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13/03/2017

Marine Le Pen: un rôle rétrograde pour les femmes.

Marine Le Pen, contre le conservatisme rétrograde de votre programme présidentiel l’intérêt des femmes est de choisir le progressisme démocratique.

Le collectif Ecolinks, composé d’économistes et de chercheurs, dans le « Petit manuel économique anti-FN » aux éditions « Le cavalier bleu », nous aide à éclairer votre programme.

Mais enfin Marine, vous êtes avocate, divorcée, mère de trois enfants et « femme politique d’extérieur » pourquoi voulez-vous maintenir toutes les femmes, autres que vous-même, dans un rôle très traditionnel, dépassé ? Dans votre programme présidentiel, trois  lignes « semblent » concerner les femmes sur cent quarante-quatre  propositions : un remarquable intérêt en effet !

Défendez la parité et ne limitez pas l’égalité hommes-femmes à la seule participation des femmes en politique. Clarifiez l’actuelle parité au sein du FN : vous êtes « fille de », vous avez pris la suite de la carrière de votre père d’ailleurs avec facilité puisque vous n’avez jamais eu à lutter pour conquérir le parti, Louis Aliot est votre « compagnon de vie », Marion Maréchal- Le Pen est « nièce de », Catherine Mégret  est « femme de »,  Catherine Griset  fut votre  « belle- sœur »...Cette tendance haut placée donne l’impression d’un népotisme assumé par votre parti.

Vous effleurez, avec un positionnement traditionnel, les questions essentielles pour la vie des femmes au lieu d’y répondre : les questions touchant à l’emploi, à la possibilité pour elles de combiner la vie familiale et la vie professionnelle, à la contraception, à l’avortement...L’égalité des salaires, les solutions contre le chômage, l’égalité dans divers secteurs dont le secteur culturel, thèmes majeurs, ne vous intéressent pas. [Dans ce dernier secteur du théâtre, du cinéma, de la musique, 80 % des fonds publics sont attribués actuellement à des hommes !]

Les eurodéputés frontistes ont voté systématiquement contre les rapports défendant plus d’égalité entre les hommes et les femmes, en 2013 contre le rapport Estrela,  en 2014 et  2015 contre les rapports Zuber puis Tabarella. Aymeric Chauprade, devant le parlement européen, renverse les mots, à son profit, pour justifier son opposition à l’égalité entre les hommes et les femmes : la vision des Institutions de l’Europe sur les femmes serait « misérabiliste » et leur position favorable à l’avortement serait « une culture de mort ». Pauvre député machiste d’extrême droite !

Les députés frontistes au niveau national ont voté contre toutes les propositions de lois visant l’amélioration de la condition féminine dont la loi sur le harcèlement sexuel et celle pour renforcer la lutte contre le système prostitutionnel, par exemple.

Vos députés nationaux et européens représentent d’abord Sens commun, Civitas et autres intégristes catholiques, électeurs aux cerveaux figés depuis le 19ème siècle.

Les femmes, pour vous, sont essentiellement vues comme des mères, garantes de la vitalité démographique française : la natalité doit être encouragée mais par une contradiction flagrante due à l’idéologie raciste enracinée du FN, la natalité plus forte des immigrés est en revanche décriée ! Or, c’est la natalité plus forte des immigrés qui permet de dépasser légèrement le seuil de renouvellement des générations en le faisant passer de 1,8 à 2,02 enfants par femme...Il y a peu de temps, en 2012, le FN discourait autour d’une «  IVG de confort », expression provocatrice, visant à interdire, à partir d’un critère abscons, un droit fondamental des femmes à disposer de leur corps, droit si difficilement acquis ! Simone de Beauvoir, en 1975, demandait aux femmes d’être vigilantes leur vie durant. Marion Maréchal-Le Pen, en 2016, voulait revenir sur le remboursement intégral et illimité de l’avortement et réduire l’accès à la contraception...Ces positions radicales toujours vivantes, désireuses d’assujettir les femmes, sont mises en sourdine par le parti qui souhaite obtenir davantage  de votes féminins en 2017. L’ambiguïté persiste.

