Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/11/2015

TEXTE APRES LA TUERIE DU 13 NOVEMBRE 2015.

                                                                         

Nous refusons la violence gratuite

                                           Nous vomissons le meurtre

                                                        Nous condamnons les assassins

 

QUE DIEU PARDONNE A CEUX QUI SE SERVENT DE SON NOM POUR TUER

 

Nous Le prions de répandre sa consolation sur les victimes et leurs proches

D’apaiser leur esprit

D’accueillir auprès de Lui les MORTS de cette TUERIE.

 

Que Dieu nous donne son Intelligence et sa Miséricorde pour que nous transformions

                           LA HAINE EN AMITIE

                             LA BETISE EN INTELLIGENCE

                             LA FOLIE EN SANTE

 

Nous demandons au Dieu très Haut, très Grand, très Saint

– si éloigné et tellement proche de chacun de nous -

de répandre en nos cœurs son amour de la Vie et de la Beauté. 

 

       Remplis-nous de ton Esprit très saint, Seigneur Dieu,

pour que vivent dans notre cœur et se manifestent par nos actions

le respect et l’amour de la vie humaine.

 

Que Désolation devienne Espérance

Que rage et bêtise se transforment en intelligence des choses et des personnes

 

             QUE DE L’AFFRONTEMENT NAISSENT LES CONDITIONS DE LA PAIX

 

ET DE LA SERENITE POUR NOTRE PAYS ET POUR LE MONDE ENTIER.

 

Puteaux, le 14 novembre 2015,

Claude Klein

23/03/2015

LE MEILLEUR MAIRE DU MONDE EN 2014.

 

NAHEED NENSHI, CANADIEN MUSULMAN, MEILLEUR MAIRE  DU MONDE EN 2014.

 

 

Lorsque sa mère enceinte quitta ses terres natales tanzaniennes pour le Canada, 42 ans plus tôt, elle ne se doutait pas qu’elle portait en son sein celui qui allait présider à la destinée de la ville de Calgary.

 

Naheed Nenshi, devient en 2010 le premier musulman élu maire d’une ville canadienne de plus d’1 million d’habitants. Il a été promu meilleur maire du monde 2014, le 2 février 2015 dernier. Ce prix honorifique est décerné tous les deux ans depuis 2003 par La fondation internationale City Mayor  basée à Londres, en Grande-Bretagne. Il récompense les femmes et les hommes qui servent leur collectivité avec une gouvernance ouverte, transparente et honnête. Cette distinction permet de les mettre en lumière sur la scène internationale et de faire connaitre leur vision constructive de la politique de la ville. Les dix premiers lauréats sont nommés sur le site www.worldmayor.com

 

Le très populaire Maire de Calgary est un  fin  communicant et un adepte confirmé des réseaux sociaux. Il est connu pour être l’un des hommes politiques canadiens les plus « connectés » de sa génération. Les membres de la fondation City Mayor, des professionnels reconnus des questions de gouvernance locale commentent : « Il est le maire le plus admiré de toutes les grandes villes canadiennes. C’est un visionnaire urbain qui ne rechigne pas non plus à faire le travail bureaucratique le plus ingrat ».Sa popularité se mesure aux nombres de commentaires élogieux publiés sur le site de la fondation. Naheed Nenshi remporte l’unanimité : « C’est un exemple d’honnêteté, d’intégrité et de générosité. Il accepte tout le monde peu importe la religion, le sexe, la couleur ou le niveau socio-économique » (un internaute de Toronto). Sa capacité à fédérer les énergies positives est remarquable;  les membres de la fondation ont salué tout particulièrement  le travail du maire durant les inondations de juin 2013 et la tempête de neige de septembre qui avait coupé l’électricité de dizaines de milliers de Calgariens. Il avait marqué les esprits par son dévouement sans faille et sa disponibilité  auprès de ses administrés.

