27.12.2011
VOEU POLITIQUE 2012: HALTE AUX FOUS.
L’urgence citoyenne est de se vacciner contre les fous, afin de ne plus les élire.

Pascal de Sutter, professeur de psychologie à l’Université de Louvain-la-Neuve et expert auprès de l’OTAN, publia, en 2007 « Ces fous qui nous gouvernent », aux éditions Les Arènes.Il avait contacté les profileurs de la CIA qui observent les leaders politiques mondiaux. Ces profileurs procèdent par analyse des discours spontanés, des expressions faciales, des gestes et des réponses aux questionnaires adressés à des proches ou à des opposants. Les docteurs Langer et Murray de l’Office of Strategic Services, services secrets américains antérieurs à la CIA, avaient déjà, dans les années 40, dressé un portrait approfondi d’Hitler, psychotique paranoïaque, schizophrène et mégalomane…Le but était d’aider les armées à trouver des stratégies de combat efficaces. Ron Rosenbaum, Michèle Enriquez, Bokor et Wiener ont ensuite affiné le portrait psychique de ce tueur en série. « Cette voix, profonde, chaude et brûlante, devenait sourde et rauque par instants, et en public, s’élevant par degrés, poussait jusqu’à la véhémence, jusqu’à des rugissements et à des accents d’hystérie réelle ou simulée, dans un déluge de paroles sauvages, d’authentiques transes oratoires et une indéniable incontinence verbale, imprécatoire, vocifératrice »... « Le fait de haïr l’autre au point de souhaiter sa mort, par dégoût de soi-même, aurait donc poussé Hitler au pire »… « Cette maladie de la haine consiste à attribuer systématiquement à l’autre ses propres impulsions et désirs : pour se justifier de vouloir éliminer les juifs, Hitler les accusait de désirer la perte de la race aryenne »…
Sur www.Dailymotion.com/.../xblazn_nicolas-sark...Pascal de Sutter,interrogé par Ursula Gautier présente son livre sur d’autres « fous », plus actuels, à des degrés divers. Ségolène Royalest méticuleuse, ambitieuse, consciencieuse, intègre, rigide et autoritaire. Nicolas Sarkozy est ambitieux dominant, narcissique compensatoire, inventif, hyperactif, méfiant et instable…
La psychologie politique ne peut pas prévoir le choix, émotif et non rationnel des électeurs. La communication non verbale des candidats est cruciale. (Le sourire de Ségolène Royal fut son meilleur atout). Le plus cocasse est que si les fous sont au pouvoir, c’est parce que nous les y avons mis.
Quitter un monde politique sans conscience suppose l’apparition de contre-pouvoirs efficaces afin que nos futurs élus qui ont toutes les chances de devenir complètement fous ne nous entraînent dans leur perte. L’urgence citoyenne est de se vacciner contre les fous en apprenant le plus possible sur la nature de la psychopathie et son influence sur nous. Il nous faut quitter aussi l’indulgence inouïe que nous avons pour les menteurs, par exemple. (Noël Mamère, pour un entretien, arriva après de Karl Zéro, essoufflé, parce que, venu à bicyclette, il avait lutté contre le vent. Or, sa voiture était à cent mètres! Jacques Chirac, gaspilleur champion en « frais de bouche » voulait lutter contre la fracture sociale)…Sur www.psychotherapeute.blogspot.com
Apprenons ! Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, auteur de « Les pervers narcissiques. Qui sont-ils ? Comment fonctionnent-ils ? Comment leur échapper ? », 155 pages, aux éditions Eyrolles veut aider les uns à se reconstruire, les autres à se remettre en question et chacun à prendre soin de soi dans la bienveillance et le respect de l’altérité.