L’accroissement de la fécondité devrait porter sur des politiques familiales d’aides à la garde et à l’éducation des enfants, au développement des crèches, aux modalités de combinaisons entre le travail et la famille telles que les études surveillées avant et après la classe...Certaines villes dirigées par le FN (Béziers, Le Pontet...) sont des modèles de régressions dans la recherche d’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle des femmes...

Le programme du FN évoque un « salaire maternel » et « un salaire minimum »  qui seraient accordés, enfin peut-être, aux femmes qui font le choix d’élever leurs enfants»...Rien n’est dit sur les difficultés des retours à l’emploi tels que les problèmes de « plancher-collant » et de «  plafond de verre » qui se renforcent du fait des périodes d’inactivités liées à l’éducation des enfants...Le FN ne propose aucune formation de réintégration, il ne favorise pas un congé parental plus court par un (encore) meilleur partage des congés entre les pères et les mères...

Marine, laissez les femmes être librement « étudiantes en DEA de droit pénal  » ou « metteuses en scène », par exemple, laissez-les s’engager à l’extérieur, comme vous-même si elles le souhaitent, laissez-les s’engager en politique avec l’ambition nouvelle de servir l’intérêt général, comprenez qu’elles veuillent être à la fois épouses et mères comblées, engagées professionnellement, politiquement, culturellement ou socialement. Ne les tronquez pas ! Comprenez que tous les enfants ne puissent avoir des grands-mères pour gardiennes et que de nombreux parents ne sont pas favorables, comme vous l’avez été, aux études en pensionnats, d’ailleurs coûteuses. Ne portez pas atteinte aux droits des femmes à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. Veillez à un progrès social particulièrement équilibrant pour les couples avec enfants, engagés professionnellement, « afin que  les enfants ne se sentent pas mis à l’écart dans leur jeunesse et ne puissent ressentir la même chose que vous, autrefois, au sein de votre famille*.»*(Vos mots dans Closer.)

 Donc, votre féminisme est archaïque : s’il vous convient, devenez une femme au foyer. Et laissez-nous tenter de vivre en harmonie avec notre siècle. Vous « aboyez » votre position « antisystème » dans vos meetings, pour percer, mais, nous, les femmes, resteront imperméables à vos éclats de voix,  inaudibles, tant qu’ils se perdront dans l’actuel foutoir moral politique.                                                                                            Annie Keszey.

25/11/2010

LE RESSERREMENT GOUVERNEMENTAL DU 14 NOVEMBRE 2010

 LA REPUBLIQUE DES ELITES DU DROIT.

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.  1.Un parcours- type.

            La « Restauration » de la République des avocats, tradition ancrée dans l’histoire politique, avec son apogée lors de la 3ème République, est d’actualité.

            En France, situation « unique », 12 Présidents de la République sur 24 furent avocats. Un général de l’armée française cependant reste le plus illustre.

           

     En 2007, 44 472 733 français étaient inscrits sur les listes électorales pour l’élection présidentielle. Cette même année la France comptait  50 314 avocats.

            Les avocats représentent environ un millième du corps électoral.

            Le 14 novembre 2010, 31 membres plus le Président de la République composent le Gouvernement français remanié: 12 membres sur 32 sont issus de la filière du Droit dont 8 sont avocats, mais tous ne cumulent pas cette profession avec leur fonction ministérielle.

            La filière du Droit représente plus de 30% du gouvernement.

            Le suffrage universel conduit au Pouvoir une catégorie sur-représentée.

