03.05.2012

PUTEAUX:PYONGYANG-SUR-SEINE?

Lettre à Hervé Liffran, journaliste, auteur de l'article "Bienvenue à Pyongyang-sur-Seine" du Canard Enchaîné.

Monsieur Liffran,

Puteaux,conseil municipal,Mme Ceccaldi-Raynaud, Corée du Nord, Pyongyang, népotisme, Canard Enchaîné, liberté d'expression, totalitarisme du verbe


Dans l’hebdomadaire Le Point, en avril 2012, Puteaux fut Dallas 9-2, pour la journaliste Emilie Trevert. Notre « atelier » avait déjà émis quelques réserves, par courrier, publié sur notre site collectif.
Dans les canardages du Canard Enchaîné du 18/04/2012, vous assimilez Puteaux, cette fois, à Pyongyang. Le lendemain, le journal Le Monde publiait le témoignage de Shin Dong-Hyuk, rare survivant des pires atrocités d’un camp d’internement de Corée du Nord. Dans ces camps, tous les condamnés ont l’obligation d’assister aux exécutions sauvages. Les bourreaux remplissent de cailloux la bouche  de la future victime afin qu’elle ne puisse critiquer l’Etat, avant de mourir, et cachent son visage sous une cagoule…
Pyongyang est la capitale d’un système concentrationnaire.
Votre humour glacial, étrangement excessif, appelle, dans notre situation actuelle de lecteurs,  une  critique citoyenne tant votre comparaison frôle l’inculture.
La ville de Puteaux, avec plus de 40 000 habitants, ne se réduit pas à son maire ni à son conseil municipal. Les habitants appartiennent au peuple souverain. Aucune armée violente ou police terrifiante n’encercle la ville. La publicité très lissée  de la revue municipale, ne trompe ni ne conditionne les foules. La peur et l’oppression permanentes ne pèsent pas sur les esprits, libres. Les consciences putéoliennes ne sont pas instrumentalisées. Nul faisceau de contraintes intériorisées- dont la peur de critiquer- n’inhibe toute conversation (1).
La dynastie des Ceccaldi-Raynaud, népotisme anachronique encore fort répandu, conséquence d’une révolution imparfaite, n’est pas auto-proclamée comme celle des « trois Kim » mais élue depuis des décennies par une majorité de putéoliens consentants : c’est plus qu’une nuance même si la persistance de l’anomalie anti-démocratique déçoit, légitimement, les minorités locales et les professeurs d’Histoire…Madame Ceccaldi-Raynaud souhaiterait atteindre, peut-être, par la multiplication de ses portraits aux émotions programmées, un certain culte de la personnalité et la frontière de son mandat  entre « surveiller » et " veiller sur ", héritée des dictatures, se voudrait , inconsciemment, trouble,(2) mais nul citoyen ordinaire, équilibré,  n’est piégé, ni inquiet, ni soumis- ici.
De fortes composantes affaiblissent la démocratie locale. L’inertie apparente  de certains conseillers municipaux de la majorité et leur allégeance inconditionnelle au maire créent un pouvoir personnel qui trahit une institution collégiale. L’impossible union de l’opposition diminue sa force parce qu’elle est déstabilisée par un conseiller du MoDem au comportement défaillant: ego surdimensionné, narcissisme extrême, haine destructrice du maire pour lui ravir sa place et, déjà, une souplesse certaine avec l’éthique politique! Ce conseiller, blogueur, qui jouit d’une relative notoriété  exclusivement « immatérielle », a choisi de s’inscrire dans une spirale inefficace d’un double « je » de provocation jouissive-riposte-victimisation-riposte-provocation, aux dérapages garantis…
Les lenteurs de la Justice détériorent la présomption d’innocence en favorisant les rumeurs naturellement frappées d’incertitudes…

Pourtant, malgré les difficultés, il est possible de travailler, à Puteaux, dans le sens des intérêts collectifs. Le PS, la conseillère indépendante, publient leurs études critiques approfondies de dossiers, sur la comptabilité en particulier, sans être censurés. Ils ne recherchent pas le bruit et la fureur médiatiques mais s’imposent auprès des putéoliens par  leurs compétences, leur rigueur, leur droiture et leur courtoisie fonctionnelle.
C’est la seule démarche qui puisse favoriser un progrès démocratique. Le maire de Puteaux n’a déposé aucune plainte en justice contre eux.
En effet, ils ne confondent pas la liberté d’expression avec le totalitarisme du verbe.

