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22/04/2017

Election présidentielle : distribution des prix.

Premier prix : Emmanuel Macron. Il surplombe et casse la frontière entre deux blocs idéologiques étanches, conflictuels et d’une égale incompétence depuis dix ans : la droite et la gauche.

Il n’y aura pas d’autres prix :

-      Le soutien aux politiques du Venezuela est incompatible avec la famine du peuple,

-      L’engagement pour un travail professionnel bien fait l’emporte sur l’inertie d’un revenu universel,

-      La probité fraternelle exige qu’on ne vole pas l’argent public.

Annie Keszey.

09:14 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection présidentielle, emmanuel macron | | |  Facebook

14/11/2016

Cumuler individuellement les votes aux deux primaires.

Une nouvelle nécessité démocratique.

Deux primaires avant l’élection présidentielle de mai 2017 sont  prévues, chacune à deux tours : celle de la droite et du centre, éclatés, celle de la gauche éclatée.

Ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis, comme en France, c’est que l’aléa, l’imprévu, renverse la table autour de laquelle les élites banquetaient.  Désormais tout est devenu possible (Joseph Macé-Scaron). Donc, tout futur électeur appartenant, en particulier, aux 70 % des Français qui refuseraient les trois candidats Nicolas Sarkozy,  François Hollande et Marine Le Pen, doit  accroître son poids individuel démocratique en participant aux deux primaires et à leurs deux tours probables. Si d’autres primaires s’ajoutaient ultérieurement il faudrait également y participer.

Caroline Fourest, éditorialiste, fait un reproche essentiel d’actualité à saint Sarkozy de Latran qui loin de méditer sur ses fautes, prétend en 2016 défendre le modèle laïque français. Lorsqu’il était président, il n’a cessé d’appeler de ses vœux une laïcité positive, ouverte, c’est-à-dire accommodante et a souhaité abattre l’article 2 de la loi de 1905, âme de la loi...Le bilan médiocre de son mandat est évalué.

Thomas Piketty, économiste, craint que François Hollande ne soit qu’un social cafouilleur à répétition dans un socialisme de l’usine à gaz...Le bilan interpellant de son mandat est en cours d’évaluation.

Olivier Pastré, économiste, démontre que le programme schizophrène de Marine Le Pen nuira d’abord, rapidement, prioritairement et paradoxalement, aux intérêts de ses électeurs. Un programme cynique pour masochistes.

Pour Mathieu Goar, journaliste, Nicolas Sarkozy et François Hollande soldent leur passé en s’offrant une nouvelle image. 

A chaque primaire, l’électeur  dispose de deux possibilités : voter pour le candidat de son choix, c’est  une action démocratique habituelle pour promouvoir, ou voter contre le candidat auquel il s’oppose,  afin de tenter son exclusion préalable de l’élection présidentielle, en reportant son choix sur un des autres candidats participants : action démocratique inhabituelle, réfléchie, d’affaiblissement. A ce niveau, l’abstention, le vote blanc ou le vote nul restent peu pertinents.

L’exercice fondamental du droit de vote suppose une connaissance sérieuse des bilans des candidats répétitifs et des programmes des nouveaux prétendants au rôle suprême. Les choix d’électeurs fanatiques, idéologues ou ignorants, ont souvent induit, dans l’Histoire, des drames collectifs. Un autre savoir est indispensable : celui du théâtre politique de « faussaires » aux déclamations irréelles que refusent désormais les électeurs, éclairés. Ces électeurs, par exemple, ne croient plus aux promesses grandioses des candidats, trahies depuis des décennies : « Changer la vie-Le droit à la beauté » de François Mitterrand, « En finir avec la fracture sociale » de Jacques Chirac, « Je veux une République exemplaire » de Nicolas Sarkozy, « Le changement, c’est maintenant-Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance », de François Hollande... D’autre part, la lucidité citoyenne appelle au rejet de la croisade « antisystème » des candidats du système, nombreux,  qui recherchent, en dupant, une arme de mobilisation massive. 

