l’ont quitté,  à peine un mois après les élections de 2008.
Cette situation appartient au bilan d’une République exemplaire.
Bon courage Monsieur Giesbert.
www.atelier-idees.org    Annie Keszey.

27/12/2011

VOEU POLITIQUE 2012: HALTE AUX FOUS.

L’urgence citoyenne est de se vacciner contre les fous, afin de ne plus les élire.

 

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Pascal de Sutter, professeur de psychologie à l’Université de Louvain-la-Neuve et expert auprès de l’OTAN, publia, en 2007 « Ces fous qui nous gouvernent », aux éditions Les Arènes.Il avait contacté les profileurs de la CIA qui observent les leaders politiques mondiaux. Ces profileurs procèdent par analyse des discours spontanés, des expressions faciales, des gestes et des réponses aux questionnaires adressés à des proches ou à des opposants. Les docteurs Langer et Murray de l’Office of Strategic Services, services secrets américains antérieurs à la CIA, avaient déjà, dans les années 40, dressé un portrait approfondi d’Hitler, psychotique paranoïaque, schizophrène et mégalomane…Le but était d’aider les armées à trouver des stratégies de combat efficaces. Ron Rosenbaum, Michèle Enriquez, Bokor et Wiener ont ensuite affiné le portrait psychique de ce tueur en série. « Cette voix, profonde, chaude et brûlante, devenait sourde et rauque par instants, et en public, s’élevant par degrés, poussait jusqu’à la véhémence, jusqu’à des rugissements et à des accents d’hystérie réelle ou simulée, dans un déluge de paroles sauvages, d’authentiques transes oratoires et une indéniable incontinence verbale, imprécatoire, vocifératrice »... « Le fait de haïr l’autre au point de souhaiter sa mort, par dégoût de soi-même, aurait donc poussé Hitler au pire »… «  Cette maladie de la haine consiste à attribuer systématiquement à l’autre ses propres impulsions et désirs : pour se justifier de vouloir éliminer les juifs, Hitler les accusait de désirer la perte de la race aryenne »…

Sur www.Dailymotion.com/.../xblazn_nicolas-sark...Pascal de Sutter,interrogé par Ursula Gautier présente son livre sur d’autres « fous », plus actuels, à des degrés divers. Ségolène Royalest méticuleuse, ambitieuse, consciencieuse, intègre, rigide et autoritaire. Nicolas Sarkozy est ambitieux dominant, narcissique compensatoire, inventif, hyperactif, méfiant et instable…

La psychologie politique ne peut pas prévoir le choix, émotif et non rationnel des électeurs. La communication non verbale des candidats est cruciale. (Le sourire de Ségolène Royal fut son meilleur atout). Le plus cocasse est que si les fous sont au pouvoir, c’est parce que nous les y avons mis.

Quitter un monde politique sans conscience suppose l’apparition de contre-pouvoirs efficaces afin que nos futurs élus qui ont toutes les chances de devenir complètement fous ne nous entraînent dans leur perte. L’urgence citoyenne est de se vacciner contre les fous en apprenant le plus possible sur la nature de la psychopathie et son influence sur nous. Il nous faut quitter aussi l’indulgence inouïe que nous avons pour les menteurs, par exemple. (Noël Mamère, pour un entretien, arriva après de Karl Zéro, essoufflé, parce que, venu à bicyclette, il avait lutté contre le vent. Or, sa voiture était à cent mètres! Jacques Chirac, gaspilleur champion en « frais de bouche » voulait lutter contre la fracture sociale)…Sur www.psychotherapeute.blogspot.com

Apprenons ! Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, auteur de « Les pervers narcissiques. Qui sont-ils ? Comment fonctionnent-ils ? Comment leur échapper ? », 155 pages, aux éditions Eyrolles veut aider les uns à se reconstruire, les autres à se remettre en question et chacun à prendre soin de soi dans la bienveillance et le respect de l’altérité.