(1)Philippe Pons- (2) Marc Crépon (M Liffran, avez-vous lu « Le consentement meurtrier » ?)
Image : news 24.ci
www.atelier-idees.org  Annie Keszey.

04.11.2010

SUFFRAGE UNIVERSEL ET DEMOCRATIE

 

SU 6.jpg         « Universel » signifie qui s’étend à l’univers, qui ne souffre pas d’exception, qui est valable pour tous les hommes (et femmes) en tout temps et en tout lieu, sans distinction de race, de sexe, de condition sociale, d’origine…

 

            Le suffrage « universel », né de la Révolution de 1789, devenu égal, secret et sincère, avait une première fonction : supprimer la transmission héréditaire monarchique du Pouvoir.

           

 

 

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 Penser que le suffrage universel puisse légitimer, au 21ème siècle, des fils ou filles d’élus, candidats héréditaires à divers pouvoirs républicains, par une continuité dynastique est  « un trou de mémoire ». La filiation privilégiée, inégale, trahit l’égalité.

            Le suffrage universel, suite de combats contre l’exclusion du droit de vote des pauvres, des femmes, des militaires, des jeunes, des français d’Outre- Mer  puis des immigrés,  est un progrès, perfectible, de la démocratie.

            Le suffrage universel est l’expression d’une majorité et non d’une totalité d’électeurs. La question est de savoir si le suffrage universel est un critère suffisant pour maintenir la démocratie. Une réponse est qu’il est actuellement indispensable mais insuffisant parce que les classes moyennes et populaires sont dépossédées du pouvoir.

            La légitimation d’une élection par le suffrage universel dépend de conditions complexes :

  1. L’histoire fluctuante du suffrage universel.
  2. La progression du corps électoral.
  3. La situation politique avant l’élection.
  4. Les candidats de l’oligarchie.
  5. La participation non- universelle au vote.
  6. Les conséquences du choix et la controverse.

           

1. L’histoire fluctuante du suffrage universel.

            Maximilien de Robespierre, député élu de l’Artois, pour le Tiers Etat, dans son discours à l’Assemblée Constituante du 11 août 1791,  plaide pour le suffrage universel  égalitaire,  contre  le « marc d’argent »: « Qu’importe au citoyen qu’il n’y ait plus d’armoiries, s’il voit partout la distinction de l’or ! ». Il s’appuie sur l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen  du 26 septembre 1789, inappliqué pour les élections : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Le décret du 11 août 1792  supprime la distinction entre les citoyens actifs, qui payaient pour voter, et les citoyens passifs, non- possédants. Le principe du suffrage universel masculin, inscrit dans la Constitution montagnarde de 1793 n’est pas utilisé.

            Louis- Napoléon Bonaparte, neveu de l’Empereur Napoléon Ier, est le premier Président (de la seconde République) élu au suffrage universel, masculin, en 1848. Il devient l’empereur Napoléon III, à la suite de son coup d’état du 2 décembre 1851 motivé par son désir d’obtenir, par la force, un second mandat de 4 ans, interdit par la loi.

            Ensuite, le suffrage universel, redouté pour ces déviances inattendues, subit de longues éclipses.

            Le Général de Gaulle, Chef de l’Etat, rétablit cette élection du Président de la République au suffrage universel direct par le référendum du 28 octobre 1962 : 62.2% de suffrages favorables.  