            La nouvelle composition du gouvernement, est accessible sur le site www.gouvernement.fr

 

            « Des processus d’apprentissage et de sélection au sein de filières de recrutement sont à l’origine d’un parcours-type, de la conquête des mandats municipaux aux mandats nationaux,  qui conduit au sommet de l’état. Ces filières principales sont :

-         les grandes écoles (ENA, SCIENCES PO, IEP, HEC, ESSEC…)

-         les études de droit,

-         les entourages politiques (secrétariat des hommes publics), les appareils centraux. » (1)

           

            La profession d’avocat est un point nodal de la toile d’araignée tissée par l’oligarchie.

           

            « Notre démocratie reste marquée par l’inégalité d’accès aux fonctions politiques électives. Une conditionnalité de fait permet de sélectionner les citoyens en fonction du milieu social, de l’origine ethnique et du sexe. Le poids de ces variables fait basculer l’égalité juridique des citoyens en fiction réelle.

            Au regard de la composition de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Gouvernement, le modèle type du représentant de la nation est incarné par l’homme blanc de plus de 55 ans, appartenant aux couches sociales supérieures. Si cet archétype de l’élite républicaine est élu par le peuple souverain, il est également le produit d’une sélection qui relève plus de l’auto- reproduction sociale que de l’égalité des chances.

            Le discours, d’une homogénéité pathologique, charrie un conservatisme garant d’une consanguinité malsaine, par définition.

            Le système scolaire n’est pas en mesure de pallier ces inégalités de conditions… » (2)

           

            « Ce gouvernement, majoritairement UMP, apparaît comme le parti des privilégiés, dans son versant affairiste et huppé, coupé des réalités. Structuré autour du Président de la République, on y cherche en vain des personnalités capables d’incarner le versant social et populaire tant la diversité idéologique du Parti est faible. Toute analyse divergente est traitée comme une attaque contre le président et cette logique courtisane ne permet pas d’affronter les crises. La tonalité généraliste, homogène, conservatrice des principaux dirigeants se réfugie volontiers derrière des termes commodes, comme la réforme, pour masquer l’incapacité à comprendre la réalité complexe du plus grand nombre. Ces politiques gagneraient à relire la thèse de Michel Crozier démontrant que la société ne se change pas par décret. » (3)

           

            Pour obtenir le titre d’avocat, il faut une licence en droit et l’examen du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (depuis 1941), mais les politiques peuvent devenir avocats par dérogation ou équivalence : ils sont ainsi dispensés de la formation initiale et de l’examen. Après validation de leur candidature par le Conseil de l’Ordre, le barreau de Paris et avis du Conseil de la Magistrature, ils sont nombreux à accéder directement à la prestation de serment. 

            La loi interdit aux politiques-avocats, de plaider contre l’Etat, une Autorité publique ou une collectivité.

            Une commission étudie actuellement les mesures pour supprimer les situations de conflits d’intérêts concernant, par exemple, les avocats d’affaires.

           

            « De quelle technicité juridique les avocats politiques font-ils preuve à partir de leurs études souvent anciennes? Ils vendent leur carnet d’adresse et leur influence.» (4)

 

            Les avocats, en général, sont des orateurs, aptes à faire vibrer les sentiments d’un peuple. Ils connaissent le droit mieux que d’autres, mais tous ne l’appliquent pas et les interprétations des lois sont parfois contradictoires au sein même de la profession : un conflit actuel oppose des avocats à la chancellerie à propos de la garde à vue, par exemple.

            Par fonction, l’avocat sait identifier des argumentaires efficaces, désamorcer les critiques explosives, traduire en termes simples les questions à traiter mais il sait aussi défendre une cause, et son contraire, avec le même engagement apparent, même s’il pressent cet engagement discutable : ce n’est pas cette dernière compétence que les citoyens souhaitent aux politiques.

