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15/05/2012

LA METAMORPHOSE ECONOMIQUE ET POLITIQUE D'EDGAR MORIN.

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Il faut dépasser les insuffisances et carences de l’idée de réforme et de révolution dans la notion de métamorphose qui combine conservation et transformation.

La crise que nous vivons n’est pas seulement économique, c’est une crise de civilisation. Un Président doit être capable d’indiquer les directions de salut public pour que la France retrouve son rôle d’éclaireur. On ne peut rétablir confiance et espérance que si l’on indique une voie nouvelle, pas seulement la promesse de sortir de la crise, mais de changer la logique dominante. Par une confluence de réformes multiples, il faut remettre la France en mouvement, faire confiance aux capacités créatrices des citoyens…Je souhaiterais que François Hollande réponde à ce que disait Beethoven dans son dernier quatuor : «  Est-ce possible ? Oui, il faut montrer que c’est possible… »
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Une grande politique économique comporterait selon moi la suppression de la toute- puissance  de la finance  spéculative tout en sauvegardant le caractère concurrentiel du marché : comme je l’ai dit, le dépassement de l’alternative croissance-décroissance en déterminant ce qui doit croître: une économie plurielle, comportant le développement d’une économie verte, de l’économie sociale et solidaire, du commerce équitable,  de l’économie de convivialité, de l’agriculture fermière et biologique, de l’entreprise citoyenne. Mais aussi ce qui doit décroître: l’économie créatrice de besoins artificiels, du futile, du jetable, du nuisible, du gaspillage, du destructeur. Ne faut-il pas envisager une grande politique de la consommation, qui inciterait les consommateurs à s’éclairer sur les produits et mènerait une action  éducative sur les intoxications et addictions consuméristes, ce qui, favorisant la qualité des produits, favoriserait la qualité de la vie et la santé des personnes ? Ne faudrait-il pas prohiber les multiples produits soit jetables, soit à obsolescence programmée ce qui favoriserait les artisanats de réparation ?

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Ne faut-il pas envisager une grande politique de ré-humanisation des villes qui veillerait à opérer la dé-ségrégation sociale, à ceinturer les villes-parkings pour y favoriser les transports publics et la piétonisation, et favoriser la réinstallation des commerces de proximité ? Une nouvelle politique pour la France rurale ne devrait-elle pas être promue, qui ferait régresser l’agriculture et l’élevage industrialisés devenant nocifs pour les sols, les eaux, les consommateurs, et progresser l’agriculture fermière et bio ? Elle revitaliserait les campagnes en les repeuplant d’une nouvelle paysannerie en y réimplantant bureaux de poste et dispensaires locaux et elle inciterait à réinstaller dans les villages  boulangeries-épiceries-buvettes. Elle instaurerait l’autonomie vivrière dont nous aurions besoin en cas de grave crise internationale…

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Je pense que toute pensée politique doit se formuler à partir d’un diagnostic pertinent du moment de l’ère planétaire que nous vivons, y concevoir une voie de salut, et y situer une politique française. Je pense qu’il faut dépasser les insuffisances et carences de l’idée de réforme et de révolution dans la notion de « métamorphose » qui combine conservation et transformation.

Extrait du « grand entretien », journal Le Monde du 5/05/2012. L’intégralité de l’entretien est accessible sur Lemonde.fr
Images : Maria Vittoria Benatti- pixeljoint.com- Surélévation de la tour AXA à La Défense- Vladimir Kush
www.atelier-idees.org Annie Keszey.

03/05/2012

PUTEAUX:PYONGYANG-SUR-SEINE?

Lettre à Hervé Liffran, journaliste, auteur de l'article "Bienvenue à Pyongyang-sur-Seine" du Canard Enchaîné.

Monsieur Liffran,

Puteaux,conseil municipal,Mme Ceccaldi-Raynaud, Corée du Nord, Pyongyang, népotisme, Canard Enchaîné, liberté d'expression, totalitarisme du verbe