Extraits discontinus. Les personnalités narcissiques ont des comportements « grandioses ». Elles se placent au-dessus des autres, ont besoin d’être admirées comme des êtres exceptionnels. Elles sont rapidement auto- satisfaites, manquent de modestie et le font sentir aux autres. Elles ont peu de scrupules à abuser des autres, surestiment leurs qualités et sous-estiment leurs erreurs ce qui peut entraîner des situations d’échec et des difficultés relationnelles. Elles ne comprennent pas les affects des autres qui ne sont là que pour les servir. Elles ne présentent aucune culpabilité et cherchent à dévaloriser l’autre, à le discréditer, pour tenter de prendre sa place…Le pervers narcissique, égocentrique, exige de l’autre, la perfection. C’est aussi un menteur. Généralement habile avec la parole, il se sert largement du double sens des mots pour manipuler, se positionner en victime pour se faire plaindre ou rendre l’autre volontairement mal à l’aise. Mais, il n’a aucune valeur propre, il utilise les valeurs des autres et la morale pour arriver à ses fins. Il ne supporte pas la critique mais critique sans cesse. Pour se revaloriser, il se nourrit de l’image de sa victime : plus il la dévalorise, plus il se sent fort. Il projette dans l’autre sa culpabilité en le culpabilisant. La perversion narcissique serait un moyen pour le sujet de ne pas délirer, de faire porter à l’autre son chaos et de ne pas entrer en psychose. Le pervers narcissique colle à sa victime, il ne lui permet pas de s’échapper, il l’englue avant de l’entraîner dans un climat délétère, mais la retient en même temps : utilise-t-il un mot pour véhiculer une information ou bien pour obtenir un effet, pour blesser ou manipuler l’autre ? Pour justifier ses dévalorisations et se donner un air de respectabilité, il va se positionner en victime, c’est-à-dire qu’il va créer les circonstances qu’il reprochera ensuite à sa victime…Quand un pervers entre dans un groupe, il arrive souvent qu’une partie du groupe devienne perverse et que la communauté se coupe en deux : le pervers a su externaliser ses perversions en utilisant et manipulant une partie des gens, les plus fragiles. La force du pervers est de ne rien donner mais de beaucoup promettre. Le pervers est à l’abri de risques psychiques tant qu’il conserve une victime pour se décharger. Cependant la violence est l’un des mécanismes en réponse à ses attaques. Si la victime peut espérer sortir de son enfer, le pervers, lui, restera prisonnier de sa structure. On ne peut aider que dans la distance juste : distance et neutralité d’un tiers sont nécessaires dans la relation d’aide.
Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychothérapeute, dans « Le Harcèlement Moral, la violence perverse au quotidien », 243 pages, aux éditions Pocket, confirme et enrichit l’analyse précédente.
Un individu pervers l’est constamment, car il lui est impossible de se remettre en question. Ces individus ne peuvent exister qu’en « cassant » quelqu’un : il leur faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne image de soi, et par là même acquérir le pouvoir, car ils sont avides d’admiration et d’approbation. Même si l’on considère, très justement, la perversion comme un aménagement défensif (contre la psychose ou la dépression), cela n’excuse pas les pervers pour autant. Pour lui, la présence de l’autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité .Si le partenaire du pervers est trop docile, le jeu n’est pas excitant. Il faut qu’il y ait suffisamment de résistance pour que le pervers ait envie de poursuivre la relation, mais pas trop pour qu’il ne se sente pas menacé. Au moment où la victime donne l’impression de lui échapper l’agresseur éprouve un sentiment de fureur et se déchaîne. Les marques d’hostilité sont là d’une façon constante, permanente, à petites touches, tous les jours et plusieurs fois par semaine, pendant des mois, voire des années. L’agression est distillée lorsqu’il y a des témoins. Si la victime réagit et tombe dans le piège de la provocation en haussant le ton, c’est elle qui paraît agressive et l’agresseur se pose en victime. Comme le pervers donne peu et demande beaucoup un chantage est implicite : si je me montre plus docile, pense la victime, il pourra enfin m’apprécier ou m’aimer. Cette quête est sans fin car l’autre ne peut être comblé. Bien au contraire, cette quête d’amour et de reconnaissance déclenche la haine et le sadisme du pervers-narcissique. Si la victime réagit, elle est génératrice du conflit, si elle ne réagit pas, elle laisse se répandre la destruction mortifère. Ne pas emmener les autres dans le registre de la violence est un échec pour un pervers, c’est donc le seul moyen d’enrayer la propagationdu processus pervers. Les mots, pour lui, n’ont aucune importance, seule importe la menace. La version des faits, par la victime, n’intéresse pas le pervers qui refuse de l’écouter. Il s’agit de retirer à quelqu’un toute qualité, de lui dire et lui répéter qu’il (ou qu’elle) ne vaut rien, jusqu’à l’amener à le penser. Un paradoxe consiste également à faire ressentir à la victime de la tension et de l’hostilité sans que rien ne soit exprimé à son égard. Ce sont des agressions indirectes ou le pervers s’en prend à des objets : il peut jeter des objets et nier ensuite l’agression. Le discours du pervers est un discours totalisant qui énonce des propositions qui paraissent universellement vraies. Lorsqu’un pervers a désigné une proie, il ne la lâche plus: le seul but est de l’empêcher de vivre. Et il s’arrange pour que cela devienne vrai, sans aucune culpabilité: il ne le fait pas exprès, il ne sait pas faire autrement pour exister. Le moteur du noyau pervers c’est l’envie, le but, c’est l’appropriation. Pour le pervers-narcissique, tout commence et s’explique par le Narcisse vide, construction en reflet, à la place de lui-même et rien à l’intérieur, de la même manière qu’un robot est construit pour imiter la vie, sans la vie. De nombreux politiques pervers ne s’embarrassent pas de MORALE pour liquider un rival. Ils se posent en sauveurs pour obtenir le pouvoir et s’y maintiendront par des grandes et petites corruptions
.Image : www.bioutiful-photos-net
www.atelier-idees.org Annie Keszey.
