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20/01/2019

Participation au Grand débat.

19/01/2019. Annie Keszey, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux. keszey.annie@neuf.fr. Participation au Grand débat.

Ce Grand débat, avec ses cahiers de doléances, nous renvoie en 1789. Les fractures françaises sociales, sociétales et géographiques sont l’œuvre négative de la droite et de la gauche : F. Hollande, N. Sarkozy, J. Chirac, F. Mitterrand. Les membres actuels des oppositions gagneraient à remplacer leur acidité critique par de l’humilité : réagir au lieu d’agir est de tout repos !

Europe : Promouvoir l’économie réelle contre l’économie virtuelle. Prévoir des votes à la majorité, les votes à l’unanimité sont paralysants. Passer de l’Europe financière et économique à l’Europe sociale et écologique. Imposer (et c’est en cours) les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), Netflix, Air BNB, Telsa...et puis les entreprises du CAC 40 qui ont augmenté leurs bénéfices tandis que leurs impôts diminuaient.

France.

Les Forces de l’ordre, les Pompiers, les Secours médicaux, les Marins et les Militaires, sont, en 2019, remarquables. Qu’ils soient assurés de notre reconnaissance.

Quatre urgences :

- réaliser enfin l’égalité des chances à l’école, base de toute égalité future.

- Respecter strictement la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Afin d’y parvenir, remplacer J. L. Bianco, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité.

- * Cesser de « brader », à des puissances financières étrangères, des terres agricoles, des industries, des aéroports, des bâtiments prestigieux et le savoir- faire français. Combattre l’espionnage industriel. Lutter contre les  politiques-fossoyeurs.

- Créer une structure de participation citoyenne continue entre le début et la fin des mandats présidentiels.

Diminuer d’I/3 les députés et sénateurs, diviser par 2 leurs fonds spéciaux d’activité (de nombreux élus ont acquis des biens privés avec ces sommes). Réduire les inégalités croissantes entre les riches et les pauvres (La société des 1 %/99 % de Joseph E. Stiglitz : il explique les moyens de ce rééquilibrage dans « La grande Fracture »). Thomas Piketty, dans « Le capitalisme au 21ème siècle », conseille les Etats pour inverser l’évolution et atteindre davantage d’égalité sociale. Rééquilibrer, réévaluer et justifier les écarts des salaires extravagants des Hauts fonctionnaires (L. Nunez (DGSI) : 9 500 € nets/mois- Ch. Jouanno : 14 660 € bruts/mois)…Supprimer les 26 Autorités Administratives Indépendantes, très coûteuses et inefficaces, supprimer les 378 comités placés auprès des ministres dont les dépenses, sur fonds publics, ne sont pas justifiées avec rigueur. (*Numéro 1140 de Marianne, page 31). Leur remplacement éventuel ne saurait intervenir sans des propositions saines, de nécessité absolue, venant de spécialistes dont l’ex-député PS R. Dosière.

Définir un maximum d’écart entre les bas et hauts salaires : 10 fois/20… ? Augmenter le SMIC de 25%. L’Assemblée nationale devrait mieux représenter l’ensemble des citoyens de la Nation en respectant leurs pourcentages nationaux. Combien y a-t-il de représentants d’ouvriers, d’employés et de techniciens, aujourd’hui? Il faut aussi que le gouvernement mette un terme à l’usage coûteux de nombreux palais que diverses instances dirigeantes occupent, pour des résidences moins monarchiques et moins coûteuses. Les retraites dorées des anciens présidents de la République sont des provocations : elles sont trop élevées.

Appliquer les superbes textes officiels qui se concrétisent dans de nombreux domaines de façon désastreuse :

-L’égalité des chances dans l’Education nationale. Former sérieusement les professeurs et les contrôler sans assujettissement à leurs syndicats à des fins électoralistes.  Apprendre par des leçons régulières l’orthographe et la grammaire, évacuer le cours magistral (S. Dehaene), les cours dictés d’autant plus que l’orthographe n’est pas corrigée par le professeur, les évaluations subjectives, avec des notes sur 20 sans barème explicite, sans conseil pour mieux faire, la correction de la langue étant parfois ignorée par la correction professorale, organiser le travail en équipe  des professeurs dans l’emploi du temps annuel de chaque établissement pour planifier les contrôles des élèves afin de ne pas en planifier 2 ou 3 le même jour, stopper les contrôles-surprises, inutiles, et choisir les meilleurs cours entre tous.  Former les professeurs aux diverses manières, pacifiques, d’avoir de l’autorité. Supprimer toutes les exclusions des élèves pour des inclusions consacrées à l’instruction et à l’éducation...Observer ces hauts lieux pédagogiques que devraient être  les années de licence en Sciences de l’Education pour adapter ces enseignements aux étudiants présents, malmenés.