Il n’y a plus de fossé entre le socialisme et le libéralisme : le libéralisme est devenu social-démocrate et le socialisme libéral-productiviste. Manuel Valls et Henri Guaino représentent, autant l’un que l’autre, le socialisme réconcilié avec le libéralisme.

L’avenir de la France ne peut être ni socialiste, ni capitaliste tant ces deux voies  échouent.

Il s’agit de faire de la politique pour un projet qui fasse sens commun : une régénérescence pour quitter l’insécurité culturelle (Laurent Bouvet).

L’économie vire réellement à la folie. Le capitalisme actionnarial, c’est-à-dire le primat de la rentabilité financière, n’est pas seulement injuste et inefficace, il engendre la souffrance au travail, il tue les gens et détruit notre écosystème...La transition démocratique de mai 2017 doit avancer vers un autre système économique et politique (Jacques Généreux).

L’économiste socialiste Bernard Maris, assassiné avec les journalistes de Charlie Hebdo, dans « Plaidoyer (impossible) pour les socialistes » synthétise les échecs des deux voies politiques traditionnelles.

«Le capitalisme mène une guerre permanente à la société en modifiant les structures, les besoins, les marchés, les comportements ; il en institue la pression et le mouvement brownien permanents qui empêchent les hommes de s’arrêter, de penser et de vivre... Le capitalisme d’aujourd’hui est morbide et suicidaire : il sait qu’il tue l’humanité et il le fait...Tout ce qui existe a vocation à passer par l’eau de vaisselle du libéralisme, à être nettoyé dans l’évier graisseux de l’offre et de la demande. Ce monde totalitaire du calcul, de l’évaluation et de la computation peut bien être peint en vert, avec le logo Monsanto écrit en vert, il reste le monde du calcul et de l’horreur économique...Le capitalisme va détruire en deux siècles le pétrole que la terre a mis vingt millions d’années à fabriquer...

Le socialisme moderne est technocratique, statistique, étatique et non démocratique, globaliste, mondialiste, libre-échangiste, oubliant la morale au nom de l’efficacité et de la gestion, refusant le passé au nom du progrès et de la modernité, oubliant l’hymne à la beauté de celui qui voulait, je cite, Marcher et chanter, et délirer même sous les cieux, respirer les larges souffles et cueillir les fleurs du hasard . Les fleurs du hasard ! Y a-t-il métaphore plus anti technocratique?

Ils ont tué Jaurès !...Le socialisme, à son tour, mène la guerre civile perpétuelle pour le compte du capitalisme. Il est devenu le condottiere du capital... 

Alors, adieu. Adieu. Laissons les socialistes gérer la guerre aux vivants avec les libéraux. La vie est ailleurs. » 

Très chers amis électeurs de la présidentielle de 2017, malgré le pessimisme de Jean-François Kahn (Réflexion sur mon échec/ L’Aube) qui estime avoir perdu la quête de sa vie d’un dépassement de la bipolarité débilitante, il n’est pas impossible de trouver, non pas un entre-deux, mais une alternative à la débâcle d’aujourd’hui, la réinvention d’un devenir...

Il faut refuser d’envisager un choix nul, qui induirait, pour chacun, un vote nul : aucune autre issue que de relever la tête !

Nos futurs représentants ne seront plus des désireux de places confortables et bien rémunérées mais des engagés compétents dans la quête du bien commun : presque une révolution !

Il nous faut trouver, en six mois, un candidat (homme ou femme) pragmatique mais visionnaire, talentueux, unificateur, intègre et profondément démocrate. Un candidat que l’on souhaite admirer, soutenir et respecter. Ses engagements définis avec expertise par Thomas Piketty, devront impérativement inclure la réorientation de la mondialisation en luttant contre les inégalités scolaires, sociales, économiques et territoriales pour réconcilier la France d’en haut et celle d’en bas, en servant la protection de la terre au-delà des accords sans contraintes, pour un modèle de développement équitable et durable, en créant une puissance publique européenne forte, juste et fraternelle...Il ne sera plus possible de négocier des traités de libre-échange, en échange de rien...

Un rêve...français.

Annie Keszey.

 

19/01/2012

FRANCOIS, PARLEZ POUR DIRE.

