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16/02/2018

Monsieur le ministre de l'Education nationale.

16/02/2018. Annie Keszey, citoyenne ordinaire, membre du comité  historique de LaREM de Puteaux,  quarante-quatre ans au service de de l’Éducation nationale, à Monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale.

Monsieur le Ministre,

Votre présence au ministère de l’Éducation est appréciée par une majorité de Français, majorité à laquelle j’appartiens.

Recevez mes remerciements professionnels pour votre recours à des scientifiques pour repenser l’école : Stanislas Dehaene, Cédric Villani, Boris Cyrulnik...

Merci d’avoir supprimé l’usage du logiciel d’orientation APB, utilisateur discret du tirage au sort inique pour orienter les élèves.

Merci d’entreprendre la réforme du baccalauréat qui devrait avoir pour conséquence, en particulier, la résolution progressive de l’échec  d’un pourcentage anormalement élevé d’étudiants en première année de faculté.

Puis-je vous formuler certains souhaits issus de mon expérience professionnelle sur des points qui ne sont pas, semble-t-il, d’actualité?

Les conseils de discipline des collèges et lycées ne devraient plus exclure les élèves irrespectueux du règlement intérieur mais les inclure davantage. Les élèves exclus rencontrent majoritairement le vide de jours de classe à la maison ou, d’ailleurs, de jours dans la rue : c’est négatif.  Souvent les comportements déviants sont associés à des difficultés scolaires. Il faut donc convoquer ces élèves au CDI, par exemple, le mercredi  ou le samedi après-midi, quand l’établissement est vide mais avec la présence d’adultes actifs dont la documentaliste (après modification de son emploi du temps hebdomadaire), le chef d’établissement et son adjoint. Le travail scolaire demandé à ces élèves devra toujours être « soutenu » et contrôlé afin qu’il conduise l’élève vers l’acquisition d’une bonne note  au contrôle suivant fait en classe. Ainsi la situation négative  à l’origine devient-elle positive. Le travail demandé peut être aussi en liaison précise avec « l’égarement » afin de provoquer chez l’élève une réflexion salutaire.   Avec l’aide de parents d’élèves ou de la municipalité, il est possible également d’imposer à ces élèves un stage particulier, en dehors des horaires scolaires, portant sur des contenus divers, dont le résultat peut se concrétiser en « exposé » devant la classe ou en réalisation d’un dossier ou/et d’un film présenté(s) aussi à la collectivité et évalués. Ces horaires supplémentaires dissuasifs sont efficaces pour mieux assurer « l’égalité des chances » !   

Vous n’évoquez pas du tout le travail en équipe des professeurs : un travail hebdomadaire effectif d’équipes disciplinaires ou interdisciplinaires, au temps imposé, et non plus seulement l’usage du mot équipe « vide de sens». Le collège défunt expérimental audiovisuel de Marly-le-Roi, dans les Yvelines, avait octroyé aux professeurs trois heures hebdomadaires de travail collectif,  payées, pour réaliser des cours télévisés dans le studio intégré de télévision du collège. De 1995 à 2002, par exemple, le collège de Chambourcy a introduit, dans l’emploi du temps, le travail en équipe des professeurs de français et de mathématiques à partir des moyens ordinaires : la dotation horaire globale dépasse de quelques heures la couverture des horaires obligatoires. Les professeurs avaient accepté de travailler en équipe une heure par semaine (temps qu’ils dépassaient souvent), sans élèves, payée une demi-heure. Ce travail en équipe transforme les pratiques professorales vers plus d’efficacité. Les professeurs confrontent leurs pratiques et choisissent les meilleures, ils analysent les résultats de leurs élèves et modifient les cours dans leurs parties inefficaces pour ne pas les renouveler à l’identique l’année suivante. Ils se considèrent co-responsables des notes obtenues par leurs élèves y compris des « mauvaises notes » et c’est une transformation importante  des mentalités du corps enseignant. Cette méthode expérimentale  des équipes est au service de la réussite croissante du plus grand nombre. Plusieurs classes ayant des cours parallèles dans une même discipline, les professeurs concernés peuvent appliquer, pendant une durée définie, une  souplesse dans les effectifs des classes, pour des activités différenciées d’approfondissement pour les uns ou de reprises des connaissances non acquises pour les autres, par exemple... 

