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10/11/2014

PODEMOS

Yes, we can ! PODEMOS - Nous pouvons ! 

L’Espagne vit le tremblement de terre PODEMOS. C’est le nom du récent parti politique représenté par Pablo Iglesias. Un dernier sondage sur les intentions de vote, virtuelles, des Espagnols, place PODEMOS au premier rang des partis espagnols, devant les deux grands et vieux partis traditionnels : le parti populaire (PP), de droite et le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), de gauche. 

La presse explique  cette ascension galopante  par la colère, de tous les Espagnols désenchantés, contre la corruption très étendue, persistante et mal sanctionnée de leurs responsables politiques sans honte ni dignité, de droite et de gauche ! La Justice a souvent les ailes coupées, les causes importantes s’éternisent dans des jugements, le manque de moyens et la législation imparfaite favorisent les retards. 

Les deux partis historiques, informés « des affaires», se pressent peu  pour freiner l’amoralité et la cupidité de leurs élus. 

http://ts1.mm.bing.net/th?&id=HN.608021881742165292&w=300&h=300&c=0&pid=1.9&rs=0&p=0Pablo Iglesias, superstar de 36 ans, attire : il est intelligent, préparé, fondamentalement sincère et charismatique. Sa queue de cheval est intouchable mais sa nouvelle stratégie politique est de chercher un plus ample spectre d’électeurs pour occuper un espace politique central. Le quotidien El Mundo du 8/11/2014 le compare à Robert Redford !  

Ce seul journal d’un jour nous informe que Cristina, sœur du roi, va bien être jugée pour deux délits fiscaux, dans le cas Nóos, dévoilé en 2006. Le principal accusé  reste son mari Iñaki Urdangarin soupçonné de prévarication, de fraude, de trafics d’influence, de malversations, de falsifications et de blanchiment de capitaux.  Seize autres personnalités importantes sont également concernées dont l’ex-président du gouvernement des Baléares, le vice- maire de Valence, le directeur de l’Institut « Balear » du tourisme, des ex-directeurs financiers, comptables, conseillers, responsables juridiques… 

Le roi d’Espagne, Felipe VI, a exprimé son respect de l’indépendance judiciaire et précisé que Cristina n’est pas membre de la famille royale…Le nouveau roi vient en effet de s’engager à faire de l’exemplarité et de l’intolérance à la corruption la marque de son règne ! 

Antonio Monago, président du PP d’ Estrémadure est épinglé pour plus de trente voyages qu’il aurait fait à Tenerife de 2009 à 2010, sur fonds publics, alors qu’il était sénateur et marié, pour y rencontrer sa belle maîtresse colombienne  

Isabel Pantoja, chanteuse célèbre et actrice espagnole de cinquante-huit ans, entra comme un tourbillon dans la vie du maire de Marbella, marié, Julián Muñoz, en  2002. Depuis, la valeur estimée de son patrimoine est de 10 millions d’euros : des immeubles, des fermes dont une de 500 hectares, un chalet de 650 m2 construit sur 3 000 mètres de terrain, un appartement de 1 000 m2, des entreprises bénéficiaires et d’autres endettées. La provenance de tous ces fonds est illégale. Elle fut condamnée à deux ans de prison et à une amende de 1 million d’euros. Depuis 2010, ses avocats ont initié tous les recours possibles, mais la Justice vient d’imposer définitivement son entrée en prison. Son entourage ne cesse de répéter que la Justice n’est pas la même pour tous ! 

Julián Muñoz, son amant, dans  le cas Malaya, a été condamné à plusieurs peines de prison, il a déjà été détenu de 2006 à 2008, pour subornation, malversation de fonds publics, prévarication, concession de licences illégales… 

Le fils entrepreneur de Josep Lluís Núñez, sur les pas de son père, ex-président du Barça de Barcelone qui fut emprisonné, va entrer en prison pour deux ans et deux mois, condamné lui aussi dans le cas Hacienda, pour corruption financière de longue durée et non- paiement d’impôts. Le gouvernement lui a refusé l’indulgence demandée parce qu’il n’a manifesté aucune marque de regret ou de contrition. 