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19.12.2011
PUTEAUX. LETTRE AU JOURNAL LE PARISIEN.
Annie Keszey, colistière de la liste de Christophe Grébert aux élections municipales de 2008,
A Madame La Directrice de la publication du journal Le Parisien. Lettre RAR.
Objet : les articles de Valérie Mahaut, dans le Parisien du 16/12/2012 : « Puteaux. L’opposante risque d’être expulsée de son HLM » et dans le Parisien du 17/12/2012 : « Les élus se donnent en spectacle au conseil ».
Madame La Directrice,
Ces articles de votre journal ne sont-ils pas partisans ? Vous en jugerez.
Il est écrit, dans le premier article : « Nicole Berlemont en convient elle-même : bénéficier d’un logement social de 5 pièces de 100 m2 pour elle seule n’est pas tout à fait normal ». Valérie Mahaut n’intervient pas. Or, cette situation est tout à fait anormale selon la loi qui autorise l’expulsion, en particulier, quand le locataire dispose de deux pièces ou plus au-dessus du nombre de pièces auquel il a droit en logement social. Nicole Berlemont est seule dans un logement de 5 pièces, elle a moins de 65 ans et n’abrite pas de personne handicapée. Sa demande d’expulsion pour ce motif serait légale. A Puteaux, des familles avec enfants, attendent un logement social en vivant ensemble dans des pièces uniques de taudis. L’expulsion doit être préparée selon des délais et des procédures définis par la loi. En particulier, un logement plus petit, conforme au droit, doit être proposé au locataire titré ! Ce que Valérie Mahaut ne dit pas, dans son second article, c’est que la procédure d’expulsion s’appuie sur le fait que Nicole Berlemont n’a pas de contrat de location pour son logement social. Nicole Berlemont reconnaît avoir reçu plusieurs lettres recommandées de Mme Ceccaldi- Raynaud, maire de Puteaux et responsable de l’attribution des HLM, mais n’avoir pas voulu y donner suite pour des raisons très graves qu’elle exposerait éventuellement, en justice. Lors du conseil du 17/12, le maire a précisé avoir proposé un « 3 pièces » à Nicole Berlemont. Le maire applique le droit.
Nicole Berlemont est, en effet, une opposante au maire: elle reste fidèle à l’ancien maire, Monsieur Ceccaldi-Raynaud. Or la haine violente entre l’ancien maire et sa fille, maire actuel, s’étale publiquement, indécemment. C’est Nicole Berlemont, entre les deux tours de l’élection municipale de 2008, qui a tenté d’organiser la fusion entre deux listes d’opposition : celle de Christophe Grébert dont elle était colistière et celle de Monsieur Ceccaldi- Raynaud opposé à la liste de sa fille. Christophe Grébert, pour gagner le pouvoir, ne s’est guère préoccupé, à ce moment-là, de « clientélisme » ou des dérives du système « Ceccaldi », qu’il a voulu partager. Si l’on ajoute que Sylvie Cancelloni, acolyte de Christophe Grébert, fut une conseillère municipale de Monsieur Ceccaldi-Raynaud, l’on doute, de leur part, d’un combat aux mains pures. Christophe Grébert fait, déjà, lui-même, du clientélisme alors qu’il n’est que dans une opposition politique. Il a œuvré pour que son ami, de Nanterre, devienne tête d’une liste lors des élections pour la présidence de la section MoDem de Puteaux alors que les textes internes au MoDem l’interdisaient. Il a donc fourni une fausse adresse à son ami, celle de Sylvie Cancelloni, pour le domicilier à Puteaux. Cette liste a perdu. La vengeance de leur clan, politiquement équivoque, est décrite sur le site : www.puteauxdemocrate.fr
Christophe Grébert vient de dénoncer, sur son blog, des bénéficiaires, putéoliens privilégiés, de logements sociaux. Bien que journaliste, il n’a la rigueur requise ni dans ses textes, ni dans ses comportements. Dans l’un de ses textes, il dénonce les conseillers municipaux de la majorité bénéficiant de logements sociaux et donne leur adresse et leur patrimoine mais mélange les ayants- droit confirmés et les éventuels « profiteurs ». Dans un autre texte, il se présente comme la victime d’une agression, son procédé préféré, lors d’une enquête sur un immeuble social, mais occulte son comportement provocateur qui induit les événements qu’il dénonce, le statut de victime étant son moteur politique. Votre journaliste parle d’un « accueil glacial » de la part du couple visité par Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni, dans son domicile privé, sans autorisation…Qu’aurait-elle fait ?