Les professeurs sont inspectés et évalués. Les inspecteurs devraient entendre les délégués des élèves exprimer leur point de vue sur leurs professeurs, en termes obligatoirement « apaisés ». Ainsi ces spécialistes pourraient-ils intervenir sur les excès de charges ou les graves insuffisances imposées aux élèves, comprendre l’imparable ennui scolaire quand les cours sont des discours  dictés, répétitifs des manuels scolaires, réguler le rythme des contrôles et vérifier l’objectivité des évaluations... Ils entendraient des propositions pertinentes de mineurs, à ne pas négliger...Ce n’est certes pas encore dans l’air du temps !   

L’inclusion scolaire est un droit pour tous. Or, les enfants et adolescents autistes, concrètement, sont négligés par l’État, malgré l’existence de plans précis et ambitieux. depuis 2015. La Cour des comptes vient de critiquer sévèrement la réalité de la politique pour les autistes. Je vous joins une synthèse de la vie d’un adolescent, autiste de Puteaux, que je viens de rédiger par solidarité élémentaire avec sa famille. C’est malheureusement la concrétisation parfaite des multiples difficultés, ruptures, contradictions et incertitudes que dénonce la Cour des comptes. Monsieur le Ministre examinez à nouveau le rôle accordé aux Commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) afin d’éviter leurs  « excès de pouvoir » par « excès de leurs (impossibles) certitudes ». Les parents d’autistes, très engagés, ne peuvent être « déshérités »  de leur volonté  permanente de refuser l’exclusion sociale de leurs enfants.   

Des consignes pour l’enseignement des mathématiques aux élèves autistes seront-elles publiées, comme elles viennent  de l’être pour l’enseignement « ordinaire » ?

Avec ma reconnaissance  très respectueuse.

Annie Keszey.

01/02/2018

Monsieur le Président de la République.

1/02/2018. Annie Keszey, citoyenne ordinaire, adhérente du comité  « historique » de LaREM de Puteaux,

à,

Monsieur le Président de la République, avec copies à Madame Brigitte Macron et à Monsieur Christophe Castaner.

Objet : votre politique.

Monsieur le Président de la République,

J’ai adhéré à LaREM avant votre élection pour une raison essentielle : vous mettiez fin à la frontière agitée et stérile entre la droite et la gauche traditionnelles. Je n’avais aucune illusion cependant quant au futur, conditionnée, comme d’autres, par des décennies de promesses stratégiques bafouées.

Ce matin, par temps gris, j’ai constaté la diminution  de 66,28 € de ma retraite de janvier 2018.C’est une rupture unilatérale d’un contrat et cette mesure, annoncée antérieurement, reste injuste et inégalitaire. Mon mari et moi avons rempli notre devoir de parents en permettant à nos deux filles de réussir des études longues et d’avoir une qualification professionnelle rémunératrice. L’argument  commode du justificatif de la diminution des retraites afin d’aider les générations futures ne nous concerne pas.

Autant que les jours précédents, aujourd’hui nous apprenons d’autres pratiques inégalitaires de votre part. Vos très remarquables discours restent encore théoriques, tel que celui que vous avez prononcé au Forum de Davos sur les inégalités mondiales croissantes, reprenant ainsi les conclusions de Joseph Stiglitz (1 %/99 %), de Thomas Piketty et d’Oxfam (...Huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale...) Pourtant, semble-t-il, dans votre environnement immédiat, un certain Secrétaire général gagne  17 000 €/mois et bénéficie d’un logement gratuit, au cœur de Paris, de 182 m2. D’autres cadres très proches disposent aussi de logements gratuits, l’un de 167 m2, l’autre de 149 m2. L’obscurantisme de ces 1 700 m2 de logements de fonction gratuits contrarie l’idéal de transparence! Selon la Fondation Abbé Pierre, quatre millions de personnes souffrent du mal-logement, en France.

Vous êtes l’auteur de la première loi sur la moralisation de la vie publique. Vous vous engagiez à fiscaliser toutes les indemnités des parlementaires. Le site www.macronometre.fr de la Fondation IFRAP  et du Figaro  vous attribuerait la note de 2/10 pour cette initiative parce que vous n’avez pas tenu votre promesse.