L’école veillera à éduquer au respect d’autrui, à l’usage permanent du registre courant de langue, sans insulte, injure, outrage ou diffamation afin que les jeunes générations échappent à la délinquance d’adultes d’aujourd’hui, au repérage des infox pendant des cours d’apprentissage de la critique démocratique.

-L’insertion, l’autonomie et l’indépendance voulues pour les autistes ne sont pas concrétisées. Les Instituts médicalisés sont insuffisants et inadaptés à ces buts. Les familles, engagées, ne sont pas assez écoutées, des pratiques sont à supprimer à très court terme : il est inacceptable que la direction d’une MDPH accepte une demande familiale de changement d’IME mais en donnant des adresses d’établissements complets. Il est inacceptable d’assimiler une critique démocratique familiale à un manque de confiance et de proposer à cette famille de garder son adolescent autiste à la maison, il est inacceptable d’assimiler la pose d’un « gilet » (de contention) à un acte de tendresse maternelle, il est inacceptable d’avoir un emploi du temps hebdomadaire qui ne repose sur aucune donnée scientifique et qui ne peut conduire à l’autonomie nécessaire à l’exercice d’un emploi, même aidé...Des neurologues et autres scientifiques devraient remplacer les encadrements  de psychiatres et psychologues.

-L’Etat est coupable de maltraitance dans les instituts spécialisés et les hôtels chargés d’accueillir les enfants retirés à leurs familles pour incompétences et violences. Il faut les accompagner vers un métier rémunérateur au lieu d’abandonner certains SDF et mendiants.

-La démocratie participative, naissante en France dans les budgets participatifs par exemple, doit progresser, mais il ne sera pas possible de recommencer périodiquement le Grand débat, épuisant. Une assemblée populaire, constituée par tirage au sort, permanente, parallèle  à l’Assemblée nationale et au Sénat, renouvelable périodiquement, pourrait avoir un rôle consultatif constant, à la condition toutefois d’être en relation permanente avec le peuple, peuple qui n’a pas toujours des projets réalisables! D’autres solutions sont possibles.

-Le fonctionnement d’un gouvernement ne peut se soustraire aux règles de la psychologie élémentaire. Il est évident maintenant que la diminution de l’ISF précédant de peu la diminution des retraites a « révolté » le peuple. Certes l’Etat dispose de la violence légitime dit-on, mais n’est-il pas illégitime, de la part de L’Etat, de modifier unilatéralement des contrats, en négligeant les parties ? De plus, il était simpliste d’évoquer la nécessité, pour les retraités, de soutenir les générations futures alors que la grande majorité des retraités a veillé à insérer positivement ses enfants dans la société.

-Pôle-Emploi devrait entreprendre la rédaction d’un ouvrage listant les nouveaux emplois mis sur le marché lors des 10 prochaines années, afin que les conseillers d’orientation scolaire ne continuent pas à orienter vers des impasses professionnelles.

-L’Etat peut-être hors-la-loi, en toute sérénité. C’est une violence inadmissible contre des « démunis ». Dans le 92, par exemple, la loi DALO n’est pas respectée. Les prioritaires ne sont pas relogés dans les 6 mois après leur acceptation, ils doivent refaire un procès contre le préfet au tribunal administratif. Ils gagnent le procès et doivent être relogés dans les 4 mois. Ils ne le sont pas. Ils demandent alors une indemnité. Après, ils continuent d’attendre !!! Les responsables étatiques restent impunis. Qui aura les compétences pour résoudre le problème ?

