15.06.2010
FRANCOIS BAYROU CONDAMNE POUR DENI DE DEMOCRATIE
La juge de fonds du TGI de Paris a décidé de donner raison à Hugues R. Débotte, simple militant du MODEM, soutenu dans sa requête par Marie-Thérèse Grange, conseillère départementale du MODEM du Rhône, et Rémy Daillet-Wiesmann, ex-conseiller national, ex-président de la fédération de Haute Garonne, démis de ses fonctions, sur sa requête en demande d’annulation du Conseil National du MODEM du 27/03/2010, pour non respect des statuts, et de la démocratie au sein du « Mouvement Démocrate ». (*)
Le MODEM est un parti politique régi par la loi 1901, dont les dirigeants ont passé outre les règlements d’application. Ces comportements d’un autre âge ont eu pour effet une hémorragie par vagues successives de milliers de militants.
François Bayrou et la direction du MODEM ont donc été ainsi sanctionnés pour leur déni de démocratie continuel depuis des mois, dont les effets ont atteint leur paroxysme lors du Conseil National du 27 mars 2010, et pour ne plus rien respecter dans le fonctionnement de base de toute association citoyenne, alors que parti politique est qualifié de « Démocrate ».
Hugues R. Débotte tient à disposition les éléments de ce dossier via son site internet http://www.huguesdebotte.com et son blog http://huguesdebotte.over-blog.net , ou en lui écrivant à hugues@huguesdebotte.com
(*) Le Conseil National incriminé tenu le 27 mars 2010 a Paris n’a pas été convoqué dans les délais minimaux prévus par les statuts ; a été présenté comme une simple réunion politique sans décision statutaire alors que des décisions de cette nature ont été prises ; a été proposé sans ordre du jour décisionnel alors que des décisions ont été prises ; et a été tenu en deux moments totalement juridiquement contestables, à savoir, premièrement, une prétendue réunion du bureau exécutif, qui n’a en fait jamais eu lieu, et deuxièmement, un « conseil national » qui n’a connu aucun compte rendu, qui a été l’objet de décisions statutaires, et pire que tout, où le nombre minimum d’ayant-droits aux votes étaient inférieur à 50%, dont un tiers de ceux-ci, qui ont pris part au vote, ont été imposés de fait par le Président du MODEM, et présenté comme des « amis », alors qu’ils n’avaient aucune légitimité.
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24.05.2010
L'INTERDICTION DE LA BURQA

Maître Eolas, avocat, a publié, le vendredi 30 avril 2010, sur son site : « L’interdiction de la burqa dans l’espace public »
Maître Eolas, au-dessus des convictions, des opinions et des idéologies, décortique la proposition de loi d’interdiction de la burqa dans l’espace public et souligne ses nombreuses absurdités, ses non-sens.
Sa synthèse experte dépasse les informations en miettes diffusées par les médias sur ce sujet.
« …Le gouvernement a fait connaître la teneur du futur projet de loi, qui sera très court (deux articles, vous voyez, quand il veut, il peut) et pénal…
Au nom des principes, nous avons opté pour une interdiction totale, explique un des rédacteurs du projet. Mais nous avons décidé des peines légères, car ces femmes sont souvent victimes.
C’est une nouveauté, désormais on punit les victimes. Mais d’une peine modérée, hein, on n’est pas des barbares non plus… »
La suite sur http://www.maitre-eolas.fr
Images :www.argul.blog.lemonde.fr
Annie Keszey
www.atelier-idees.org
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| Tags : burqa, maître eolas, loi d'interdiction |
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27.04.2010
DE LA RACE EN AMERIQUE
De la race en Amérique.
We the people…
…Cette fois, nous voulons parler des écoles délabrées qui volent l’avenir de nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens. Cette fois, nous voulons dire non au cynisme ambiant selon lequel, après tout, ces enfants qui ne nous ressemblent pas sont le problème des autres. Les enfants d’Amérique ne sont pas ces enfants-là, ce sont les nôtres et nous ne les abandonnerons pas face aux défis de l’économie du 21ème siècle. Pas cette fois.
Cette fois, nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de Blancs, de Noirs et d’Hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé et ne peuvent s’attaquer seuls aux groupes de pression de Washington, mais qui y arriveront si nous nous y mettons tous ensemble.
Cette fois, nous voulons parler aux usines qu’on a fermées alors qu’elles faisaient vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, des maisons qui sont à vendre alors qu’elles appartenaient hier encore à des Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.
Cette fois, nous voulons dire que le vrai problème, ce n’est pas que quelqu’un qui ne nous ressemble pas puisse prendre notre travail, mais que l’entreprise pour laquelle nous travaillons va délocaliser dans le seul but de faire du profit.
Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui se sont engagés ensemble dans l’armée, combattent ensemble et versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison après une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée ni déclenchée. Et nous voulons parler de la façon d’illustrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.
Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des Américains de ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire. Et aujourd’hui, chaque fois que cette possibilité me laisse sceptique ou cynique, c’est la pensée de la génération à venir qui me redonne le plus d’espoir : ces jeunes dont les attitudes, les croyances et l’ouverture d’esprit sont déjà, avec cette élection, entrées dans l’Histoire…
Extraits du discours de Philadelphie. 18/03/2008.
Barack Obama. Edition Grasset.
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20.04.2010
FRANCOIS BAYROU PAR JEAN-FRANCOIS KAHN
François Bayrou, par Jean-François Kahn, dans « Marianne n° 678 pages 34 et 35 : Pourquoi, il faut révolutionner « le pouvoir médiatique ».
Jean- François Kahn fut tête de liste du MoDem aux Elections européennes. Elu député, il a renoncé à la fonction.
"Au premier redoublement de boulette, Ségolène Royal fut crucifiée.
Avec son égocentrisme, François Bayrou fut implacablement renvoyé. Et là, face à une manifestation extravagante, démente, clinique, d’hypertrophie narcissique et monopoliste du moi, à l’effarante déclinaison d’une adoration mystique de son propre ego quasi divinisé, au déploiement convulsif d’un je éradicateur de tous les nous collectivement citoyens, qui remplaçait par autant de miroirs toutes les fenêtres ouvertes sur la réalité, face à cette donnée grosse de conséquences possibles, un inexplicable silence"…
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17.04.2010
NOTE SUR LA SUPPRESSION DES PARTIS POLITIQUES. SIMONE WEIL. EDITIONS CLIMATS.
17/04/2010.

Simone Weil, agrégée de Philosophie, est décédée en 1943. Les extraits suivants proviennent de la « Note sur la suppression générale des Partis Politiques. » écrite à l’époque du Communisme soviétique, du Nazisme et du Fascisme.
Alain jugea la note : « J’avais déjà toutes ces idées ; seulement elles étaient sans puissance, comme il arrive quand on ne combat pas, comme dit Descartes, avec toutes ses forces ».
…Le mot « parti » est pris dans la signification qu’il a sur le continent européen. ..
…L’idée de parti n’entrait pas dans la conception politique française de 1789, sinon comme mal à éviter, mais il y eut le club des Jacobins…
…Notre idéal républicain procède entièrement de la notion de volonté générale due à Jean Jacques Rousseau…
…La vérité est une. La justice est une. Les erreurs, les injustices sont indéfiniment variables. Ainsi les hommes convergent dans le juste et le vrai, au lieu que le mensonge et le crime les font indéfiniment diverger…
…Il y a deux conditions indispensables pour appliquer la notion de volonté générale :
-qu’il n’y ait dans le peuple aucune passion collective
-que le peuple ait à exprimer son vouloir à l’égard des problèmes de la vie publique et non pas à faire seulement un choix de personnes… C’est en 1789, seulement, que s’exprima une pensée collective dans les cahiers de revendications (de doléances)…
…Pour apprécier les partis politiques selon le critère de la vérité, de la justice, du bien public, il convient d’en discerner les caractères essentiels :
- un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective
- un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres,
- la première fin et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite…
…Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration…
…La croissance matérielle du parti devient l’unique critère par rapport auquel se définissent en toutes choses le bien et le mal…
…Dès lors que la croissance du parti constitue un critère du bien, il s’ensuit inévitablement une pression collective du parti sur les pensées des hommes. Cette pression s’exerce en fait, elle s’étale publiquement. Elle est avouée, proclamée. Cela nous ferait horreur, si l’accoutumance ne nous avait pas endurcis…
…Les partis sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice…
…La pression collective est exercée sur le grand public par la propagande…
…Les partis parlent, il est vrai, d’éducation à l’égard de ceux qui sont venus à eux, sympathisants, jeunes, nouveaux adhérents. Ce mot est un mensonge. Il s’agit d’un dressage pour préparer l’emprise bien plus rigoureuse exercée par le parti sur la pensée de ses membres…
…Supposons un membre d’un parti, député, candidat à la députation, ou simplement militant, qui prenne en public l’engagement que voici : « Toutes les fois que j’examinerai n’importe quel problème politique ou social, je m’engage à oublier absolument le fait que je suis membre de tel groupe, et à me préoccuper exclusivement de discerner le bien public et la justice. Ce langage serait mal accueilli. Les siens et beaucoup d’autres l’accuseraient de trahison…
…Si un homme, membre d’un parti, est absolument résolu à n’être fidèle en toutes ses pensées qu’à la lumière intérieure exclusivement et à rien d’autre, il ne peut pas faire connaître cette résolution à son parti. Il est donc vis- à- vis de son parti en situation de mensonge. ..