Un référé récent de la Cour des comptes  interpellait votre gouvernement pour les nombreuses indemnités illégales et les surrémunérations des ministères de l’Economie et des Finances...

La liste serait longue.

Oui, Monsieur le Président de la République, la rumeur  s’est concrétisée depuis un an : vous seriez le Président des riches.

Mais afin de ne pas sombrer dans la mélancolie pleureuse des décennies passées, nous,  électeurs,  devons  préférer croire encore au lever du soleil « macroniste », dans un futur proche.

Avec regret pour le présent. Avec espoir pour l’avenir.

Annie Keszey.

http://www.notreputeaux.com             

http://rupture-et-metamorphose.org

http://atelier-idees.org

 

 

 

 

 

 

 

21/01/2018

Référé édifiant de la Cour des comptes.

21/01/2018.  Référé édifiant de la Cour des comptes.
On ne peut être adhérent de LaREM, parce que, ce mois-ci par exemple, à partir d’une rupture de contrat unilatérale de la part de l’Etat, les  retraites vont diminuer, mais dans l’espoir d’un avenir moins inégalitaire. Il serait plus juste d’imposer Google, Facebook, Twitter, LinkedIn...Il serait plus juste de réduire les inégalités. Il serait plus juste aussi d’imposer aux ministères économiques et financiers, donneurs de leçons de civisme, le respect des lois et un moindre gaspillage financier.
Cet espoir d’une évolution vers plus d’égalité vient d’être symboliquement agressé.  Sur le site https://www.ccomptes.fr/fr, l’on accède au rapport/référé de Monsieur Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, ayant pour objet les rémunérations de l’encadrement supérieur des ministères économiques et financiers, daté du 12/10/2017. Ce rapport est adressé à Monsieur Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances et à Monsieur Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics.  Ces deux ministres ne sont pas responsables cependant d’une gestion « frauduleuse » héritée de leurs prédécesseurs. Ce rapport est suivi, comme il se doit, de la réponse à la Cour des comptes écrite par Monsieur Gérald Darmanin, le 15/12/2017.
Nul citoyen ne peut échapper à ces lectures parce que pour penser et juger démocratiquement « il faut SAVOIR ». Or, c’est renversant !
Monsieur Didier Migaud, pour la Cour, formule en fin d’analyse les recommandations suivantes :
Recommandation n°1 : Mettre un terme sans délai aux irrégularités constatées au titre du versement d’indemnités sans base réglementaire ;
Recommandation n°2 : Mettre fin à la surrémunération relative des administrateurs généraux des finances publiques par rapport à celle des autres membres de l’encadrement supérieur de l’Etat.
Donc, la Cour des comptes a constaté, et ce n’est pas la première fois, la persistance d’irrégularités dans les rémunérations versées à certains cadres supérieurs des ministères économiques et financiers. Elle relève surtout que la cohérence de la politique de rémunération est mise à mal par le niveau élevé de la rémunération des administrateurs généraux des finances publiques. Après 2008 et 2011, la Cour rappelle la persistance de pratiques irrégulières en matière indemnitaire. Neuf dispositifs importants de rémunérations sont sans fondement légal. En clair, Ils sont donc ILLEGAUX !
Extraits discontinus. 1)
Le versement d’une indemnité différentielle des administrateurs des finances publiques repose sur une décision ministérielle du 18/06/2009, et non, comme la règle l’impose sur un décret du Premier ministre. Le montant des dépenses est encore estimé à 150 000 €, en 2017, et ce dispositif irrégulier pourrait persister jusqu’en 2024, date du départ en retraite du plus jeune bénéficiaire...
L’indemnité complémentaire des comptables d’établissements publics nationaux, créée par une simple décision ministérielle du 1/02/2011, et donc irrégulière, concernait encore 15 personnes en 2015, pour 0,56 M€.
Les rémunérations accessoires des contrôleurs budgétaires et comptables ministériels (CBCM) sont dépourvues d’un fondement légal. Cette situation est d’autant plus anormale que les CBCM sont en charge du respect de la régularité des dépenses de rémunération dans les ministères auprès desquels ils sont affectés. ..
