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21/10/2016

Une évaluation d'un président de la République française : Nicolas Sarkozy.

Sources : Henri Guaino, « En finir avec l’économie du sacrifice».-  François Lenglet, « Tant pis ! Nos enfants paieront ». Thomas Piketty*, « Aux urnes citoyens ! ».- Le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (Liepp) de Sciences-Po- Le CNRS** - Biskeo -  Yves Surel, Jacques Maillard, « Les politiques publiques sous Sarkozy », presse de Sciences-Po. - www.perdre-la-raison.com** – Carole Barjon, « Mais qui sont les assassins de l’Ecole ? ».-  Terra Nova et Donald Hébert dans le Nouvel Observateur.- Dominique Paillé sur le site d’Atlantico. L’INSEE. Challenges avec Stéphane Carcillo et Yann Algan de Sciences Po, André Zylbergerg du CNRS et Pierre Cahuc de polytechnique**. Transparence internationale France***.

Aucun auteur n’a de responsabilité dans l’évaluation suivante, mais ils sont tous remerciés. Un organisme expert et indépendant devrait systématiquement informer le peuple des bilans présidentiels et des projets : la raison critique de l’électeur dialoguerait avec son idéologie.

Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy, fils d’un immigré hongrois, avocat, est élu président de la République, face à Ségolène Royal, le 6 mai 2007 avec 53,6 % des suffrages. Il exerce son mandat du 16 mai 2007 au 15 mai 2012. Il a appartenu aux mouvement et partis successifs suivants : UJP-UDR-RPR-UMP et LR. En 2007 a lieu la crise des subprimes aux Etats-Unis et, en 2008, la faillite de la banque Lehman Brothers. Cette crise majeure atteint et frappe l’Europe qui entre en récession aiguë. Le bilan de certains mandats précédents, de plus, est lourd.

Mais pour gouverner, il faut aussi savoir prévoir.

L’évaluation suivante est celle des principaux résultats, sans recenser toutes les transformations du mandat. A partir de sources différentes, pourtant sérieuses, il est parfois difficile de trouver la vérité. Les mesures jugées positives par une majorité d’analystes sont inscrites en rouge foncé.

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04/12/2014

UN SERPENT DE MER QUI SE MORD LA QUEUE. LA NOTATION SUR 20.

LA NOTATION DES ELEVES.

Les 3 ministres PS successifs de l’Education nationale, Vincent Peillon, l’agrégé, Benoît Hamon, l’étoile filante et Najat Vallaud- Belkacem qu’il faudra évaluer, ont négligé le cœur malade du Système, pour jouer à la périphérie : rythmes scolaires, ABCD de l’égalité, notation sur 20.  

La sortie du système éducatif de 120 000 élèves environ, sans diplôme, chaque année, (à part le brevet pour certains), est le premier sujet d’étude,  un autre est l’inégalité des chances scolaires : sujets honteusement occultés !  

Les notes sur 20 attribuées aux élèves ne sont majoritairement ni objectives, ni utlles. Elles portent en elles le désordre des programmes officiels, l’insuffisante formation de certains professeurs et l’idéologie, en survie, d’acteurs rétrogrades, faite d’élitisme, de concurrence et de bienveillance … envers  l’inégalité des chances : n’en déplaise à Luc Ferry !  

Le sujet de la notation revient dans l’actualité, à partir d’une étude du Conseil supérieur des programmes - le CSP-  mis en place par Vincent Peillon, instance consultative de 3 députés, 3 sénateurs, 2 représentants du Conseil économique, social et environnemental et 10 personnalités qualifiées. Le ministère de l’Education nationale adresse au CSP des lettres de commande.  

Le CSP a souhaité  répondre à une ancienne et grave question : comment faire pour que l’évaluation scolaire ne soit plus cet instrument de tri au service d’un système élitiste, mais le moyen de faire progresser les élèves sans les casser ? 