Extraits discontinus. Les personnalités narcissiques ont des comportements « grandioses ». Elles se placent au-dessus des autres, ont besoin d’être admirées comme des êtres exceptionnels. Elles sont rapidement auto- satisfaites, manquent de modestie et le font sentir aux autres. Elles ont peu de scrupules à abuser des autres, surestiment leurs qualités et sous-estiment leurs erreurs ce qui peut entraîner des situations d’échec et des difficultés relationnelles. Elles ne comprennent pas les affects des autres qui ne sont là que pour les servir. Elles ne présentent aucune culpabilité et cherchent à dévaloriser l’autre, à le discréditer, pour tenter de prendre sa place…Le pervers narcissique, égocentrique, exige de l’autre, la perfection. C’est aussi un menteur. Généralement habile avec la parole, il se sert largement du double sens des mots pour manipuler, se positionner en victime pour se faire plaindre ou rendre l’autre volontairement mal à l’aise. Mais, il n’a aucune valeur propre, il utilise les valeurs des autres et la morale pour arriver à ses fins. Il ne supporte pas la critique mais critique sans cesse. Pour se revaloriser, il se nourrit de l’image de sa victime : plus il la dévalorise, plus il se sent fort. Il projette dans l’autre sa culpabilité en le culpabilisant. La perversion narcissique serait un moyen pour le sujet de ne pas délirer, de faire porter à l’autre son chaos et de ne pas entrer en psychose. Le pervers narcissique colle à sa victime, il ne lui permet pas de s’échapper, il l’englue  avant de l’entraîner dans un climat délétère, mais la retient en même temps : utilise-t-il un mot pour véhiculer une information ou bien pour obtenir un effet, pour blesser ou manipuler l’autre ? Pour justifier ses dévalorisations et se donner un air de respectabilité, il va se positionner en victime, c’est-à-dire qu’il va créer les circonstances qu’il reprochera ensuite à sa victime…Quand un pervers entre dans un groupe, il arrive souvent qu’une partie du groupe devienne perverse et que la communauté se coupe en deux : le pervers a su externaliser ses perversions en utilisant et manipulant une partie des gens, les plus fragiles. La force du pervers est de ne rien donner mais de beaucoup promettre. Le pervers est à l’abri de risques psychiques tant qu’il conserve une victime pour se décharger. Cependant la violence est l’un des mécanismes en réponse à ses attaques. Si la victime peut espérer sortir de son enfer, le pervers, lui, restera prisonnier de sa structure. On ne peut aider que dans la distance juste : distance et neutralité d’un tiers sont nécessaires dans la relation d’aide.

Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychothérapeute, dans « Le Harcèlement Moral, la violence perverse au quotidien », 243 pages, aux éditions Pocket, confirme et enrichit l’analyse précédente.

Un individu pervers l’est constamment, car il lui est impossible de se remettre en question. Ces individus ne peuvent exister qu’en « cassant » quelqu’un : il leur faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne image de soi, et par là même acquérir le pouvoir, car ils sont avides d’admiration et d’approbation. Même si l’on considère, très justement, la perversion comme un aménagement défensif (contre la psychose ou la dépression), cela n’excuse pas les pervers pour autant. Pour lui, la présence de l’autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité .Si le partenaire du pervers est trop docile, le jeu n’est pas excitant. Il faut qu’il y ait suffisamment de résistance pour que le pervers ait envie de poursuivre la relation, mais pas trop pour qu’il ne se sente pas menacé. Au moment où la victime donne l’impression de lui échapper l’agresseur éprouve un sentiment de fureur et se déchaîne. Les marques d’hostilité sont là d’une façon constante, permanente, à petites touches, tous les jours et plusieurs fois par semaine, pendant des mois, voire des années. L’agression est distillée lorsqu’il y a des témoins. Si la victime réagit et tombe dans le piège de la provocation en haussant le ton, c’est elle qui paraît agressive et l’agresseur se pose en victime. Comme le pervers donne peu et demande beaucoup un chantage est implicite : si je me montre plus docile, pense la victime, il pourra enfin m’apprécier ou m’aimer. Cette quête est sans fin car l’autre ne peut être comblé. Bien au contraire, cette quête d’amour et de reconnaissance déclenche la haine et le sadisme du pervers-narcissique. Si la victime réagit, elle est génératrice du conflit, si elle ne réagit pas, elle laisse se répandre la destruction mortifère. Ne pas emmener les autres dans le registre de la violence est un échec pour un pervers, c’est donc le seul moyen d’enrayer la propagationdu processus pervers. Les mots, pour lui, n’ont aucune importance, seule importe la menace. La version des faits, par la victime, n’intéresse pas le pervers qui refuse de l’écouter. Il s’agit de retirer à quelqu’un toute qualité, de lui dire et lui répéter qu’il (ou qu’elle) ne vaut rien, jusqu’à l’amener à le penser. Un paradoxe consiste également à faire ressentir à la victime de la tension et de l’hostilité sans que rien ne soit exprimé à son égard. Ce sont des agressions indirectes ou le pervers s’en prend à des objets : il peut jeter des objets et nier ensuite l’agression. Le discours du pervers est un discours totalisant qui énonce des propositions qui paraissent universellement vraies. Lorsqu’un pervers a désigné une proie, il ne la lâche plus: le seul but est de l’empêcher de vivre. Et il s’arrange pour que cela devienne vrai, sans aucune culpabilité: il ne le fait pas exprès, il ne sait pas faire autrement pour exister. Le moteur du noyau pervers c’est l’envie, le but, c’est l’appropriation. Pour le pervers-narcissique, tout commence et s’explique par le Narcisse vide, construction en reflet, à la place de lui-même et rien à l’intérieur, de la même manière qu’un robot est construit pour imiter la vie, sans la vie. De nombreux politiques pervers ne s’embarrassent pas de MORALE pour liquider un rival. Ils se posent en sauveurs pour obtenir le pouvoir et s’y maintiendront par des grandes et petites corruptions

.Image : www.bioutiful-photos-net 

www.atelier-idees.org Annie Keszey.