           

            « Contrairement à l’avocat général, l’avocat d’un accusé, par exemple, est un professionnel du cas individuel, particulier, et nullement de l’intérêt général. Sans études complémentaires, de lettres ou de philosophie, il n’a pas ces vertus de doute et d’incertitude, de faculté d’examen et de lucidité, si importantes dans une cour d’assises autant qu’en politique ! La théâtralisation est un risque : combien d’avocats semblent gouvernés par le désir de paraître plutôt que par le souci de la vérité? » (5)

 

2. Un nouveau progrès attendu de la Démocratie.

 

            « La France est le seul pays où tout le pouvoir soit concentré en quelques mains, sans que les retombées ne soient sensibles pour tous et sans que personne ou presque ne puisse espérer rejoindre ce groupe dirigeant sans être un héritier. D’où le discrédit de la classe dirigeante : politiques, hauts fonctionnaires et journalistes.

            Il faudrait une mutation radicale et urgente de la classe politique et médiatique. Il faudrait qu’elle comprenne que le monde bouge, avance, travaille, vibre. Il faudrait que les hommes politiques s’intéressent vraiment à l’intérêt général, et pas seulement aux cantons qui les ont élus. Et qu’ils s’intéressent aux générations à venir et pas seulement aux prochains sondages. La France et les Français le méritent… » (6)

           

            «  La diversification et le renouvellement générationnel du personnel politique passent par trois mesures particulières : l’interdiction du cumul des mandats (en nombre et dans le temps), l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives et l’application d’une charte de la diversité lors de la composition des listes de candidats aux élections. Toutefois, le progrès de la Démocratie ne pourra se faire contre, mais avec, les partis politiques qui doivent se dégager de leur conservatisme pour mieux incarner le pluralisme de la société. Il leur faut cesser de cultiver un entre soi qui relève plus des mœurs aristocratiques que de l’esprit de la République.» (2)

           

            L’élimination progressive des privilèges héréditaires et l’instauration d’une égalité des possibles ne pourront se faire sans un projet global d’avenir que, ni l’UMP, ni le PS, pris dans le culte de l’instant et la dictature de la concurrence politique, ne savent construire.

            Les think tanks, nombreux, des experts et des chercheurs, ont élaboré des projets: Fondapol, Terra Nova, l’Institut Montaigne, la Fondation Robert Schumann, Joseph Stiglitz (rapport de septembre 2010), les « Economistes atterrés » …

            Une note de la fondation Jean- Jaurès : Pour l’ EGALITE REELLE, éléments pour un réformisme radical, écrite par Dominique Strauss-Kahn en 2004, expose aussi un nouveau projet, sérieux, réaliste et financé de société juste. Il ne saurait être confondu avec les récentes propositions de Benoît Hamon pour le PS. Sous le même titre d’ EGALITE REELLE, ce dernier présente un catalogue de propositions, parfois utiles, fondé sur un travail collectif,  mais sans hiérarchie ni liens, sans vision synthétique d’une autre société obligatoirement complexe.

 

3. Le versant affairiste et huppé.

        

         La carrière des avocats n’est  que brièvement  décrite dans les informations suivantes, centrées sur les études et sur certains indices correspondant à des départs de réseaux personnels d’influence, vers le journalisme, le sport de haut niveau, les entrepreneurs du CAC 40, les financiers, l’étranger…

            Les avocats anciens ou actuels du gouvernement ont exercé des fonctions de représentation politique, successivement ou en même temps, une ou plusieurs fois : maire, député, sénateur, conseiller général ou régional.

            Nicolas Sarkozy, Président de la République, à 28 ans, après une année à Sciences Politique et un DEA à l’université de Nanterre, devint avocat à la cour, au cabinet de Maître Danet, bâtonnier de l’ordre pour le barreau de Paris. En 1983, il fut élu maire de Neuilly.  Il créa en 1987, un cabinet d’avocats d’affaires, au 52 Boulevard Malesherbes, dans le 8ème arrondissement, avec deux associés. Après son élection à la Présidence de la République, la raison sociale de son cabinet se transforma en « Arnaud Claude et associés ». Nicolas Sarkozy possède 34% du capital et loue ses actions à des collaborateurs internes au cabinet.

