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15/08/2013

Rien n'est sacré, tout peut se dire.

Réflexions sur la liberté d’expression.

L’écrivain Raoul Vaneigem, dans son livre publié en 2003, aux éditions Sur le vif, la Découverte, plaide pour une totale liberté d’expression.
Il parcourt toutes les censures et interdits pour en réfuter la pertinence : le secret d’Etat, le délit d’opinion, le secret militaire, le blasphème, la calomnie, la diffamation, l’insulte…Ainsi souhaite-t-il libérer l’homme et avancer vers une société plus humaine.
Il lève d’abord toute ambiguïté : « accorder toutes les libertés à l’humain et aucune aux pratiques inhumaines. L’absolue tolérance de toutes les opinions doit avoir pour fondement l’intolérance absolue de toutes les barbaries… Tout dire n’est pas tout accepter… »

L’auteur veille à distinguer la liberté d’expression de l’acte passible d’une intervention judiciaire. Le chapitre six établit les nouveaux liens entre la liberté d’expression et la protection de l’enfance.

« Pourquoi nous voulons abolir le délit d’opinion…On ne combat pas et on ne décourage pas la bêtise et l’ignominie en leur interdisant de s’exprimer : la meilleure critique d’un état de fait déplorable consiste à créer la situation qui y remédie…Rien ne conforte mieux la sottise que de lui rendre raison par l’exécration ou la polémique. Si tant de mauvaises réputations ne sont dues qu’au mépris et à la haine, c’est qu’il existe, entre réprobateur et réprouvé, une secrète et mutuelle fascination… »

« Interdire un propos sous le prétexte qu’il peut être nocif ou choquant, c’est mépriser ceux qui le reçoivent et les supposer inaptes à le rejeter comme aberrant ou ignoble. C’est en fait, selon la méthode du clientélisme politique et consumériste, les persuader implicitement qu’ils ont besoin d’un guide, d’un gourou, d’un maître… »

«  La transparence doit avoir raison du pouvoir affairiste qui veut régner partout. Il appartient à la liberté d’expression de mettre en lumière les comptes secrets, de dénoncer les caisses noires, d’enquêter sur les avoirs bancaires, de publier les relevés d’impôts et les revenus des patrons, des hommes politiques et de quiconque exerce un pouvoir ou prétend gérer le bien public. Nous ne voulons  d’autre secret que le secret du cœur et de l’amour, celui-là même que ne cesse de violer le pouvoir occulte de la prédation sous toutes ses formes… »

« La calomnie peut perdre un homme d’affaires en butte à la concurrence, un politique soucieux de sa clientèle électorale, un individu jaloux de son autorité, une créature réduite à mener la part la plus importante de son existence par procuration et sur le mode de la représentation. Comment aurait-elle prise sur celui qui, plaçant son amour de la vie au-dessus de son rôle et de sa fonction, se soustrait au pénible joug de la réputation à soutenir ? Celui-là se moque pareillement du blâme et de la louange parce qu’il n’estime rien de plus précieux au monde que de s’accorder avec lui-même, de cultiver le goût de l’authenticité, d’aller son chemin selon ses désirs, assumant ses erreurs sans culpabilité et les corrigeant de son mieux. Heureux celui qui, se conduisant, envers soi et en raison de l’affection qu’il se porte, comme le plus inflexible des critiques, n’a rien, sinon à attendre, du moins à redouter de l’opinion des autres… »

« Dans la médisance transparait le vrai visage du calomniateur. Le mépris auquel il se voue, en vouant l’autre au mépris participe d’une incongruité dont s’accommodera de plus en plus  malaisément une société qui préfère l’authenticité au paraître, l’ouverture à l’exclusion, la sollicitude au jugement. Ainsi la diffamation est-elle révélatrice d’une conduite et d’une façon de penser périmées propres à susciter l’indifférence de quiconque se veut sensible à la réforme des mœurs et aux progrès de la conscience… »