Le CSP propose la suppression des notes qui ne sont ni neutres, ni objectives, ni bienveillantes avec certains élèves qu’elles stigmatisent, la suppression des moyennes et des coefficients. Un élève ne peut pas racheter sa faiblesse dans une discipline par sa force dans une autre. Un élève fort en mathématiques et faible en sport n’est pas un élève moyen. Aucune compétence ou connaissance n’est plus importante qu’une autre. 

Ce refus de compenser, par le CSP, montre des ambitions très élevées. Le socle, ce n’est pas une culture au rabais, c’est la meilleure pour tous. 

M Michel Lussault, président du CSP, docteur en géographie urbaine, président de l’institut français de l’éducation, propose bien sûr de réaliser plusieurs évaluations de connaissances et de compétences, au collège, mais pas plus de cinq par an, parce qu’il faut en finir avec la course à l’armement en matière d’évaluation. Moins on en fait, plus elles sont de qualité. 

Ces épreuves du bloc de compétences du socle commun et autres épreuves nouvelles prépareraient à un brevet transformé, en fin de 3ème. 

D’autres systèmes d’évaluation utilisent des codages spécifiques, les lettres, les couleurs, les dessins, dans la majorité des écoles élémentaires, par exemple ou dans des pays étrangers. Ils ne répondent nullement à la révolution attendue !  

Aucune révolution de la notation ne pourra réussir cependant sans une refonte prioritaire des programmes scolaires. Le CSP s’y attelle désormais. La rigueur généralisée des matières, leur adaptation aux évolutions, la clarté de leur rédaction, la  transdisciplinarité, le respect, nouveau, de la curiosité et de la créativité des élèves, la publication des méthodes d’apprentissage sont, en particulier, à considérer. 

«  L’enseignement conventionnel avec son apprentissage par cœur, ses concepts artificiellement segmentés et ses programmes uniques visant à une évaluation trop étroite, ne sont clairement pas adaptés…Alors que ce monde de plus en plus interactif a désespérément besoin de cerveaux, de précurseurs, de rassemblement, l’école continue de décourager et d’exclure. .. »*   

Une formation obligatoire à la docimologie  des personnels de l’Education  non encore formés, peut contourner les méfaits de la concurrence et des humiliations liés à la note et atteindre une objectivité, juste. Les professeurs les plus compétents de l’Education nationale savent déjà limiter les effets négatifs de la notation. 

Les recherches en docimologie du professeur Laugier en 1930, sur des copies de l’agrégation d’histoire, montrent qu’un même candidat classé avant dernier par un professeur et éliminé, fut classé second par un autre professeur à partir de la même copie ! 

Des recherches de 1932, 1975 et d’aujourd’hui, confirment la non- fiabilité des notes, la double correction est aussi illusoire, un professeur qui note une même copie déjà corrigée par lui-même plusieurs années auparavant, avec le même barème précis, ne met pas la même note et l’écart est…sidérant !

Le  site www.cahiers-pedagogiques.com développe ces recherches  certes déstabilisatrices  mais éclairantes. 

Des élèves et des parents affrontent trop souvent des pratiques professorales subjectives et incompétentes qui faussent les notes mais qu’ils n’osent ou ne peuvent dénoncer : 

  • Les contrôles «surprises » sévissent  dans l’impunité. Ils ont peu de chances d’être réussis par les élèves, mais sont notés !

  • Des dictées non préparées avec plusieurs mots nouveaux, inconnus, sont aussi notées. Echec programmé !

  • Des contrôles portent sur des notions non-apprises ou non-comprises en classe, d’autres sur ce que l’élève devrait savoir depuis les années antérieures…

  • Les leçons sont dictées en classe, alors que des livres bien faits existent. Les textes écrits par les élèves ne sont pas corrigés. Les erreurs, par excès de rapidité, sont apprises par cœur, restituées en contrôle et retirent donc des points ! De plus, cette passivité de l’élève lors des discours magistraux est une perte de temps. Parfois, c’est pire, il faut prendre des notes, très vite, en seconde par exemple, pour apprendre à prendre des notes ! La méthode est rarement exposée par le professeur ou se limite à l’apprentissage de mots « abrégés ».

