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22/04/2017

Election présidentielle : distribution des prix.

Premier prix : Emmanuel Macron. Il surplombe et casse la frontière entre deux blocs idéologiques étanches, conflictuels et d’une égale incompétence depuis dix ans : la droite et la gauche.

Il n’y aura pas d’autres prix :

-      Le soutien aux politiques du Venezuela est incompatible avec la famine du peuple,

-      L’engagement pour un travail professionnel bien fait l’emporte sur l’inertie d’un revenu universel,

-      La probité fraternelle exige qu’on ne vole pas l’argent public.

Annie Keszey.

09:14 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection présidentielle, emmanuel macron | | |  Facebook

04/12/2016

Révolution. C'est notre combat pour la France. Emmanuel Macron.

Editions XO 2016. 17.90 €.

En noir : les extraits discontinus originels

Ce livre de 268 pages est divisé en 16 chapitres : Ce que je suis. Ce que je crois. Ce que nous sommes. La grande transformation. La France que nous voulons. Investir dans notre avenir. Produire en France et sauver la planète. Eduquer tous nos enfants. Pour vivre de son travail. Faire plus pour ceux qui ont moins. Réconcilier les France. Vouloir la France. Protéger les Français. Maîtriser notre destin. Refonder l’Europe. Rendre le pouvoir à ceux qui font. Chacun d’entre nous est le fruit de son histoire...

Cette courte présentation d’un livre dense, en 3 pages, ne peut suffire et ne se substitue pas à la  lecture complète.

Emmanuel Macron est  candidat à l’élection présidentielle de 2017 : un candidat singulier, instruit, cultivé, expérimenté, de 38 ans. Il n’appartient actuellement  à aucun parti politique, de droite ou de gauche, et s’adresse à tous les Français, au-dessus, au-delà du tripartisme. Ses études supérieures, ses missions et  professions dans de hautes fonctions des secteurs privés et publics lui ont donné une connaissance de la France d’une profondeur exceptionnelle, rare en politique. Il connaît les évolutions des états soumis à la mondialisation et, à partir d’une conscience aigüe des changements en cours, il propose une VISION pour la France.

Il est  un progressiste (terme exceptionnellement utilisé par François Hollande lors de son renoncement), réformateur, libéral à partir de sa confiance en l’homme, un libéral éclairé : « Pour comprendre la dynamique propre du monde il faut faire preuve de discernement : lutter contre la finance sans finalité et encourager la finance qui permet d’investir. Or, depuis la crise de 2008, nous avons collectivement fait le contraire... » Il veut que les plus pauvres et les plus faibles soient protégés sans être discriminés.  Il consent volontiers à être qualifié d’homme de gauche (c’est-à-dire social). Il comprend la dynamique propre du monde qu’il souhaite changer. En effet, ses propositions d’actions inédites dans les secteurs explorés dans ce livre reposent sur une connaissance rare de la situation présente, ce qui lui permet de distancer, de démoder, tous les politiques connus du moment. Il veut avancer vers une grande transformation sans se contenter de rafistoler un modèle créé pour avant-hier, parce que ce n’est pas la France.

Après la lecture du livre, quelques mots et expressions prédominent, tous inscrits dans des développements pensés  et en dehors du cadre traditionnel, usé: liberté, progrès, égalité, humanité,  justice, honneur, réalisme, autonomie, évaluation , innovation, efficacité, prospérité, mobilité, capital humain, transition énergétique, fibre numérique, économie de l’excellence, nouvelle économie, clean- tech, finance verte, nouvelles protections, nouvelles sécurités,  goût de l’avenir, nouvelle démocratie, homme capable...

 [Les boucliers de son projet sont la laïcité, un bouclier de sécurité qui donnerait la visibilité sur cinq ans aux gendarmes et aux policiers et un bouclier social. Emmanuel Macron pense que le déremboursement des petits soins voulu par François Fillon est une erreur.]

Respectueux de sa famille, attaché à la langue française et à  la  littérature, qu’il connaît, il aime la France. « La France est aimée pour le rang qu’elle tient. La voix qu’elle porte. Pour sa culture, sa force, son peuple, sa langue, ses talents. Elle est elle-même, forte et fière, quand elle tient ce rang. Elle y est toujours prête. Il lui faut simplement reconstituer ses forces. Nous en sommes là...