 

Un musulman au pays des Cowboys

 

Ainsi, nous rappellerons que Naheed est musulman et que l’histoire de ce fils d’immigré qui a gravi l’échelle sociale à force de travail et de persévérance impressionne et marque le respect. C’est un exemple de réussite pour tous. Diplômé de l’université de Calgary, il intègre les bancs de la prestigieuse faculté américaine d’Harvard. Après plusieurs expériences professionnelles, il a travaillé notamment pour les Nations Unies, en 2010, peu misaient sur lui; crédité de 8% seulement  des votes, il crée un véritable séisme dans la sphère politique locale lors de son élection. Naheed, c’est une bouffée d’air frais, une autre vision de la politique locale. Direct, ouvert, efficace et accessible, le jeune maire est largement réélu avec 73% des suffrages en 2013. D’après le classement du magazine « Maclean’s », il est considéré comme la deuxième personne la plus influente du Canada après le 1er Ministre Harper.

 

Lors de la remise de ce prix, Naheed  a tenu à remercier, via twitter, toutes les personnes qui ont contribué à encourager sa nomination. Il a déclaré : « Tout ce que j’essaie de faire c’est d’être authentique, être vrai avec les gens et de travailler dur pour faire de cette ville un meilleur endroit, comme chacun de nous le souhaite. »

 

Nenshi a été choisi parmi plus de 25 finalistes pour le titre de meilleur maire du monde. Il a confié être impatient d’utiliser cette renommée et la reconnaissance du travail accompli pour le bénéfice de tous.

 

D’après HBD AJIB. Images znptox.com et lapresse.ça

Annie Keszey

 

 

 

04/05/2014

F.HOLLANDE ET M. VALLS CONFRONTES A DEUX ECONOMISTES.

 Le journal espagnol El Pais, du 17/04/2014, attribue à Manuel Valls le qualificatif de « flamante » : brillant, resplendissant, flambant neuf ou récent, au choix des lecteurs.

Le titre de l’article, en première page, écrit depuis Paris par Ana Teruel est fidèle à la réalité. La France congèlera les pensions, les salaires publics, les prestations sociales et ne revalorisera pas les salaires des fonctionnaires. L’ajustement de 50 000 millions d’euros obligera à des coupes dans le domaine de la santé…Puis, en page 20, La France sacrifiera la dépense sociale…Le système de protection et de santé concentrera 40 % des coupures…

Congeler-couper-sacrifier.

Manuel Valls, complice de François Hollande, révèle ainsi une triple trahison : devenu social-libéral, Il trahit les conquêtes et les valeurs fondatrices du parti socialiste, il rétrécit l’Etat qui l’a accueilli et prend pour ennemies les classes précaires et moyennes au lieu de combattre le monde de la finance.

Son plan s’inscrit dans une politique économique standard d’austérité européenne, traditionnelle, de  la droite classique, qui, historiquement, a souvent échoué, fondée sur des mythes politiques coûteux pour la base surtout et faux. Ces mythes, totems « bidons » de la pensée unique (Hervé Nathan), ont distordu la prise rationnelle de décision en économie. La désinformation venue des medias, possédés le plus souvent par des nantis, entretient dans les mentalités collectives des pratiques erronées  Les responsables politiques successifs de l’endettement français sont restés impunis et florissants.

L’acharnement thérapeutique mal ciblé et vain de François Hollande et de Manuel Valls ne peut restaurer un système à bout de souffle. L’austérité n’est pas le remède adapté à la grande récession née en 2008- 2009, par insuffisance de la demande globale.

La France risque ainsi de rejoindre les Etats-Unis d’Amérique dans leur descente aux enfers, leur plongée croissante dans l’inégalité sociale incompatible avec le maintien de la démocratie.

Manuel Valls ne semble pas connaître les conseils hautement spécialisés et novateurs de Joseph E. Stiglitz, démocrate américain, prix Nobel d’économie, auteur de l’étude Le triomphe de la cupidité, en 2010, puis de l’ouvrage Le prix de l’inégalité, en février 2014.

Après une description inconnue du public, accablante, de l’inégalité américaine actuelle, l’auteur propose, lui, une autre politique et une réforme économique, une bonne voie, celle d’un autre monde dont il expose les principes pour arrêter les excès d’en haut, ceux de l’économie virtuelle et aider les autres, pour une société plus équitable et égalitaire. Un grand nombre de propositions, au-dessus des partis politiques et en avance, sont applicables en France.

Joseph Stiglitz concrétise, en particulier, ce que François Hollande avait promis de faire, pour être élu. Mais François Hollande  n’a sans doute pas lu le livre qui lui est donc offert, ainsi qu’à Manuel Valls, avant qu’il ne soit trop tard.