            Le rôle novateur du suffrage universel direct ajoute une fonction politique à la fonction présidentielle institutionnelle.

 

2. La progression du corps électoral.

 

            Les corps électoraux sont définis par des critères limitatifs. Maximilien de Robespierre plaida pour accorder le droit de vote à «  tous » : aux femmes, aux comédiens et aux juifs aussi. Le résultat ne fut pas immédiat.

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Avant lui, Condorcet défendit le vote des femmes qui ne leur fut accordé qu’ en 1944 … et exercé pour la première fois lors des élections municipales du 29 avril 1945. Pourtant, le sceau de l’Etat, dès 1792, fut «  Marianne ». Les militaires de carrière ont appartenu au corps électoral en 1945 et les jeunes de 18 ans, en 1974.  Des citoyens ont été exclus (et tous ne sont pas encore à égalité): les indigents, les domestiques, les prisonniers, les français d’Outre- Mer, les sans- domicile fixe, les gens du voyage, les personnes sous tutelle, les immigrés européens, les autres immigrés. Certains résidents français, contribuables, ne sont pas, actuellement, autorisés à voter.

.           Les territoires des élections sont  plus ou moins étendus : l’Europe, la France, la Région, le département, la commune…Chaque citoyen a l’obligation d’être inscrit sur les listes électorales en un lieu précis.

 

3. La situation politique avant les élections.

            Le suffrage universel, pour garantir des résultats justes (ou presque) et surtout légitimes suppose des conditions avant le vote, en particulier :

-  Un scrutin  concurrentiel, des partis et candidats éthiques, le respect de la constitution. 

- Une information claire : les 191 pages du traité établissant une constitution pour l’Europe  restaient une lecture trop technique.

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- L’absence de déviances telles que le clientélisme, le favoritisme, les engagements mensongers, les cadeaux, les subventions conditionnelles, l’octroi de HLM en échange de voix, le népotisme : tout ce qui peut anesthésier les citoyens du corps électoral.

   - Une langue précise : l’usage  « délicat » de « gouvernance » au lieu de gouvernement, «d’ajustements sociaux » au lieu de démantèlement de l’état providence masque le caractère conflictuel de la réalité.

   - Un dialogue social,  c’est- à- dire une interaction entre les élus et les citoyens, rempart contre l’évolution du pouvoir vers une «démocrature ».

 

4. Les candidats de l’oligarchie.

            Le suffrage universel aboutit à l’élection de démocrates professionnels non représentatifs de la réalité sociologique. Les listes de candidats soumises aux électeurs sont établies par une oligarchie, classe minoritaire puissante rassemblant les pouvoirs politique, financier, économique… Les élus, par cooptation à l’intérieur d’une caste structurée en un réseau d’influence, restent souvent inamovibles, et cumulent des fonctions. C’est la noblesse d’état, à l’esprit de corps, du sociologue Pierre Bourdieu.

            Les ouvriers et techniciens, 58% de la population active, ne sont représentés que par 1 député ! Les « gouvernants » sont majoritairement issus des mêmes formations supérieures de dominants à la pensée standardisée, produits brevetés d’une société figée : ENA, sans parité ni diversité, Instituts politiques, études de droit… Les avocats, par exemple, au gouvernement et à l’assemblée, sont sur- représentés (la  prochaine publication tentera d’exposer l’étrangeté de ce groupe). Autorisés à cumuler leurs mandats et leur activité professionnelle, malgré les conflits d’intérêts, leurs cabinets sont des points d’appui et des relais idéaux pour le renforcement de leur réseau .vers la bourgeoisie des affaires, du marché de l’art, des producteurs d’énergie…

            Cette oligarchie n’est pas visionnaire et ne veut ni ne sait inventer un AVENIR JUSTE.