Affronter la réalité du monde nous fera retrouver l’espérance...

Vouloir la France, c’est vouloir ses valeurs...

Si nous voulons avancer, faire réussir notre pays et construire une prospérité du XXIème siècle dans le droit fil de notre Histoire, il nous faut agir. Car la solution est en nous. Elle ne dépend pas d’une liste de propositions qui ne se feront pas. Elle ne saurait émerger de la construction de compromis bancals. Elle se fera grâce à des solutions différentes qui supposent une révolution démocratique profonde. Elle prendra du temps. Elle ne dépend que d’une chose : notre unité, notre courage, notre volonté commune »...

Emmanuel Macron, par sa formation, appartient à l’élite de la Nation, il le sait, sans appartenir au système ni à l’antisystème parce qu’il est libre et l’a prouvé. Son parcours relève de l’excellence : études de philosophie à Nanterre où il  rencontre le philosophe Paul Ricœur. « ... Aux côtés de Paul Ricœur, j’ai appris le siècle précédent et appris à penser l’Histoire. Il m’a enseigné la gravité avec laquelle on doit appréhender certains sujets et certains moments tragiques »...Il entre à l’ENA et y cumule des stages formateurs au service de l’Etat, à l’ambassade de France au Nigeria puis à la préfecture de l’Oise où il se lie à ceux qui resteront ses amis : Michel Jau, Henry Hermand*, Michel Rocard* (décédés). Bien noté à la fin de l’ENA, il peut choisir et opte pour l’inspection des finances. Il sillonne la France, pendant quatre ans et demi, pour apprendre à analyser, décortiquer les mécanismes multiples qui font la vie de l’Etat et de ses agents. Puis, pendant six mois, il devient rapporteur général adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali. Il a pu s’ouvrir à de multiples sujets qu’il n’a ensuite jamais quittés. Puis, il choisit  de quitter le secteur public pour le secteur privé : il entre à la banque d’affaires Rothschild.

En 2012, librement, il quitte cette banque pour retrouver le service de l’Etat. IL devient Secrétaire général adjoint auprès de François Hollande, jusqu’en 2014, quand il décide de partir. Plus tard, rappelé par François Hollande, il devient ministre   de l’Economie, de l’industrie et du numérique... « Après les attentats de l’automne 2015, la renonciation à une stratégie indispensable pour saisir les nouvelles opportunités économiques dans notre pays, l’absence de véritable volonté réformiste et d’une plus grande ambition européenne et le choix d’un débat stérile autour de la déchéance de nationalité- débat qui divisait le pays sans apporter de réponse à ce qui venait de se produire- me sont apparus comme des erreurs-voire parfois de véritables fautes politiques. Alors que la crise et la désespérance sociale nourrissaient l’extrémisme et la violence, au moment où nos voisins ont su trouver les solutions pour réduire durablement le chômage, le véritable état d’urgence à déclarer était à mes yeux économique et social. Je n’ai pas dissimulé ces désaccords... »

« ...C’est à mon pays seul que va mon allégeance, non à un parti, à une fonction ou à un homme. Je n’ai accepté les fonctions que j’ai eues que parce qu’elles me permettaient de servir mon pays. Je l’ai dit au premier jour et je n’ai pas varié ensuite. Lorsque les obstacles mis sur ma route, l’absence de renouvellement des idées et des hommes, le manque terrible d’imagination, l’engourdissement général, m’ont montré qu’aucune action  utile n’était plus possible, j’en ai tiré les conséquences en démissionnant. Ma conception de l’action publique, ce n’est ni celle de la gestion de carrière ni celle du ticket dans la file. C’est celle de l’engagement partagé fondé sur le service. Rien d’autre ne compte à mes yeux, et surtout pas les critiques, ou les calomnies de ceux dont la loyauté va, non à leur pays, mais à un système dont ils ont parfaitement compris tout ce que le fonctionnement pouvait leur assurer d’avantages et de prébendes... » 

Parce que la réforme majeure est celle du système éducatif, il paraît nécessaire d’observer les propositions d’Emmanuel Macron dans le chapitre VIII : Eduquer nos enfants.

