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22/05/2013

PONCTION NOUVELLE SUR LES RETRAITES.

Lettre ouverte.
Objet : Ponction nouvelle sur les retraites de 0.30% pour financer l’autonomie des personnes âgées.

    Monsieur le Président de la République, François Hollande,
    Monsieur le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,
    Monsieur le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

Accomplir un devoir national de solidarité est compréhensible et acceptable.
Vous ne sauriez cependant vous en dispenser vous-mêmes en ne respectant pas les citoyens de la Nation. Aux postes- clés de l’Etat, appliquez d’abord les mesures de justice attendues avant de choisir des décisions simplistes, paresseuses et cyniques.
Ce nouvel impôt, me concernant aussi, deviendrait inutile après les innombrables mesures d’économies en attente, dont quelques rappels suivent.
-    Diviser par deux le nombre des ministres du gouvernement.
-  Diminuer très significativement le nombre de sénateurs et de députés.
-  Supprimer un niveau de responsabilités et de dépenses dans l’organisation territoriale (Etat, régions, départements, communes).
-    Supprimer le cumul des mandats.
-  Contrôler strictement les frais de mandat des parlementaires, supprimer le système d’écrêtement, supprimer la réserve parlementaire, dévoiler les prêts avantageux consentis aux députés  et faire auditer les Chambres par la Cour des comptes.
-  Contrôler l’usage des fonds politiques des partis PS, UMP et davantage encore le financement des micros-partis. (source Médiapart)
-   Accorder un pouvoir coercitif défini à la très sérieuse Cour des comptes qui démonte les gaspillages mais ne les supprime  pas. 
-    Passer d’un fonctionnement  gouvernemental de type « monarchie nostalgique » à un fonctionnement de république sobre. L’or des palais, même avec un président ordinaire, est incompatible avec le chômage et la pénurie de logements.
-    Condamner les républiques bananières au sein de l’Etat, paniers percés des deniers publics.
-   Cesser de brader les entreprises publiques pour enrichir des actionnaires.
-   Appliquer les recommandations de l’Inspection générale des Finances pour réduire les surcoûts des agences publiques. (source Marianne)
-    Former les responsables politiques à la rigueur et empêcher les constructions versaillaises et les erreurs tragiques cumulées des collectivités territoriales.

Ces grandes réformes réduiraient considérablement la dette. Des réformes portant apparemment sur « des détails » seraient aussi très efficaces.
-    Les caisses de retraite, dont récemment le groupe Novalis, sont irresponsables financièrement quand elles envoient leurs nouveaux statuts, à leurs très nombreux adhérents, en recommandés et sur papier glacé. Des millions d’euros sont sacrifiés. (source Agarovox)
-    Les magazines luxueux de nombreuses mairies, départements et régions ont un coût public national sidérant, alors que ces publications « à la gloire de » n’ont d’autre but que de justifier qu’on doit réélire les équipes sortantes. D’autres millions d’euros sont sacrifiés.

Plus rapide et parfaitement adapté à l’abandon de nouveaux impôts, Monsieur le Président de la République, serait de réaliser votre promesse de campagne faite au Bourget et d’attaquer votre premier ennemi : la finance. Qu’avez-vous fait dans ce but depuis un an ?
Vos électeurs avaient cru promouvoir un « socialiste » au sommet de l’Etat. Sous le poids de la crise, ils ont compris son évolution en « social-démocrate » mais se désoleraient de découvrir un « néolibéral ».
Gardons l’espoir du réveil de vos énergies éclairées au sein du gouvernement. Merci.

Annie Keszey.