 

5. La participation non- universelle au vote.            

            Les listes présentées, lors de certains scrutins, sont sans panachage possible. Les bulletins blancs ou nuls ne sont pas comptés. L’abstention, croissante, suppose un remède démocratique à cette inégalité «  qui maximise le pouvoir, en minimisant la participation ». Il y aurait aussi 10% d’électeurs non- inscrits sur les listes électorales!

Les scrutins sont encore parfois invalidés pour irrégularités.

 

6. Les conséquences du choix et la controverse.

            Les résultats sont parfois contestés (la votation suisse refusant la construction de minarets de mosquée) ou annulés pour inverser les résultats (les référendums négatifs français ou irlandais sur l’Europe).

            Historiquement, le suffrage universel donne des résultats conservateurs. Le résultat peut être régressif. En Suisse, les référendums d’initiative populaire ont retardé l’accès des femmes aux responsabilités politiques. Adolf Hitler fut élu en 1933 et populaire, dans une Allemagne fascinée, jusqu’à la fin de la guerre. Jean- Marie Le Pen a reçu, à l’élection présidentielle de 2002, un nombre de suffrages peu représentatif, tout de même, de l’opinion générale. La propagande aliénante ou l’information d’apparence démocratique peut conduire aux mêmes désillusions.

            Parce que la Caste d’en haut a besoin des masses d’en bas qui font tourner la machine économique, le recours au référendum, à la pétition et à la manifestation de rue rectifie parfois des évolutions politiques « hors champ ».

            Les oppositions au suffrage universel ont été nombreuses pendant un siècle : celles des  royalistes, de républicains, de socialistes, des réactionnaires, des anarchistes, des étudiants de mai 1968… Montesquieu, en 1748, dans « L’esprit des lois », préférait le suffrage par le sort à la procédure électorale universelle intrinsèquement inégalitaire et antidémocratique.

             Les principaux arguments furent constants :

-         Le manque d’éducation, l’incompétence du peuple et ses « tourbillons ».

-         L’isolement de l’électeur qui empêche la formation de ce groupe qu’on appelle le peuple.

-         La reconduction des notables, résultat inégalitaire et antidémocratique inattendu : le peuple a voté 7 fois l’Empire, depuis 1800.

-         Les règlements technocratiques de l’administration publique qui dénaturent les lois votées par les élus du peuple souverain…

 

            Les politologues proposent des améliorations:

-         La prise en compte des bulletins blancs.

-         L’instauration d’une participation universelle compatible avec les libertés individuelles pour prévenir les risques d’arbitraire et contenir la domination des plus puissants.

-         Le passage à un système parlementaire qui éviterait les méfaits de la cohabitation.

-         La protection des électeurs afin qu’ils ne soient pas dépossédés au profit de mécanismes anonymes du marché.

-         La création d’une force homogène, populaire et offensive, un contre- réseau, sur le modèle de l’organisation collective des puissants.

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            Sources : Assemblée Nationale- Philippe Braud : le suffrage universel contre la démocratie. PUF.1980 – Guy Hermet : le peuple contre la démocratie. Fayard. 1989. Discours et publications de  Justine Lacroix, Raymond Ferretti et Alain Garridou. www.cafes-citoyens.fr- Frédéric Lemaître, journal Le Monde. Encyclopédie Universalis. Mémoires du Général de Gaulle. Michel Pinçon et Monique Pinçon- Charlot : Le président des riches. Zones 2010 Le Monde Magazine du 23/10/2010. Image du favoritisme : www.demotivateur.fr

 

www.atelier- idees.org

Annie Keszey.

 

02.10.2010

LA CASTE HEREDITAIRE CONFLICTUELLE DE LA FAMILLE CECCALDI- RAYNAUD.

PUTEAUX.

                        

« Je veux que les nominations soient exemplaires », disait Nicolas Sarkozy, en 2007.