Christophe Grébert souhaite la présence d’un conseiller municipal de l’opposition dans la commission d’attribution des HLM, mais dans son groupe Alternance, de 3 conseillers, Bruno Lelièvre, des Verts, n’a pas assisté aux conseils municipaux depuis plusieurs mois et n’a pas plus assisté aux commissions d’appels d’offres. Sylvie Cancelloni, du MoDem, brille par ses nombreuses absences au CCAS. Christophe Grébert s’agite, irrite, brame, dans l’irrespect total des groupes au sein desquels il intervient, mais n’obtient rien pour les citoyens. Au conseil municipal d’hier soir, Bruno Lelièvre, exceptionnellement présent, a sorti son appareil photo pour provoquer le règlement, qui l’interdit. Le maire, excédé, (et c’est la recherche permanente du groupe alternance), mais avec maîtrise, a demandé l’intervention du service d’ordre…Le groupe Alternance, provocateur, se « plaindra- réjouira », une fois de plus, d’être victime du Maire! Valérie Mahaut accepte tout ce que dit Christophe Grébert et réfute tout ce que dit le maire. Est-ce une journaliste ou une militante du MoDem ? La pauvre réalité, regrettable et lassante, des conseils municipaux de Puteaux est cependant plus « nuancée ». Mme Le Maire devrait aussi discipliner les conseillers de la majorité.
L’opposante, de la liste de Christophe Grébert, bénéficiaire sans droit d’un logement HLM, n’est convoquée devant la justice, pour l’instant, que parce qu’elle n’a pas de contrat de location. Votre journaliste noie la réalité dans le spectacle du conseil, à tort. Son second article est un « embrouillamini » peu utile, incomplet quant au fond et partial.
Oui, il faut OUVRIR, partout, les commissions d’attribution des HLM mais à des personnalités ou à des organismes de la société civile (et surtout pas à des oppositions de potaches, type Alternance). Laisser encore cette fonction majeure pour la justice sociale, à une personne effectivement seule, relève des dictatures. Quant à Nicole Berlemont, la décision de justice pourrait la rendre triste, aussi triste que ceux qui attendent désespérément un logement social: la mairie de Puteaux, trop riche, devrait construire davantage de logements sociaux,(même si elle a le pourcentage requis, devenu insuffisant), avant un conservatoire de musique.
L’opposition aurait-elle approuvé, étrangement, la construction de ce nouveau conservatoire ?
Merci. Annie Keszey.
10:31 Publié dans POLITIQUE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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03.12.2011
UNE LITANIE VICTIMAIRE

Un Conseiller municipal d’opposition du MoDem, primo-candidat perdant aux élections municipales de 2008, toujours aux prises avec l’ennemi, témoigne, par une complainte réitérée et médiatisée, de sa dernière « auto-victimisation » (de façon plus nuancée, de son auto-victimation). Sa diabolisation du Maire UMP, pour en induire le rejet, afin de prendre sa place, reste en toile de fond. Le témoignage, pleurnicheur et orchestré, habituel, déforme sans doute la réalité puisqu’il est unilatéral.
Je suis agressé en visitant un immeuble appartenant à la ville de…Enfin, je précise que lors de notre visite de la résidence…ma collègue élue et moi-même avons fait l’objet de menaces verbales et physiques du mari de Mme X…Sans aucune raison, celui-ci nous a violemment ordonné de quitter l’immeuble. Il m’a bousculé…
Sans aucune raison? Ces deux visiteurs-compères n’étaient-ils pas plutôt en situation irresponsable de violation de domiciles privés ? Le mari de Mme X reste présumé innocent.
Le sociologue Guillaume Erner dénonce, dans « La société des victimes », un nouvel ordre moral qui s’instaure et confère à la victime un statut sacré, puisqu’elle serait une version laïcisée des martyrs et des saints. La victime en prenant la parole publiquement pour dire sa souffrance, susciterait la compassion d’autrui, focaliserait les sympathies, ce qui lui permettrait d’être reconnue, voire même d’obtenir des droits à réparation... Les politiques joueraient eux aussi sur la fibre victimaire.
