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01/01/2020

RACE: l'ignorance conduit à la détestation.

D’après Dominique Stoppa-Lyonnet, professeur de génétique à l’université Paris Descartes, chef du service de génétique à l’Institut Curie, suppléante de François Fillon à l’Assemblée nationale. Extraits de l’article publié dans le journal Le Monde. 

Leçon de science adressée à une élue française au parlement européen qui a interrompu ses études au système de Ptolémée qui plaçait la terre au centre du monde, le soleil tournant autour.

Oui, Justine, Lucie, Jules, Antoine, Johann, Anne Charlotte...et tous vos amis - élèves, sérieux et réfléchis d’aujourd’hui, vous avez raison, il FAUT SAVOIR, à partir de sources sûres.

Les races humaines, selon la biologie, n’existent pas.

« L’Homo sapiens constitue notre humanité. Il a progressivement migré depuis l’Afrique de l’Est où il est né, il y a 200 000 ans. Il est plus que probable qu’il ait reçu quelques contributions génétiques d’Homo neanderthalensis, entre 50 000 et 100 000 ans au Proche-Orient, avant qu’il ne se répande à travers l’Europe, l’Asie puis l’Océanie et l’Amérique. Au cours de notre longue préhistoire puis histoire, des groupes humains ou populations se sont ensuite constitués sur notre planète au hasard des migrations guidées par la géographie des lieux, les événements climatiques et plus tard les grands événements politiques et religieux.

Le séquençage du génome (6 milliards de paires de bases réparties sur nos 23 paires de chromosomes) de nombreux individus appartenant à différentes populations a permis de montrer définitivement que les 7 milliards d’humains que nous sommes aujourd’hui partagent essentiellement le même patrimoine génétique. Il existe pourtant de légères variations entre individus, variations dont seulement un petit nombre contribuent à nos différences. Ainsi deux personnes, prises au hasard dans la population humaine, diffèrent entre elles, en moyenne, par 3.2 millions de paires de bases, soit par seulement 0.05% de leur génome : si peu et pourtant beaucoup ! Il existe tout autant de ces différences à l’intérieur d’une même population qu’entre deux populations différentes de taille comparable.

Néanmoins certains variants sont plus fréquents dans certaines populations, s’étant accumulés parce qu’ils les protègent d’une maladie infectieuse ou parce qu’ils leur ont permis de résister à un environnement délétère (froid, sécheresse, disette...) Agents infectieux, régimes alimentaires ou climats hostiles ont constitué, et constituent toujours, des facteurs de pression de sélection qui sont favorables aux individus porteurs de ces variants protecteurs, ou plutôt, défavorables à ceux qui ne les portent pas.

L’auteur donne deux premiers exemples de ces variants et poursuit…

Mais un autre exemple est bien plus sensible car il constitue l’élément majeur sur lequel se fonde la notion biologiquement inepte de race humaine : la couleur de la peau.

La faible pigmentation de la peau des populations du nord de l’Afrique, d’Europe et d’Asie résulte d’un trait génétique complexe et est en partie liée à la présence de variants du gène SIC24AS, l’un des gènes régulant la synthèse de mélanine (pigment foncé des téguments). L’absence d’avantage sélectif d’une peau noire dans les pays de latitude élevée, moins exposés au soleil, et, à l’inverse, l’avantage d’une peau claire facilitant la synthèse de vitamine D et prévenant le rachitisme ont conduit à la tendance écrasante de la présence de populations à peau blanche en Europe et en Asie. En revanche une peau noire est commune à toutes sortes de groupes de populations vivant dans des zones tropicales ensoleillées, où qu’elles soient dans le monde, des populations aussi différentes que celles d’Afrique, d’Inde ou d’Océanie.

Penser que, parce que certains traits physiques sont quasi constants dans une population - en particulier la couleur de la peau – les génomes des individus qui la composent sont identiques, et que cette identité les réunit en un groupe fermé, génétiquement distinct, est une extrapolation fallacieuse. C’est pourtant sur ce raisonnement erroné que repose le concept de race développé au XIXème siècle.