…C’est une situation qui ne peut être acceptée qu’à cause de la nécessité qui contraint à se trouver dans un parti pour prendre part efficacement aux affaires publiques. Mais alors cette nécessité est un mal, et il faut y mettre fin en supprimant les partis…
…On tenterait vainement de s’en tirer par la distinction entre la liberté intérieure et la discipline extérieure. Car il faut alors mentir au public, avec qui tout candidat élu a une obligation particulière de vérité…
De ces 3 formes de mensonge, au public, au parti et à soi-même, la première est de loin la moins mauvaise. Mais si l’appartenance à un parti contraint toujours, en tout cas, au mensonge, l’existence des partis est absolument, inconditionnellement un mal.
Le mensonge, l’erreur- mots synonymes- ce sont les pensées de ceux qui ne disent pas la vérité, et de ceux qui désirent la vérité et autre chose en plus. Par exemple qui désirent la vérité et en plus la conformité avec telle ou telle pensée établie.
…Les partis sont un merveilleux mécanisme, par la vertu duquel, dans toute l’étendue d’un pays, pas un esprit ne donne son attention à l’effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice et la vérité…
…Il en résulte que- sauf un très petit nombre de coïncidences fortuites- il n’est décidé et exécuté que des mesures contraires au bien public, à la justice et à la vérité…
…Si l’on confiait au diable l’organisation de la vie publique, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux…
…La conclusion, c’est que l’institution des partis semble bien constituer du mal à peu près sans mélange. Ils sont mauvais dans leur principe, et pratiquement leurs effets sont mauvais…
…La suppression des partis serait du bien presque pur. Les candidats diraient aux électeurs, non pas : « j’ai telle étiquette »- ce qui pratiquement n’apprend rigoureusement rien au public sur leur attitude concernant les problèmes concrets- mais je pense telle ou telle chose à l’égard de tel, tel, tel grand problème ».Les élus s’associeraient et se dissocieraient selon le jeu naturel et mouvant des affinités…
…Hors du Parlement, comme il existerait des revues d’idées, il y aurait tout naturellement autour d’elles des milieux. Mais ces milieux devraient être maintenus à l’état de fluidité…
…On en est arrivé à ne presque plus penser, dans aucun domaine, qu’en prenant position « pour » ou « contre » une opinion. Ensuite on cherche des arguments, selon le cas, soit pour, soi contre, c’est exactement la transposition de l’adhésion à un parti.
…D’autres ayant pris position pour une opinion, ne consentent à examiner rien qui lui soit contraire. C’est la transposition de l’ ESPRIT TOTALITAIRE…
Presque partout- et même souvent pour des problèmes purement techniques- l’opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s’est substituée à l’opération de la pensée. …C’est là une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques et s’est étendue, à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée…
…Il est douteux qu’on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques.
Image : simone.weil.free.fr
Annie Keszey. www.atelier-idees.org
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24.03.2010
METAMORPHOSE: UNE COOPERATIVE POLITIQUE.
Le site www.atelier-idees.org publie régulièrement des textes politiques proposant une évolution, en profondeur, des partis politiques traditionnels dont les imperfections conduisent à un divorce démocratique: l'abstention aux élections régionales en étant un révélateur
L’Appel du 22 mars, paru dans "Libération": Changer la politique pour changer de politique. par Daniel Cohn-Bendit, s'inscrit dans cette démarche.
"C’est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l’écologie politique s’installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l’ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l’histoire sous peine de disqualifier notre critique de l’irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu’ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers.
Nous avons besoin d’une structure pérenne et souple à la fois, capable d’élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s’abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.
Soyons clair : il est hors de question d’abandonner aux appareils de parti, cette dynamique de renouvellement politique et social. Cela reviendrait à nous installer au cimetière, déjà bien encombré, des espérances déçues. Je reconnais d’ailleurs que sous la pression des échéances électorales, nous avons trop longtemps repoussé la question de la forme de notre mouvement, au point de laisser le rêve en friche. Entre simple marque électorale et réseau purement virtuel, Europe Écologie est restée une projection, où chacun pouvait voir midi à sa porte.