L’essai partiel de synthèse  suivant, 510 pages en 4 pages, sera joint à l’envoi. Il ne peut remplacer la lecture de cette analyse profonde, ambitieuse, savante des USA qui aide aussi à mieux penser la réalité française.

Un second envoi suivra, Le capital au 21ème siècle de Thomas Piketty, parfaite analyse de l’inégalité française. Un autre essai de synthèse sera joint, cette lecture complexe demandant un temps long.

LE PRIX DE L’INEGALITE. JOSEPH E STIGLITZ- BABEL ESSAI- 510 PAGES- 9.70 € TTC.

1. L’inégalité aujourd’hui aux Etats- Unis. 2. Les raisons de l’inégalité croissante. 3. La bataille du budget.4. Les réformes : l’autre voie. 5. L’espoir.

L'inégalité aux Etats-Unis. 

Le mouvement de protestation Occupy Wall Street né de l’indignation devant l’injustice révoltante de la société américaine a dénoncé Wall Street d’abord puis a pris un nouveau nom pour une protestation plus large,  Les 99 %, à partir d’un article écrit par Joseph Stiglitz pour la revue Vanity Fair,  Of the 1 %, for the 1 %, by the 1 % ( Du 1 %, pour le 1 %, par le 1 %) : il y décrit l’aggravation massive de l’inégalité aux Etats-Unis et un système politique visiblement trop à l’écoute des riches.

Le marché n’est pas efficace, son pire échec est son incapacité à créer des emplois pour tant de citoyens, cause majeure de l’inégalité.

En mars 2012, 24 millions d’américains qui souhaitaient trouver un emploi à temps complet, n’en trouvaient pas. Les progrès de la productivité sont allés plus vite que l’expansion de la demande.

La  mondialisation n’est pas perverse, elle est mal gérée au profit d’intérêts particuliers. Interconnecter les peuples, les pays et les économies autour du globe peut-être aussi efficace pour stimuler la prospérité que pour répandre la cupidité et la misère.

Les 99 %  perpétuent la tradition Nous sommes tous une classe moyenne mais avec une petite modification : ils comprennent que nous ne sommes pas tous à nous élever ensemble. Nous, l’immense majorité, nous sommes en train de souffrir ensemble et la pointe du sommet- Les 1 % – vit autrement. Le capitalisme donne aux 99 % ce qu’il n’a pas promis : l’inégalité, la pollution, le chômage et la dégradation des valeurs jusqu’au niveau où tout est acceptable et où personne n’est responsable.

C’est la politique qui a modelé le marché et elle l’a fait pour le conduire à favoriser le haut aux dépens du bas. L’élite économique a fait pression pour obtenir un cadre juridique qui œuvre à son profit au détriment des autres mais ce système économique n’est ni efficace, ni juste.

Depuis 2008-2009, 8 millions de familles ont été expulsées de leur maison, des milliers d’autres sont en attente de saisies, elles ont vu s’envoler leur épargne et se tarir les chèques d’indemnisation du chômage. Des maisons sont vendues à perte, d’autres restent vides. Les jeunes fraîchement sortis de l’université ont des dettes se chiffrant en milliers de dollars et n’ont pas de travail. Ce sont des épreuves incompatibles avec le rêve américain.

Malgré la crise, le 1 % supérieur a conservé son emprise sur une part énorme du revenu national : un cinquième ! En 2007, le revenu de 0,1 % supérieur des ménages américains représentait 220 fois le revenu moyen des 90 % inférieurs. Le 1 % des plus fortunés possède près d’un tiers de la richesse du pays. Le 1 % supérieur a accaparé 93 % du supplément de revenu crée dans le pays en 2010 par rapport à 2008. Les plus riches ont un taux d’imposition de 16, 6 %, inférieur au taux de 20, 4 % payé en général par les contribuables. (2007, mais toujours d’actualité).

 Les prix moyens de l’immobilier ont chuté de plus d’ 1/3 de 2006 à 2011. La fortune des nombreux américains qui avaient contracté des emprunts hypothécaires a disparu.

La thèse de L’économie du ruissellement qui explique qu’en donnant plus d’argent en haut on rend service à tout le monde notamment parce que cela va stimuler la croissance est fausse. Par contre la thèse du ruissellement vers le haut pourrait être efficace.