« L’Ecole est le combat premier...Car nous devons refuser tout ce qui conduit à l’assignation des Français à leurs différentes origines...Notre système éducatif maintient les inégalités, voire les accentue au lieu de les réduire... Les élèves manquent de confiance en eux et dans l’institution. Les parents sont anxieux. Surtout les enseignants se battent dans l’indifférence d’un système bureaucratique qui ne sait plus reconnaître ni leurs efforts ni leurs mérites...Commençons donc par l’objectif prioritaire d’une école maternelle et d’une école élémentaire plus performantes et plus justes... »

Emmanuel Macron propose un grand plan de réinvestissement concernant aussi les réseaux d’éducation prioritaire, le dédoublement des classes de CP, la formation et l’accompagnement des enseignants, l’investissement dans des personnels non-enseignants et l’amélioration de la médecine à l’école. Le financement se fera en revenant sur plusieurs des dernières réformes inutiles et coûteuses. Il développera la scolarisation précoce, utile pour tous et surtout pour les enfants des milieux défavorisés  afin d’enseigner davantage le vocabulaire et de parfaire l’acquisition du langage. Ce sont en effet les conditions de base reconnues pour apprendre à lire. Il veut désenclaver les quartiers afin de combattre le déterminisme social et scolaire, rétablir les classes bi-langues, réformer l’orientation avant et après le baccalauréat afin d’éradiquer l’actuel gâchis des 100 000 élèves qui quittent le système sans diplôme ni formation et des nombreux bacheliers égarés dans des formations universitaires inadaptées. L’enseignement professionnel, négligé, doit être développé et les entreprises appelées à participer aux formations. La gestion de ces filières serait transférée aux régions. Les défis de l’université ne sont pas minces. Le nombre d’étudiants s’accroit plus vite que les possibilités d’accueil, des millions d’emplois sont en train d’être transformés dans les usines, les banques et les assurances mais l’université ne saisit pas ces opportunités et le taux de chômage reste élevé.

D’autres correctifs au système sont explicités : le recours à l’e-learning  pour renforcer l’apprentissage de la lecture, par exemple.

« Dans ce contexte, si nous voulons réussir, nous devons leur donner davantage d’autonomie pédagogique et de moyens. Protéger les étudiants les plus modestes avec une véritable aide  sociale, permettre aux universités de faire contribuer les étudiants les plus aisés, avoir les moyens d’attirer les meilleurs enseignants, d’ouvrir les bibliothèques universitaires en soirée et en fin de semaine...Comment y parvenir ? Grâce aux enseignants ! »

Emmanuel Macron veut sortir de la rigidité administrative, celle des règles des mutations, des textes réglementaires dont les circulaires qui maintiennent un fonctionnement lourd  et inefficace du système. Il faut développer l’autonomie des écoles, des équipes, des établissements  pour contrer un mode de fonctionnement paralysant et donc faire évaluer ces nouveaux modes de fonctionnement  par une instance  d’évaluation indépendante et puissante. Des équipes pourraient se regrouper et même s’engager dans la création d’écoles, de collèges, de lycées radicalement nouveaux.

« Alors oui, la Révolution de l’Ecole est possible parce que nous la ferons  avec eux. »

Les faiblesses majeures du système éducatif sont parfaitement connues par Emmanuel Macron qui s’engage à y remédier, ce que n’ont pas fait ses prédécesseurs.

Dans un autre chapitre, Emmanuel Macron écrit : « J’ai conscience que cette refonte de l’organisation de l’Etat viendra heurter des habitudes »...Cela vaut aussi pour le système éducatif.

De nombreuses transformations et particulièrement la transformation des institutions européennes rencontreront certainement de très fortes oppositions. Il lui faudra être pédagogue. 

« Les révolutions numérique, écologique, technologique, industrielle qui se profilent, sont considérables. La France doit y prendre part. Elle ne doit pas laisser l’écart se creuser avec les Etats-Unis ou, plus encore, avec la Chine, ce pays-continent qui démontre, chaque jour un peu plus, sa puissance. Nous n’y parviendrons  qu’à deux conditions : relancer l’Europe, notre chance dans la mondialisation, et retrouver la confiance en nous-mêmes, l’énergie qui nous manque depuis tant d’années, mais que je sais présente dans le peuple français. Pour cela, chacun en France, doit, de nouveau, avoir sa place. Pour mener ce combat, la responsabilité du président de la République est immense. Un président n’est pas seulement investi d’une action. Il porte aussi, de manière moins visible, tout ce qui dans l’Etat transcende la politique : les valeurs de notre pays, la continuité de son histoire, et, de manière cachée, la vigueur et la dignité d’une vie publique.