L’accusation du procédé « victimisation » ne peut naître que de l’analyse rigoureuse de chaque situation afin de séparer les revendications légitimes des jeux tactiques répréhensibles ou maladifs. Les femmes battues et les homosexuels conspués furent longtemps des victimes réelles de violences et de discriminations, occultées. Leurs luttes justes pour identifier les causes de leurs préjudices et leurs revendications ne sont socialement et politiquement légitimées que depuis trop peu de temps.
La victimisation est un mot piège, emprunté aux Etats-Unis, à décrypter avec précaution.Son usage, d’abord en droit et en psychiatrie se propagea aux sciences sociales.
En psychiatrie, les nombreuses théories divergent. Le professeur Bukowski, du Québec, rappelle que les enfants victimes, pour leur part, sont perçus comme des enfants qui se font taper dessus ou bousculer par les autres, qui se font tabasser, sont ignorés et sur lesquels les autres enfants disent beaucoup de mal à leur insu.
Thierry Gallois, psychothérapeute, écrit que petit à petit on perçoit le monde environnant avec un miroir déformant, au travers de verres gris foncé, où les autres et les situations vont contribuer à votre mal-être…La sensation de subir une vie domine, entraîne toute une série de frustrations…Derrière le statut de victime se profile un manque d’assertivité, d’affirmation de soi, relié la plupart du temps à un problème d’estime de soi... Les victimes se sont construites sur une faille : il leur faut d’abord sortir de ce fatalisme…Ils ressentent un sentiment de frustration quand ils n’arrivent pas à manipuler leur proie.
« Victimisation » qualifie aussi, maintenant et à partir du témoignage cité, l’utilisation stratégique et manipulatrice du statut de victime- ce statut étant alors indûment revendiqué, pour exister ou pour transformer un sort précis personnel ou collectif. C’est une instrumentalisation politique fondée sur l’exploitation de l’émotivité des masses (le risque est d’instaurer ainsi des dictatures).
La culture de la plainte ne permet ni à la société, ni à la victime de se construire, malgré le fort désir de dénoncer des abus révoltants, des manipulations ou de solliciter l’amour par pitié. Utilisée à l’excès elle risque le rejet du témoignage victimaire pour contresens et encombrement.
Cependant, la Contre-Démocratie, explorée par Pierre Rosanvallon (Edition du Seuil en 2006), est indispensable parce que la Démocratie reste une promesse et un problème. L’organisation de la défiance compense l’érosion de la confiance, en politique. Un contrôle citoyen permanent s’ajoute au lien électoral insuffisant pour obliger les représentants à tenir leurs engagements et l’opposition maintient, en le redressant, le pouvoir qu’elle combat.
Pour Christophe Gaudier, surveiller, dénoncer, noter sont des attributs essentiels de la démocratie. Le rebelle, le résistant et le dissident sont les trois figures militantes historiques, actrices de l’évolution de la Démocratie. Un râleur impénitent, par contre, ne peut rêver de réussite politique d’autant qu’il estime plus rentable de démolir le concurrent que de faire valoir sa propre réussite.
Une solide réputation peut, seule, organiser la confiance.
L’auto-victimisation du Conseiller municipal d’opposition, sa judiciarisation du politique par l’attente de procès, ses tentatives de pression par des révélations majoritairement bancales, ses provocations superflues n’enclenchent, objectivement, aucune réactivité d’action concrète du Pouvoir en place, sur l’Essentiel : l’équité, la fraternité, le « vivre ensemble » durable, la transparence de la gestion, la rationalité, la modernité des décisions, la morale…
La victimisation, depuis trois ans, crée des charivaris jouissifs, pour certains, mais n’a eu aucun pouvoir correcteur.
Ce conseiller, à partir d’une éthique de responsabilité* gagnerait à se décentrer de sa seule stratégie conflictuelle de contre- pouvoir, pour vouloir des progrès incontestables : quitter sa démocratie du rejet, paralysante et engager la démocratie du projet.
Le conflit et le consensus doivent être également reconnus, en démocratie…Cela implique que progressent, en même temps, la qualité de la régulation démocratique et l’attention à la construction démocratique**.
Pour cet « ego » figé, la marche vers une citoyenneté partagée sera longue, d’autant plus longue que cette évolution concerne aussi la majorité UMP d’un Conseil municipal sectaire.
Autres sources : *Le savant et le politique de Max Weber- **La légitimité démocratique de Pierre Rosanvallon. Le titre est emprunté à Guillaume Erner. Image : www.stress-counselling.co.uk
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Annie Keszey.
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31.07.2011
PUTEAUX EN PLAGE 2011.
Ce jour-là, 5/07/2011, sous un beau ciel, lisse et lumineux, sur l’île, la fine pointe d’une tour de la Défense rappelle la ville.
Attirés par la chaleur de l’air et de l’eau d’un été enfin là, de très nombreux « vacanciers » se dorent, entre les bains, sur les longs sièges, confortables, tous occupés dès 12H30, du vaste espace autour des piscines extérieures. Un personnel jeune surveille le site et les enfants, en particulier, avec une grande vigilance.
Les organisateurs ont travaillé quelques « détails » depuis l’an passé pour améliorer l’accueil devenu plus rationnel, assez rapide malgré l’affluence et attentif.
Le sable importé a disparu, sans regrets. Sur la pelouse aménagée, c’est une partie de campagne, familiale, souriante et détendue.
Un bar- restaurant joint les deux aires. Des mets chauds et froids sont servis en continu et les repas pris en terrasse ou sur l’herbe.
Le coût de l’entrée, très bas, symbolique, met ce « bord de mer douce » à la portée de tous les résidents (et le « poids financier » de cette initiative est renvoyé, certes à partir d’un civisme allégé, vers le conseil municipal de l’hiver chargé d’approuver un budget responsable pour la ville.)
Le « petit train » parcourt le haut et le bas de la ville, jusqu’à la plage.
Puteaux-Plage, est un luxe partagé pour une évasion collective : une chance si l’on pense aux soubresauts du Monde.
La plage reste ouverte jusqu'au 15/08/2011.
Annie Keszey.
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01.01.2011
LA DECLARATION IMPLICITE DE CANDIDATURE DE CHRISTOPHE GREBERT AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE PUTEAUX, EN 2014.
1/01/2011.
Christophe Grébert adule son reflet chimérique.
Pour assouvir sa quête de pouvoir il lui faudrait accéder à la sincérité, à la sociabilité et au réalisme.
Par un message de fin décembre 2010, Christophe Grébert entre, semble-t-il, en campagne électorale pour les élections municipales de 2014, à Puteaux.
Il estime une alternance possible. Certes, mais l’alternance n’est rien sans une Alternative programmée.
Lorsqu’il écrit « charte éthique », ses anciens colistiers, « mémoire » de son imposture, restent atterrés une seconde, malgré le temps écoulé, par la ruse naïve du discours, puis sourient tant il est devenu « transparent », malgré lui.

Et par quel dolorisme citoyen faudrait-il remplacer un Maire actuel qui, selon lui, abuserait du « je », par un autre Maire qui abuse du « je » ? Dans sa publication d' une seule page, Christophe Grébert utilise 13 fois encore ce pronom personnel, auquel il ajoute 11 fois l’usage de moi, ma, mon, mes…Mal chronique.
Les théoriciens de l’art du discours politique dénoncent unanimement cet usage déraisonnable d’un « ego » surdimensionné qui coupe le «candidat » de ses électeurs potentiels. "Je" est un mur politique.
Christophe Grébert se souvient, après 2 ans d’amnésie, de sa liste, sans étiquette, « Puteaux Ensemble » aux élections locales de 2008, mais oublie sa stupidité: dès son échec aux fonctions de Maire, il a jeté aux oubliettes, avec immoralité, les artisans de son élection au Conseil Municipal.
Le mensonge, selon les très rares colistiers restés proches de lui, serait une pratique indispensable aux carrières politiques : Christophe Grébert brille et pêche par excès : l’inclusion continue de mensonges dans 4 paragraphes contraint ses lecteurs à la surconsommation de verbiage.
Sa stratégie d’opposition au Maire (son ennemi), contrairement aux stratégies des autres conseillers de l’opposition (ses amis ennemis), s’avère, selon lui, positive et efficace.
L’évaluation scientifique lui échappe.
Un brin de raison l’engagerait à confronter aux faits son adoration de lui-même : il n’intéresse pas le Conseil Municipal. Ses propos rigides et répétitifs, ses « bruits » de potache s’évaporent désormais dans l’indifférence d’un public qu’il ennuie. Il n’est pas suivi.
Et les engagements virtuels héroïques, sur son blog, se diluent dans une réalité fugitive.
Le 2d tour d’une élection municipale exige souvent des alliances pour gagner : son enfermement dans sa cellule locale haineuse, avec 2 acolytes, peu assidus, au sein d’un petit Parti national, ne semble pas un choix pertinent, à partir du souvenir d’un échec récent. En effet, lors des élections municipales de 2008, il n'a pu réaliser aucun accord d'opposition pour le 2d tour, tant ses relations étaient inadaptées.