En 30 ans, les bas salaires des 90 % inférieurs n’ont augmenté que de 15 %, tandis que les salaires du 1 % supérieur se sont accrus de 150 %, ceux du 0,1 % supérieur de 300 %. Les 6 héritiers de l’empire Wall-Mart ont une fortune de 69.7 milliards de dollars, l’équivalent de la fortune totale des 30 % inférieurs de la société américaine.

Le taux d’incarcération est le plus élevé du monde. Un enfant sur quatre vit dans la pauvreté. Les chances scolaires sont inégales : 74% des étudiants viennent du quart supérieur de la population. La dette  pour paiement des études du diplômé moyen du supérieur est supérieure à 25 000 dollars. Un américain sur sept est confronté à l’insécurité alimentaire.

Les USA paient très cher cette inégalité : moins de productivité, moins d’efficacité, moins de croissance, L’inégalité met en danger la démocratie. La participation des électeurs jeunes aux élections législatives de 2010 n’a été que de 20% ! 

 

  1. Les raisons de l’inégalité croissante.

    La recherche de rentes.

    La plus forte et la plus célèbre, c’est l’exploitation des pauvres et des non-initiés par les financiers. Ils ont gagné des sommes frauduleuses en agressant des catégories par le crédit prédateur et les pratiques abusives autour des cartes de crédit. Ceux qui gagnent, dans ce capitalisme dévoyé, sont ceux qui ont la capacité de contourner la loi ou de la déformer en leur faveur. Ces financiers ont participé à la rédaction d’un ensemble de règles qui leur permettent de gagner beaucoup, trop, même pendant les crises qu’ils contribuent à créer. Warren Buffet a qualifié d’armes financières de destruction massive les nouveaux prêts hypothécaires scandaleux qui ont provoqué la crise des subprimes, ceux-là s’en sont sortis avec des millions, parfois des centaines de millions de dollars.

    Les PDG de grandes entreprises et des avocats de haut vol aident ces pratiques prédatrices.

    L’impôt régressif.

    L’impôt régressif est la recherche de rente qui redistribue en haut de l’argent pris au reste de la société. Le génie des plus hauts placés est de concevoir les meilleurs moyens d’exploiter le pouvoir du marché et autres imperfections du monde : les barons des chemins de fer du 19ème siècle, John D. Rockefeller et sa Standard Oil puis Bill Gates  avec l’hégémonie de Microsoft sur les logiciels pour PC à partir d’une pratique non concurrentielle et pourtant admise. Le président Obama accepte une règle de 2003 qui interdit à Medicare, l’organisme étatique de soins, de négocier le prix des médicaments, octroyant ainsi à l’industrie pharmaceutique un cadeau annuel d’une cinquantaine de milliards de dollars.

     Au Mexique, Carlos Slim détient le monopole du téléphone et impose ainsi des prix  plusieurs fois supérieurs aux tarifs des marchés concurrentiels.

    Les prix bradés des actifs des Etats à des investisseurs privés.

    C’est l’origine de la fortune de Carlos Slim et ce procédé étatique de bradage est mondial.

    La capture du régulateur.

    Les élites font nommer à la tête des commissions de contrôle des sympathisants ou des anciens employés des secteurs qu’ils sont chargés de réglementer : leur dépendance est incompatible avec leur mission. Parfois, il s’agit de capture cognitive, des affinités naturelles avec les banques par exemple, tel le cas d’Alan Greenspan qui n’avait jamais travaillé pour l’une d’entre elles. [Stiglitz ne pouvait connaître encore l’exemple parfait de régulateur tricheur que fut Aquilino Morelle, ami du Président de la République et du Premier ministre français.]

    Les lobbyistes.

    Très nombreux auprès des responsables politiques, 2,5/ sénateur, ils œuvrent, en particulier, auprès des responsables politiques pour placer leurs soutiens aux postes de régulation  et empêcher la rédaction de lois contraires à leurs intérêts.

    L’affaiblissement des syndicats.

    Cet affaiblissement n’a cessé de s’accentuer depuis la grève des contrôleurs du trafic aérien brisée par Reagan en 1981.

    La discrimination économique contre de vastes composantes de la société américaine.

    Les femmes, les Afro-américains, les Hispaniques font l’objet de discriminations sur les salaires et les crédits. Leur niveau de vie est bas.

    L’inégalité est plus grande dans les dividendes que dans les salaires et plus grande dans les plus- values que dans  toute autre forme de revenus.