            « Il perçoit un loyer dont le montant n’est pas connu. Ce cabinet a pour clients la COGEDIM, NEXITY, Martin Bouygues, TF1, Bernard Arnault, LVMH, Serge Dassault, Arnault Lagardère, Henri Leconte… » (7)

            François Fillon, Premier Ministre du Gouvernement est avocat. Fils d’une historienne et d’un notaire, il fit ses études dans un collège, puis dans un lycée privé et obtint ensuite une maîtrise de droit public, à l’université du Mans et un DEA de droit public à l’université Paris Descartes. Dans sa jeunesse, il dirigea une équipe de scouts et fit un stage à l’AFP, pensant se destiner au journalisme. Il est marié à Kathryn Clarke, fille d’un avocat gallois. Il participa aux 24 heures du Mans en 2003 sur une Ferrari et reste passionné de courses automobiles.

            François Baroin, ministre du budget, des comptes publics de la fonction publique et de la réforme publique, porte-parole du gouvernement fut journaliste et avocat inscrit au barreau de Paris. Fils d’un haut fonctionnaire et homme d’affaires Grand Maître du Grand Orient de France, il étudia dans un collège privé, au Lycée Claude Bernard puis à l’Université Paris X Nanterre. Il est titulaire d’un DESS de Défense, d’un DESS de sciences de l’information de L’ISG et d’un DEA géopolitique. Divorcé d’une journaliste, compagnon d’une autre journaliste, il vit maintenant avec une comédienne.

            Christine Lagarde, ministre de  l’économie, des finances et de l’industrie, était, pour Forbes, en 2009, la 17ème femme la plus puissante du monde. Née d’un père universitaire et d’une mère agrégée de lettres classiques, elle est le seul membre du gouvernement à avoir reçu une bourse d’études, qu’elle utilisa pour étudier aux USA, après le décès précoce de son père. Spécialiste du droit des affaires et du droit social, avocate inscrite au barreau de Paris, elle travailla ensuite au cabinet des avocats Baker et Mckenzie, un des plus grands cabinets mondiaux. Sous sa présidence, le chiffre d’affaires du cabinet fut multiplié par 2 et clôtura l’exercice 2004 à 1228 millions de dollars. Le Wall Street Journal la classe 5ème femme d’affaires européenne. En 2005, elle entra au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières du monde. Dans sa jeunesse, Christine Lagarde fut une experte en natation synchronisée, dans l’équipe de France.

            Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes fut élève du Lycée Folie Saint- James à Neuilly-Sur-Seine, puis de diverses universités centrales parisiennes. Elle devint docteur en droit en 1973 et docteur  d’état en sciences politiques en 1982. L’obtention du CAPA lui permit d’être avocate. Elle se spécialisa en droit et économie des pays d’Afrique et en ethnologie. Son compagnon, Patrick Ollier, est ministre auprès du Premier Ministre chargé des relations avec le Parlement..

            Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat auprès de Christine Lagarde est fils d’un artisan tunisien. Il quitta la Tunisie à 5 ans, étudia au Lycée Condorcet à Paris. Il est diplômé de droit de la faculté de droit de Paris X Nanterre et de l’Institut d’Etudes politiques de Paris,  titulaire du Master of laws et du doctorat de la faculté de droit de Harvard. Avocat d’affaires et journaliste, il effectua en début de carrière plusieurs stages dans des kibboutz.

            Georges Tron, secrétaire d’état auprès de François Baroin,  est avocat d’affaires et a cumulé ce travail avec son mandat de député-Maire de Draveil. 

.           Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, après des études de droit et le diplôme de l’IEP de Lyon, fut professeur d’université en droit des collectivités locales.

            Laurent Wauquiez, ministre auprès de Michèle Alliot-Marie, est titulaire, en particulier, d’un DEA de droit public.

            Benoist Apparu, secrétaire d’Etat auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet, est titulaire d’un DESS  en droit des affaires.

            Thierry Mariani, secrétaire d’Etat auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet, est diplômé de droit international.

            Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat auprès de Christine Lagarde, avocat, est titulaire d’une licence en droit privé et d’un DEA en droit public.

            Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat auprès de Luc Chatel obtint, en 2002, un doctorat en droit public à la Sorbonne, fut juriste au Conseil constitutionnel  avant de devenir Maître de conférences en droit public à la Sorbonne.

 

            Certains « exclus ou démissionnaires du précédent gouvernement », issus de cette même filière, vont rester très actifs, particulièrement au centre du monde politique :

            Jean Louis Borloo, dont la mère présidait les œuvres de Saint Vincent de Paul, étudia au Lycée Jeanson de Sailly, avec Vincent Bolloré, puis à L’université de la Sorbonne et à

HEC. Il cumule des licences en droit, philosophie, histoire, sciences économiques et un MBA. Il voyagea dans la Chine de Mao Zedong. Dans sa jeunesse, il fréquenta la même patrouille de scouts que Bruno Gollnisch.           D’abord avocat au barreau de Paris, il ouvrit, dans le 17ème arrondissement,  son cabinet d’affaires spécialisé dans les entreprises en difficulté, les transmissions, les implantations, les fusions-acquisitions. Il fut, en particulier, l’avocat d’affaires de Bernard Tapie et de la fille de Valéry Giscard d’Estaing. Dans les années 1980…il fut classé, par Forbes, parmi les avocats les mieux payés du monde. Il présida l’Union Sportive Valenciennes- Anzin jusqu’en 1991. Sa femme est journaliste.

            Hervé Morin,  Président du Nouveau Centre, est fils d’un chef d’entreprise. Après des études à l’université de Caen, il fut diplômé de l’IEP de Paris et obtint une maîtrise de droit public à Assas. Il devint administrateur des services de L’Assemblée Nationale de 1987 à 1993 et en 1998. Pour avoir été lui-même avocat dans un grand cabinet, il s’oppose au cumul des fonctions de parlementaire et d’avocat d’affaires.

            Jean- Marie Bockel, avocat et homme politique est une personnalité de l’ouverture. C’est un libéral-social, à la droite du PS.

            Patrick Devedjian, fils d’un ingénieur arménien immigré en France, étudia au lycée Condorcet, à la faculté de droit d’Assas, puis à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Avocat au barreau de Paris depuis 1970, il a défendu Jacques Chirac et Charles Pasqua…

            Dominique Bussereau, va prêter (ou a prêté) serment afin de devenir avocat par dérogation.

            C’est François Mitterrand, ancien Président de la République qui fut l’initiateur de cette possibilité. Il était d’ailleurs lui-même avocat, entouré d’avocats : Robert Badinter, Roland Dumas…

            D’autres « avocats-politiques » sont en attente de nominations ou d’une alternance :

            A droite : Jean François Copé, qui reçoit la responsabilité de l’UMP  et suspend sa profession d’avocat, Rachida Dati, Claude Goasguen, Dominique de Villepin…

            Au centre droit: Corinne Lepage. ..

            A Gauche : Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, François Hollande, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg,  Christophe Caresche…

            Au Parti Europe-Ecologie/ les Verts : Eva Joly (magistrate), Noël Mamère.

            A l’extrême droite : Marine Le Pen, Bruno Gollnisch…

 

Sources principales.

  1. Gilles Le Béguec, agrégé d’Histoire. Le République des avocats. Editeur Armand Collin.
  2. Béligh Nabli. Maître de conférences en droit public à l’université de Paris-Est Créteil et George Pau-Langevin, députée de Paris         
  3. Jean-Claude Pacitto, Enseignant-chercheur à l’université Paris-Est. Le Monde du 5/10/2010.
  4. www.autheuil.fr
  5. Philippe Bilger, avocat général près de la cour d’appel de Paris. Et si on jugeait les juges ? Editions Mordicus. Avec Roland Agret.
  6. Jacques Attali.
  7. Le Président des riches. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.