 

Lettre ouverte à François Hollande, candidat à l’élection présidentielle.

pour la france.jpg 

Monsieur Hollande,

Jean d’Ormesson de l’Académie française, Nicolas Domenach et Laurent Neumann, journalistes de l’hebdomadaire « Marianne », Plantu, dessinateur du journal « Le Monde » et les autres…, en termes parfois vifs, critiquent votre absence de programme à 100 jours de l’élection présidentielle.

Jean d’Ormesson écrit: En face (de Nicolas Sarkozy), François Hollande. Il a un immense avantage: il n’a rien fait. Impossible de l’attaquer sur son action : il n’y en a pas. Elle se limite pratiquement à la Corrèze, dont il serait un peu vain de souligner qu’elle est le département le plus endetté de France…Non content d’avoir rien fait, il s’acharne à ne rien dire qui puisse l’engager si peu que ce soit…L’idéal pour Hollande, soucieux de ne faire aucune vague, serait de ne pas exister du tout. Il n’est pas très loin de ce rêve exaltant. C’est pour une absence de candidat qui fera une absence remarquable de président que beaucoup de Français se préparent à voter… (« Le Monde » du 13/01/2012)

En  page 12 du numéro 769 de « Marianne », à la fin de l’article « Etonnez-moi, François» les deux journalistes écrivent : Que François Hollande nous dise donc comment il va s’y prendre pour que les plus riches participent à l’effort national à proportion de leurs moyens ; comment il compte redonner foi en l’avenir de ces jeunes dont le marché du travail ne veut pas; comment il va procéder pour restituer un pouvoir d’achat à ceux qui en ont tant perdu, rendre fierté et autorité aux enseignants, sauver l’hôpital du naufrage, réindustrialiser ce pays qui a oublié ces petites et moyennes entreprises, ses artisans, ses petits producteurs…    

Réveillez-vous François !

Plantu est le plus rude ! François, statufié, est un penseur de Rodin : coude droit appuyé sur la jambe gauche, visage soutenu par la main et dos courbé. Le candidat, joufflu, crâne haut et lunettes rondes est nu, assis sur une « urne- trône » très réaliste et des bulles conduisent de sa tête à sa pensée du moment : Bon ! Heu…Et si je pondais vraiment un programme? La petite souris citoyenne debout et la rose socialiste restent perplexes. (« Le Monde » du 19/01/2012).

 

Monsieur François Hollande, écoutez votre « coach »: restez ordinaire et posé, vous n’avez pas à emprunter des gestuelles oratoires éloignées de votre sobre personnalité et inutiles quand elles accompagnent des messages politiques d’attente particulièrement légers. Libérez-vous des contradictions de votre environnement proche et répondez aux attentes par un programme précis, stable, exigeant, créatif, passionnant de « Visionnaire concret».

 

Vous n’arrêterez pas  la destruction en cours de l’école publique par d’importants recrutements de professeurs (en supposant qu’ils soient utiles) : c’est plus compliqué. Développez, expliquez !

N’oubliez aucun domaine du rôle de l’Etat, par exemple celui de sa politique étrangère : continuerez-vous l’ingérence humanitaire guerrière à la manière de Messieurs Sarkozy et  Henri Lévy en Lybie ou choisirez-vous l’ingérence humanitaire pacifique définie par Rony Brauman?...

 

Vos conseillers, en urgence, doivent « travailler plus ». Ont-ils lu Pierre Joxe, Philippe Bilger… (délinquance des jeunes, justice) Benjamin Coriat, Dominique Plihon, Henri Sterdyniak, Bernard Maris, Susan George…(économie), Pierre Rosanvallon, Michel Crozier, Michel Serres, Pierre Lascoumes, Edgar Morin…(société),, François Dubet, Philippe Meirieu, Marie Duru-Bellat… (école), André Grimaldi, Didier Tabureau…( santé). [Thomas Piketty (finances) ? Oui, c’est fait !]

Alors que les producteurs d’idées talentueux, en France et ailleurs, sont nombreux, aucun programme présidentiel ne propose encore le projet global espéré d’Union nationale.    

Image: www.forums.france2.fr

 

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.