Ce concept catégorise, classifie, mais surtout, au fond, hiérarchise les populations. Cette conceptualisation a trouvé son apogée avec la publication par Arthur de Gobineau de l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1853) et sur le mouvement eugéniste développé par Francis Galton, en Angleterre. La hiérarchisation de la population humaine en différentes races a justifié les comportements discriminatoires et haineux du XXème siècle. Les races humaines n’existent pas, ou plutôt elles n’existent que selon des définitions culturelles et non biologiques, dans nos lois d’homme et non dans celles de la nature, dans l’invective et non dans la raison. L’ensemble de notre humanité n’appartient qu’à une seule et même espèce : Homo sapiens.

L’auteur démonte et nie scientifiquement ensuite l’idée de « race animale »...

La connaissance de l’origine de notre humanité et la compréhension de ce qui fait nos différences, qu’il serait puéril de nier, mais surtout nos ressemblances sont la seule façon de dénuer de sens le mot race chez l’homme.

L’exposition « Tous parents, tous différents » d’André Langanay, au Musée de l’homme en 1992, doit être reprise et présentée sur tout notre territoire. Et la voix de Claude Nougaro doit continuer de nous chanter :

« Armstrong, un jour, tôt ou tard,

On n’est que des os...

Est-ce que les tiens seront noirs ?

Ce s’rait rigolo !

Allez Louis, alléluia !

Au-delà de nos oripeaux,

Noir et Blanc

Sont ressemblants

Comme deux gouttes d’eau. »

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16:51 Publié dans EDUCATION, Science, UN MONDE MEILLEUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : races, biologie | | |  Facebook

07/12/2019

Correction d'un article de "francebleu" sur Marie Vieira.