-Il faut régler la question des urgences hospitalières, envahies, sans les moyens nécessaires, résoudre la pénurie de certains médicaments, en les produisant en France et en Europe, en revoyant l’éthique des producteurs et les prix actuels. Les moyens humains des Hôpitaux, des Ehpads, des centres d’accueil pour migrants et sans domiciles fixes doivent être repensés.

-Les lobbies ne peuvent fréquenter les centres du Pouvoir.

-L’immigration ne doit plus être traitée à partir d’idéologies, mais au cœur de sa complexité et inscrite dans l’ensemble des problèmes français, hiérarchisés  selon les urgences. Chaque nouvel  immigré accepté devrait être doté d’un logement, d’une obligation d’apprendre la langue dans un lieu défini et pourvu d’un travail correspondant à ses compétences. Ses problèmes de santé seraient bien sûr pris en charge sans longue attente.

- L’écologie occupe les discours. Les mesures urgentes, connues, ne sont pas prises. Il faut craindre « Monsanto »,  interdire le glyphosate, les plastiques, l’obsolescence programmée et poursuivre.

Les journalistes conditionnés à « l’émotionnel » pourraient être formés au « rationnel ». Les auteurs, conscients, d’infox, gagneraient à être dispensés de publications pendant un temps à définir : pour réfléchi et se former.

Les chartes de toute nature, par exemple celle des journalistes et de LaREM, très belle (respect d’autrui, bienveillance…) sont souvent bafouées par certains qui les signent. L’intérêt de ces déviances est d’être une évaluation de la sincérité du peuple ! L’on sait ainsi de qui il faut douter !

-Quant à la question essentielle de la justice sociale, tout me semble dit dans « Le dictionnaire des inégalités et de la justice sociale » sous la direction de Patrick Savidan, puf,  pensé par 170 éminents  spécialistes de France et du monde, 1711 pages. Il faut réhabiliter l’Etat social. 

L’incomplétude de cette participation est sans gravité puisque s’y ajouteront, certainement, quelques 45 millions de témoignages! (60 000 cahiers en 1789 !) L’on attend, avec intérêt, la synthèse transparente des discussions.

Annie Keszey.

22/06/2018

Lettre à Monsieur le Responsable d'ANTICOR.

Annie Keszey, LaREM-Génération Puteaux, à Monsieur Jean- Christophe  Picard, responsable d’ANTICOR.

Copies à Monsieur Emmanuel Macron et à Monsieur Christophe Castaner.

Monsieur,

Dans votre dernière lettre aux adhérents vous regrettez une récente campagne de dénigrement contre votre association. Les citoyens ordinaires et civiques ne critiquent évidemment pas votre engagement contre la corruption à combattre énergiquement en effet. Pour avoir lu plusieurs avis sur votre association, de personnels de l’Institution judiciaire en particulier, je regrette aujourd’hui l’agrément et son renouvellement que vous avez reçus de ministres, gardes des Sceaux, qui vous donnent un pouvoir de dénonciation alors que vous êtes une association privée.  Vous avez reçu le droit de vous substituer à l’Institution judiciaire ce qui est une anomalie de la République et de la Démocratie. Je vous joins ma première position écrite (publiée sur mes blogs) : je précise pourquoi j’estime anormal qu’ANTICOR soit délégataire du rôle de la puissance publique.

Sur Internet, l’on apprend, si c’est exact, que vous êtes radical de gauche : c’est une difficulté pour juger équitablement indépendamment des idéologies et convictions contraires. Vos termes spécialisés s’écartent parfois, me semble -t-il, de la rigueur du vocabulaire juridique : vous écrivez que « vous portez plainte ». Cette expression n’est-elle pas réservée aux victimes et ne devriez-vous pas utiliser plus exactement : « dénoncer » *? Votre association a des membres et je préfèrerais n’en connaître aucun. Or, ces membres qui combattent la corruption  ne devraient-ils pas respecter strictement la morale et l’éthique, connaître les lois, pour les appliquer,  dont celles sur la présomption d’innocence et l’autorité de la chose jugée, éviter les injures envers autrui telle que, sur Twitter, « La majorité municipale : une bande de vieux croulants »..., s’interdire le harcèlement indécent, pendant des années,  contre une personne dénoncée pour corruption en dehors de toute décision de justice ? Ces pratiques « radicalisent » les adversaires, légitimement, et sont contraires à tout climat de paix. Ces pratiques ne risquent-elles pas de discréditer votre association que l’on souhaiterait « parfaite » ?