  2. La bataille du budget.

    Pour maîtriser les déficits, il faut connaître leur histoire depuis la dernière période excédentaire. La logique commande, en effet, d’inverser les mesures qui ont inversé la situation budgétaire de l’Etat.  Aux USA les causes des déficits sont les suivantes :

    Les réductions d’impôts des plus riches, surtout par Bush.

    Le financement des guerres d’Irak et d’Afghanistan, de 2000 à 3000 milliards de dollars. 50 % des soldats vont recevoir des pensions d’invalidité.

    Les dépenses militaires égales à celles du monde entier, dont les superprofits des prestataires militaires.

    Le remboursement des médicaments de Medicare.

    La grande récession de 2008 qui a provoqué le déficit le plus grave.

  3. Les réformes : l’autre voie.

    Les premières réformes consisteraient à arrêter le déficit : supprimer les réductions d’impôts des riches et des entrepreneurs qui n’investissent pas,  cesser les guerres, faire payer les pollueurs, ne pas surpayer les achats publics, assurer le plein emploi par des formations de mutation et des investissements dans les secteurs d’avenir, taxer les rentes.

    Les taxations des industries polluantes, pétrole, gaz, charbon, chimie sont à instaurer, de même que la taxation des  transactions financières (la France serait en train d’en adopter une sur les marchés des changes), les niches fiscales doivent être abandonnées et les rentes taxées à des taux plus élevés.

    Joseph Stiglitz juge que baisser les salaires et réduire les budgets ne ramène pas l’économie à la prospérité : c’est lui infliger une contraction, un choc « récessionniste ». Il critique l’austérité de l’Europe, imposée par le fétichisme du déficit de la troïka FMI, Commission européenne, banque européenne, organismes non élus, politique inadaptée aux maux et souligne la rigidité du système monétaire de l’euro sans mécanisme d’ajustement quant aux taux de change et d’intérêt.  Les hausses d’impôts sur les riches  et de dépenses stimulent l’économie. Il est contre-productif  d’accorder un chèque en blanc aux entreprises : il faut soutenir les seules entreprises créatrices d’emplois et productrices d’investissements à forte productivité.  L’entreprise américaine AIG a reçu de L’Etat plus de 150 millions de dollars de renflouement, plus que l’aide sociale aux pauvres de 1990 à 2006 ! Une aberration…

     Les banques indépendantes ne le sont guère et surtout surveillent  l’inflation alors qu’elles devraient travailler la répartition, l’emploi, la croissance et la stabilité financière. Pour l’économiste les mouvements de l’inflation ne sont pas le premier danger. Il faut réglementer les banques, interdire leurs crédits frauduleux, les priver de leurs abus de pouvoir, leur demander des comptes et les punir. Obama a donné des milliards de dollars de fonds publics aux banques après la crise de 2008 et n’a pas aidé, en temps utile, les citoyens surendettés par les crédits d’achat de leur maison…Obama est impuissant ou peu courageux…

    Il faut rendre l’impôt sur le revenu et sur les sociétés plus juste et plus progressif, créer un impôt sur les successions plus efficace afin de prévenir la création de nouvelles oligarchies et puis, aider les autres. C’est-à-dire, améliorer l’accès aux soins, à l’éducation, à l’épargne et assister sérieusement la formation des salariés afin qu’ils passent des emplois perdus aux nouveaux emplois qui se créent…

    Les politiques peuvent remodeler les forces du marché pour qu’elles nous rapprochent de l’égalité. Il s’agit de retrouver  la doctrine  de l’intérêt bien entendu, évoquée par Tocqueville qui concilie l’intérêt personnel et l’intérêt personnel de tous les autres. Tant que Le 1 % occupera tous les postes politiques, ces réformes simples ne pourront pas être appliquées.

  4. L’espoir.

    Les 99 %,(parfaitement informés par Joseph Stiglitz), pourront un jour sortir de leur désillusion et de leur impuissance pour se rebeller contre leur asservissement aux intérêts d’une élite minuscule. Les riches cesseront alors de kidnapper le processus politique à leurs propres fins et la démocratie égalitaire vaincra la ploutocratie.

    Annie Keszey.

    www.atelier-idees.org

    www.rupture-et-metamorphose.org

    www.notreputeaux.com