La thèse de l’auteur, il y a dix ans, était en décalage par rapport à la législation française et plus proche des lois libérales et idéalistes des Etats-Unis d’Amérique, celles accordant à la presse, par exemple, la possibilité de tout dire, sans la moindre censure, en théorie du moins. Son opposition au secret d’Etat, justifiée, restait isolée et appelait à la prudence: « Aucun secret ne peut borner la liberté d’expression en matière d’intérêt public. Il n’y a pas de violation d’un secret d’Etat, seul le secret d’Etat viole le droit imprescriptible du citoyen à ne rien ignorer de ce qui le concerne et l’engage. La gestion des affaires publiques n’a pas de secret à opposer aux administrés puisqu’ils en doivent être les seuls bénéficiaires… »
Si, les critiques de l’auteur étaient avant-gardistes, actuellement, concrètement, la nécessité du  secret d’Etat est sérieusement  mise en cause par deux lanceurs d’alerte militants qui ne s’y soumettent pas: Julian Assange, fondateur de WikiLeaks et Edward Snowden, jeune américain qui a révélé le dispositif de surveillance mondial Prism, système espionnant des dizaines de millions de citoyens du monde. Julian Assange subit un blocus financier et ne peut quitter sans risque l’ambassade d’Equateur à Londres…, Edward Snowden  cherche  une terre d’asile.
Ils sont tous deux placés, aux Etats-Unis d’Amérique, entre la loi  antiterroriste, aux dérives sécuritaires, adoptée après le 11 septembre, le patriot Act et la loi de protection des lanceurs d’alerte, le Whistle blower Protection Act. Ces deux lois ont des poids inégaux !
«  Pourquoi admettrions-nous plus longtemps qu’une opacité, délibérément entretenue, continue de protéger des opérations destinées à gruger des citoyens ?.. .Promouvoir une gestion plus honnête des affaires publiques ou res  publica est un acte citoyen qui ne saurait tolérer plus longtemps les caisses noires, les dessous de table, les manœuvres des puissances financières internationales et leurs délégations régionales, la banalisation des malversations et des escroqueries auxquelles les gouvernements successifs s’adonnent avec une belle unanimité au nom de la politique nationale ou européenne… »
La France, terre énonciatrice des Droits de l’homme, va-t-elle les appliquer en accordant l’asile politique aux très courageux révélateurs de secrets des Etats- Unis d’Amérique ?

La progression de la liberté d’expression, qui appartient à tous et non à quelques-uns qui l’outragent, reste une lutte contre le cercle mondial du profit, l’enfer du totalitarisme marchand, l’archaïsme des institutions, le poids du passé et la persistance des anciens modes de pensée.
L’auteur appelle, selon les Inrockuptibles , à l’initiative investigatrice et à la responsabilité collective.
www.rupture-et-metamorphose.org

Annie Keszey.




28/05/2012

LETTRE A JEAN-CHRISTOPHE FROMANTIN, MAIRE DE NEUILLY.

 

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ELECTIONS LEGISLATIVES.