Le Ministère de l’Intérieur vient d’autoriser la sortie de jour de la prison pour l’ex-président des Baléares, Jaime Matas,  afin qu’il puisse travailler. Il est obligé de revenir chaque soir à la prison pour y dormir. 

La consultation illégale, interdite par l’Etat, du dimanche 9/11/2014, sur l’autonomie de la Catalogne, ravive, dans la presse, le passé récent de l’ex-président de la Généralité de Catalogne, Jordi Pujol. Ce dernier avait l’apparence d’incarner les aspirations différentielles de la Catalogne nationaliste, pendant vingt-trois ans, jusqu’à ce que l’on découvre et juge une organisation délinquante qui lui a procuré une immense fortune en volant l’Etat et les entreprises qui voulaient travailler avec le gouvernement catalan. Il est difficile de séparer le nationalisme de ces fraudes. L’idée du nationalisme de Pujol a reposé sur une montagne d’ordures. Il n’a pas seulement détenu de l’argent à l’étranger pendant des décades, ce qu’il a confessé en 2014, mais Il a créé un réseau de commerces illicites qui bénéficia à une caste politique corrompue. Le montant colossal de son blanchiment d’argent  public détourné, dans   des paradis fiscaux, n’est pas encore totalement connu. Deux de ses fils sont interrogés par la Justice pour des activités financées à partir de placements « off-shore ». Jordi Pujol a été plusieurs fois décoré, en particulier de la légion d’honneur française et par l’institut culturel de Bretagne. 

Cette collection de dérives, sur un jour, montre l’ampleur de la dégradation du système politique espagnol.  

Sur l’ensemble du mois d’octobre, les affaires consternent.  Quelques exemples. 

Le 28/10/2014, la garde civile met en marche l’opération Punica : cinquante et un détenus dont six maires des régions de Madrid, Murcie, Léon et Valence sont arrêtés, soupçonnés de négociations illicites sur l’attribution de marchés immobiliers, avec des entreprises leur ayant permis de s’approprier entre 5 et 7 millions d’euros en deux ans sur 250 millions de tractations. Francisco Granados, ancien vice-président conservateur de la région de Madrid fait partie des suspects. Il avait quitté ses fonctions après la découverte, par les autorités, de son compte en Suisse. 

Rodrigo Rato, ex vice -président du gouvernement et ex-président de Bankia a mis en place des cartes bancaires opaques, clandestines, qui permettaient aux porteurs choisis de tirer secrètement de l’argent de la banque sans que la comptabilité ne le mentionne. Quatre-vingt-trois bénéficiaires de Caja Madrid et de Bankia auraient tiré 15.5 millions d’euros en dépenses personnelles entre 2003 et 2013. Les limites de ces cartes oscillèrent entre les 2 500 € mensuels pour les conseillers sans pouvoir et les 12 000 € que pouvaient utiliser Rato et ses directeurs. 

Le numéro deux du parti socialiste de Castille, Julio César Fernandez, a renoncé quarante-huit heures après sa  désignation à son rôle de vice-président du PS. Les perturbations de sa vie personnelle risquaient de nuire davantage encore au parti. Il fut, à la fois, fonctionnaire de prison et administrateur d’une bodega : deux emplois incompatibles. D’autre part, pendant plusieurs années, bien que payé, il ne se rendit pas à son travail de fonctionnaire ! 

Une entreprise de formation de Palma de Mallorca exigea des professeurs  impliqués de déclarer que le coût de chaque heure était de 31 €, au lieu de 7 € en réalité : procédé finement élaboré pour détourner des subventions publiques pour chômeurs. Un professeur éclairé a averti la Justice. 