27/11/2018. Annie Keszey, keszey.annie@neuf.fr, 44 ans d’Education nationale, à Monsieur Jean-Etienne Poirier, Responsable du site «France Bleu », LRAR, copie à Madame Jocelyne Jean, Rédactrice en chef.
Objet : https://www.francebleu.fr/infos/société/ vivre-dans-sa-voiture-le-quotidien-d-une-habitante-de-puteaux-1543257895
Monsieur le Responsable,
Pendant 18 mois, par solidarité élémentaire, j’ai aidé « l’habitante de Puteaux » Marie Vieira et l’ai accompagnée dans de nombreuses démarches. Je connais son histoire.
L’article cité en objet, de Florian Cazzola, trahit les obligations de la charte professionnelle des journalistes : « le journaliste publie une information de qualité qui ne peut se confondre avec la communication...Le sérieux de l’enquête et la vérification des sources sont primordiaux... Le journaliste fait en sorte de rectifier rapidement toute information qui se révèlerait inexacte...
Florian Cazzola ne connaît pas la différence entre les demandeurs ordinaires de HLM et ceux d’entre eux qui ont été déclarés prioritaires DALO. Marie Vieira est prioritaire DALO. Ce n’est pas le Maire de Puteaux qui ne fait rien pour elle puisque c’est le Préfet des Hauts-de-Seine qui doit lui attribuer un logement. Le nombre de logements et l’ordre des attributions de l’article sont faux. Marie Vieira, sur son dossier DALO, avait demandé plusieurs communes et ce fut une erreur dans la mesure où elle n’en souhaitait qu’une. Trois logements ont été proposés à Marie, dans l’ordre : Vaucresson, un second logement à Puteaux, un troisième à Villeneuve- la- Garenne. Elle a refusé Vaucresson, mais a eu au-delà de 48 h pour se décider puisqu’elle et moi avons eu le temps de le visiter ! Pour Villeneuve-la-Garenne, elle a bénéficié de beaucoup plus de 48 h. Florian Cazzola ignore aussi la rapidité avec laquelle il faut agir dès que l’on reçoit une proposition de logement DALO parce qu’un même logement est attribué à deux « prioritaires » différents en attente et en concurrence. J’ai aidé et aide plusieurs prioritaires DALO dans leurs galères et l’extrême rapidité de leur acceptation est impérative : dès le lendemain de la réception du courrier (un désistement est toujours possible après). Marie, après la réception de l’attribution d’un logement social à Puteaux, a décidé de le refuser : j’ai discuté avec elle pour lui signifier que son refus ne reposait pas sur des motifs impérieux reconnus par les bailleurs : seule, elle voulait deux pièces pour recevoir parfois sa fille résidant à l’étranger et ne voulait pas mettre son lit et sa table dans la même pièce. J’ai tenté de la faire changer d’avis, mais en vain. Je me suis absentée deux mois et j’ai appris, à mon retour, qu’elle avait enfin accepté ce logement de Puteaux, mais avec retard, et il avait été attribué à un autre prioritaire. Justifiez l’obligation de composer un dossier dans les 48 heures !
Malgré ces refus et cette hésitation dont elle est seule responsable, Marie est toujours reconnue « prioritaire » DALO !
Marie n’est plus tous les soirs devant la porte de la mairie et si elle dort dans sa voiture (ce que Florian Cazzola a dû vérifier !!!), c’est parce qu’elle dit refuser les propositions d’hébergements. Quand Marie a été expulsée, sa fille est revenue de l’étranger pour l’aider avec affection et efficacité. Elle est repartie après avoir constaté l’hébergement de Marie, sa mère, chez des amis bienveillants. Marie a quitté cet hébergement, de son plein gré, et sans prévenir sa fille, pour venir s’installer devant la mairie. Qui le lui a conseillé ?
Une personne âgée, « dans un bel appartement du 16ème », que Marie aide depuis de nombreuses années lui a aussi proposé de l’héberger. Marie ne le souhaite pas pour des raisons à respecter.
Cet article doit être rectifié. La source (ou les sources) d’information de Florian Cazzola ne sont pas rationnelles et paraissent plutôt rejoindre un mouvement émotionnel, d’ailleurs de tout repos. Il est possible aussi, puisque nous sommes à Puteaux, que le malheur de Marie soit exploité, à leurs profits strictement personnels, par certains politiciens traditionnels qui veulent la place du maire actuel.
Je peux mettre à votre disposition l’histoire de Marie que je viens d’écrire, mais à titre strictement confidentiel, afin que vous puissiez mesurer l’égarement, certainement involontaire, de votre journaliste.
Ne me demandez pas (comme d’autres journalistes) si je suis Pour ou Contre le Maire. Je suis pour la Vérité.
La vérité, c’est aussi l’intérêt de Marie, aucun responsable n’étant dupe.
Annie Keszey. www.atelier-idees.org

 

16:42 Publié dans LOGEMENT, POLITIQUE LOCALE, PUTEAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france bleu, marie vieira | | |  Facebook

Rectificatif d'informations erronées sur la situation de "Marie".

 