En 2007, Christophe Grébert fut un précurseur apparemment original et courageux. Pour vaincre Le Maire en place, Madame Ceccaldi-Raynaud, aux élections municipales de 2008, il s’adressa à la « démocratie d’en-bas » (de l’indien Amartya Sen ou d’Alain Fontaine). Sans Parti (du moins, le croyait-on), sans soutien, sans cercle large d’amis, avec peu d’argent, il put constituer une liste d’opposition avec des citoyens ordinaires très divers. La campagne, utopique, puisqu’il s’agissait de détrôner une monarchie élective, inscrite dans le puissant réseau des Hauts- de- Seine, impliquée dans des pratiques électorales anciennes, revendiquées, « payantes », telle que le clientélisme, fut passionnante et très sérieuse. Dès les résultats du premier tour, honorables, l’aventure devint forfaiture. Christophe Grébert et sa seconde, Sylvie Cancelloni, du Modem, piétinèrent leur charte éthique de manières diverses et variées (Sylvie Cancelloni commença en falsifiant les résultats sur son blog, pour avantager le MoDem…) L’initiative de «démocratie d’en-bas » fut un échec parce qu’elle manqua d’une condition essentielle : celle d’avoir des responsables exemplaires, respectueux d’autrui et engagés au service de tous. Deux mois après les élections, les trois quarts des colistiers avaient quitté Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni, ces deux égocentriques obtus et froids en politique.
Christophe Grébert soutiendrait judicieusement son ambition s’il dirigeait enfin son regard vers autrui, par exemple, et d’abord, pour « piquer » quelques conseils : la veste forestière Arnys, symbolique, de François Fillon* (!) ou les « Converse » de Daniel Cohn-Bendit*, la dialectique (celle d’Hegel) souvent implacable, mais souriante, de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’intelligence experte de Jean-Pierre Jouyet, honnête homme, grand serviteur de l’Etat, capable de transcender les frontières partisanes, l’érudition sur l’Europe de Jean-Claude Juncker, l’éthique de Robert Badinter, le pragmatisme et le charisme du métallo Luiz Inacio Lula da Silva …
Monsieur Grébert, pour aborder l’excellence, dévalez de votre cime désertée et entrez en loyauté. Leurrer les électeurs serait votre impasse !
Un renouvellement d'élus du 92 est nécessaire à la condition de promouvoir une "élite républicaine" exemplaire, transformatrice et capable d'anticipation.
Annie Keszey
www.rupture-et-metamorphose.org
*Nouvel Observateur:Politique attitude.
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| Tags : christophe grébert, candidature aux élections municipales 2014, politique locale, ego surdimensionné, charte éthique, imposture, mensonges et loyauté |
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03.03.2010
LE DEBAT D'ORIENTATION BUDGETAIRE 2010.
4/03/2010. PUTEAUX.
Une évaluation de la démocratie communale: le débat d’orientation budgétaire.

L’action des collectivités locales est principalement conditionnée par le vote de leur budget annuel. Le débat d’orientation budgétaire, obligatoire, précède ce vote. Il a pour but de renforcer la démocratie participative en instaurant une discussion au sein de l’assemblée délibérante sur les priorités et les évolutions financières de la collectivité. Il améliore l’information transmise à l’assemblée délibérante. Il donne aussi aux élus la possibilité de s’exprimer sur la situation financière de leur collectivité.
Il doit se concevoir comme un outil pédagogique associant la majorité et l’opposition.
Le document d’orientation budgétaire.
1. La forme.
C’est un document écrit de 5 pages, relativement précis dans sa première partie, (concernant les décisions de l’état modifiant le financement des collectivités par la suppression de la taxe professionnelle, en particulier), et « vide » quant aux coûts des actions communales.
Il est parvenu aux conseillers municipaux le lundi 22/02 pour le conseil municipal du 26/02. Ce délai, certes légal, est trop court pour procéder à un examen sérieux.
La Mairie, pour la seconde année consécutive, néglige les conseils du Ministère des Finances sur la nécessité de choisir une présentation écrite et visuelle, rendant accessible, sans la simplifier, la politique budgétaire de la commune.
La forme est indigente, non travaillée, et la mairie de Puteaux devrait s’inspirer de nombreuses autres collectivités nationales.
Divers sites proposent des exemples de documents rigoureux.
Sur www.mairie-caen.fr,17 pages présentent des textes, des tableaux d’évolutions de 2002 à 2009, des graphiques en colonnes et en couleurs, des graphiques en courbes, parfois prospectifs (l’effet ciseau de la croissance annuelle de 2005 à 2012)
Sur www.vandoeuvre.fr, 26 pages présentent également l’orientation budgétaire à partir de documents visuels présentant des évolutions sur plusieurs années et des essais de projections dans le futur.