  • Les barèmes de notation ne sont pas donnés aux élèves, alors qu’ils doivent l’être, avant l’épreuve, même en rédaction et la notation sur 20 devient davantage encore un jeu de hasard exacerbé, le monopole du maître.

  • Les contrôles portent sur des contenus aux longueurs immaîtrisables ou à l’abstraction excessive mais doivent se dérouler en des temps limités. Le professeur stresse en égrenant le temps qui passe, comme dans un départ de course.

  • Des consignes imparfaites, mal rédigées, ambigües ou vagues empêchent des réponses justes.  Or, ces professeurs se sentent rarement responsables des notes de leurs élèves.

  • Les élèves doivent préparer parfois plusieurs sujets importants dans des disciplines  différentes, pour un même jour, les professeurs n’harmonisant pas leurs demandes : c’est impossible.

  • Certains devoirs du soir, par leur complexité, sont vecteurs d’inégalité  quand il n’y a pas un professeur de cours particuliers à la maison ou une famille apte à l’aide…

    L’énumération  est incomplète!

    Aucun système d’évaluation nouveau ne sera pertinent dans un tel contexte pédagogiquement faible. (La pédagogie n’est dépréciée que par ceux qui ne la connaissent pas.)

    Salman Khan*, après Harvard et le MIT (Massachusetts Institute of Technology), a fondé la plus grande école du monde, la « Khan Academy » qui compte des millions d’élèves. Il connaît le principe de l’évaluation traditionnelle qu’il n’applique pas…

    « Les évaluations mesurent approximativement la mémoire d’un élève et éventuellement sa compréhension sur quelques notions d’un sujet plus vaste et ce à un moment donné ». Les écoles ont tendance à utiliser les contrôles comme mesure du potentiel ou des capacités des élèves, et ce, non seulement lors d’évaluations nationales mais également à l’occasion d’interrogations spontanées parfois mal conçues….Ce que nous faisons alors-très efficacement- c’est cataloguer les élèves, leur coller une étiquette, les définir et bien souvent limiter leurs perspectives…

    Soyons clairs : je ne suis pas un « anti-évaluations ». Elles peuvent constituer des outils précieux pour identifier des lacunes à combler…Il faut toutefois conserver une bonne dose d’esprit critique lorsqu’on analyse les résultats d’un contrôle, même extrêmement bien conçu. Car ils ne sont finalement que des  créations humaines imparfaites…

    Le plus troublant est que le système de notation s’attache à évincer les gens créatifs qui pensent différemment, ceux qui seraient le plus à même de contribuer de façon positive à un domaine donné…La vérité est qu’en sciences ou en ingénierie les découvertes majeures sont le fruit d’une grande intuition et d’une grande créativité…

    J’éliminerais les notes. Dans un système fondé sur la pédagogie de la maîtrise, elles n’ont pas leur place. Les élèves n’avancent individuellement qu’une fois la notion parfaitement maîtrisée et un zéro faute obtenu aux tests des dix questions d’affilée (ou une version améliorée). Puisque personne n’est poussé en avant, ni laissé en arrière, tant que ce degré de maîtrise n’est pas atteint, la seule note possible, pour tous, est le maximum : 20 (ou A, ou…)

    Salman Khan,  dans L’Education réinventée aux Editions JC Lattès nous propose une école profondément pensée, adaptée à notre présent, grande comme le monde, dont pourraient s’inspirer les réformateurs de l’Education nationale. Quelques titres de chapitres précisent l’ouvrage : La pédagogie de la maîtrise- Evaluer les évaluations- la question des devoirs- L‘avenir des bulletins de notes- Favoriser les plus défavorisés- les diplômes de demain- A quoi ressemblera l’Université-Donner du temps à la créativité…

    Dans la Khan Academy, la notation n’est plus un serpent de mer. 

    Annie Keszey.

    www.atelier-idees.org

    www.rupture-et-metamorphose.org

    www.notreputeaux.com