Pourquoi ne militez-vous pas plutôt pour redonner à l’Etat français son indépendance ? L’association parallèle « Transparency International » reconnaît que les pays nordiques sont les moins corrompus du monde (Danemark, Finlande, Suède...). Pour quelles raisons ? Leur contexte constitutionnel est très fort, ils ont un médiateur public, un National Audit Office chargé de surveiller la gestion de l’argent public, des effectifs et des moyens suffisants quant à la Justice et à la Police, la culture appliquée de la transparence  et, surtout, une Justice  indépendante du Pouvoir politique.

Tracfin, l'Agence française anti-corruption et autres peuvent aussi progresser.

Alors, bon courage et merci. Bien sûr, pour cette nouvelle action/réforme indispensable j’accepterais de faire un don à ANTICOR.

*Maître Eolas.

Annie Keszey. LaREM-Génération Puteaux.

Domaines : notreputeaux.com/rupture-et-metamorphose.org/ atelier-ides.org.

 

10/06/2018

Est-il normal qu'ANTICOR, association privée, soit délégataire du rôle de la puissance publique?

NON !

Bien sûr, le moment serait mal choisi par Emmanuel Macron pour réviser maintenant l’étrange statut, privilégié et inadapté d’ANTICOR : l’association vient de dénoncer Alexis Kohler, Secrétaire général de l’Elysée, pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence. La source d’information d’ANTICOR aurait été Mediapart!

Le moment propice viendra. La Démocratie française doit toujours gagner en rigueur.

Le responsable actuel de l’association est Jean-Christophe Picard.

L’association, créée en 2002, tire sa puissance d’un agrément qui lui aurait été donné en mars 2015 par la garde des Sceaux de l’époque, Christiane Taubira, renouvelé en 2018 par l'actuelle garde des Sceaux. Christiane Taubira fut membre du comité de parrainage de l’association. Toute insinuation d’une prise illégale d’intérêt  ou d’un trafic d’influence fut évacuée...Cet agrément  permet à ANTICOR de se porter partie civile pour un nombre fini d’infractions et sous certaines conditions de contourner le Parquet.

« Est-il normal qu’une association qui défend des idées et a des positions idéologiques soit délégataire du rôle de la puissance publique et puisse se comporter comme un procureur ? Quelle légitimité a cette suppléance privée », s’insurge le pénaliste Jean-Yves Leborgne. « On peut comprendre qu’une veuve soit partie civile mais des intérêts privés peuvent-ils représenter l’intérêt général ? »

Maître Daniel Soulez Larivière renchérit : «Il y a deux parquets en France, celui de la République et celui privé, c’est-à-dire des parties civiles. Le Parquet National Financier n’était pas obligé d’ouvrir si vite. Cela ne se voit  nulle part ailleurs. » « ANTICOR, parquet bis, ne dépend en rien de l’Autorité publique et s’érige en autorité semi-judiciaire ».

L’avocat pénaliste Gilles-William Golnadel  s’interroge : « Est-il acceptable qu’ANTICOR joue les Savonarole alors qu’elle tire son agrément d’une ministre de la Justice qui fut un de leurs membres (du comité de parrainage) ». C’est la question qui interpelle  clairement la légitimité d’ANTICOR.

ANTICOR humilie en décernant périodiquement des casseroles. Ce sont des fautes. Sans appliquer la présomption d’innocence (en la trahissant même dans la pétition contre Mme Fillon sur change.org),  sans s’impliquer jamais dans la défense, de droit, des mis en cause, ANTICOR ne peut prétendre rendre la Justice en récompensant ou en humiliant.

OUI, il faut combattre « l’inertie judiciaire » par  des réformes, afin que l’indispensable lutte anti-corruption   revienne en totalité à la Justice publique nationale.

ANTICOR, aux membres, pour certains, porteurs d’idéologies et sans la formation juridique de haut niveau obligatoirement requise,  doit perdre son agrément et cesser de se substituer à la Justice étatique.  

Extraits du texte de Paule Gonzalès, Le Figaro du 5/06/2018 et de la réponse d'Anticor.

Annie Keszey. LaREM- génération Puteaux.