Dans l’hebdomadaire Le Point, en avril 2012, Puteaux fut Dallas 9-2, pour la journaliste Emilie Trevert. Notre « atelier » avait déjà émis quelques réserves, par courrier, publié sur notre site collectif.
Dans les canardages du Canard Enchaîné du 18/04/2012, vous assimilez Puteaux, cette fois, à Pyongyang. Le lendemain, le journal Le Monde publiait le témoignage de Shin Dong-Hyuk, rare survivant des pires atrocités d’un camp d’internement de Corée du Nord. Dans ces camps, tous les condamnés ont l’obligation d’assister aux exécutions sauvages. Les bourreaux remplissent de cailloux la bouche  de la future victime afin qu’elle ne puisse critiquer l’Etat, avant de mourir, et cachent son visage sous une cagoule…
Pyongyang est la capitale d’un système concentrationnaire.
Votre humour glacial, étrangement excessif, appelle, dans notre situation actuelle de lecteurs,  une  critique citoyenne tant votre comparaison frôle l’inculture.
La ville de Puteaux, avec plus de 40 000 habitants, ne se réduit pas à son maire ni à son conseil municipal. Les habitants appartiennent au peuple souverain. Aucune armée violente ou police terrifiante n’encercle la ville. La publicité très lissée  de la revue municipale, ne trompe ni ne conditionne les foules. La peur et l’oppression permanentes ne pèsent pas sur les esprits, libres. Les consciences putéoliennes ne sont pas instrumentalisées. Nul faisceau de contraintes intériorisées- dont la peur de critiquer- n’inhibe toute conversation (1).
La dynastie des Ceccaldi-Raynaud, népotisme anachronique encore fort répandu, conséquence d’une révolution imparfaite, n’est pas auto-proclamée comme celle des « trois Kim » mais élue depuis des décennies par une majorité de putéoliens consentants : c’est plus qu’une nuance même si la persistance de l’anomalie anti-démocratique déçoit, légitimement, les minorités locales et les professeurs d’Histoire…Madame Ceccaldi-Raynaud souhaiterait atteindre, peut-être, par la multiplication de ses portraits aux émotions programmées, un certain culte de la personnalité et la frontière de son mandat  entre « surveiller » et " veiller sur ", héritée des dictatures, se voudrait , inconsciemment, trouble,(2) mais nul citoyen ordinaire, équilibré,  n’est piégé, ni inquiet, ni soumis- ici.
De fortes composantes affaiblissent la démocratie locale. L’inertie apparente  de certains conseillers municipaux de la majorité et leur allégeance inconditionnelle au maire créent un pouvoir personnel qui trahit une institution collégiale. L’impossible union de l’opposition diminue sa force parce qu’elle est déstabilisée par un conseiller du MoDem au comportement défaillant: ego surdimensionné, narcissisme extrême, haine destructrice du maire pour lui ravir sa place et, déjà, une souplesse certaine avec l’éthique politique! Ce conseiller, blogueur, qui jouit d’une relative notoriété  exclusivement « immatérielle », a choisi de s’inscrire dans une spirale inefficace d’un double « je » de provocation jouissive-riposte-victimisation-riposte-provocation, aux dérapages garantis…
Les lenteurs de la Justice détériorent la présomption d’innocence en favorisant les rumeurs naturellement frappées d’incertitudes…

Pourtant, malgré les difficultés, il est possible de travailler, à Puteaux, dans le sens des intérêts collectifs. Le PS, la conseillère indépendante, publient leurs études critiques approfondies de dossiers, sur la comptabilité en particulier, sans être censurés. Ils ne recherchent pas le bruit et la fureur médiatiques mais s’imposent auprès des putéoliens par  leurs compétences, leur rigueur, leur droiture et leur courtoisie fonctionnelle.
C’est la seule démarche qui puisse favoriser un progrès démocratique. Le maire de Puteaux n’a déposé aucune plainte en justice contre eux.
En effet, ils ne confondent pas la liberté d’expression avec le totalitarisme du verbe.

(1)Philippe Pons- (2) Marc Crépon (M Liffran, avez-vous lu « Le consentement meurtrier » ?)
Image : news 24.ci
www.atelier-idees.org  Annie Keszey.

02/05/2012

REPONSE D'EMILIE TREVERT AU COMMENTAIRE DALLAS 9-2

Madame Emilie Trevert, auteur de « Dallas dans le 9-2 », dans l’hebdomadaire « Le Point ».

            Madame,

    Recevez nos remerciements pour la réponse faite à la lettre que l’atelier des idées avait adressée à votre hebdomadaire le 31/03/2012. 
Nous notons que vous aviez tenté de joindre Maître Drai, avocat de Madame Ceccaldi-Raynaud, pour un entretien qu’il a refusé. L’absence de cette information dans l’article induisait l’hypothèse que Madame Ceccaldi-Raynaud avait eu, certes, un avocat, mais seulement à charge: son père. Cette hypothèse est donc invalidée.
    Vous n’avez pas jugé les propos tenus par Monsieur Ceccaldi-Raynaud, contre sa fille, parce que vous souhaitez laisser chaque lecteur se faire sa propre idée. Votre choix, respectable, reste difficile à partager: une journaliste peut interpréter des faits, séparément de leur exposé. Les tentatives violentes verbales répétées de Monsieur Ceccaldi-Raynaud pour déshonorer sa propre fille ne semblent pas correspondre à une morale familiale républicaine, partagée. Mais sans doute avez-vous raison, la majorité des pères et mères aura su juger l’ignominie de tels propos paternels publics.
    Bon courage, transmettez nos remerciements aussi à M Giesbert qui a pris la peine de vous remettre notre correspondance.
    Annie Keszey.


22:25 Publié dans POLITIQUE LOCALE, PUTEAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook