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30/11/2017

Réunion de conciliation des deux comités de LaREM de Puteaux.

27/11/2017.  20 h30, à la Coupole.
Un avis.
En 2016, avant l’élection présidentielle et jusqu’en août 2017, il n’y avait qu’un seul comité « historique » de LaREM  dans la ville. Une scission est alors intervenue après deux mois de conflits verbaux violents entre divers participants majoritairement masculins, peu nombreux cependant. Le comité un a continué à rassembler des affiliés de la société civile et le comité deux plutôt des politiciens traditionnels du PS, du MoDem et de Puteaux En Mouvement, opposants endémiques au maire de la ville, par désirs aussi de postes de responsabilités municipales. Les deux principaux représentants de la décennie  du MoDem et de Puteaux En Mouvement n’ont pas la dimension éthique attendue par notre démocratie : leurs failles sont critiquables. Deux exemples : celui d’une méconnaissance tragi-comique du droit pour l’un et d’un manquement lourd, rustaud, au respect d’autrui pour l’autre.
Absente en juillet et août, j’ai eu la chance de ne pas assister à ce désastre politique. La séparation était une stupidité, parce que les deux comités étaient à 200 mètres de distance l’un de l’autre, l’un à la Coupole, l’autre au Longchamp et qu’ils ne respectaient pas le maillage territorial espéré des responsables nationaux. Les noms des deux sites concurrents sur Internet, Puteaux en marche et En marche Puteaux produisaient une information incohérente préjudiciable à l’harmonie souhaitable. La situation désagréable conduisait au retrait de citoyens civiques compétents.
Malgré ce désordre et l’incapacité à s’entendre et à se respecter au sein d’un groupe restreint, les animateurs et certains membres de l’exécutif du comité deux continuaient à prôner la bienveillance, le renforcement du lien social, la transparence et la démocratie !
J’ai joint, par deux courriers recommandés  et par une visite rue Sainte-Anne à Paris, des autorités nationales de LaREM pour demander une réunion de conciliation entre les deux comités. Je pense avoir été la seule à le faire et à en posséder, bien sûr, les justificatifs. Lors de la réunion de conciliation pourtant l’animateur du comité deux m’a accusée d’être à l’origine du refus de conciliation : ceci à partir du processus politique parfaitement exposé par Jean-François Kahn de l’inversion tactique entre le coupable et  l’innocent. Un mensonge classique.
Lors de cette réunion de conciliation, il y avait huit présents, trois de chaque comité et deux représentants de LaREM du 92. L’animateur du comité un avait démissionné le matin même refusant définitivement toute rencontre avec les responsables du comité deux, à partir d’une amertume légitime et d’un dégoût personnel, mots forts mais porteurs de sens. Les propos « des comités opposés » sont restés aux antipodes. Les deux représentants extérieurs n’ont pas su, pas pu ou pas voulu entrer dans cette quadrature de cercle.  En conclusion, le comité un a mis fin à son existence « officielle », ses membres restent cependant inscrits à LaREM et liés entre eux dans une autre structure inventive vigilante, extérieure à la cordée hiérarchique macroniste mais non  sans liens.
Le comité deux  reste pour l’instant illégitime. Certes chacun est libre de créer son comité mais doit recevoir l’accord des autorités nationales. Or, l’accord aurait été donné par un membre sans nom, sans statut connu, dans un QG obscur sans lieu géographique précisé. Accepter cette situation serait se soumettre à un procédé  secret, redoutable et surtout anti-démocratique. La question reste posée.
Un tract du comité deux lors de la réunion est un exemple caricatural qui bafoue le nouvel idéal de LaREM : faire de la politique autrement. L’animateur local, celui qui a initié la rupture, se donne pour rôle de faire adhérer le maximum de personnes et de fédérer les équipes...
Annie Keszey

17:52 Publié dans POLITIQUE, POLITIQUE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : larem, comité, conflits, rupture, conciliation, échec | | |  Facebook

13/04/2014

L'ECHEC DU PS AUX ELECTIONS MUNICIPALES.

L’ANALYSE DE JACQUES JULLIARD. MARIANNE  885. 

« Le bilan se décompose en deux figures ; la défaite intellectuelle du PS, la défaite personnelle de François Hollande. 

La première est illustrée de manière éclatante et même caricaturale par les succès du Front national : que trente années d’ANTIFASCISME se  soldent par une implantation de plus en plus profonde du mouvement de Marine Le Pen dans les milieux populaires devrait, s’il y avait quelque chose  dans les cervelles du parti réputé le plus intellectuel de France, soulever quelques vaguelettes d’interrogation. Je ne crois pas, je n’ai jamais cru, je ne croirai jamais qu’il y a 50% de fascistes à Hénin-Beaumont, à Béziers ou dans les quartiers nord de Marseille. 

                Sans doute, sans doute, mais les chefs ? Eh bien, j’ai beau scruter, je ne vois rien de fasciste ou de cryptofasciste dans les déclarations et les actions de Marine Le Pen. Xénophobe, sans aucun doute, fasciste, non. Certes, il y a des fascistes dans l’encadrement du Front national ; cela ne signifie pas que celui-ci soit mussolinien ou hitlérien. 

                Sans doute, sans doute, mais il y a le non-dit! Eh bien, voilà où nous en sommes : au lieu d’analyser ce qu’est devenu le Front national, ce qui l’obligeait à se remettre en cause profondément, analyser ses insuffisances et ses manquements, le Ps a préféré faire campagne sur les arrière-pensées qu’il lui prête ! C’est là que le bât blesse. Car, s’il est une vérité établie par toute l’histoire du fascisme, c’est qu’un mouvement de masse ne peut pas mentir durablement sur sa nature et ses intentions… La défaite de la gauche est bel et bien une défaite de la pensée… 

                Et, comme par ailleurs, le PS est tout sauf un modèle de moralité publique- il n’a toujours pas exclu Guérini (démissionnaire)- il faut avoir l’idéal républicain chevillé au corps pour continuer à lui faire confiance… 

                C’est d’abord le bilan de presque deux années du quinquennat de François Hollande qui vient d’être durement condamné. Car c’est un bilan d’une maigreur effrayante. Notamment en matière économique et sociale où tous les clignotants sont au rouge ou à l’orange. Et d’abord celui du chômage qui continue de croître…L’école n’a pas été redressée, autant dire qu’elle a continué à se dégrader. Il faut dire la même chose de la justice où Christiane Taubira en est restée au stade des bons sentiments… 

                Ayrault et Hollande se ressemblaient trop : là résidait l’erreur de distribution…Pour exister, François Hollande devra enfin endosser sa propre fonction, comme il a su le faire en politique étrangère. A fond, Valls est un défi que Hollande se lance à lui-même. C’est donc une autre aventure qui commence. Ce n’est pas trop tôt…

 

15:19 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, échec, fn, françois hollande, valls, jacques julliard | | |  Facebook

02/04/2013

L'ECHEC DU LYCEE AGORA DE PUTEAUX.

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Le lycée public, général et technologique, 120 rue de Verdun à Puteaux, est le moins efficace des lycées du département des Hauts-de-Seine, d’après la dernière évaluation du Ministère de l’Education nationale et les interprétations raisonnées de la presse. Cette grave situation requiert une  séance de travail, pour établir un plan urgent et exigeant de rétablissement du lycée, entre tous les responsables impliqués : Recteur, Proviseur, représentants des professeurs, des parents et des élèves, représentants de la région, du département et Maire de Puteaux. Les niveaux d’enseignement, avant le lycée, écoles maternelles, écoles élémentaires, collèges ne sont peut-être pas eux-mêmes performants.
Les participants pourraient être porteurs des dernières connaissances sur les réformes à entreprendre diffusées par des spécialistes : Claude Thélot, Marcel Gauchet, Philippe Meirieu, Richard Descoings…Ce dernier, le 2 juin 2009, après avoir parcouru la France et réalisé un grand nombre d’entretiens a remis ses préconisations au Président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un rapport précieux.
Les résultats de l’évaluation des lycées proviennent du Ministère de l’Education nationale. Les classements divers entre établissements sont des déductions qui proviennent d’autres sources.
Le lycée Agora est classé dernier du département des Hauts-de-Seine, d’après le journal « Le Parisien »: 51ème sur 51! Le lycée public, Frédéric et Irène et Joliot- Curie de Nanterre, occupe la 50ème place. Le lycée privé sous contrat, Madeleine Daniélou, de Rueil-Malmaison, est premier. Le journal appuie ce classement sur les données ministérielles.
Au classement régional, le lycée Agora est 446ème sur 463 et au classement national 2270ème sur 2297.

Les indicateurs de valeur ajoutée des lycées évaluent non seulement la réussite des élèves de terminale d'un établissement au baccalauréat, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves de seconde jusqu'à l'obtention de ce diplôme, en prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques et scolaires des élèves. Ils offrent en cela une analyse plus fine que le taux de réussite au baccalauréat qui ne permet pas d’apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements et le parcours scolaire des élèves depuis leur entrée au lycée jusqu’au baccalauréat.
Trois indicateurs sont utilisés pour mesurer la "valeur ajoutée", valeur précieuse, d'un établissement.
Le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la proportion de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat : le taux global de réussite au baccalauréat 2011- 2012, 63%, du lycée Agora, est très inférieur au taux moyen attendu calculé par le ministère pour des élèves d'âge, d'origine sociale, de sexe et de niveau scolaire comparables et scolarisés dans des lycées comparables en termes d'âge, d'origine sociale et de sexe de l'ensemble de l'académie de Versailles, 77% . La valeur ajoutée attendue n’est pas atteinte, moins 14% ! Le taux de réussite au baccalauréat du lycée public Louis Pasteur de Neuilly, 13ème sur 51, par exemple, est de 98%. La valeur ajoutée attendue est exactement atteinte.

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Le lycée privé breton Diwan de Carhaix-Plouguer, lycée bilingue, est remarquable d’efficacité, malgré ses classes surchargées. La valeur ajoutée attendue est dépassée! Le Figaro du 28 mars 2013 le classe 1er des lycées d’enseignement général de France. Les enseignements se font en breton par une pédagogie d’immersion. 
Le taux d’accès au baccalauréat, qui est la proportion d’élèves de seconde ou de première qui obtiennent le baccalauréat en restant dans l’établissement : cette proportion pour le lycée Agora est de 39%. Pour le lycée Louis Pasteur, par exemple, elle est de 87%.
3. La proportion de bacheliers parmi les élèves qui quittent l'établissement.
72% des élèves de terminale quittent le lycée Agora avec leur BAC en poche, en prenant en compte les redoublements. Au lycée Louis Pasteur, la proportion de bacheliers qui quittent l’établissement est de 98 %, redoublements également pris en compte.

Le ministère de l’Education nationale ne souhaite pas réaliser un classement des lycées mais  proposer, à travers cette notion de « valeur ajoutée », une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d'un établissement. La presse et les usagers traduisent les résultats en classements, parfois durs mais toujours positifs s’ils induisent les nécessaires modifications des projets d’établissement.
D’autres données, non encore exploitées publiquement par le ministère, interpellent. Au lycée Agora, sur 36 élèves reçus au baccalauréat général, 2 ont eu la mention «Très bien » et 7 la mention «  Assez bien ». Au lycée Pasteur, sur 86 élèves reçus au Baccalauréat général, 50 ont eu la mention « Très bien », plus de 50% donc, et 10 la mention « Assez bien ». Titulaires d’un baccalauréat national, les élèves du lycée Agora, sans mention, rencontrent une autre inégalité quant à l’accès aux Grandes écoles ou aux inscriptions en classe préparatoire. Ils ne sont pas préparés à cette autre compétition.


La situation de ce lycée Agora est contraire aux objectifs fondamentaux de l’égalité des chances et de la réussite scolaire. L’objectif de promotion de la jeunesse n’est pas atteint. Le déterminisme social ne semble pas dépassé. L’évolution des résultats depuis 2008 interpelle.


Des grilles nombreuses d’analyse des établissements scolaires, depuis des décennies, ont été construites par des experts. Ont-elles été utilisées depuis 2008, au lycée Agora ? Quelques critères:
-    Les exclusions d’élèves par le proviseur ou le conseil de discipline sont supprimées. Les élèves perturbateurs sont inclus, en heures supplémentaires, au CDI, dans une autre classe, dans un atelier… pour y travailler.
-    Les jours ou heures d’absence, sauf dans les cas justifiés, sont récupérés. Les devoirs sont obligatoirement faits et les leçons sues. Un groupe d’adultes spécialement constitué interdit l’absentéisme et les pertes d’élèves en cours de scolarité.
-    L’emploi du temps prévoit le travail, en équipes disciplinaires, des professeurs, une heure par semaine .L’alignement d’une heure au moins de chaque discipline dans l’emploi du temps de plusieurs classes, d’un même niveau, permet d’ouvrir la classe pour l’organiser en groupes de besoins. La liberté pédagogique du professeur ne peut être revendiquée en situation d’échec. La cohésion, l’entraide, l’échange de documents de cours entre enseignants doivent prévaloir.
-    Chaque élève, en début d’année, pense et rédige son projet scolaire annuel et son désir d’orientation. Les parents sont impliqués.
-     Le proviseur, travailleur, présent, accessible, sévère, exigeant, très juste est formé à la pédagogie et aux évaluations scientifiques. Souple quant aux statuts rigides dépassés, il soutient les professeurs en difficultés par des aides concrètes et s’engage dans les initiatives les plus complexes pour les élèves en difficultés. Avec les équipes, il instaure, implacablement, un climat collectif studieux de respect mutuel. Il écoute et donne confiance.
-    Des formations collectives, régulières, sur place, apportent des réponses scientifiques, modernes aux vieilles questions et inventent une pédagogie « vraiment éclairée »…
Le site www.lycee-agora.fr ne publie aucun résultat, ce 1er avril 2013.  

Images : puteaux.fr et Ouest-France. Annie Keszey. www.notreputeaux.com