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22/04/2017

Election présidentielle : distribution des prix.

Premier prix : Emmanuel Macron. Il surplombe et casse la frontière entre deux blocs idéologiques étanches, conflictuels et d’une égale incompétence depuis dix ans : la droite et la gauche.

Il n’y aura pas d’autres prix :

-      Le soutien aux politiques du Venezuela est incompatible avec la famine du peuple,

-      L’engagement pour un travail professionnel bien fait l’emporte sur l’inertie d’un revenu universel,

-      La probité fraternelle exige qu’on ne vole pas l’argent public.

Annie Keszey.

09:14 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection présidentielle, emmanuel macron | | |  Facebook

17/04/2017

Le foutoir moral.

Un trait de ce moment chargé de symbolique est le foutoir moral qu’il révèle. Deux des protagonistes de l’exercice sont soupçonnés de ce que l’on doit encore nommer des « présomptions d’emplois fictifs » et de « conflits d’intérêts ». Je voudrais insister sur l’idée que le langage juridique de circonstance ne cache en aucune façon la réalité pour ceux qui prennent de plein fouet les effets d’une injustice économique qui engraisse les riches et affaiblit davantage chaque année les pauvres. Le soupçon dont la presse puis la justice se sont emparés évoque la possibilité d’un enrichissement personnel qui est une insulte pour ceux qui n’ont même pas les 1 000 euros mensuels du SMIC pour vivre. Le soupçon de triche effrontée en ce qui concerne les règles électives et les collaborateurs techniques apparaît,  dans des vies toutes occupées à tromper la faim et la peur, comme des gifles au visage de ceux à qui l’on demande un comportement sans faille...

Second extrait de l’éditorial de Marc Hatzfeld, sociologue et anthropologue des  banlieues, publié dans « Le Monde » des 12 et 13/03/2017.

Annie Keszey.

10/04/2017

Le pauvre triplement marginalisé.

Extrait d’une intervention de Marc Hatzfeld, sociologue et anthropologue des banlieues, dans le journal Le Monde des 12 et 13 mars 2017.

...Triplement marginalisés par le chômage, la géographie et la négligence, les pauvres votent peu. Ils regardent cependant et certains voient plutôt clair. J’ai le souvenir d’une joyeuse bande de garçons parlant de « bouffonneries » au sujet des mots d’ordre lissés de la com de la précédente campagne électorale. Cette année, le paysage médiatique donne à l’événement une autre ampleur. Deux traits ressortent de cet instant politique majeur  du point de vue des banlieues.

Le premier est une combinaison de désordre et d’incertitude. La pagaïe verbale et comportementale est totale. Pendant trois semaines on a entendu des responsables qui se prétendent de haut niveau parler de guerre civile, défier les autorités du pays, perdre leur sang- froid, se parjurer en une pirouette, se tirer dans les pattes comme des gosses de maternelle oubliés de la maîtresse. De la pagaïe verbale à la pagaïe institutionnelle le pas est vite franchi. Les pauvres savent que les instants de désordre offerts par  une institution qui a perdu la tête sont des opportunités pour renverser la table. L’horizon des jeunes parmi la population des cités est obscur. Ils n’ont pas grand-chose à perdre. Les pitreries d’appareil qui ont suivi le bouleversement du parti Les Républicains sont arrivées comme un aveu d’incompétence politique qui ouvre le champ à tout débordement. Les arrangements qui ont précédé et suivi un accord entre bureaucrates dans les organisations de gauche sont apparus comme des manifestations d’impréparation et des bisbilles  enfantines pour ceux dont le quotidien est fait de débrouilles vitales. On sent que ça flotte là-haut, que ça ne se décline qu’en éléments de langage formatés, que les chefs se défilent et que l’autorité part en vrille. On sent la faille s’ouvrir...

Le second trait de ce moment chargé de symbolique est le foutoir moral qu’il révèle...

A suivre.

Annie Keszey.

 

 

 

19:24 Publié dans France, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pauvres, banlieues, incompétence politique | | |  Facebook