8/02/2019. Annie Keszey,
 44 ans dans l’Education Nationale à
MAÏTENA BIRABEN, journaliste, sous couvert de la Direction, RMC info, 16, rue du Général ALAIN DE BOISSIEU, 75015 PARIS et RMC Régie, Next Interactive- 12 rue ORADOUR/GLANE, 75 740 PARIS Cedex 15.
Objet : Références : 7/02/19. Listened to M comme maitena, on RMC Info, by MAITENA BIRABEN.
Aujourd’hui 07/01, hier 00/00. Marie qui dormait...
Madame Maïtena BIRABEN.
Dans votre entretien avec Marie, retraitée, en attente de logement social, vous dérogez à l’Ethique de votre profession et c’est inacceptable. D’autres journaux dont Le Parisien et le site France Bleu, en particulier, ont traité le sujet « Marie de Puteaux » avant vous, toujours avec des erreurs dues, par exemple, à l’absence de fiabilité de leurs diverses sources, mais ces journalistes professionnels ont accepté de rectifier ensuite leurs interventions, à ma demande, afin de respecter la charte éthique du journalisme*. (Extraits joints*.)
J’ai, en effet, aidé concrètement Marie Vieira pendant 18 mois et je connais parfaitement les diverses étapes de son épreuve. A titre confidentiel, je pourrais vous adresser l’ensemble des pièces en ma possession.
Votre erreur la plus grave est de répéter, après Marie Vieira, qu’elle a eu deux propositions de relogement : l’une à Vaucresson, l’autre à Villeneuve-la-Garenne. Oui. Mais vous occultez la principale proposition, par le bailleur OSICA, en seconde place, d’un logement social à Puteaux, la ville exigée par Marie, alors que le DALO ne reconnaît pas cette exigence et que Marie, d’ailleurs, dans son dossier DALO, a demandé plusieurs communes du 92. Quand Marie a reçu cette proposition, en juin 2018, j’ai imaginé son bonheur et l’ai rencontrée au Café, à Puteaux, pour fêter l’événement. Or, Marie m’a dit qu’elle ne voulait pas de ce logement parce que c’était un studio et qu’elle voulait un deux pièces, sa fille, vivant à l’étranger, lui rendant parfois visite. J’ai tenté de convaincre Marie que sa fille pourrait dormir à l’hôtel voisin et passer les journées avec elle, en précisant aussi qu’elle vivait seule et que l’attribution sociale d’une seule pièce n’était pas critiquable. Marie m’a alors dit qu’elle ne pouvait imaginer vivre dans une pièce dans laquelle son lit serait proche de sa table. Mon mari étant Hongrois, j’ai informé Marie du fait que dans de nombreux appartements de Budapest, la tradition voulait que chaque pièce soit à la fois pour la nuit et pour le jour. J’ai mis Marie en garde mais n’ai pu la convaincre. Je suis partie deux mois en Espagne et j’ai appris à mon retour qu’elle avait accepté l’appartement social de Puteaux, mais trop tard, il avait été attribué à quelqu’un d’autre.
Une autre désinformation a été répercutée par certains de vos confrères, relayant un autre mensonge de Marie : elle n’aurait été prévenue par OSICA que par une « première » lettre datée du 13/06/2018, reçue le 15/06 qui lui demandait un document et la lettre du 19/06 lui apprenant que l’appartement de Puteaux avait été attribué à quelqu’un d’autre. Marie aurait donc manqué de temps. Cette « première » lettre est visible sur le site : https:// www.nadinejeanne.com. Ce texte sur Marie est le 11ème sur le site. Or, il suffit de lire cette lettre du 13/06 pour comprendre qu’elle n’est pas la première puisque ni l’adresse, ni le nombre de pièces du logement de Puteaux ne sont inscrits sur cette lettre. Nadine Jeanne a accepté une correction signalée par son mot ERRATUM.
Votre recherche de « l’émotionnel » ne saurait vous dispenser du « rationnel ».
Marie est SDF, certes, mais elle était hébergée chez des amis, à partir d’une décision de sa fille, dans l’attente d’un logement. Elle a quitté volontairement cet hébergement et je pense que la fille de Marie qui avait veillé à protéger sa « maman » ne doit pas connaître cette situation actuelle.
Vous avez évoqué la « réussite » de la pétition pour soutenir Marie sur Change.org. Les initiateurs et les suiveurs, dont Christophe Grébert, ont aidé Marie, par une signature, depuis leurs confortables fauteuils. Mais ont-ils proposé d’offrir l’hôtel à Marie, lui ont-ils rédigé des (oui, des) lettres pour le Préfet, le Ministre, le Maire, l’ont-ils accompagnée plusieurs fois à l’OPH, au tribunal de Nanterre, à Vaucresson pour visiter le 1er appartement (d’ailleurs parfait), etc. C’est RUGIR au lieu d’AGIR, dans son strict intérêt personnel politique, sous couvert de l’intérêt d’autrui.
Madame, corrigez votre intervention avec Marie, sur RMC.
Vous exercez Madame, un métier complexe, je vous souhaite bon courage.
Annie Keszey.

 

 

 

16:41 Publié dans LOGEMENT, POLITIQUE LOCALE, PUTEAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marie vieira, dalo, infox | | |  Facebook