 

A six mois des élections cantonales, l’U M P des Hauts- de- Seine a choisi d’accorder son investiture à Vincent Franchi, pour être le candidat de la majorité dans le canton de Puteaux, canton« en or* » comme celui de Neuilly- sur- Seine- Nord    qui fut celui de Nicolas Sarkozy. « Le siège qu’il brigue est aujourd’hui détenu par son  grand- père, Charles Ceccaldi- Raynaud, bien décidé à s’opposer à son petit- fils et  peut-être, à se représenter*… » (*Article de Saïd Marhane, dans « Le Point » du 16/10/2010).

Vincent Franchi, est le 11ème adjoint du Conseil Municipal de Puteaux, « dont le Maire est sa mère * »!

Ce n’est point encore un illustre personnage. Il est jeune et, en conseil municipal, sous le regard inquisiteur de sa maman, il s’exerce à l’usage d’une langue châtiée  pour ses interventions de futur tribun, bien sûr respectueux d’autrui et de l’opposition en particulier !!!

Madame Ceccaldi- Raynaud, fille de Charles Ceccaldi- Raynaud, outre sa charge de Maire qu’elle exerce depuis 2004, est députée de la 6ème circonscription des Hauts- de- Seine après y avoir été la suppléante de Nicolas Sarkozy. Elle est Présidente de l’Etablissement Public d’ Aménagement de La Défense, après le renoncement de Jean Sarkozy, [«  fils de »,  jeune prétendant à la présidence de l’E PAD], à la suite d’une campagne médiatique, éphémère, contre le Népotisme.

Charles Ceccaldi- Raynaud fut Maire de Puteaux de 1969 à 2004, donc pendant 35 ans, Député de 1993 à 1995 puisque suppléant de Nicolas Sarkozy, puis Sénateur des Hauts- de- Seine de 1995 à 2004. Il est actuellement conseiller général de Puteaux.

Lors des élections municipales de 2008, il fut l’un des opposants à sa fille, à laquelle il avait remis le pouvoir de Maire en 2004, pour maladie et qui avait refusé de le lui rendre en 2005. Il n’a pu siéger au conseil municipal en raison d’une règle interdisant que trois membres d’une même famille y siègent en même temps.

 

Ces fonctions familiales sont lucratives.

 

« Le népotisme, c’est la structure interne de la société secrète. Il est ce qui fait que la Nation a cessé d’être démocratique. Il interdit aux uns de s’élever- ceux qui ne sont pas de la famille- et il permet aux autres de tenir les leviers de commande…

Lévi- Strauss vous dirait que c’est de l’endogamie, la manière dont les tribus indiennes sont toutes mortes de consanguinité, les règles de l’échange ne fonctionnant plus…

Le népotisme, c’est l’ultime régression. ». (Article du 17/10/2005 sur le site : www.bulles.agora.eu.org)

 

 « Le népotisme en action est « un népotisme de nouveau riche », celui de Nicolas Sarkozy, qui ne respecte pas le temps de la légitimation, de la légitimité, de l’installation de l’individu dans le champ politique. C’est celui d’un homme politique qui représente la classe dominante avec ses liens, ses réseaux, ses cercles et ses clubs. Il marque une différence avec ce milieu, son appartenance se voit. Il vend la mèche, il donne à voir comment cette classe fonctionne ». C’est un nouveau népotisme, décomplexé.

Une sorte de « préséance nobiliaire » du clan remplace l’intelligence.

(Entretien entre Eric Numes et les deux sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon- Charlot).

 

Vincent Franchi est l’adjoint au Maire, délégué à l’enseignement, à la culture et à la jeunesse. L’égalité des chances est sa mission.

 

« Une personnalité politique ne peut prétendre incarner l’intérêt général si elle ne se détache pas lisiblement, pour tous les citoyens, des intérêts particuliers. L’indifférence tranquille à cette philosophie morale est grave. Elle sape tout sentiment de respect vis- à- vis de l’autorité. » (Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, créateur de la fondation Saint- Simon et de la République des idées. Propos recueillis par Gérard Courtois: Le Monde.)

www.atelier-idees.org

Annie Keszey.