Monsieur Jean- Christophe Fromantin.
Le numéro 780, de l’hebdomadaire Marianne rappelle un extrait du célèbre discours du 14/01/2007 de Nicolas Sarkozy :… « Mais au-delà de la droite et de la gauche, il y a la République, qui doit être irréprochable parce qu’elle est le bien de tous…».
Jean-François Kahn, dans son livre « Menteurs ! », chez Plon*, relève, avec expérience et minutie, les mensonges permanents de la Droite, de la Gauche et du Centre. Il écrit: jamais, sans doute, depuis l’établissement de notre démocratie républicaine, les plus hauts responsables politiques n’avaient aussi systématiquement, effrontément et cyniquement menti aux Français…Le mensonge est intrinsèque à la politique vécue comme une guerre…*
Dans votre livre « Le temps des territoires », aux éditions François Bourin, vous remotivez vos lecteurs et électeurs puisque vous précisez: « L’exemplarité du comportement de ceux qui s’engagent en politique, pour le bien commun, est fondamentale …»
Vous avez annoncé votre candidature aux prochaines élections législatives, nouvelle que de nombreux citoyens, très confiants, approuvent. Votre suppléante est Sylvie Cancelloni de Puteaux qui a démissionné du MoDem.
Méconnaissez-vous votre partenaire ?
Sylvie Cancelloni, au cœur du clan d’imposteurs d'une partie du MoDem local (imposture strictement définie dans "Evaluation de la charte éthique de la liste sans étiquette aux élections municipales de 2008")  appartient à un système politique fini. Le choix de la joindre à votre liste vous appartient mais vous ne pourrez faire campagne sur« des valeurs » sans être contré, ni sans être intégré aux représentants politiques médiocres.
Se taire, quand on sait, est un mensonge par omission*. Je vous transmets donc ce que je sais de Sylvie Cancelloni.
La première impression est celle d’une femme encore jeune, affable, souvent souriante. Facilement « parleuse », elle délaie ses propos en circonvolutions lentes et suaves dont la musique masque pourtant l’essentiel du message. Sa parole se révèle ensuite non pas comme expression d’une conviction mais comme instrument d’une conquête…Le discours devient une arme*.
Christophe Grébert, début 2008, l’a placée en 2de position sur sa liste sans étiquette pour les élections municipales de 2008, justifiant cette faveur par ses qualités remarquables. La liste visait l’excellence! Un accord « secret » avait été fait avec la minorité du MoDem de Puteaux, sans que la majorité des colistiers en soit informée.
A l’époque, la section locale du MoDem de Puteaux avait choisi, par un vote majoritaire, un autre candidat pour représenter le MoDem aux élections municipales. Sylvie Cancelloni, ne l’a pas accepté. Elle a manœuvré pour obtenir le droit de représenter le MoDem aux élections auprès des instances dirigeantes du 92 et du National. Une lettre de François Bayrou aurait confirmé la décision. Sylvie Cancelloni qui s’oppose, depuis 2008, au favoritisme, clientélisme, népotisme qu’elle attribue à Mme Ceccaldi-Raynaud avait pourtant accepté, le soir du premier tour des municipales de faire liste commune avec M Ceccaldi- Raynaud dont l’histoire nous apprend à quel point il fut spécifiquement démocrate!  Sylvie Cancelloni est d’ailleurs une ancienne élue de cet ancien maire.
Après le second tour des municipales, le 20 mars 2008, sur son blog, elle falsifie les résultats électoraux. Elle s’annonce chef de file des élections (ce qu’elle acceptera de corriger) et publie les noms de 2 élus du MoDem : elle-même et Frédéric Chevalier, sans étiquette. Cette dernière capture « mensongère » n’est appréciée ni du principal concerné, ni des colistiers, elle est à l’origine de la séparation définitive entre Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni d’une part et les ¾ des colistiers d’autre part, parce que Sylvie Cancelloni a refusé de rectifier son mensonge, en le minimisant. Sur les 5 élus de la liste, deux s’en séparent et le 3ème   ne maintient que des relations «  techniques » ! 
La charte éthique de « Puteaux Ensemble » est piétinée, oubliée en un mois par ses deux premiers élus.
Christophe Grébert entre au MoDem et adhère à une nouvelle charte éthique.
Tous deux sont complices d'une falsification de la procédure des élections internes devant désigner la présidence de la section MoDem de Puteaux. Ils créent une liste parallèle à celle de militants dont la première place est occupée par leur favori de Nanterre, ce qui est interdit par les textes. Sylvie Cancelloni accepte, pour ce candidat, une fausse adresse à Puteaux, dans son immeuble. Quand cette liste est battue légalement, un de leurs amis intrigue pour tenter d’invalider l’élection. ( Témoignage d'Evelyne Sanka, élue lors de cette élection, publié sur le site de la section MoDem de Puteaux.)
Chantres de la liberté d’expression et quêteurs du «  buzz » leur permettant de se victimiser, Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni finissent par s’égarer en dehors du périmètre acceptable de la liberté de parole et sont condamnés pour diffamation :
23 février 2012. Notre avocat Maitre Céline Cuvelier nous informe que par  jugement en date du 23 février 2012 le tribunal de Grande Instance de   Nanterre a condamné Madame Syvie Cancelloni et Monsieur Christophe Grébert, tous deux élus d'opposition au conseil municipal de Puteaux , pour faits de diffamation au préjudice de l'Association MusicArte et de sa Présidente  Youra Nymoff-Simonetti  en raison de leurs propos tenus dans des articles publiés sur leurs blogs respectifs sous le titre "Fausses notes aux Rencontres Musicales de Puteaux" . Nous espérons clore  cette très regrettable affaire, et tenions à vous en informer et à remercier tous les artistes amis, adhérents et sympathisants, pour leur  indéfectible et fidèle soutien, et la confiance qu'ils nous ont témoignée !
Dédions- nous au meilleur, la Musique. (MusicArte, organisation musicale à Puteaux)
Sylvie Cancelloni revendique légitimement une plus grande place pour l’opposition municipale, mais, membre du CCAS, elle est absente de la majorité des réunions !( Statistiques de Puteaux-Infos)
Ennemie permanente de Madame Ceccaldi-Raynaud, maire UMP de Puteaux, elle va donc « faire campagne » auprès d’un « ami » de l’UMP, vous-même. Une telle clarté politique est rare!
Jean-François Kahn sait parfaitement synthétiser l’imposture d’un « bout de chemin », extrait que je lui emprunte pour qualifier le résultat de ma rencontre avec Sylvie Cancelloni .
On nous a fait prendre non seulement des vessies pour des lanternes, au risque de se brûler, mais la régression pour la réforme, l’archaïsme pour la modernité, le recul pour l’offensive, des glands pour des truffes et de la piquette pour du château-margaux *…


Ne vous trompez pas. Vous restez libre de votre choix, mais avec Sylvie Cancelloni à vos côtés vous ne pourrez confirmer, sans mentir, votre souhait d’exemplarité.
Merci Monsieur Fromantin.
Image:charlesvaugirard.wordpress.com  et blog-gagnant.com

Lors d’une récente rencontre à Puteaux, quand vous distribuiez des tracts, vous avez énoncé votre souhait "d’œuvrer pour l’avenir et de ne pas vouloir critiquer"…Berceuse usée.

Sans esprit critique nul ne peut rester « moral ».

Annie Keszey.