Les électeurs français sont solidaires des électeurs espagnols. Et, n’oublions pas : nous POUVONS ! 

Sources : El Mundo et El País. Image : You tube.com. Annie Keszey.

 

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10:41 Publié dans espagne, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : podemos, pablo iglesias, felipe 6, cristina, autonomie, catalogne, corruption, pp, psoe | | |  Facebook

22/05/2013

PONCTION NOUVELLE SUR LES RETRAITES.

Lettre ouverte.
Objet : Ponction nouvelle sur les retraites de 0.30% pour financer l’autonomie des personnes âgées.

    Monsieur le Président de la République, François Hollande,
    Monsieur le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,
    Monsieur le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

Accomplir un devoir national de solidarité est compréhensible et acceptable.
Vous ne sauriez cependant vous en dispenser vous-mêmes en ne respectant pas les citoyens de la Nation. Aux postes- clés de l’Etat, appliquez d’abord les mesures de justice attendues avant de choisir des décisions simplistes, paresseuses et cyniques.
Ce nouvel impôt, me concernant aussi, deviendrait inutile après les innombrables mesures d’économies en attente, dont quelques rappels suivent.
-    Diviser par deux le nombre des ministres du gouvernement.
-  Diminuer très significativement le nombre de sénateurs et de députés.
-  Supprimer un niveau de responsabilités et de dépenses dans l’organisation territoriale (Etat, régions, départements, communes).
-    Supprimer le cumul des mandats.
-  Contrôler strictement les frais de mandat des parlementaires, supprimer le système d’écrêtement, supprimer la réserve parlementaire, dévoiler les prêts avantageux consentis aux députés  et faire auditer les Chambres par la Cour des comptes.
-  Contrôler l’usage des fonds politiques des partis PS, UMP et davantage encore le financement des micros-partis. (source Médiapart)
-   Accorder un pouvoir coercitif défini à la très sérieuse Cour des comptes qui démonte les gaspillages mais ne les supprime  pas. 
-    Passer d’un fonctionnement  gouvernemental de type « monarchie nostalgique » à un fonctionnement de république sobre. L’or des palais, même avec un président ordinaire, est incompatible avec le chômage et la pénurie de logements.
-    Condamner les républiques bananières au sein de l’Etat, paniers percés des deniers publics.
-   Cesser de brader les entreprises publiques pour enrichir des actionnaires.
-   Appliquer les recommandations de l’Inspection générale des Finances pour réduire les surcoûts des agences publiques. (source Marianne)
-    Former les responsables politiques à la rigueur et empêcher les constructions versaillaises et les erreurs tragiques cumulées des collectivités territoriales.

Ces grandes réformes réduiraient considérablement la dette. Des réformes portant apparemment sur « des détails » seraient aussi très efficaces.
-    Les caisses de retraite, dont récemment le groupe Novalis, sont irresponsables financièrement quand elles envoient leurs nouveaux statuts, à leurs très nombreux adhérents, en recommandés et sur papier glacé. Des millions d’euros sont sacrifiés. (source Agarovox)
-    Les magazines luxueux de nombreuses mairies, départements et régions ont un coût public national sidérant, alors que ces publications « à la gloire de » n’ont d’autre but que de justifier qu’on doit réélire les équipes sortantes. D’autres millions d’euros sont sacrifiés.

Plus rapide et parfaitement adapté à l’abandon de nouveaux impôts, Monsieur le Président de la République, serait de réaliser votre promesse de campagne faite au Bourget et d’attaquer votre premier ennemi : la finance. Qu’avez-vous fait dans ce but depuis un an ?
Vos électeurs avaient cru promouvoir un « socialiste » au sommet de l’Etat. Sous le poids de la crise, ils ont compris son évolution en « social-démocrate » mais se désoleraient de découvrir un « néolibéral ».
Gardons l’espoir du réveil de vos énergies éclairées au sein du gouvernement. Merci.

Annie Keszey.