Sur www.ville-serignan.fr, les 15 pages incluent un lexique des termes spécifiques pour permettre aux citoyens ordinaires d’accéder au document.
La ville de Rouen et le conseil de Picardie furent cités en exemple pour la qualité de leur présentation sur le site
2. Le fond : la politique budgétaire.
Le document est technique, il ne présente pas une politique.
La situation des concours de l’état aux budgets des collectivités, en 2010, imprécise, appelle à la prudence, sans catastrophisme à Puteaux, mais la pauvreté s’accroissant, une rupture avec les habituelles augmentations des taxations, des tarifs communaux s’impose, engageant la commune à diminuer ses dépenses de fonctionnement : ce qu’elle ne prévoit pas.
L’orientation budgétaire est « plate », avec des actions apparaissant hors contexte national de crise actuelle et future. Si la réalité gestionnaire est différente, alors l’on peut regretter d’autant plus la présentation du document.
La cohérence des choix ne peut apparaître faute de données établies sur plusieurs années du passé avec projections dans l’avenir. . Il n’est pas davantage possible de juger si les erreurs coûteuses énoncées par la chambre régionale des comptes dans son rapport de 2007 (gestion de 2000 à 2004) ont été rectifiées.
Alors que de nombreuses collectivités placent en première ligne la solidarité pour garantir la cohésion sociale, ou la production d’une solidarité de proximité, la ville riche de Puteaux n’utilise pas ou peu les mots ou expressions évoquant une volonté de redressement économique pour tous : priorité au savoir, à l’emploi, aux chômeurs en fin de droit, aux aides au logement des classes précaires et moyennes, au micro- crédit, aux cautionnements solidaires, aux mesures de développement durable qui ne soient pas des gadgets, à l’épicerie sociale…
La réhabilitation des locaux scolaires est régulièrement prise en compte et c’est très bien, mais leur équipement en matériel informatique est inadapté. Il ne s’agit plus, depuis une décennie au moins, de livrer des armoires mobiles d’ordinateurs utilisables pour des cours d’informatique (armoires d’ailleurs qui ne franchissent pas les escaliers), mais d’attribuer à chaque élève un ordinateur personnel sur lequel il « écrira » ses devoirs et ses leçons (même s’il s’agit partiellement de combler les lacunes de l’état). L’Adjoint au Maire, responsable, devrait dialoguer avec le Maire d’Elancourt, par exemple.
La ZAC des Bergères réapparaît, une année de plus, après tant d’années de gaspillage en études dispendieuses. D’autres études sont programmées, aucune ne semble porter sur l’analyse des besoins des putéoliens, certainement différents des demandes et très différents des propositions. Seule l’analyse des besoins permettrait de prendre position sur diverses attributions de fonds, dont celle du CCAS.
Une nouvelle construction d’un conservatoire est prévue sans que les statistiques d’occupation des nombreux bâtiments construits sur fonds publics de Puteaux n’aient été publiées : qui pourrait, en conscience, approuver un tel projet ?
Les handicapés pourront accéder à l’Académie de Billard. C’est certainement la clôture d’une politique globale d’accès, exemplaire.
Les taxes ne sauraient augmenter : La diminution des taux devant compenser l’augmentation des bases.
3. Le débat.
Le débat correspondait au dernier point ( !) mis à l’ordre du jour du Conseil Municipal du vendredi 26 février 2010. (L’an passé, des désordres, avaient engagé le Maire à interrompre la séance). Les interventions furent inaudibles à cause des habituelles anomalies techniques.
Des conseillers de l’opposition sont intervenus, successivement. Les conseillers et adjoints au maire, de la majorité, sont restés muets, comme toujours, sur ces questions de fond.
Par contre, des membres de la majorité et de l’opposition « MoDem et Vert » ont ensuite pollué la séance par leurs invectives réciproques, immatures comme trop souvent.
N’y a- t- il aucune mesure à prendre pour exiger le respect mutuel dans le conseil ? Pourquoi la tolérance zéro ne concernerait- t- elle que les mineurs?
En 2011, une présentation d’un document d’orientation budgétaire, calqué sur les meilleures pratiques nationales, améliorerait les relations entre la Mairie et les administrés, permettrait de comprendre la hiérarchie des priorités et ferait progresser la démocratie locale.
Image : 1.bp.blogspot.com
Evelyne Hardy, conseillère municipale indépendante et Annie Keszey. www.atelier-idees.org
18:08 Publié dans POLITIQUE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : débat d'orientation budgétaire 2010, hiérarchie, diminutions, politique |
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