Des mesures transitoires pour les administrateurs des douanes, irrégulières puisque le dispositif a été arrêté par une décision du secrétaire général du 18/06/2012 au lieu d’être établi par un décret, perduraient encore en 2015. Pour l’année 2015, les compléments de rémunération versés à ce titre  variaient entre 18 876 € et 60 117 €...
La Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) et la Direction Générales des Finances Publiques (DGFIP)  utilisent irrégulièrement l’allocation complémentaire de fonctions (ACF), instituée par décret n°2002-710 du 2/05/2002, comme support juridique pour verser d’autres indemnités, dans la limite des plafonds réglementaires de cette allocation, mais sans que cela soit prévu par un texte...
Une indemnité majore de 22% le traitement brut de six cadres en fonction dans les DOM. Le montant versé était de 67 131 € en 2015. Or l’arrêté du 2/05/2002 relatif à la détermination du montant de l’allocation complémentaire de fonctions en faveur de certains personnels de la DGDDI ne mentionne pas l’affectation dans un département d’outre-mer comme faisant l’objet d’une sujétion particulière donnant droit à indemnité...La DGDDI a mis en place une indemnité dénommée « modulation » qui peut atteindre 3 000 €/an, afin d’instituer pour l’encadrement supérieur une rémunération à la performance : cette « modulation » n’est pas légale. L’indemnité versée au titre de l’obligation  de résidence imposée à une partie des douaniers ne l’est pas non plus : elle est égale à 8,33 % du traitement brut. L’indemnité accordée aux récipiendaires de la médaille des douanes est irrégulière !
Au 31/12/2016, 17  ex-conservateurs des hypothèques ont touché 178 700 € d’indemnité différentielle. Or, comme pour les autres indemnités précitées, cette indemnité différentielle a été mise en place en prenant comme support l’ACF alors que le texte instituant l’ACF ne le permet pas.
Le ministère de l’action et des comptes publics, auquel il appartient notamment de s’assurer des dépenses publiques, doit mettre fin dans les meilleurs délais au versement irrégulier de ces différentes indemnités.
2) Une cohérence de la politique de rémunération mise à mal par le niveau élevé de rémunération des administrateurs généraux des finances publiques.
Le régime indemnitaire des AGFIP, dont une majorité exerce des fonctions comptables, est très élevé au regard de celui des autres corps  d’encadrement supérieur de l’Etat...La rémunération nette des AGFIP de classe exceptionnelle s’élevait en moyenne, en 2015, à 202 456 € (avec un maximum de 255 579 € et donc 21 298 €/mois), celle des CBCM à 174 979 € (maximum de 207 061 € et donc de
17 255 €/mois) et celle des AGFIP de 1ère classe à 161 450 € (maximum 204 681 €). Au total près de 85 % des hautes rémunérations des ministères chargés de l’économie et des finances sont perçues par des  agents exerçant des fonctions comptables, ce qui pose la question de l’adéquation entre le niveau de rémunération des comptables et les charges auxquelles ils peuvent avoir à faire face...
L’écart de rémunération entre les emplois fonctionnels et le réseau pose des problèmes d’équité et limite fortement la mobilité des agents...Les écarts de rémunérations sont très élevés...L’écart est de 95 % entre un AGFIP de classe exceptionnelle et un sous-directeur du groupe 3...La DGFIP doit donc mettre en œuvre un ajustement de ses plus hautes rémunérations comme la DGDDI vient de le faire.
[Le salaire brut de Nicolas Sarkozy fut de 21 300 €/mois, François Hollande avait dévalué ce salaire de 30 % et Emmanuel Macron touche donc 15 140 €/mois de salaire brut et des avantages de fonction, mais moins cependant qu’un fonctionnaire des finances publiques en classe exceptionnelle !]
Gérald Darmanin sur le site de la Cour des comptes écrit qu’il va tenir le plus grand compte des recommandations. Certaines mesures transitoires vont s’éteindre, les dispositifs devant perdurer recevront tous un fondement juridique.  La classe exceptionnelle des AGFIP va être supprimée. Les rémunérations indiciaires et indemnitaires de la DGFIP et de la DGDDI seront rapprochées...
La Cour des comptes, un jour, évaluera ces promesses.
Mais, quel est le total actuel de ces ... détournements de fonds ?
Annie Keszey.