J’y suis prêt... »

Emmanuel Macron ne nous propose pas des rêves mais de possibles réalités inattendues, surprenantes, motivantes : un renouveau du « politique », un lien fraternel sincère entre un sujet d’élite et le peuple : enfin !

Le programme d’Emmanuel Macron sera analysé avec une  concentration exceptionnelle. Le peuple ne veut plus être trahi par ses représentants.

Annie Keszey.

14:31 Publié dans démocratie, France, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emmanuel macron, révolution, progressiste, annie keszey | | |  Facebook

20/06/2016

Rétablir la vérité. Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron- lundi 13 juin 2016

Ces derniers jours, certains médias se sont fait l’écho de commentaires concernant ma situation de contribuable.

J’y ai d’abord répondu de manière lapidaire, préférant m’exprimer sur les sujets du ministère, et parce que ma situation fiscale est à la fois parfaitement régulière et à jour. Je n’ai rien à dissimuler.

Je soutiens l’idée que l’intimité de chacun doit être protégée. Je défends donc la mienne et celle de ma famille. Le secret fiscal qui protège chaque contribuable n’est rien d’autre que le droit à l’intimité de la vie privée.

Cependant, cette réponse n’a pas empêché certains de propager volontairement doutes, soupçons, et accusations. Des propos qui sont faux circulent pour me discréditer. C’est mon civisme et celui de ma famille qui sont visés par ces commentaires. C’est notre intégrité qui est questionnée.

Après mûre réflexion, j’ai décidé de rétablir la vérité sur ces sujets, même si cela me conduit à révéler ce qui devrait rester privé. 

1) Pour ce qui concerne mon assujettissement à l’ISF :

Je n’ai évidemment jamais rien dissimulé à l’administration fiscale. Je n’ai pas sous-évalué mon patrimoine en vue d’échapper à l’ISF, ni organisé de dispositif fiscal pour échapper à cet impôt.

Des échanges ont eu lieu avec l’administration fiscale au sujet de l’évaluation de la maison de famille de mon épouse au Touquet. Conscient de la nécessité, dans la fonction qui est la mienne, de faire les choses de manière irréprochable, j’ai fait appel à l’un des cinq experts nationaux indépendants près la Cour de Cassation. Cet expert a conduit un travail approfondi pendant plusieurs semaines, a étudié les valorisations des biens comparables situés à proximité, a visité la maison qui avait fait l’objet de travaux en 2011, et l’a au final évaluée à 1,2 million d’euros. Compte tenu des emprunts que j’avais contractés pour des travaux et pour acheter notre appartement à Paris, cette valeur nous plaçait en-dessous du seuil de l’ISF.

De son côté, l’administration fiscale a reconsidéré la valeur de la maison du Touquet. Après discussion, l’administration a arrêté sa valeur à 1.453.255 euros.

Compte tenu de mes fonctions, j’ai accepté cette évaluation administrative et j’ai renoncé à engager plus avant les discussions. Alors que j’estime être parfaitement dans mon droit, il n’était pas envisageable pour moi, comme ministre, d’entamer un dialogue plus long voire une action contentieuse contre l’administration. Le 18 septembre 2015, j’ai donc procédé au règlement d’un ISF, pour les années 2013 et 2014, respectivement de 4.174 euros et 2.264 euros.

Il est donc faux de dire que j’aurais fait l’objet d’une procédure de redressement fiscal, car c’est une régularisation que j’ai moi-même effectuée.

Il est à tout le moins étonnant que près de 9 mois plus tard, ces échanges aient été « révélés » le même jour et au même moment par deux titres de presse différents : ce sont des discussions tout à fait normales et fréquentes entre l’administration et les particuliers, et le sujet était résolu. 