D’ailleurs, les résultats contrastés de nos listes au premier tour des régionales soulignent le succès de ceux qui ont respecté l’esprit du rassemblement face à ceux qui se sont contentés d’en appliquer formellement la lettre, le réduisant à une simple tactique d’ouverture. Sans en renier l’histoire récente, il est temps d’incarner l’écologie politique dans un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée, pour mener la transformation de la société
Abstention, populismes, clientélisme… Cette élection le prouve encore : depuis des décennies, le fossé n’a cessé de se creuser entre la société et le politique. Le divorce démocratique est profond entre des logiques partidaires complètement déracinées qui fonctionnent en hors-sol et une société active, diverse, créative mais sans illusion sur la nature et les formes du pouvoir qui s’exerce sur elle. Les partis politiques d’hier étaient de véritables lieux de socialisation et d’apprentissage de la cité. Mais aujourd’hui ils se réduisent le plus souvent à des structures isolées de la société, stérilisées par de strictes logiques de conquête du pouvoir, incapables de penser et d’accompagner le changement social, encore moins d’y contribuer.
Parti de masse caporalisé ou avant-garde éclairée de la révolution, rouge voire verte : ça, c’est le monde d’hier. Celui de la révolution industrielle et des partis conçus comme des machines désincarnées, sans autre objet que le pouvoir. Comme des écuries de Formule 1, ces belles mécaniques politiques peuvent être très sophistiquées et faire de belles courses entre elles, mais elles tournent en rond toujours sur le même circuit, avec de moins en moins de spectateurs.
Le mouvement politique que nous devons construire ne peut s’apparenter à un parti traditionnel. Les enjeux du 21e siècle appellent à une métamorphose, à un réagencement de la forme même du politique. La démocratie exige une organisation qui respecte la pluralité et la singularité de ses composantes. Une biodiversité sociale et culturelle, directement animée par la vitalité de ses expériences et de ses idées. Nous avons besoin d’un mode d’organisation politique qui pense et mène la transformation sociale, en phase avec la société de la connaissance. J’imagine une organisation pollinisatrice, qui butine les idées, les transporte et féconde d’autres parties du corps social avec ces idées. En pratique, la politique actuelle a exproprié les citoyens en les dépossédant de la Cité, au nom du rationalisme technocratique ou de l’émotion populiste. Il est nécessaire de « repolitiser » la société civile en même temps que de « civiliser » la société politique et faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre.
Je n’oublie pas l’apport important des Verts pendant 25 ans pour défendre et illustrer nos idées dans la vie politique française.
Néanmoins, non seulement la forme partidaire classique est désormais inadaptée aux exigences nouvelles de nos sociétés, mais je crois en outre que tôt ou tard, elle entre en contradiction avec notre culture anti-autoritaire, principe fondamental de la pensée écologiste. Ni parti-machine, ni parti-entreprise, je préférerais que nous inventions ensemble une « Coopérative politique » – c’est à dire une structure capable de produire du sens et de transmettre du sens politique et des décisions stratégiques. J’y vois le moyen de garantir à chacun la propriété commune du mouvement et la mutualisation de ses bénéfices politiques, le moyen de redonner du sens à l’engagement et à la réflexion politique.
Si cette Coopérative a évidemment pour objectif de décider collectivement aussi bien des échéances institutionnelles d’ici 2012 que des grandes questions de société, sa forme définitive n’est pas encore fixée. Il reviendra à ses membres d’en définir les contours, la structure et la stratégie. Ce débat doit être ouvert. Pour cela, j’appelle à la constitution de Collectifs Europe-Ecologie-22-mars. Constitués sur une base régionale ou locale pour éviter tout centralisme anti-démocratique, ces collectifs seront de véritables Agoras de l’écologie politique, modérées sur www.europeecologie22mars.org.
Leur principale mission étant de penser la structuration du mouvement, ils resteront une étape transitoire, qui devra céder la place à la Coopérative qu’ils auront contribué à construire. Pendant toute la durée de leur existence, ils respecteront un principe de double appartenance, pour les associatifs, les syndicalistes et même ceux qui sont encartés dans un parti politique. Parce qu’on peut être vert, socialiste, cap21, communiste, que sais-je encore, et partie prenante de cette dynamique collective. Encore une fois, l’important est moins d’où nous venons, mais où nous voulons aller, ensemble. C’est l’esprit même du rassemblement qui a fait notre force, cette volonté de construire un bien commun alternatif.
Le moment venu, chaque membre de la Coopérative votera pour en consacrer démocratiquement la naissance. Jusqu’ici, Europe Écologie s’est contenté d’être un Objet politique assez inclassable. L’enjeu de la maturité, c’est sa métamorphose en véritable Sujet politique écologiste autonome, transcendant les vieilles cultures politiques. Source : www.europeecologie22mars.org ".
Sur le site www.terraeco.net, Arnaud Gossement, docteur en droit, commente cette intervention dans "L' appel en questions".
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| Tags : cohn bendit, écologie, coopérative politique, repolitiser la société civile |
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