2) Sur mes emprunts :

J’ai lu des interrogations sur les emprunts que j’ai contractés. Voici la situation exacte :

Lorsqu’en 2007 (alors que j’étais fonctionnaire), j’ai acheté un appartement à Paris, je l’ai financé en totalité avec des emprunts car je n’avais aucun apport personnel ou familial. J’ai donc emprunté une partie auprès du Crédit Mutuel, et auprès de mon témoin de mariage, Henry Hermand, une somme de 550.000 euros (prêt personnel à un taux de 3,5 %, déclaré à l’administration fiscale et contracté devant avocat). J’ai remboursé ce dernier à échéances régulières, selon les modalités prévues par le contrat de prêt établi en bonne et due forme. En 2011, j’ai effectué des travaux qui m’ont conduit à contracter un nouvel emprunt au Crédit Mutuel. Lorsque j’ai vendu en 2015 mon appartement parisien, j’ai remboursé intégralement mes emprunts et les intérêts courus, tant auprès du Crédit Mutuel que de mon ami. Je n’ai plus aujourd’hui qu’un prêt pour travaux contracté en 2011 auprès du Crédit Mutuel. Ma situation, y compris ces prêts, a été intégralement exposée et mise à jour dans mes déclarations d’intérêts à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. 

3) Enfin pour ce qui concerne ma déclaration d’intérêts auprès de la haute Autorité pour la Transparence de la vie Publique :

Certains ont cru pouvoir écrire que j’avais dissimulé des intérêts dans une société. C’est faux.

Dans ma déclaration de 2013, alors que j’étais Secrétaire général-adjoint de l’Elysée, j’ai précisé que j’étais membre du conseil d’administration de la revue Esprit et qu’à ce titre j’en détenais cinq actions. N’ayant plus participé aux conseils d’administration et aux travaux de cette revue – qui n’a d’ailleurs aucune espèce d’interférence avec mon périmètre ministériel –, je ne l’avais pas rappelé en 2014, mais la Haute Autorité en charge des contrôles des conflits d’intérêts en était pleinement informée.

Et comme chacun l’aura noté, il s’agit d’un mandat bénévole et la revue Esprit n’est pas une entreprise commerciale ou spéculative… mais une revue de débats intellectuels.

Voilà les faits. Que tous ceux qui ont pu à mon égard colporter des rumeurs ou tout simplement réclamer plus de transparence s’imposent la même avant de parler.

Sur le terrain idéologique, certains me reprochent d’avoir pu bien gagner ma vie pendant quelques années. Mais qu’ils sachent que je n’ai pas de compte à leur rendre : je suis certes né dans un environnement provincial favorisé, mais pas dans les milieux de la haute finance, de la haute administration ni de la haute politique. J’y suis parvenu par mon travail. Ils pensent qu’avoir été banquier est une lettre écarlate infamante. Qu’ils sachent que ce que j’ai appris durant ces années me sert tous les jours dans ma fonction. Et qu’ils considèrent que j’ai fait le choix de diviser par dix mes revenus en 2012 pour servir mon pays et prendre mes responsabilités. Parce que précisément je ne suis pas réductible à la caricature dans laquelle ils voudraient m’enfermer.

Au lieu de combattre l’image qu’ils se font de moi, celle d’un homme cupide et méprisant, je leur propose de revenir à ce qui fait le seul intérêt de la politique : la construction d’un projet pour nos concitoyens. Le mien est très simple : je me bats pour que chacun, d’où qu’il vienne, réussisse la vie qu’il veut selon ses seuls mérites et talents ; pour que notre société, par des mécanismes de solidarité adaptés au monde d’aujourd’hui, donne à chacun non pas une unique chance, mais une nouvelle chance à chaque moment important de sa vie.

La vie politique peut être le théâtre de désaccords. Je les ai toujours assumés et continuerai à me battre pour mes idées, y compris sur le terrain. Mais la vie politique n’est pas une jungle où tout peut être dit pour salir, où le soupçon remplace la transparence et où les indispensables contre-pouvoirs deviennent un autre pouvoir lui-même intouchable.

Comptez sur moi pour agir en conviction jusqu’au bout et prendre tous les risques mais sans rien céder à la démagogie du moment ni aux médiocrités de tout genre ; sans rien céder non plus sur l’idée que je me fais de la responsabilité d’un citoyen engagé.

Site : en-marche.fr

13:53 Publié dans France, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emmanuel macron, isf, rétablir la vérité, en marche | | |  Facebook